dimanche 24 juin 2007
Education « nationale » ?
http://www.fdamag.fr et FDA Quotidien du 21 juin 2007
Dans son dernier numéro dont le dossier a pour thème « liquider Mai 68
à l’école », le mensuel « Le choc du Mois » donne la parole à Vincent
Laarman, délégué général de l’association SOS Education, laquelle
s’active beaucoup pour obtenir « une réforme de fond du système
scolaire ». M. Laarman relève que Gilles de Robien « n’a pas fait
grand-chose en cinq ans, si ce n’est brasser du vent et susciter la
polémique sur des effets d’annonce médiatique pour ensuite capituler
devant les syndicats d’obédience marxiste comme l’Unsa ou le Snuipp ».
Mais il est encore moins tendre avec le nouveau ministre de l’Education
nationale, Xavier Darcos, pourtant réputé « homme de droite », qu’il
accuse de s’être « déjà couché » devant les syndicats. Il note que M.
Darcos est « immédiatement revenu sur les mesures de Gilles de Robien
qui souhaitait remettre à l’honneur l’apprentissage dès 14 ans (mesure
figurant par ailleurs dans le programme du FN- et qu’il refuse « qu’on
réinstaure cette simple règle de bon sens voulant que les élèves se
lèvent dès que leur professeur entre en classe ». Le nouveau ministre
sarkozyste est également revenu « de manière plus ou moins fourbe » sur
la décision de son prédécesseur concernant la remise en cause de
l’enseignement de la lecture par la méthode dite « globale », qui est
désormais laissé à la discrétion des enseignants », « abandonnés au bon
vouloir des inspecteurs chargés de les surveiller », lesquels sont
syndiqués à 80%...
Globalement 3,1 millions d’illettrés …
Méthode globale fort décrié quant à ses résultats dans un pays qui
selon une étude de l'Insee et de l'Agence nationale de lutte contre
l'illettrisme (ANLCI), présentée dans le quotidien le Parisien le 21
juin, compte « 3,1 millions de personnes âgées de 18 à 65 ans,
majoritairement des hommes (six sur dix), en situation d'illettrisme
dans l'Hexagone, soit 9 % de la population concernée ». Selon cette
étude « basée sur des tests menés sur un échantillon représentatif de
10 000 personnes », et ne prenant en compte que « les personnes ayant
été scolarisées en France », « la moitié des illettrés vivent dans les
zones rurales (28 % du total) et les petites villes (21 %), mais deux
adultes sur dix sont concernés par l’illettrisme dans les quartiers dit
sensibles « soit le double de la moyenne nationale ». Selon le
linguiste Alain Bentolila, conseiller scientifique de l'Observatoire
national de la lecture, « beaucoup de choses se jouent avant le CP, où
11 % des élèves débarquent déjà avec un déficit alarmant de
vocabulaire. C'est comme si le massacre était programmé dès le plus
jeune âge, à force d'erreurs et de lâcheté note-t-il. Pour en sortir,
il faudrait évaluer les compétences en début de CP, puis en fin de CE 1
et à l'entrée en sixième. En fonction des résultats, on mettrait en
place un système de remédiation, où certains élèves verraient différé -
en échange d'un soutien réel - de quelques semaines, le passage en
classe supérieure. Si l'on cesse la complaisance, nous atteindrons en
seulement cinq ans le seuil de 4,5 % d'illettrés, comme dans les pays
du Nord. ». La question est donc de savoir si le ministère de
l’Education Nationale souhaite justement en finir avec cette «
complaisance » là…
Une « bonne chose »…
Le quotidien Le Monde en date du 21 juin s’attarde sur le gouvernement
Fillon 2 dont la composition a été rendue publique mardi 19 juin, «
moins resserré que prévu (31 membres), moins paritaire (11 femmes pour
20 hommes) qu'annoncé, mais plus " ouvert " qu'attendu ». L'arrivée de
Jean-Marie Bockel et de Fadela Amara - s'ajoutant aux nominations de
Bernard Kouchner, Jean-Pierre Jouyet, Eric Besson et Martin Hirsch -
