30-11-07
Un avocat allemand condamné à de la prison ferme pour un geste de dérision
édition du 29 novembre 2007
Horst Mahler, un avocat et ancien stratège du Parti national
démocrate (NPD), a été condamné vendredi passé par le tribunal de
Cottbus, en Saxe, à six mois de prison pour avoir fait le salut romain,
un geste qui est interdit en Allemagne.
Le prévenu a reconnu devant la cour avoir fait ce geste quand il
s’est rendu en prison après une précédente condamnation. Cela par
dérision, pour souligner le totalitarisme de la RFA en saluant ainsi
une de ses institutions. Horst Mahler, 71 ans, a déjà été condamné à
quatre reprises pour « délinquance idéologique ».
Au début des années 1970, Horst Mahler a fait partie des fondateurs
du mouvement d’extrême gauche Fraction armée rouge (RAF). Il avait
alors participé à l’évasion du terroriste Andreas Baader et à plusieurs
attaques de banque, ce qui lui avait valu d’être condamné à quatorze
années de prison. Il a ensuite rejoint le mouvement national allemand.
Le nouveau roman de Dan Brown s’attaque aux secrets maçonniques de Washington
L'Orient le jour
Article publié le 30 novembre 2007
Les symboles mystérieux de Washington pourraient bien être mis en
lumière à la faveur du prochain ouvrage de l’auteur du Da Vinci Code,
Dan Brown, qui promet d’aborder le passé franc-maçon de la capitale
américaine. « Il a eu un contact avec nous au début, mais ensuite,
le contact a été coupé. Tout le monde est dans l’expectative, mais on
ne sait pas ce qu’il va dire », a indiqué à l’AFP le grand maître de la
Grande loge de Washington, Akram Elias, en évoquant La clé de Salomon
(titre provisoire) qui explore, selon les rares mots de Dan Brown sur
son site, « l’histoire secrète de la capitale » américaine.
À en
croire certains auteurs ésotériques, mais aussi des historiens et
francs-maçons, le plan et l’architecture de Washington regorgent de
symboles étranges. « Ce sont peut-être des coïncidences, mais il y a
des indices qu’il est difficile d’ignorer », admet M. Elias. Aux
États-Unis, la maçonnerie est plus ouverte qu’en Europe : les loges
sont dans les pages jaunes de l’annuaire et leurs signes s’affichent au
fronton des bâtiments, comme cette loge de Georgetown, un quartier
touristique de Washington, qui partage une façade avec le magasin de
vêtements sexy AberCrombie. Il est vrai que bon nombre des pères
fondateurs de la démocratie américaine étaient francs-maçons, de George
Washington à Benjamin Franklin, tout comme leurs amis français
Lafayette et Rochambeau, et peut-être même l’architecte de la ville,
Pierre-Charles l’Enfant, lui aussi français, bien que son appartenance
à la confrérie ne soit pas documentée.
Lorsqu’il choisit le site de
la capitale en 1790, George Washington a exigé que le territoire du
district de Columbia qui forme la circonscription de la ville soit un
carré parfait. « Le carré, c’est l’équerre, qui, ainsi que le compas,
sont les deux grands symboles de la maçonnerie, synonyme des valeurs
d’égalité et de rectitude », explique le grand maître. Ce carré porte
en son exact milieu le monument le plus important, le Capitole, hôte du
Parlement. C’est là que, revêtu de son tablier de maçon, George
Washington lui-même a posé la première pierre du bâtiment le 18
septembre 1793 au cours d’une cérémonie maçonnique. Du maïs, de l’huile
et du vin ont été répandus sur le site « pour délivrer au peuple
américain un message de prospérité, de paix et de bonheur », affirme M.
Elias.
Les signes se multiplient pour l’éclairé. Lorsqu’on trace une
ligne entre les principaux monuments de la ville, le Capitole, le
Lincoln Memorial, la Maison-Blanche et le Jefferson Memorial, apparaît
une figure, qui encore une fois, réunit l’équerre et le compas. Au
centre, a été dressé l’obélisque du monument à la mémoire de George
Washington, dont les dimensions laissent l’initié rêveur : 555 pieds de
haut sur une base de 55 pieds. Le nombre 5 serait celui des cinq ordres
architecturaux, renvoyant à l’emblème caractéristique des francs-maçons.
