poing12Source : http://www.les-identitaires.com

Article de Pierre Chatov publié le 3 mai 2006 sur les site des Identitaires.

Les trognes couperosées des permanents CGT accrochés à l’étroitesse d’un immobilisme petit bourgeois comme des naufragés à une bouée miteuse ne doivent pas faire oublier la noblesse originelle de la démarche syndicale et son indispensable rôle de contrepoids à l’appétit sans borne du capital.

Le syndicalisme est indiscutablement l’un des poumons d’une société organique et équilibrée, soucieuse de justice sociale. A condition bien sûr que ce syndicalisme ne se réduise pas, comme c’est le cas aujourd’hui, à une minorité de blocage systématique uniquement soucieuse de petits intérêts catégoriels. Le syndicalisme ne peut avoir de sens que dans une optique d’intérêt général, c'est-à-dire s’il est réellement la voix du monde du travail dans son ensemble et dans sa complexité et non le jouet d’une minorité de 4 ou 5 pour cent d’idéologues rancis et de parasites.

Pour aboutir à ce renouvellement du paysage syndical et ainsi contrer l’argument facile, et actuellement malheureusement légitime, de « non représentativité » des syndicats avancé par les libéraux trop contents de mettre en avant les indéniables dérives du syndicalisme moderne pour dénoncer le principe même du dialogue social, deux réformes parallèles apparaissent impérieuses.
Tout d’abord la mise à bas de la césure artificielle et krypto-marxiste entre patronat, cadres et salariés. Cette compartimentation obsolète issue du 19e siècle ne correspond plus du tout à la réalité actuelle et aux besoins vitaux de collaboration à tous les niveaux de la structure entrepreunariale dans un souci commun d’efficacité économique et sociale. Qui peut nier aujourd’hui que le patron d’une PME provinciale de 30 salariés à plus de points communs et d’intérêts partagés avec ses employés qu’avec le Pdg d’une multinationale ?

Par ailleurs la syndicalisation obligatoire de tout travailleur permettra d’impliquer chacun dans les décisions prises en rapport avec son activité professionnelle, mettant ainsi un terme à la « prise en otage » du plus grand nombre par des minorités simplement soucieuses de bas calculs politiciens. Cette massification de la syndicalisation aboutira ainsi à l’indispensable renversement des vieilles oligarchies syndicales sclérosées et profiteuses.

C’est à ces premières conditions que le syndicalisme peut espérer retrouver ses indispensables lettres de noblesse et redevenir un véritable outil commun d’amélioration sociale.