Infirmi_res_bulgaresIl est à se demander quelle aura été pour la France le prix à payer pour s'être engagé si fortement dans la libération des infirmières et du médecin bulgares. Les anciens prisonniers qui auront passé huit années dans les geôles libyennes pour avoir , selon les autorités de ce pays d'Afrique du Nord, inoculé le virus HIV à des enfants, sont effectivement arrivés à Sofia à bord de l'avion présidentiel français avec Cécilia Sarkozy, Claude Guéant et la Commissaire européenne Bénita Ferrero-Waldner.

Le président Sarkozy et le président de la Commission européenne , le portugais José-Manuel Barroso se sont donc mutuellement ( et oui ! ) félicité de l'accord passé avec le colonel Khadafi qui d'un seul coup est redevenu fréquentable. Ils sont même allé jusqu'à salué " un geste d'humanité " venu de la part de ce dirigeant qui protège sur son sol des terroristes et qui est responsable d'actions faisant plusieurs centaines de morts, dont ( malgré quelques doutes )l'attentat de Lockerbie en Ecosse le 21 décembre 1988 où un Boeing 747 de la compagnie Pan Am à explosé en vol.

Toujours est-il que pour obtenir la libération de ces neuf personnes qui ont été torturés physiquement et psychologiquement par des agents d'un État tortionnaire et où on est bien loin du respect des droits de l'homme et de la démocratie, la France et tous ceux qui auront participé avec eux à l'heureux dénouement de cette tragédie auront dû, non seulement cracher au bassinet, mais ravaler toute honneur.

Diplomatie munichienne ?

Yann Redekker