Mais
même parmi les francs-maçons, certains se gardent d’adhérer à ces
interprétations ésotériques par crainte de renforcer les théories de
complot, ennemies de la confrérie. « La franc-maçonnerie a eu un rôle
très important dans l’histoire de la jeune République américaine, mais
il ne s’agit pas d’une conspiration religieuse ou politique », avertit
Mark Tabbert, directeur des collections du mémorial maçonnique
d’Alexandria (Virginie), pour qui « l’architecture de la capitale
relève davantage d’un style néoclassique que de quoi que ce soit lié
aux francs-maçons ». Il reconnaît que la sortie, encore non annoncée,
du livre de Dan Brown le préoccupe. « Cela me rend un peu nerveux parce
que je ne trouve pas qu’il fasse de bonnes recherches », dit-il, avant
d’ajouter : « Enfin, un romancier fait des romans ! »
La France défiée par les rebelles tchadiens
Article de Tanguy Berthemet publié le 30 novembre 2007
La France est lentement aspirée dans les conflits tchadiens. Alors
que les combats s’intensifient depuis le début de la semaine dans l’est
du pays entre l’armée nationale tchadienne (ANT) et des rebelles, ces
derniers s’en sont hier violemment pris à la France, se présentant «en
état de belligérance » avec elle.
Les relations entre l’Union
des forces pour la démocratie et le développement (UFDD), opposée au
président Idriss Déby, et Paris ont toujours été mauvaises. Mais jamais
l’UFDD n’était allée aussi loin. « Nous avons passé un stade parce que
la France participe directement à la guerre aux côtés des soldats du
tyran Déby », affirme Mahamat Hassane Boulmaye, le porte-parole du
mouvement. Les rebelles reprochent à l’armée française d’avoir effectué
des missions de reconnaissance aériennes jeudi pour le compte de l’ANT.
Paris,
qui entretient au Tchad une force permanente composée de 1 100 soldats,
de Mirage F1 et d’appareils de reconnaissance, ne nie pas. « Nous avons
un accord de coopération militaire avec le Tchad qui comprend notamment
un appui au renseignement », rappelle l’état-major, tout en affirmant
« n’ être en état de belligérance avec personne ».
Plus gênant
pour Paris, l’UFDD s’est également déclarée hostile à « toutes les
autres forces étrangères » susceptibles d’intervenir au Tchad. Une
déclaration qui vise directement Eufor, la force européenne de 3 700
hommes, dont 1 700 Français, qui doit se déployer avant la fin de
l’année. La mission a déjà accumulé plusieurs mois de retard, faute de
moyens logistiques suffisants.
La main du Soudan
Les
partenaires européens rechignent à s’engager aux côtés de Paris,
redoutant de se voir entraîner dans un conflit. Le communiqué de l’UFDD
ne fera qu’aviver ces craintes. Hier à Nice, où il participait à un
sommet franco-italien, Nicolas Sarkozy a affirmé que la déclaration
rebelle ne remettait pas en cause la mission. « L’opération continue »,
a-t-il dit avant d’ajouter : « Si on décide d’envoyer une force
européenne, (…) c’est bien qu’il y a des problèmes, des affrontements,
des difficultés. »
Reste que l’escalade verbale s’accompagne
aussi d’une escalade militaire. Depuis lundi, des combats extrêmement
violents opposent, dans les confins de l’Est tchadien à la frontière du
Soudan, rebelles et soldats loyalistes, faisant voler en éclats les
accords de paix signés le 25 octobre. Les pertes de part et d’autres
ont été lourdes, de l’aveu même du général Mahamat Nouri, chef de
l’UFDD. Pour beaucoup, la guerre a franchi un palier.
« En faisant le choix de se déclarer ouvertement hostile à la France, les rebelles veulent faire jouer en leur faveur les réflexes nationalistes et les sentiments antifrançais qui sont très prégnants au Tchad et plus encore depuis l’affaire de L’Arche de Zoé », souligne l’universitaire Marc Lavergne. Le gouvernement soudanais, parrain à peine caché des rebelles tchadiens et vivement opposé au président Idriss Déby, n’est pas étranger à ce regain de tension. Jeudi, N’Djamena avait d’ailleurs accusé Khartoum « d’agression » en vue de « déstabiliser » le Tchad.
Convention identitaire à Beaune
Convention Identitaire
envoyé par Louisbx
Obsèques d'Anne-Lorraine
Article du Salon Beige publié le 29 novembre 2007
Le père d'Anne-Lorraine étant officier supérieur de l'armée de terre, un lecteur nous demande de diffuser le message suivant qui s'adresse aux militaires. Nous le faisons bien volontiers.
