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Article publié le 18 juillet 2005 sur le site des Identitaires suisses

Quitter son petit confort aseptisé et aller sentir ce qu'est la chaleur de la terre qui monte jusque dans les reins ( Jean Giono, Regain ) est un pied de nez à la société  consumériste dans laquelle nous vivons, et en ce sens, le réflexe est fort à propos. Néanmoins, on parle ici d'un vrai contact avec notre environnement et déjà plus d'un petit tour dans un petit parc encrotté. D'entrée, mettons les choses au point : ce n'est pas parce que l'on ne cultive pas, dans nos cheveux 34 espèces d'insectes différents et qu'onn ne fume pas de l'herbe que l'on est " moins proche de la nature " que la " gauche " qui croit naïvement avoir le monopole de cette proximité. Cela est vrai en ce qui concerne les champs de cannabis. Mais peu importe après tout; ne nous écartons pas du sujet cité en titre; le but étant de voir ici ce qu'est vraiment l'écologie; et quelle est la politique des identitaires en la matière.

Le terme d'écologie ( du grec "oikos" : "demeure" et "logos" : "science" ) désigne depuis 1866 la science qui étudie les rapports entre les organismes et le milieu où ils vivent. Une définition plus récente ( Krebs. 1972 ) qualifie l'écologie " d'études scientifiques des interractions qui déterminent la distribution et l'abondance des êtres vivants ". Dans la mesure où tous les hommes font partie de la même espèce animal, homo sapiens sapiens, et sont à ce titre des organismes et des êtres vivants, nous pouvons parler plus précisément des relations entre les hommes et l'écosystème lorsque nous parlons d'écologie.

Ces relations ne sont pas harmonieuses pour un sou. Nous ne sommes pas shootés au sensationnalisme, pas plus qu'à l'alarmisme, mais les scientifiques reconnaissent aujourd'hui que l'avenir de la " planète bleue " n'est pas des plus roses. Lorsque les réserves d'eau salubre auront atteint leur point critique, lorsque la fonte des glaces polaires aura entraîné l'innodation des neuf îles de Tuvalu, lorsque la mer d'Aral ne sera plus qu'un souvenir,  lorsque nos glaciers auront fondus ( la surface des glaciers suisses à diminué de mitiée depuis 1890 ) , lorsque la biodiversité marine aura bioaccumulé des tonnes de métaux lourds, lorsque la moitié des habitants de cette planète n'auront plus accès à l'eau potable, il sera trop tard pour réagir. L'Histoire est pleine de ces exemples de réactions tardives, qui n'auront ou n'ont plus l'effet escompté. Ont peu citer, à titre d'exemple, le renforcement de l'effet de serre dù à l'utilisation inconsidérée des gazs CFC ou des combustibles fossiles. Seulement voila, tant que l'être humain n'est pas acculé contre le mur, il ne réagit pas de manière drastique. Le culte de " l'instant présent ", promu à grands efforts de publicité, est l'une de ces nombreuses causes de comportement dévastateur.

Aujourd'hui, il est plus qu' urgent de briser le fatalisme ambiant et de nous prendre en main. Nos solutions sont radicales car nous aimont notre Terre. Et l'homme passionné ne peut se résoudre à des demi-mesures. S'il a besoin de racines comme les plantes, encore faut-il qu'elles ne plongent pas leurs ramifications dans les détritus environnants.

L'écologie radicale ( loin d'être synonyme "d'extrémiste" puisque le terme "radical" vient du latin et signifie "racine" ) doit être considéré comme un véritable retour aux sources. Ses fondements reposent sur le double constat suivant : la destruction de notre planète fut initiée par la révolution industrielle et encore accélérée pendant les "Trente glorieuses " et l'avènement du consumérisme consommatoire, ainsi que la très honteuse récupération électoraliste de l'écologie par certains partis et par l'ensemble du système qui se donne tout simplement bonne conscience. La grande perdante et toujours la Nature ( lorsqu'elle nous rappelle à l'ordre on parle alors de " catastrophes naturelles " ou de " catastrophes humanitaires " ) et la grande gagnante est toujours la société de consommation qui après avoir pillé les ressources de  notre planète et qui trouve le moyen de ce faire encore plus d'argent en se lançant dans le " commerce équitable " et d'autres produits " bio ". A partir de ce double constat, ont peu établir des principes clés pour une écologie véritablement révolutionnaire.

