09-05-08
Le Front national se cherche un avenir
Article de Olivier Pognon publié le 1er mai 2008
Est-ce l'amorce du déclin définitif pour le Front national, ou,
comme le disent ses dirigeants, une simple traversée du désert ? Une
réponse tranchée à cette question est certes hasardeuse. Mais un fait
s'impose : l'environnement politique qui a favorisé la montée en
puissance du FN a profondément changé.
Le mouvement lepéniste
est apparu comme une force politique à partir de 1983. Il atteint
bientôt autour de 15 % à chaque élection présidentielle, entre 11 % et
15 % aux législatives ce qui le met en mesure de troubler le jeu malgré
un affaiblissement passager après la rupture de Mégret en 1998 ,
jusqu'à la fin du second mandat de Jacques Chirac.
Le FN
bénéficie alors de plusieurs phénomènes. D'abord la montée, puis la
persistance du chômage et d'une nouvelle pauvreté, que la gauche et la
droite, alternativement, ne parviennent pas à enrayer. L'émergence
électorale du FN a lieu au moment où apparaît de façon patente l'échec
de la gauche à cet égard. Aux sympathisants traditionnels de la «droite
nationale» s'est alors ajouté un électorat très différent, populaire,
venu souvent de la gauche, frappé de plein fouet par les adaptations
économiques et qui en incrimine l'Europe, la mondialisation et
l'immigration : des thèmes dont Jean-Marie Le Pen fait le centre de
ses discours.
La puissance idéologique de la gauche, qui semble
à beaucoup d'égard laisser la droite désemparée, les cohabitations
successives profitent au FN : c'est après une cohabitation de cinq ans
que Le Pen, en 2002, parvient au second tour de la présidentielle.
Le mouvement tire aussi partie du phénomène de fascination-répulsion dont il est l'objet. Les provocations du président du FN à partir du «détail» en 1987 , les affinités idéologiques réelles ou supposées de son parti, en font le paria de la vie politique. Mais en même temps, à cause de son pouvoir d'arbitrage électoral, il est celui auquel tout le monde pense tout le temps et la crainte de paraître chercher à lui ressembler tétanise en partie la classe politique.
Cette période
est révolue et presqu'oubliée. La droite s'est décomplexée avec la
stratégie adoptée par Nicolas Sarkozy à l'approche de la campagne
présidentielle, et la gauche socialiste est en pleine remise en
question.
En même temps, les chevaux de bataille du FN ont
perdu de leur crédibilité : sur l'Europe comme sur l'immigration son
électorat a pris conscience du fait qu'un retour en arrière pur et
simple était illusoire. D'où, d'ailleurs, la «normalisation» esquissée
de son discours, sur l'initiative de Marine Le Pen, et qui a conduit,
par exemple, Jean-Marie Le Pen à la rencontre des jeunes issus de
l'immigration, sur la dalle d'Argenteuil, pendant la campagne
électorale.
Cela n'a pas empêché Nicolas Sarkozy de «siphonner»
une partie des voix de Le Pen à l'élection présidentielle et l'UMP d'en
faire autant aux législatives. La stratégie sarkozyste a été d'autant
plus efficace que l'électorat du FN commençait à douter de l'efficacité
d'un vote uniquement protestataire.
Et le phénomène paraît
durable, comme si le mouvement dont profitait le FN s'était inversé :
bien que la cote de popularité du président de la République ait
considérablement baissé depuis un an auprès des sympathisants du
mouvement, ceux qui ont abandonné ce parti l'année dernière pour
Nicolas Sarkozy et l'UMP ne lui sont revenus qu'en petit nombre aux
cantonales et pas du tout aux municipales. À la démobilisation de
l'électorat semble répondre l'affaiblissement interne. Le tissu de
cadres et de militants du FN ne s'est jamais vraiment reconstitué
depuis la rupture mégrétiste.
La relève annoncée dans le parti
lepéniste, où l'on voit Marine Le Pen et le secrétaire général Louis
Aliot se démarquer du président du mouvement à propos du «détail» et
laisser entrevoir un FN «modernisé», pourra-t-elle provoquer un
redressement ? Encore faudrait-il qu'une nouvelle évolution du paysage
politique lui permette d'élargir un créneau électoral qui s'est
resserré.