" Les obsèques auront lieu le samedi 1er décembre à 14h00 en la cathédrale de Senlis (Oise). Selon le souhait du colonel S. et de son épouse, tous ceux qui souhaitent assister à la cérémonie religieuse peuvent se joindre à la famille. En revanche, l'inhumation aura lieu dans la stricte intimité familiale.
Tenue pour les militaires : T21 (vareuse, gants blancs). Compte tenu du grand nombre de personnes attendues, il est conseillé de privilégier les transports en bus mis en place au départ des Invalides et du quartier général des Loges. Les épouses et les époux désirant accompagner leur mari ou femme sont autorisés à utiliser ces bus. Départ à 12h00 et retour à l'issue de la messe (durée 2 heures environ). Inscription préalable auprès du 01 39 21 31 26. Date limite des inscriptions : vendredi 30 novembre 11h00.
Le 41ème RT de Senlis est également en mesure d'accueillir une cinquantaine de véhicules. Un bus assurera ensuite la dépose à la cathédrale : 13h00 et 13h30. Inscription préalable au 01 44 42 37 20. Date limite des inscriptions : vendredi 30 novembre 11h00.
Ceux qui souhaitent manifester leur solidarité à la famille sous la forme d'un don peuvent l'adresser à Terre Fraternité. Ces dons contribueront au financement des obsèques. Le reliquat sera adressé, selon les voeux de la famille, à l'association Caminos de Esperanza, au sein de laquelle Anne-Lorraine était particulièrement engagée. Adresse : Association Terre-fraternité / 1 bis, rue de Martignac / 75007 Paris (chèques à l'ordre de Terre Fraternité, préciser obsèques d'Anne-Lorraine)."
Lyon : Justice clémente pour un élu communiste
Novopress Lyon
30/11/07 - 15H40
NOVOPRESS (NOVOLyon) - Alors qu’il risquait jusqu’à 5
ans de prison ferme et 37 500 Euros d’amende pour avoir entraver
volontairement la circulation d’un avion pour empêcher l’expulsion
d’une famille albanaise en décembre 2006, François Auguste,
vice-président communiste de la Région ne sera condamné qu’à une peine
dérisoire.
En effet, le procureur de la République a finalement requis
450 euros d’amendes à l’encontre de l’élu. Le jugement a été mis en
délibéré au 14 janvier prochain. La famille albanaise n’était pas ce
jour-là dans l’avion de François Auguste mais sur un autre vol.
Le web a déjà trouvé la remplaçante de Cécilia
Article publié le 27 novembre 2007
C’est l’une de ces rumeurs que la planète web aime tant. Un «buzz» qui,
à force d’alimenter les blogs, finit par atterrir dans les médias. La
liaison amoureuse supposée entre le président français Nicolas Sarkozy
et la journaliste de télévision Laurence Ferrari est en train de suivre
ce chemin.
On en parle sur la toile depuis quelques semaines, et voilà qu’un
journal britannique, le «Daily Mail», a sorti l’info samedi. Lundi,
elle était reprise sur le site du quotidien «Metro», premier titre
français traditionnel à franchir le pas.
En mars dernier, le président (pas encore divorcé de Cécilia)
aurait craqué pour la présentatrice (pas encore divorcée de son
confrère Thomas Hughes), alors qu’elle l’interviewait dans son émission
sur Canal+ dans le cadre de la campagne présidentielle. Depuis, le
couple aurait été surpris lors d’un dîner aux chandelles et «la plus
belle star de la télévision française» (selon le «Daily Mail»)
fréquenterait le Palais de l’Élysée.
Mieux: un mariage (chacun a divorcé la même semaine en octobre)
serait en préparation au Maroc, peut-être à Marrakech. Le blog est
aussi un moyen, pour certains journaux réputés fiables, de publier
l’info sans en avoir l’air. Ainsi, des pages riches de détails sont
hébergées par le site du «Journal du dimanche» (JDD).
Sous la plume d’une certaine Barrette, on apprend notamment qu’un
paparazzi allemand aurait immortalisé les amoureux dans un hôtel à
Marrakech, en marge de l’escapade présidentielle au Tchad début
novembre. Barrette précisait même vendredi qu’un journal suisse
s’apprêtait à publier lesdits clichés. Pour l’instant, l’Élysée se
refuse à tout commentaire...