porte désormais à six le nombre de ministres, secrétaires d'Etat et
haut-commissaire issus des rangs du Parti socialiste et de la gauche
(…). Autre raison de se réjouir pour le chef de l'Etat : la présence
dans le gouvernement de trois personnalités issues de l'immigration,
avec Rama Yade, Fadela Amara et Rachida Dati (…). Nicolas Sarkozy
s'offre l'occasion de mettre en pratique la " discrimination positive
", qu'il a défendue, avant d'abandonner ce terme mal accepté par son
camp et électoralement peu payant ». Une « ouverture » qualifiée sans
surprise de « bonne chose » par le militant socialiste Dominique Sopo,
président de SOS-Racisme. « Pour le chef de l'Etat, poursuit Le Monde,
la présence de ces trois femmes qui ne cachent pas qu'elles auraient pu
faire un bout de chemin avec la gauche, ou qui l'ont fait, est la
preuve que la droite, sous sa conduite, a gagné la bataille
idéologique. Qu'elle est devenue désirable » affirme Le Monde. Qu’elle
est surtout totalement interchangeable avec la gauche ajouterons nous,
puisque sur les grands dossiers qui engagent l’avenir de notre pays –
notamment la dilution de ce qui reste de notre souveraineté nationale
dans l’européisme, la poursuite de l’immigration dite légale à un
rythme soutenu- les différences de vues entre l’UMP et le PS sont
infimes. Pour l'heure, « M. Sarkozy est tout à sa joie d'avoir réussi
un " bon coup " qui masque en partie le succès en demi-teinte des
législatives » note encore ce quotidien. Alors que le Président de la
République clame sa satisfaction d’avoir nommé une jeune femme
d’origine sénégalaise, Rama Yade, secrétaire d'Etat aux droits de
l'Homme, confiant « même d'un air enthousiaste "qu'il y aura deux
femmes noires sur la scène internationale: Condi Rice et Rama Yade ».
Une comparaison qui n’est pour rassurer les adversaires du Nouvel ordre
mondial et les partisans du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes…
Avec l’argent public
Nicolas Sarkozy a salué également le courage « » (sic) des ralliements
de Jean-Marie Bockel et de Fadela Amara, fondatrice du lobby Ni Putes
ni soumises, sans aucun crédit dans les banlieues et dont les seuls
titres de gloire sont les articles laudateurs qui lui sont consacrés
dans la presse bien pensante et les journaux féminins qui en sont le
pendant. Quant à M. Bockel, maire PS de Mulhouse, comme le rapporte un
article mis en ligne sur le site fdesouche.com, « il pratique le
clientélisme électoral avec les islamistes de Mulhouse ». M Bockel « a
promis en juillet 2006 une subvention correspondant à l’achat de 4500m2
de terrain à l’Association des musulmans d’Alsace (AMAL), avec l’accord
de son conseil municipal, pour y construire une mosquée géante. Le
cadeau se chiffrerait en dizaines de milliers d’euros…au frais des
contribuables mulhousiens. Cette entorse à la loi de 1905, va dans le
sens des positions de Nicolas Sarkozy, qui a de nombreuse fois exprimé
son souhait de financer les mosquées avec l’argent public. Mais il y a
encore plus grave. L’association AMAL est islamiste. Les séminaires de
formation en droit musulman qu’elle organise sont dispensés par le
Cheikh Zakarya Seddiki, diplômé de l’Université fondamentaliste
Al-Azhar (Egypte), qui fut également professeur à l’Institut de
formation d’imams de l’UOIF, filiale française informelle des Frères
musulmans (…). Le Cheik Zakarya est le fondateur de l’association « La
Maison des savoirs », d’où a éclot un centre d’enseignement islamique à
distance basé sur Internet, l’IMED. L’équipe pédagogique est aussi
issue d’Al-Azhar, institution où le jihâd offensif est toujours
enseigné, ainsi que l’excision comme le rapporte un article du Monde
daté du 23 décembre 2005 ». Qu’en pense Fadela Amara ?