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Article de Philippe Vardon publié le 14 juillet 2007

Le 14 juillet; ses feux d'artifice et ses défilés.

Si je puis d'ailleurs me permettre une petite digression concernant le défilé sur les Champs-Elysées, j'ai pu lire plusieurs articles ou communiqués venant des milieux nationaux ou souveranistes s'offusquant de la présence lors de ce défilé de troupes représentant les armées des pays membres de l'Union Européenne. Je ne partage pas ces critiques.

Je ne trouve pas si néfaste que l'on profite de ce défilé (seul vrai défilé des forces armées pendant l'année, donc finalement seule occasion) pour afficher le visage d'une Europe de la force, de la vigueur, de la puissance. Une Europe qui affirme sa solidarité, sa fraternité, à travers ses armées, il ne me semble pas que cela soit le pire message. Oui, l'Europe pourrait être autre chose que les directives, les quotas, les taxes, les fonctionnaires de Bruxelles...

Mais revenons-en à ce 14 juillet, Fête Nationale et symbole.

Ce symbole, ce n'est justement pas que la prise de la Bastille le 14 juillet 1789, malgré le lavage de cerveau imposé depuis les célébrations de 1989 (que d'autres avaient dénoncé et combattu en leur temps). Lorsque le 14 juillet fut institué comme Fête Nationale, le 6 juillet 1880, on ne voulut pas commémorer seulement la pise de la Bastille mais aussi la Fête de la Fédération du 14 juillet 1790. C'est d'ailleurs ce symbole de réconciliation nationale qui fut mis en avant, le 14 juillet 1789 transportant une image trop violente:

"Cettejournée-là, vous ne lui reprocherez pas d’avoir versé une goutte de sang, d’avoir jeté la division à un degré quelconque dans le pays, Elle a été la consécration de l’unité de la France. Oui, elle a consacré ce que l’ancienne royauté avait préparé. L’ancienne royauté avait fait pour ainsi dire le corps de la France, et nous ne l’avons pas oublié ; la Révolution, ce jour-là, le 14 juillet 1790, a fait, je ne veux pas dire l’âme de la France – personne que Dieu n’a fait l’âme de la France – mais la Révolution a donné à la France conscience d’elle-même; elle a révélé à elle-même l’âme de la France."*

Le 14 juillet 2000, le Sénat décida d'ailleurs de fêter à nouveau la Fédération. Ce n'est certainement pas un fait anodin pour cette chambre qui ne fut pas conçue pour être une planque ou un refuge pour les responsables de partis en mal d'élections, mais bien l'assemblée représentant les réalités provinciales à travers les sénateurs désignés par les élus locaux.

Rappelons nous donc qu'il peut - qu'il doit - exister une République différente, consciente de la diversité et de la richesse de ses pays, de ses provinces. Elle seule sera à même de réconcilier dans nos coeurs comme dans nos institutions nos patries charnelles et la nation.

Alors fêtons aujourd'hui la Fédération!