Israël exige des autres Etats qu’ils boycottent l’Iran et… achète du pétrole iranien
Article publié le 9 mai 2008
Israël est censé observer un boycott des plus fermes contre l’Iran,
mais achète du pétrole iranien. Si vous vous êtes déjà demandé ce
qu’était la définition du mot hypocrisie, vous trouverez la réponse
ici.
Le mois dernier, la ministre des Affaires étrangères suisse a fait
une visite en Iran et, ensemble avec le président Ahmadinejad, ils ont
participé à la signature d’un contrat de plusieurs milliards d’euros
pour la fourniture par l’Iran à la Suisse de grandes quantités de gaz
naturel pendant les 25 prochaines années.
Le Département d’Etat américain a immédiatement condamné l’accord et
a dit qu’il enquêterait pour voir s’il était en violation avec le
« Iran Sanctions Act » (…) Israël s’est également plaint, décrivant la
visite de la ministre suisse à Téhéran comme un « acte inamical à
l’égard d’Israël ». Différentes institutions juives se sont également
jointes aux protestations, dont le World Jewish Congress.
Cette vertueuse indignation était tout à fait prévisible, mais
néanmoins quelque peu bizarre. Le 30 mars 2008, le journal suisse
« Sonntag », en représailles, a révélé qu’Israël, censé observer un
boycott des plus fermes sur tout ce qui est iranien, achète depuis des
années du pétrole iranien.
L’article est en allemand mais le journaliste israélien Shraga Elam m’a fourni une traduction que je vais citer :
« Israël importe du pétrole iranien en grande quantité, même si les
contacts avec l’Iran et l’achat de ses produits sont officiellement
boycottés par Israël. Israël contourne le boycott car la livraison du
pétrole se fait via l’Europe. Un bulletin israélien fiable sur
l’énergie, EnergiaNews, a rapporté cela la semaine dernière (18 mars)…
« EnergiaNews a obtenu l’information sur le commerce avec l’Iran de
sources ayant des liens avec la direction d’Israeli Oil Rafineries Ltd…
Selon EnergiaNews, le pétrole iranien est apprécié en Israël parce que
sa qualité est meilleure que d’autres pétroles bruts.
"L’article du responsable de publication d’EnergiaNews, Moshe Shalev, déclare que le pétrole iranien est livré dans différents ports européens, principalement à Rotterdam. Il est acheté par des Israéliens et les papiers nécessaires pour le chargement et les assurances sont fournis. Puis il est transporté à Haïfa en Israël. L’importateur est EAPC Eilat –Ashkelon Pipeline Co, qui tient secrètes les sources de son pétrole. »
EAPC a été crée en 1968, société israélo-iranienne, destinée au
transport du pétrole d’Iran vers l’Europe. Après la chute du Shah,
l’Iran a cessé de jouer un rôle actif dans ses affaires, et les
relations entre les deux partenaires ne sont pas bonnes.
Toujours selon l’article suisse :
« On ne sait pas trop si les exportateurs iraniens ont connaissance
des achats de leur pétrole par les Israéliens. En revanche, les
acheteurs israéliens et les institutions gouvernementales sont tout à
fait au courant de la provenance du pétrole de haute qualité, bien que
cela soit en flagrante contradiction avec le boycott. L’article
d’EnergiaNews a même traversé les chicanes de la censure israélienne,
qui a seulement demandé quelques aménagements du texte. Le fait que
l’article ait été accepté par la censure accroît la crédibilité de
l’information. Par le passé, de tels articles étaient interdits. »
« Quand le “Sonntag” a posé des questions à un expert en énergie
d’un des journaux israéliens les plus lus, celui-ci a confirmé
l’article d’EnergiaNews. Israël importe du pétrole iranien depuis de
nombreuses années. L’expert a fait cependant remarquer que les achats
avaient lieu sur le marché libre et non pas directement de l’Iran. »
Le « Sonntag » cite un porte-parole de Oil Refineries Ltd niant que
sa société importait et transformait le pétrole iranien. Cependant,
« Sonntag » publie un article paru dans le journal « Haaretz »
d’octobre dernier selon lequel une société d’énergie israélienne du nom
de Paz allait raffiner du pétrole iranien pour approvisionner
l’Autorité palestinienne à partir de début 2008.
