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Article de Roland Vernizeau publié le 27 juillet 2007


Dans son discours de Dakar du 26 juillet, Nicolas Sarkozy s'est adressé aux "indigènes" avec les mots justes. Il a su tirer un trait sur le passé colonial et esquisser une relation d'avenir entre la France et ses anciennes colonies africaines.

On aimerait qu'il tienne semblable discours pour s'adresser aux Régions de France, à Strasbourg par exemple. Car toutes proportions gardées, la relation de Paris aux Régions est aussi à l'origine une relation de type colonial. Paris a exploité la richesse des provinces pour construire la France. Et c'est très bien ainsi car la France, si diverse, ne pouvait se construire sans l'effort de centralisation parti d'île de France.

Mais dans la France bien constituée de 2007, cette relation centralisatrice n'a plus de raison d'être, elle appartient au passé. Malheureusement elle existe toujours malgré les timides lois de décentralisation existantes.

La tutelle préfectorale est toujours aussi tatillonne et infantilisante, et toute remise en question de la structure jacobine de la république est taboue. On le vit bien par exemple lorsque les élus basques, toutes tendances confondues, ont défilé pour demander la création d'un département basque. Pour un peu ils auraient été assimilés aux terroristes de l'ETA !

Et que dire de la situation en Alsace où la fusion des deux départements s'impose, avec transfert de compétences et de produit de l'impôt au profit de la Région. Rien ne bouge et l'on offre des hochets ministériels aux élus pour mieux les neutraliser. Les "alsagènes" votent bien, ils produisent de la richesse et sont de bons cochons de payants.

Le colonialisme appartient au passé dit-on, mais en Alsace Y a toujours bon Banania !