En premier lieu, nous refusons de sacrifier l'épanouissement et l'évolution de la vie humaine et non humaine sur Terre au profit d'un système vulgarisateur, niveleur des identités et de la diversité incarné par la " social-démocratie néo-libérale ". Biologiquement parlant, la diversité est le moteur premier de l'évolution, qui trouve son sens depuis, 4,6 millions d'années. On voit mal pourquoi il en serait différent aujourd'hui. Si les hommes ont été dotés naturellement de raison, c'est qu'il est donc naturel qu'il en fasse usage. La destruction de la richesse et de la diversité des formes de vies, ainsi que l'apauvrissement du pool génétique quelles contiennent est donc naturellement admissible que pour satisfaire nos besoins vitaux. Deuxièmement, les interférennces entre les hommes et le monde non vivant sont aujourd'hui excessives. L'épanouissement des différantes cultures est compatible avec une diminution importante de la population humaine, dans des proportions équilibrées et dans l'optique de maintenir une certaine diversité au sein de l'espèce. certains démographes affirment que dans une vingtaine d'années, il faudra au Maroc, une centrale nucléaire tous les vingt kilomètres s'ils espèrent vivrent dans les mêmes conditions que nous avec la diversité de population prévue. Traduction : si le colonialisme de l'économie de marché et la croissance démographique continuent, on court à la catastrophe, et ce, essentiellement dans les pays du Sud.

Nous constatons que le combat écologiste traditionnel seul n'est pas porteur d'une véritable perspective révolutionnaire. La destruction de l'environnement n'est que la conséquence d'un problème bien plus vaste. il faut remonter aux sources du Mal, sinon on s'enferme dans une surenchère stérile de prévisions de catastrophes. Si ce n' est parfois le cas, le combat écologiste n'en est pas moins récupéré par le système et les partis ( les Verts )  et de ce fait, ne peut être qualifié de révolutionnaire. S'attaquer aux conséquences d'un problème, c'est permettre à la cause de ces problèmes de se maintenir sans souci. l'écologie doit s'inscrire dans un combat révolutionnaire global : une lutte acharnée contre le capitalisme, le productivisme outrancier, et la croyance en un progrès économique infini qui mène à la destruction inévitable de l'écosphère terrestre.

Pour se faire il est prioritaire que l'homme moderne se réconcilie avec ses racines physiques et spirituelles : il n'est définitivement pas honteux d'avoir de l'amour pour sa terre. Tout autre sentiment n'est d'ailleurs que le fruit d'un " surconfort " bourgeois et d'un luxe destructeur que nous devons renier si nous espérons un jour couper une des tentacules de la pieuvre ravageuse. Il convient cependant de ne pas tomber dans les travers exoaltermondialistes ni dans un " antiprogressisme technologique " réactionnaire, mais plutôt concrètement, d'orienter la production vers des moyens moins dispendieux en énergie et dont les conséquences sur l'environnement ne sont pas irréversibles. il s'agit également de redéfinir les réels besoins humains et d'écarter les artifices de la consommation de masse.

L'innovation technologique doit être un moyen de décupler les capacités de l'espèce et de lui rendre la vie moins rude, mais non pas de " refourguer " plus de marchandises pour mieux asservir le travailleur dans une course au profit dévastatrice. C'est en prenant conscience de notre attachement naturel à notre terre, en refoulant le capitalisme et l'impérialisme, en " tuant le bourgeois qui est en nous " que nous méneront une véritable révolution dont mère Nature saura nous récompenser.

Notre destin sera celui que nous construirons !