Note YR : A ce sujet je vous invite à lire une chronique d'un bloggeur ( qui n'est pas forcément politiquement de notre pensée ) qui a une plume d'acier mais d'une finesse interessante Poliblog indépendant
Ingrid Betancourt, otage du communisme
Capturés par les militaires colombiens, trois membres des FARC avaient en leur possession plusieurs preuves photographiques et vidéos de la vie de plusieurs otages qui sont entre leurs mains, et parmi ceux-ci, Ingrid Betancourt. Cela fait plus de cinq longues années que Ingrid Betancourt est l'otage des Forces armées révolutionnaires de Colombie - Armée du peuple ( photo des chefs révolutionnaires ).
Finalement, peu importe de savoir pourquoi elle l'est - il y a de grande chance que sa propension à vouloir mettre un terme au narco-trafic en soit pour quelque chose - la franco-colombienne qui était à l'époque de son enlèvement le 23 février 2002, en pleine campagne
présidentielle où elle était candidate du parti écologiste est une victime du terrorisme. Un terrorisme qui contrôlerait entre 35 et 40 % du territoire national colombien et qui vit fort bien de " la protection " du marché de la drogue, c'est même officiellement un élément de la stratégie du contrôle du territoire et de la prise du pouvoir. Comme toutes les guérilleros du monde, les FARC ont évidemment instauré un " impôt révolutionnaire " appelé " vaccin " où contre la " protection " des hommes armés, les commerçants et tous ceux qui vivent " normalement " payent grâcement.
Utilisant tous les moyens disponibles pour marquer du sceau de la terreur leur action " révolutionnaire ", les FARC ont causés la mort de 27 000 personnes en 6 ans, 2 700 enlèvements et près d'un millier d'attentats ( de 1996 à 2002 ). Personne ne sera donc étonné de savoir que l'Armée du Peuple ( autre nom que se donnent les FARC ) se déclare être marxiste-léniniste et que de fait, elle désire instaurer en Colombie le totalitarisme démocratique, celui là même qui a tant réussi partout dans le monde... La guérilla rouge colombienne agit ainsi depuis la fin du second conflit mondial.
Ingrid Betancourt est une otage du communisme.
Yann Redekker
Obama accusé d'être une «taupe islamique»
Article de Perry Bacon publié le 30 novembre dans Le Temps ( article initial publié dans Courrier International )
Chrétien
affiché, le candidat démocrate est souvent considéré comme un musulman
parce qu’il a passé une partie de son enfance en Indonésie. Malgré ses
démentis, les attaques se poursuivent dans l’espoir de le voir
trébucher.
Dans ses propres discours et sur Internet, la partie
de la biographie du sénateur Barack Obama qui retient le plus
l’attention n’est pas sa race, mais ses liens avec le monde musulman.
Depuis qu’il s’est déclaré candidat à la présidentielle, en février
dernier, Obama, membre à Chicago d’une paroisse de l’Eglise unie du
Christ [une Eglise congrégationaliste], a été accusé d’être musulman ou
d’avoir reçu une éducation islamique en Indonésie, pays où il a vécu de
l’âge de 6 à 10 ans. Alors que son père était athée et sa mère non
pratiquante, son beau-père assistait parfois à la prière dans une
mosquée locale.
En dépit de ses démentis, des rumeurs continuent de circuler sur la
Toile accusant Obama d’être musulman et même d’être une “taupe
islamique”, un membre d’un complot contre l’Amérique qui, s’il était
élu président, prêterait serment sur le Coran plutôt que sur la Bible,
comme l’a fait le représentant démocrate du Minnesota Keith Ellison, le
seul musulman du Congrès, lors de son entrée à la Chambre des
représentants en janvier 2007.
Dans ses discours de campagne, Obama rappelle régulièrement qu’il a
vécu en Indonésie. Il mentionne aussi souvent le fait que son
grand-père paternel, un agriculteur kényan, était musulman. Pour lui,
il s’agit de démontrer qu’il est prêt à prendre en main la politique
étrangère américaine, bien qu’il ne siège au Sénat que depuis trois
ans. Fils d’une Blanche du Kansas et d’un Kényan noir, Obama est né et
a passé la plus grande partie de son enfance à Hawaii, et parle
davantage de ses origines multiculturelles que de la possibilité d’être
le premier président africain-américain. “Une grande partie de ce que
je sais des affaires étrangères, je ne l’ai pas appris à école. Je sais
vraiment comment vivent les gens dans ces pays”, a-t-il déclaré au
début du mois à Clarion, dans l’Iowa. “Le jour où je deviendrai
président, je crois que notre pays se regardera d’une manière
différente, et aussi que le monde regardera l’Amérique différemment”,
a-t-il également lancé. “Parce que j’ai une grand-mère qui vit dans un
petit village d’Afrique, sans eau courante ni électricité. Parce que
j’ai passé des années importantes de mon enfance en Asie du Sud-Est,
dans le plus grand pays musulman du monde.”
