08-01-08
Nationalisme gaulois et perspectives révolutionnaires

Europe Maxima
Article de André Waroch publié le 6 janvier 2008
Un nouveau leitmotiv revient avec insistance dans les
milieux de la Droite subversive : « Les immigrés ne repartiront pas,
nous ne les rejetterons pas à la mer ».
Si on veut dire par là qu’il n’y a aucune chance pour que la France des Droits de l’Homme et de la démocratie participative procède, un jour, à l’expulsion légale de huit ou dix millions d’hommes, de femmes et d’enfants dont la plus grande partie est juridiquement française, c’est l’évidence absolue.
Mais sinon, c’est une absurdité. Peut-être devrait-on
rappeler que la population algérienne renfermait en son sein, en 1962,
environ un million de Français, c’est-à-dire 10 % de la population
totale de l’Algérie, et qu’il a suffit de quelques mois pour l’expulser
à peu près totalement, mettant fin à 132 ans de présence française dans
ce pays
Mais revenons à la conception précédente : la
République française, sous sa forme actuelle, serait politiquement,
idéologiquement, moralement, juridiquement incapable de mettre fin à la
colonisation de peuplement islamique en cours sur son territoire. Fort bien : si on accepte l’affirmation « les immigrés
ne repartiront pas » dans ce sens-là, nous avons affaire à du vrai
réalisme politique, qui se traduit en premier lieu par un constat
d’évidence.
Le problème, évidemment, c’est la conclusion que nos
nouveaux génies tirent de ce constat : « les immigrés ne repartiront
pas, nous ne les rejetterons pas à la mer, donc, qu’on le veuille ou
non, il faut s’accommoder de leur présence et essayer de faire en sorte
que les choses se passent le mieux possible ».
Il est probable que si les mêmes s’étaient retrouvés dans le Titanic
après qu’il ait heurté l’iceberg, ils auraient dit : « l’eau qui est en
train de s’engouffrer ne repartira pas, nous ne la rejetterons pas à la
mer, il faut s’accommoder de sa présence et essayer de faire en sorte
que les choses se passent le mieux possible ».
Pourtant, cela avait bien commencé : d’abord un constat
réaliste pour bien montrer qu’on est pas des exaltés, qu’on est des
gens raisonnables et intelligents, qu’il y a ce qui est souhaitable et
ce qui est faisable, etc. Et puis juste après, la stupéfiante, la confondante, la
colossale connerie : on va essayer de faire que tout se passe bien dans
la future France des 40 % de musulmans.
Oui, selon un sondage publié par le journal Le Monde, la France comptera 40 % de musulmans à l’horizon des années 2040.
Pour le dire plus clairement, la France sera devenue
une Seine-Saint-Denis géante, en pire. L’économie du 93 repose sur deux
sources principales de revenus : le trafic de drogue et les prestations
sociales, c’est-à-dire l’argent du contribuable français versé
généreusement à des populations totalement incapables de créer par
elles-mêmes de la richesse. La police ne sert plus qu’à des opérations
ponctuelles, quand par exemple un quartier entier est en état
d’insurrection et que les voitures des minorités gauloises crament par
dizaines. Pour le quotidien, l’État a depuis longtemps abandonné le
maintien de l’ordre aux islamistes et aux trafiquants.
Pendant très longtemps, l’État français n’a pas osé
faire vraiment ce qu’il faut pour rétablir l’ordre dans les banlieues,
ce qu’on a appelé « le syndrome Malik Oussekine ». Les gouvernement de
droite comme le ministère de l’intérieur de Chevènement sont restés
tétanisés par la peur de la rétorsion médiatique. N’oublions pas qu’un
vote à main levée au sein de la rédaction du Monde, avant les présidentielles de 2002, avait donné Olivier Besancenot vainqueur dès le premier tour avec 80 % des voix.
Nous ne voulons pas dire, d’ailleurs, que cette « peur
de la bavure » a baissé, bien au contraire. Mais s’y est ajouté une
autre raison, bien plus inquiétante. C’est la crainte, en touchant à un
seul des cheveux d’un de ces délinquants, de déclencher la guerre
civile. Le symptôme le plus frappant de cette soumission de
l’État à l’envahisseur, ce sont les propos du ministre de l’intérieur
Sarkozy puis du président du même nom, respectivement à propos des
émeutes de 2005, puis de l’insurrection de Villiers-le-Bel en 2007 ou,
rappelons-le, plus de soixante policiers ont été blessés par balles.
Lors des émeutes de 2005, Sarkozy s’est félicité que
des policiers sur qui on avait ouvert le feu aient battu en retraite
plutôt que de riposter, ce qui aurait, selon lui, aggravé les choses. On est en droit de s’interroger sur la pertinence de
cette stratégie, et sur la clairvoyance de ceux qui ont accordé leur
suffrage à Sarkozy pour rétablir l’ordre, puisqu’il a tenu exactement
les mêmes propos au sujet des événements de Villiers-le-Bel. Comment
peut-on rétablir l’ordre si les plus hautes autorités donnent comme
priorité absolue à la police de ne pas faire la moindre égratignure aux
émeutiers ?