Cela suscite une question : si l’Iran est, comme l’affirme Bibi
Netanyahu, une menace existentielle pour Israël, pourquoi son
gouvernement autorise-t-il un tel commerce ? Est-ce qu’Israël fera en
sorte que les Etats-Unis attaquent le programme nucléaire de l’Iran,
provoquant un conflit potentiellement régional, alors qu’il ne peut pas
se passer du pétrole brut de très bonne qualité de l’Iran ? On est en
droit de penser que si les Israéliens tremblent de peur à l’idée d’une
bombe iranienne lancée par le supra-antisémite Ahmadinejad (ce
qualificatif n’est pas juste : qu’il soit antisioniste oui, antisémite
non. NDT), ils ne voudraient pas commercer avec un tel ennemi.
Quand un boycott n’est-il pas un boycott ? Apparemment quand c’est
dans votre propre intérêt économique de le contourner. Mais on devrait
demander : Si Israël ne respecte pas son boycott autoproclamé de
l’Iran, pourquoi le reste du monde devrait-il respecter le boycott du
Hamas et de Gaza ? Si Israël ne respecte pas son boycott, alors
pourquoi les membres du Congrès votent-ils avec l’AIPAC (puissant lobby
pro-sioniste à Washington) quand il propose des mesures que même Israël
enfreint ?
Il est intéressant de noter que, lors d’une discussion sur le site
en hébreu de Kadima (parti du premier ministre israélien Ehud Olmert.
NDT), Israël ne qualifie pas officiellement l’Iran de « nation ennemie»
et que, par conséquent, dans un sens strictement légal, un tel commerce
est autorisé. Ironie de l’histoire : l’Iran a aussi mis en place un
boycott contre Israël, et, sur ce point, viole ses propres mesures. De
plus, le même commentateur note que, la semaine dernière, Israël a dit
que les tentatives de négociations avec la Syrie, lors d’un processus
diplomatique, ont été un échec en raison du fait que la Syrie refuse de
renoncer à ses liens avec l’Iran. Qui parle d’hypocrisie ?
Richard Silverstein
04/04/08
The Guardian.co.uk
Traduction Mireille Delamarre
De la médiocrité en politique
Le journal du Chaos
édition du 9 mai 2008
Monsieur Delanoë a une curieuse conception de la
démocratie. Il vient d’interdire une marche silencieuse en souvenir
d’un patriote, Sébastien Deyzieux, décédé à la suite de la chute d’un
immeuble en marge d’une manifestation dans les Quartiers de Port Royal
et de Denfert-Rochereau en mai 1994. Delanoë y voit là une résurgence
dangereuse du fascisme. Mais il est silencieux quand les racailles des
banlieues déferlent sur la capitale.
Il est vrai que l’idéal de ce
maire homosexuel est le petit arabe et non le grand Gaulois
dolichocéphale et hétérosexuel. Il doit se prendre pour Gide à ses
heures. D’ailleurs, il vient d’accorder une aide de 200 000 € aux
Tunisiens qui ont manifesté contre la hausse des prix des produits de
première nécessité.
Comme ça il sera traité en "bienfaiteur de l’humanité"
cet été quand il partira en vacances dans la somptueuse résidence qu’il
possède dans ce pays. Autre curiosité delanoesque, on ne l’entend pas
gueuler comme ses potes socialos contre Ben Ali, l’affreux dictateur
tunisien. Quand il s’agit d’enculade les convictions vacillent.
Delanoë est un médiocre doublé d’un roquet. Nombreux sont ceux qui le
méprise au PS. Elu une première fois maire par défaut – personne au PS
ne voulait y aller – il est resté au regard de la bêtise singulière de
la droite menée par la pintade à roulettes, Françoise de Panafieu.
Faute de merle, les Parisiens mangent des grives. La médiocrité est ce
qui caractérise le mieux la classe politique parisienne. Et on ne voit
guère de changement à l’horizon. Est-ce à dire qu’on va encore se
farcir ce farceur longtemps ?
Tout le show bizz est en émoi,
et toute la classe politico-médiatique avec : le facteur passe chez
Drucker dimanche. Besancenot est l’incarnation même de la société du
spectacle dont Drucker est l’icône. Avec son discours de gaucho à deux
balles, il fait office de viagra dans le Gynécée socialiste.