L’équipe de campagne d’Obama a vigoureusement nié les premières
rumeurs laissant entendre qu’il était musulman. Aujourd’hui, dans
l’Iowa [Etat où aura lieu le premier caucus, le 3 janvier 2008], ses
représentants disposent d’une lettre attestant de sa foi chrétienne,
signée par cinq membres du clergé local. “Si j’étais musulman, je vous
le ferais savoir”, a-t-il dit récemment déclaré à Dubuque, toujours
dans l’Iowa. “Mais je suis membre de l’Eglise unie du Christ de la
Trinité, sur la 95e Rue, dans le South Side à Chicago. Nous avons la
meilleure chorale de toute la ville, et si vous voulez venir prier avec
nous, vous êtes plus que bienvenus.”
Ces derniers mois, Obama a affiché activement son christianisme, en
particulier en Caroline du Sud, où il était accompagné par une chorale
de gospel afin d’attirer les électeurs noirs. Il décrit comment il est
passé du statut de sceptique à celui de croyant alors qu’il avait une
vingtaine d’années et qu’il était animateur social à Chicago. Le titre
de son deuxième livre, L’Audace d’espérer : Mon projet pour redonner vie au rêve américain
[éd. Presses de la Cité], est même tiré d’un sermon du révérend
Jeremiah A. Wright Jr., de l’Eglise unie du Christ de la Trinité.
Un sondage réalisé au mois d’août pour le compte de CBS News montre
qu’un grand nombre d’électeurs avouent ne pas connaître la confession
d’Obama. Mais, parmi ceux qui prétendent savoir, 7 % pensent qu’il est
musulman et seulement 6 % le considèrent comme un protestant. “Si ses
critiques réussissaient d’une façon ou d’une autre à l’affubler de
l’étiquette islamique, cela lui serait fatal”, estime Ibrahim Hooper,
directeur de la communication du Council on American-Islamic Relations
[Conseil des relations américano-islamiques, un groupe de défense des
musulmans américains basé à Washington]. “Cela en dit long sur le
renforcement du sentiment antimusulman dans notre société.”
Les conseillers d’Obama assurent ne pas craindre que leur candidat
porte tort à sa campagne en évoquant ses liens avec le monde musulman.
“Il sait que d’aucuns lancent des attaques diffamantes contre son
affiliation religieuse, mais il fait confiance au peuple américain pour
être au-dessus de cela”, déclare David Axelrod, un de ses principaux
stratèges. “Il est sincèrement persuadé que les gens veulent un
président dont le monde entier dira en le voyant : ‘Je crois que ce
type nous comprend, et il comprend que nous pouvons tous vivre ensemble
sur cette planète’.”
Note YR : Il s'agit en quelque sorte du même débat qui vient de s'ouvrir en France en raison de la sortie publique d'un membre du gouvernement algérien quant aux origines du président Sarkozy ou du soutien supposé d'un " lobby juif ". Politique politicienne...
2007, l’odyssée de l’espèce
Philippe Randa
Chronique de Philippe Randa publiée le 30 novembre 2007
On a donc frôlé la catastrophe. Non pas durant la dernière semaine de
grèves (en date) qui a paralysé la France, ni à Villiers-le-Bel où l’on
a méchamment canardé quelques pandores en quête de leur quota de
résultats quotidiens. Non, le clash a failli venir
d’outre-méditerrannée où le ministre des Moudjahidine (anciens
combattants), Mohammed-Chérif Abbas, a évoqué dans un entretien au
quotidien algérien Al Khabar le soutien d’un « lobby juif » à
l’élection de M. Sarkozy et les origines du chef de l’État français,
avant de « nuancer ses propos, sans toutefois les démentir. »
Le président Bouteflika a heureusement téléphoné à son homologue français pour lui assurer que « les déclarations du ministre algérien des anciens combattants “ne reflétaient en rien la position de l’Algérie”.