Comment pourrait-on faire confiance, pour nous
protéger, à des flics qui ont comme consigne de ne même pas se défendre
eux-mêmes ?
Aux États-Unis, si un délinquant tire sur un policier,
le policier riposte, sans aucun état d’âme. La mort du délinquant ne
déclenche pas d’émeutes, en tout cas pas depuis que celles de Los
Angeles, en 1992, ont été réprimées au prix d’un certain nombre de
morts chez les dits émeutiers.
Les autorités françaises ne veulent surtout pas qu’un
policier, même en état de légitime défense, tue une « racaille »
puisque, étant moralement incapables, pour les raisons déjà évoquées,
d’employer les moyens adéquats pour mater la rébellion, leur seule
stratégie consiste à attendre que les insurgés se lassent et de ne
surtout rien faire qui puisse de nouveau attiser leur colère, telle une
femme battue avec son mari violent. Il s’agit en fait d’un véritable abandon de souveraineté sur des portions de plus en plus grandes du territoire de l’Hexagone.
La question doit être posée : que se passerait-il si
une force politique vraiment résolue à rétablir le droit français dans
ces zones de peuplement islamique arrivait au pouvoir ?
Il est en fait fini le temps où un peu de fermeté à l’américaine aurait suffi à remettre les choses en place.
Ce ne sont pas de lointains descendants d’esclaves, convertis au christianisme, en grande partie européanisés, auxquels nous avons affaire. Que peuvent proposer, aux États-Unis les Noirs américains comme alternative politique ? Les mouvements soixante-huitards comme les Blacks Panthers apparaissent aujourd’hui comme à peu près aussi sérieux que le « Parti indépendantiste auvergnat ». Les problèmes que posaient les Noirs américains étaient du domaine de la délinquance, et aussi, il faut le dire, de la violence raciste gratuite, mais sans aucune organisation ni idéologie suffisamment ancrée dans la population pour être un jour autre chose que cela.
Les émeutiers de la France actuelle sont, eux, en même temps l’étui et la gâchette d’une véritable arme de guerre politique et idéologique, l’islam. Historiens, islamologues et théologiens se disputent sans cesse à son sujet. Est-ce une religion, une loi, un mode de vie ? C’est tout cela à la fois, mais aussi tellement d’autres choses.
On ne comprendra jamais rien à l’islam si on ne commence pas par dire qu’il s’agit en fait du totalitarisme le plus parfait, le plus implacable qui ait jamais existé de toute l’histoire de l’humanité.
Bien des peuples, dans l’histoire, sont devenu
musulmans alors qu’ils étaient auparavant, et souvent farouchement,
chrétiens, hindous, bouddhistes. Aucun n’a pu repasser la barrière de
l’apostasie. Sur le plan individuel, évidemment, il arrive qu’un
musulman se convertisse à une autre religion, quasiment toujours
d’ailleurs le christianisme. Il a intérêt ensuite à courir très vite.
Il sera obligé en général de couper tous les ponts avec sa famille.
L’islam punit l’apostasie (uniquement si elle a lieu
dans ce sens, évidemment) par la mort. Bien des musulmans en France ne
le savent d’ailleurs pas, mais l’imprégnation inconsciente est très
forte sur les esprits. Il est d’ailleurs un peu fastidieux de tout
expliquer par les préceptes coraniques et les hadith, comme si les musulmans les connaissaient tous par cœur et les appliquaient en toute connaissance de cause. On juge un arbre à ses fruits, disait le Christ. Il est
aussi prévu, dans le judaïsme, de lapider la femme adultère. Quand la
théorie est là mais qu’elle est, dans les faits, abandonnée depuis des
siècles et des siècles, elle ne peut plus poser problème à qui que ce
soit.
Dans le même ordre d’idées, nous pouvons considérer que
la fameuse directive coranique « aucune contrainte en religion » est
nulle et non avenue, ayant été systématiquement contredite par tous les
États musulmans. La règle absolue en islam est le ravalement au rang de
sous-homme de tous les non-musulmans. La plupart des conversions
s’expliquent de cette façon.
Les peuples musulmans, ou qu’ils soient, ne se se
convertirons ni au christianisme, ni au bouddhisme, ni à aucune autre
religion ou idéologie désobéissant aux préceptes islamiques. Si un parti politique vraiment décidé à agir, autant
que le lui permet le légalisme républicain et plus largement les
préceptes de la démocratie libérale à l’américaine (cadre mental qui
constitue depuis 1945 l’essentiel de notre horizon politique), arrive,
disions-nous, aux commandes, cela ne changera pas grand-chose. Il
pourra, en durcissant la législation, faire baisser les violences. Mais
il ne pourra rien contre la sécession de territoires entiers devenus
majoritairement islamiques. Et d’ailleurs, comment croire qu’en
constituant 40 % de la population, les musulmans ne disposeront pas
d’une partie essentielle du pouvoir politique, voire de la totalité de
celui-ci dans des villes devenues religieusement homogènes où la charia
sera, dans les faits, appliquée scrupuleusement par les autorités
locales ? La population ne laisse déjà pas sortir les filles sans leur
voile...