Paraît
même qu’ils vont ressortir Jean Ferrat pour l’occasion. A 78 ans, il va
trouver saumâtre qu’on le refoute au boulot. Le même jour, Arlette,
dans son château reçoit ses potes de Lutte ouvrière pour son raout
annuel. L’ultra gauche est donc aux abonnés absents. Manquerait plus
que la révolution se fasse sans elle.
Il serait peut-être
temps d’arrêter toutes ces commémorations qui se résument en général à
taper sur l’Allemagne et à célébrer de douteuses victoires. Je suggère
que l’on ne garde que le 11 novembre, histoire de rendre hommage à ces
poilus français et allemands tombés pour rien au champ d’honneur. Car
il y avait de l’honneur à cette époque.
Cette guerre de 14 fut
aussi meurtrière qu’inutile tant pour la France que l’Allemagne. Ce
sont des paysans européens qui sont tombés au combat. Et tout ça parce
qu’une démocratie naissante et déjà irresponsable – la IIIème
République - s’est faite baiser par les Anglais, comme d’habitude, qui
ne voulait pas que l’Allemagne devienne la grande puissance
continentale mettant en péril leurs intérêts.
D’ailleurs les
Anglais n’ont jamais voulu la constitution d’une puissance
continentale, que ce soit la France, l’Allemagne ou l’Espagne. D’où
cette guerre décrétée au 10 Downing Street et acceptée par tous les
connards de l’époque qui nous gouvernaient.
Jaurès avait, lui, bien
vu le danger et la bêtise d’un tel affrontement. C’était trop tard, la
démocratie était en marche et les francs macs à l’œuvre. Et puis ce
sera 39-45, l’Indo, l’Algérie etc. Vous connaissez la suite.
Et c'est ainsi que Poutine est grand. Il se fout des Anglais.
Besancenot le nouveau joujou de Sarkozy
Article de Kreuzer publié le 9 mai 2008
Olivier Besancenot est de plus en plus dans les médias ces temps-ci, le trotskyste sera même invité chez Drucker dimanche prochain, un privilège qui était jusque là réservé aux seuls membres de l’UMPS. Malgré ses idées « révolutionnaires », on sait tous que Besancenot fait partie du système (contrairement à Arlette Laguiller ou Daniel Gluckstein).
Je remarque surtout que l’omniprésence de Besancenot dans les médias coïncide avec l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy.
Olivier Besancenot doit beaucoup à Nicolas Sarkozy, le trotskyste sait qu’il doit en grande partie à l’UMP son succès médiatique. Cela étant, c’est du donnant-donnant, si les amis de Sarkozy permettent une grosse visibilité médiatique à Besancenot, ce dernier devra rendre la pareille à l’UMP en pourrissant au maximum la campagne électorale de la gauche socialiste en 2012.
Même si 2012 ce n’est que dans quatre ans, on peut déjà être en mesure de pronostiquer un second tour entre la gauche socialiste et Sarkozy, hors ce dernier sait très bien qu’il a de fortes chances d’être laminé dans les urnes par une « vague rose » (tant aux présidentielles qu’aux législatives). A défaut de battre frontalement la gauche socialiste, Sarkozy va utiliser cette bonne vieille tactique qui consiste à diviser le camp d’en face. Et, pour jouer le rôle du diviseur de la gauche, Besancenot semble être aujourd’hui le mieux placé.
Il faut donc s’attendre ces prochaines années à une surexposition médiatique du chef de la LCR afin que celui-ci puisse faire un score à deux chiffres aux élections présidentielles de 2012. Si Besancenot fait 10% en 2012 (ce qui est tout à fait possible), alors le PS est laminé et Sarkozy pourra alors être réélu dans un fauteuil. Olivier Besancenot sera à n’en pas douter la grande attraction de 2012 (Bayrou ne pouvant jouer ce rôle faute d’une bonne structure politique alors que la droite nationale de son côté met trop de temps à se renouveler).
C'était la " journée de l'Europe "
Vous saviez-vous que c'était " la journée de l'Europe " aujourd'hui ?, en voyageant sur le Net j'ai appris que Paris s'était dotée pour l'occasion d'un grand " village européen " où les 27 pays membres pouvaient faire déguster aux badauds des produits alimentaires et que le Chef du Gouvernement François Fillon envisageait de faire du 9 mai en France un nouveau jour férié.