» Ouf, on respire ! Nicolas Sarkozy a donc jugé l’incident clos et
annoncé qu’il se rendrait en Algérie « en ami ». Lui qui aime tant se
déplacer à l’étranger aurait sans doute été très contrarié de ne plus
pouvoir visiter un si beau pays.
Par ailleurs, Abdelaziz Bouteflika
a désavoué jeudi son ministre, soulignant que « la politique extérieure
de l’Algérie » relève de son domaine réservé ou du ministre des
Affaires étrangères », à l’exclusion de tout autre membre du
gouvernement. À ce jour, ce rappel à l’ordre gouvernemental clôt lui
aussi « l’incident » en Algérie où Mohammed-Chérif Abbas est toujours
au gouvernement.
On voit bien, décidément, que l’Algérie n’est pas
la France, même si elle l’a un peu été dans le temps. Chez nous, un
ministre qui se risquerait à de tels propos, aussitôt qualifiés de
dérapages, verrait le ciel citoyen lui tomber aussitôt sur le crâne.
Peu s’y sont risqués, à l’exception notable d’un de nos anciens Premier
Ministre, ce qui n’est pas rien tout de même. Raymond Barre, en effet,
fut attaqué, sinon par l’hypothétique « lobby juif » du moins par
(dixit l’intéressé) « le lobby juif de gauche ». Il ne s’en défendit
pas moins comme un beau diable (mais ne l’était-il pas devenu ?),
refusant jusqu’à son dernier souffle de plier devant ses détracteurs.
À
Jean Robin, d’origine juive, auteur et éditeur du remarquable livre La
Judéomanie, qui lui avait témoigné sa sympathie, il avait écrit :
«
Je vous remercie, cher Monsieur, de votre lettre de soutien à
l’occasion des attaques dont je suis l’objet. Elles ne m’impressionnent
pas et je dénoncerai “le lobby juif de gauche”, qui interprète
tendancieusement tous mes propos qui touchent de près ou de loin à la
doctrine qu’ils veulent imposer. J’ai lu avec beaucoup d’intérêt votre livre : La Judéomanie. Vous avez raison : elle nuit aux Juifs, elle nuit à la République. Elle suscite l’antisémitisme.
Je ne suis pas étonné que votre manuscrit ait été refusé par les maisons d’édition. Elles connaissent le danger...
Pour
le moment, il n’y a pas grand chose à faire depuis que Jacques Chirac –
à l’inverse de tous les Présidents de la République depuis De Gaulle –
a reconnu la responsabilité de l’État français à l’égard des épreuves
subies par la communauté juive, ce que vous avez écrit à ce sujet, je
l’approuve entièrement.
Attendons que l’Histoire se prononce...
Veuillez croire à mes sentiments les meilleurs.
Raymond Barre. »(1)
J’ignore
pour ma part si un « lobby juif » a voté ou non pour monsieur Sarkozy,
malgré les déclarations en décembre 2006 dans le quotidien israélien
Haaretz du ministre de l'Aménagement du territoire d’alors, Christian
Estrosi, qui assurait que « Sarkozy est le candidat naturel des électeurs juifs
». Je l’ignore, même si je ne peux que constater que les Juifs que je
connais, amis ou simples relations, ont tous voté pour lui, même les
plus engagés à gauche et sans que cela les dérange plus que cela.
Je m’en fiche complètement, et pourquoi pas si ça leur chante, c’est leur droit, après tout !
Ce qui m’étonne, toutefois, c’est la différence de traitement entre certaines origines.
Quand
Jean-Marie Le Pen parle des origines hongroises de monsieur Sarkozy,
c’est le tollé ! Quand un Algérien indique les origines juives du même,
c’est l’incident diplomatique !
Serait-il donc si honteux que cela d’avoir eu des parents hongrois ou juifs qu’il faille le cacher ?
En
revanche, à chaque occasion, on rappelle avec fierté les origines de
mesdames les ministres et secrétaires d’État Amara, Dati et Yade ou de
messieurs les champions de tennis ou de football Noah et Zidane, pour
ne citer que ceux-là !
Il semble tout de même y avoir deux poids deux mesures chez les sévères garde-chiourmes de l’antiracisme, non ?
Note
(1)
La reproduction de la carte de visite de Raymond Barre, reproduite dans
le catalogue de vente par correspondance Francephi diffusion (BP 58 –
77522 Coulommiers cedex ; disponible sur simple demande), est visible
sur le site des éditions Tatamis (www.tatamis.fr) et dans les
librairies Primatice.





