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Aryicle de Alexis Meyran publié le 20 février 2007

La Catalogne avait lancé le mouvement en   décembre dernier, et avant qu’il ne soit poursuivi par la région de Valence, ou pourquoi pas l’Aragon, c’était au tour de l’Andalousie de voter par référendum pour un statut d’autonomie élargie.     

Les résultats sont nets, favorisés par   un consensus des partis socialiste (PSOE) et populaire (PP) régionaux : 90% de oui, malgré un faible taux de participation (36%), aux 246 articles qui composent le nouveau statut de l’Andalousie.

Ces derniers égrènent les attributs de l’identité andalouse (hymne, drapeau, fête), établissent Séville comme capitale et garantissent les compétences de la région pour   éviter toute interprétation restrictive de l’Etat. Parmi les points importants : la création de l’Agence fiscale andalouse qui   recueille les impôts locaux, mais aussi ceux cédés totalement par l’Etat (patrimoine, électricité, les successions) ou partiellement (impôt sur les revenus, taxes spéciales sur les alcools) ; on peut aussi noter la création d’un conseil audiovisuel régional. 

Ce résultat est donc conforme à la logique de la « deuxième transition », chère à Jose Luis Rodriguez Zapatero, fédéraliste convaincu autant sur le plan européen qu’au niveau national, qui tente de moderniser des statuts d’autonomie vieillissants. La première   transition datait de la chute de Franco, une réaction au centralisme forcené imposé par le dictateur. De là la création de communautés autonomes, avec des législatifs et des exécutifs régionaux.

Après l’Andalousie, deuxième région   espagnole par sa population (7 millions d’habitants), parmi les   plus pauvres, d’autres régions devraient suivre. Le résultat du   référendum andalou coïncidait avec la première visite de Zapatero   au Pays basque depuis l’attentat à la bombe du 30 décembre à   l'aéroport international de Madrid, revendiqué par l’organisation   séparatiste ETA. Vu la situation dans cette région, on se doute   qu’un statut d’autonomie basque n’est pas pour tout de   suite.