Donc " physiquement " j'ai cherché toute la journée à en trouver des traces dans la ville ( certes moyenne mais quand même capitale régionale ) où je demeure. A part deux ou trois affiches collées ici et là sur les vitrines et les panneaux d'information dans les administrations ouvertes qui n'avaient pas accumulées les RTT pour pouvoir profiter des " ponts " de mai, pas grand chose à se mettre sous la dent pour mordre, car bien entendu, je n'avais de toute façon aucunement l'intention de fêter cette Europe qui ressemble plus à une vaste escroquerie qu'a une assemblée de nations qui souhaitent mettre des compétences en commun.
C'est en tout cas aujourd'hui, pour bien marquer leur affiliation à cette Europe atlantiste que le président portugais Anibal Cavaco Silva a promulgué avec faste le décret de ratification du nouveau traité européen. Trop heureux d'être des citoyens bruxellois les Portugais ? Peut-être sont-ils satisfaits mais nous autres Français qui avons majoritairement refusé il y a trois ans ( seulement trois ans ! ) le traité constitutionnel européen que nous avait concocté Giscard nous ne le sommes pas du tout !
Cocu et contents ! Voila ce que voudrais le président Sarkozy : mais ça ne marche pas avec tout le monde...
Yann Redekker
Le coup de force du Hezbollah
JDD
Article de Marianne Enault publié le 9 mai 2008
La "guerre des rues" de retour au Liban? Après trois
jours d'affrontements avec des combattants pro-gouvernementaux, le
Hezbollah contrôle une grande partie de Beyrouth. Le dernier bilan fait
état de onze morts et d'une vingtaine de blessés. Les combats ont
toutefois cessé vendredi. Mais le mouvement chiite a rejeté le plan de
sortie de crise proposé par le leader de la coalition au pouvoir, Saad
Hariri.
"Beyrouth-Ouest plonge dans la guerre des rues", titrait vendredi matin le quotidien libanais L'Orient Le Jour.
Après trois jours d'affrontements avec les combattants
pro-gouvernementaux, le Hezbollah contrôle vendredi la totalité de
Beyrouth-Ouest, à majorité musulmane. A la mi-journée, les combats ont
toutefois cessé. Le dernier bilan fait état de onze morts et d'une
vingtaine de blessés.
Vendredi matin, le leader de la majorité anti-syrienne au pouvoir, Saad
Hariri, a été la cible de plusieurs attaques indirectes. Une roquette a
ainsi touché le mur d'enceinte de sa résidence, située dans l'ouest de
la capitale. Plusieurs locaux de son parti, le Courant du Futur, ont
également été pris d'assaut.
Les combattants chiites s'en sont également pris à plusieurs organes de
presse appartenant à la famille Hariri. Le Hezbollah a ainsi pris le
contrôle de la chaîne de télévision pro-gouvernementale Future News.
Les programmes ont été interrompus. Des hommes en armes ont également
fait irruption dans les locaux du journal Al Moustakbal.
Le mouvement dirigé par Hassan Nasrallah a enfin renforcé son contrôle
sur les axes routiers menant à l'aéroport. Tous les vols ont par
ailleurs été annulés et le port de Beyrouth a été totalement fermé.
Riyad veut organiser un sommet
A l'origine de ces affrontements, la décision du gouvernement de
déclarer que le réseau de communication mis en place par le Hezbollah
dans la capitale constituait une atteinte à la souveraineté nationale.
Une mesure perçue comme une "déclaration de guerre"
par Hassan Nasrallah, ce réseau parallèle de communications faisant,
selon lui, partie intégrante de ses structures de sécurité.
Tentant de calmer le jeu, Saad Hariri a proposé un plan de sortie de crise jeudi soir, qualifiant de "malentendu"
cette décision du gouvernement. Le fils de l'ancien Premier ministre
assassiné en 2005 a par ailleurs suggéré que l'armée, neutre dans ce
conflit, soit chargée de trancher sur cette question. Un plan
immédiatement rejeté par le Hezbollah.
La situation inquiète la communauté internationale. A New York, le Conseil de sécurité des Nations unies a lancé un appel "au calme et à la retenue". De son côté, Paris qualifie la situation de "préoccupante". Vendredi, le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a précisé que la France ne resterait "pas inactive".
