SaladierDécidément ça bouge à gauche...mais pas dans le sens espéré par François Hollande et ses amis malgré un léger redressement lors du second tour des législatives. Tout d'abord, le Parti Socialiste traverse une crise qui n'a guère eu de précédent dans son histoire. Preuve en est les départs précipités et quelque peu étonnants de lourds éléphants du Bureau national comme Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn qui prennent " de la hauteur " dans l'espoir qu'en vue des prochaines présidentielles de 2012, les militants ne choisissent pas de nouveau madame Royal.

Les partisans de Ségolène Royal sont même fortement invité à prendre d'assaut le parti afin qu'au Congrès de 2008, la motion de cette dernière arrive en tête, proposition appuyée par l'ancien Premier ministre Pierre Mauroy. Jean-Marc Ayrault, le président du groupe PS à l'Assemblée nationale aura même tenté de faire apparaître un " cabinet fantôme " à l'anglaise composé d'élus " royalistes " qui s'est bien vite ramassé polusieurs tonnes de critiques sur le dos.

Tandis que ces deux pointures s'effacent petit à petit " pour laisser la place aux jeunes " ( selon le député de Sarcelles ), le maire de la capitale, le très communautariste Bertrand Delanoë tente lui d'apparaître comme le rénovateur attendu, seulement il n'est pas le seul : Henri Emmanuelli et Jean-Luc Mélenchon, eux, se rapprochent de plus en plus de cette extrême-gauche en poupe depuis que le Parti communiste est agonisant et rêvent de faire une nouvelle révolution d'octobre au sein de ce qui reste de la gauche.

Pour leur donner du baume au coeur, les dirigeants de la Ligue Communiste Révolutionnaire qui sont désormais les véritables patrons de la nébuleuse d'extrême-gauche souhaitent voir se créer à la gauche du PS un nouveau parti politique qui rassembleraient tous les gauchistes de France et de Navarre. Une bonne nouvelle pour François Hollande , non ?


Yann Redekker