L'Arabie saoudite, principale alliée du gouvernement libanais, a
réclamé vendredi la tenue d'une réunion d'urgence des ministres arabes
des Affaires étrangères. Un responsable du ministère des Affaires
étrangères, cité par la télévision saoudienne, a ainsi "appelé
l'ensemble des factions politiques à écouter la voix de la sagesse et à
placer les intérêts du pays au-dessus de toute autre considération".
Tous craignent que le Liban, sans président depuis novembre dernier
faute d'accord sur le partage du pouvoir, ne renoue avec les heures les
plus sombres de la guerre civile qui a déchiré le pays de 1975 à 1990.
Ségolène Royal contre " Paris-Match "
Ségolène Royal la madone du Poitou, la prêtresse du débat participatif ,celle qui avait tenté de lancer sa campagne présidentielle à l'internationale du haut de la Grande Muraille de Chine où invitée du PCC elle y a fait une déclaration qui restera dans laquelle elle a notamment fait l'apologie de la " bravitude " des chinois ( avant de carrément rendre hommage à la justice chinoise : " J’ai rencontré un avocat qui
me disait que les tribunaux chinois sont plus rapides qu’en France. Vous voyez :
avant de donner des leçons aux autres pays, regardons toujours les éléments de
comparaison "... )est bien revenue en France...
Après avoir digéré sa défaite et pris ses dispositions pour qu'elle devienne en novembre prochain la " grande timonière " du PS , puis avoir été dans l'actualité pour un conflit avec d'anciennes salariées, elle est de nouveau à la Une. Et c'est le printemps, saison propice apparemment aux procès puisque au lendemain de l'annonce qu'elle mettait en justice l'ancien Premier ministre de Chirac et ancien président de la région qu'elle préside, Jean-Pierre Raffarin pour l'avoir diffamé ( "délinquance sociale" ) au sujet de sa condamnation judiciaire( rapide ? )elle attaque l'hebdomadaire Paris-Match pour avoir publié deux photos prises alors que Ségolène Royal était en prière dans une église à Florence.
Les ténors politiques sont décidément de drôles de personnages soit ils invitent les photographes de presse à s'agglutiner autour d'eux, soit il les rejette comme de vieux vêtement défraichis que l'on met aux rebuts. Durant sa période de " candidate " elle était heureuse d'avoir une escorte de presse, non ? Au moment où le " paraître " présidentiel ne fait plus vraiment recette, il est vrai que madame Royal prend ses distances avec tout ce qui peut rapporter au bling-bling.
Est-ce de la sincérité ou est-ce de la tactique ?
Yann Redekker
Indigènes contre “Indigènes” : le début de la longue marche
Communiqué du 8 mai 2008
Les
soi-disant « Indigènes » d’une République qui les leur a donné le jour
et les couve comme une mère vont pouvoir - cette année du moins -
déverser dans Paris leur haine de la France et des Blancs. Et ils vont
le faire avec l’assentiment de la Préfecture de Police - celle-là même
qui a interdit les distributions de soupe identitaire et la
commémoration des martyrs de Budapest, écrasés par les chars
soviétiques en 1956.
Bien que leur marche n’ait pas été annulée, la mobilisation initiée par le Bloc identitaire n’aura pas été vaine :
-
elle a permis d’informer de nombreux de décideurs, relais d’opinion,
politiques sur le caractère éminemment malsain de ces pseudos «
Indigènes » ;
- action unitaire transcendant les clivages
partisans (comme en son temps celle contre le groupe de rap Sniper),
elle a réuni des Identitaires, des Nationaux, de simples Français
attachés à leur histoire, autrement dit les véritables Indigènes de la
France charnelle ;
- elle a, durant cinq jours, paniqué et
désorganisé la préfecture de Police dont le standard téléphonique a été
saturé et qui a dû désactiver certaines de ses adresses électroniques.
Mais
au-delà, cette mobilisation n’est que la première pierre d’une action
plus globale contre les nouveaux colons et leurs supplétifs serviles :
tous ceux qui soutiennent et encouragent la colonisation de peuplement,
que ce soit au nom d’un humanitarisme bêlant ou dans une perspective
d’optimisation des profits.
Les véritables Indigènes de la
France et de l’Europe vont se charger de rappeler à ceux qui, sûrs
d’eux-mêmes et dominateurs, s’y comportent comme les colons qu’ils
prétendent dénoncer en Palestine que les mêmes causes produisent les
mêmes effets.
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BLOC IDENTITAIRE
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Contact : contact@bloc-identitaire.com
Permanence téléphonique : 09 75 41 63 22 (de 09h00 à 20h00)
Deux eurodéputés en visite au centre de rétention de Vincennes
Yahoo actualités
édition du 9 mai 2008
Créteil ( AFP )Les députés européens Harlem Désir (PS) et Patrick Gaubert (UMP)
ont indiqué avoir été exceptionnellement autorisés à visiter jeudi le
centre de rétention administrative (CRA) de Paris-Vincennes.
A leur sortie, les deux parlementaires ont fait part à l'AFP de leur
intention de demander un rendez-vous auprès du ministre de
l'Immigration, Brice Hortefeux, pour lui faire part de leurs remarques,
notamment à propos de "la promiscuité" des lieux.
Les retenus vivent, selon M. Désir, "entassés, à quatre par chambre, dans une promiscuité un peu humiliante" et dans des conditions "de grande désespérance" dans l'attente de leur expulsion.
Les deux députés ont dénoncé la "gestion des dossiers" par l'administration, après leur rencontre avec des immigrants qui leur ont affirmé avoir un travail déclaré et des liens anciens en France.
"On a l'impression qu'il n'y a pas d'examen systématique des dossiers sur le fond et que des gens ne devraient pas être au centre de rétention, y compris au regard de la politique actuelle d'immigration au cas par cas", a expliqué l'ancien président de SOS Racisme, en précisant que la Cimade, seule association habilitée à pénétrer dans les centres de rétention en France, était "submergée".
De son côté, M. Gaubert s'est dit "troublé" devant certaines "situations curieuses" et a jugé "indigne que ce soit +travaille ou crève+ dans notre pays", fustigeant certains patrons qui "se servent de ces pauvres gens". Le député européen UMP a cependant affirmé que les retenus avaient un accès "tout à fait convenable" aux soins avec une infirmière sur place et le passage régulier d'un médecin. Les deux eurodéputés ont également goûté la nourriture servie.
M. Gaubert a déclaré que la grève de la faim que des retenus avaient entamée fin avril pour exiger leur libération et dénoncer leurs conditions de rétention, avait été arrêtée le 4 mai.
Contrairement aux parlementaires nationaux qui ont le droit de visiter les lieux de détention et de rétention, les deux eurodéputés se sont vu accorder par le ministère de l'Immigration le droit exceptionnel de pénétrer ce jour au CRA de Paris-Vincennes, dont la capacité d'accueil est de 280 personnes.
Note YR : On notera simplement que ce ne sont pas n'importe quel parlementaire européen qui ont visité le CRA de Vincennes : Harlem Désir le fameux " pote " des années Mitterrand, fort bien recyclé par la machine socialiste et Patrick Gaubert le président de la LICRA et ancien conseiller de Charles Pasqua chargé à l'époque de 1993 à 1995 de la coordination de la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la xénophobie. Avec des visiteurs de cet accabit là on sait déjà quelles seront les conclusions de la visite...
Un an à l'Elysée, ça se fête !
08-05-08
Honteux ! Le préfet Gaudin interdit la marche du C9M
Et pan sur la liberté d'expression !
Sur l'injonction du maire socialiste de Paris, Michel Gaudin le Préfet de police de la capitale a pris une décision d'interdiction concernant la marche organisée demain 9 mai à Paris en mémoire de Sébastien Deyzieu. Officiellement la préfecture de police justifie l'interdiction en soulignant des "risques de confrontation qui n'ont jamais été aussi grands " entre les énervés de la LCR et des autres groupuscules d'extrême-gauche et les militants nationalistes ...
Il faudrait peut-être dire pourquoi est organisé cette marche là à monsieur Gaudin : Sébastien est décédé à la suite d'une course-poursuite avec des policiers. Cette cérémonie est l'occasion d'un hommage en sa mémoire et d'un rappel en ce qu'il croyait et pour ce qu'il a laissé sa vie.
Mais c'était trop lourd à supporter pour Bertrand Delanoë qui a exigé l'interdiction de la marche parce qu'il ne veut pas voir dans les rues de Paris des jeunes nationalistes, il a sûrement apprécié la manifestation - bizzarement autorisée celle-là - des " indigènes de la République " qui a rassemblée qu'une grosse centaine d'excités avec des banderoles où le visage du criminel Guevarra se partageait la vedette avec un slogan qui fera date :
" Noirs nous sommes, Arabes nous sommes! Allah Akbar! Ni potes, ni soumis! ".
Ces racistes qui se partageaient entre militants de la cause palestinienne, islamistes affirmés, vieux guerriers de mai 68 et énervés des causes multiples liées à la décadance de notre société, eux ont eu le droit de s'exprimer.
Pour pouvoir manifester en France à l'époque Sarkozy il vaut mieux être ( dans le désordre ) : clandestins cégétiste, jeunes étudiant embrigadés par les syndicats gauchistes, militants de gauche , racistes anti-blanc que citoyens français et patriotes ayant à coeur de rendre un hommage à un camarade tué il y a 14 ans.
Sébastien Deyzieu ne militait pas pour SOS Racisme. Dans ce cas là, il n'y aurait certainement jamais eu d'interdiction sur l'ordre expresse du maire ( M. Delanoë a envoyé son exigence mardi ).
Pauvre France !
Yann Redekker
Langues régionales : Albanel promet une loi
Article de Michel Urvoy publié le 8 mai 2008
La 85e tentative, depuis 1958, pour faire reconnaître la diversité linguistique sera-t-elle la bonne ? Christine Albanel, la ministre de la Culture, promet un « cadre de référence qui prendra la forme de loi, dans un calendrier suffisamment proche, ainsi que le président de la République en avait émis l'idée », le 9 mars 2007. Une vraie avancée, car cette promesse impliquera un engagement sonnant et trébuchant de l'État au service des parlers « disposant d'une assise territoriale ».
L'appui de tous les partis
Cette avancée, on la doit d'abord à la persévérance de parlementaires UMP, Marc Le Fur (Côtes-d'Armor) en tête, servis par l'actualité : « Bienvenue chez les Ch'tis, dit-il, ce n'est pas un phénomène cinématographique, c'est un phénomène sociologique. » On la doit ensuite à ceux, dont la ministre, qui considèrent les langues comme une « partie intégrante de l'identité » dans un pays qui compte 79 « langues de France », 10 millions de locuteurs, plus de 400 000 élèves, 9 000 enseignants de breton, basque, créole...
On la doit enfin à l'appui de tous les partis. Michel Hunault (Nouveau Centre, Loire-Atlantique) s'inquiète du « risque de disparition » de langues. Michel Vaxès (PC, Bouches-du-Rhône) note que « la question se pose à l'échelle européenne. » François de Rugy (Verts, Loire-Atlantique) observe que « l'on revient de loin, d'une politique d'éradication » et appelle à lutter contre « toute tentative d'uniformation, tout comme la France lutte contre l'hégémonie de l'anglais. » Pierre Méhaignerie, président (UMP) de la commission des Affaires culturelles, reconnaît « avoir mesuré la qualité des arguments ».
La loi, mais pas la Charte
Va pour la loi. Mais il y a un hic : « Si nous ne rectifions pas la Constitution, alerte Marylise Lebranchu (PS), n'importe quelle loi risque d'être jetée à la poubelle. »
La députée du Finistère, mais aussi la plupart des 25 orateurs, se
souviennent que c'est l'article 2 de la Constitution qui avait déjà
empêché la France de ratifier la Charte européenne en raison du statut
exclusif du français. D'où l'idée socialiste, exprimée par Françoise
Coupeau (Morbihan) et approuvée par Pierre Méhaignerie, de le réécrire
ainsi :
« La langue de la République est le français dans le respect des langues régionales qui font partie de notre patrimoine. »
Cette modification pourrait être votée lors de la toute prochaine réforme.
Est-ce à dire que la France ratifiera la Charte ? Pas sûr, pour deux raisons : la loi offrirait assez de garanties. Surtout, la Charte impose, insiste Christine Albanel, des contraintes aussi onéreuses qu'inapplicables, ne serait-ce qu'en matière de traduction des textes officiels ou de plurilinguisme des fonctionnaires.
Malgré cette restriction, l'affaire est politiquement intéressante. La gauche était traditionnellement en pointe quand il s'agissait de défendre la Charte européenne ou la politique linguistique en Bretagne. Deux ans avant les régionales, la droite reprend l'offensive sur un terrain où on l'attendait moins.