Le problème est donc, en apparence, insoluble, et c’est
pourquoi un certain nombre de gens, y compris dans le camp
nationaliste, commencent à prêcher un « réalisme » qui n’est en fait
qu’un renoncement total au combat pour la souveraineté, l’identité et
la survie, physique comme spirituelle, des peuples européens sur leur
propre sol. Révolutionnaires en peau de lapin qui considèrent qu’à
partir du moment ou un individu réussit à se faire naturaliser, lui et
ses descendants seront à jamais « chez eux chez nous », que l’islam,
devenue religion majoritaire, de la France d’abord, de l’Europe
ensuite, est une fatalité contre laquelle il ne sert à rien de lutter,
et qu’il faut entamer dès maintenant une politique de collaboration.
Si les croisés savaient que leur descendants sont devenues des femmes
soumises, dont le plus grand acte de résistance consiste à essayer de
trouver leur place dans le harem du nouveau Sultan...
En réalité, ces gens qui se disent rebelles à l’ordre
établi, à partir du moment ou ils sont incapables de transgresser le
cadre mental du légalisme républicain, à commencer par le caractère
quasiment sacré de la naturalisation, c’est-à-dire l’acquisition d’un
bout de plastique qui vous dit que vous êtes juridiquement français,
ces gens, disions-nous, sont en fait totalement dans la dépendance du
système qu’ils prétendent combattre.
Nous considérons, quant à nous, que la présence de l’islam, et donc des musulmans, sur le sol de l’Europe est, au sens strict du mot, intolérable. Que les dirigeants qui non seulement les ont fait entrer, mais leur ont octroyé la citoyenneté française (ou belge, ou allemande...) ont commis, à l’égard de leur peuple, un crime de haute trahison. Et que ceux qui tiennent la présence musulmane non comme un problème, mais comme un fait contre lequel il ne sert à rien de lutter, sont les continuateurs fidèles des collabos des années quarante, qui considéraient eux aussi la colonisation allemande comme une force irrésistible que rien ne pourrait déboulonner, et que le mieux à faire était de commencer à apprendre Gœthe et Schiller dans le texte.
La fatalité qui conduit beaucoup de nationalistes à
abdiquer sur l’immigration et l’islamisation, et qui les conduit à
s’aligner, peu ou prou, sur les positions des médias du Système, est
une erreur gravissime, parce qu’elle considère le cadre juridique,
politique et mental dans lequel nous évoluons depuis 1945 comme
immuable. Ce n’est en aucun cas notre position.
Les nationalistes du F.N. ont cru qu’ils pourraient
arriver au pouvoir par des voies légales. Cette possibilité, qu’elle
ait été vraie ou pas à un moment donné, semble aujourd’hui appartenir à
une époque révolue, pour des raisons qu’il serait ici fastidieux
d’évoquer.
Mais, répétons-le, l’impasse n’existe que pour ceux qui refusent de grimper au-dessus du mur pour scruter l’horizon.
Lénine n’a jamais dit aux bolcheviques d’arracher le
pouvoir des mains du tsar. Il savait pertinemment que c’était
impossible. Que s’est-il finalement passé ? Le pouvoir en Russie s’est effondré sur lui-même,
victime de ses errements, du désastre de la guerre contre l’Allemagne,
de l’incompétence de ses dirigeants, du discrédit de la famille
impériale « envoûtée » par Raspoutine. Non, les bolcheviques n’ont
jamais pris le pouvoir en Russie. Ils n’ont jamais tenté de cueillir le
fruit encore vert. Ils se sont contenté d’attendre qu’il pourrisse tout
seul et tombe de l’arbre. Ils savaient aussi qu’à ce moment-là, ils ne
seraient pas les seuls à vouloir le ramasser. C’était cela, le moment
décisif, cette période d’anarchie totale ou un souffle de vent pouvait
faire basculer l’histoire.
L’exécution du tsar et de la famille impériale signifia
le basculement de la Russie dans un autre univers, où les anciennes
règles n’avaient plus cours. Le meurtre du tsar, comme celui de Louis
XVI et de Marie-Antoinette, était fait pour adresser au monde le
message suivant : il n’y a plus de retour en arrière possible.
Ces assassinats étaient, pour les révolutionnaires russes comme français, une étape obligée. Souvenons-nous de cet axiome : la légitimité prime la légalité.
Ni les bolcheviques ni les jacobins ne détenaient la moindre
légitimité. Jamais les masses ne les suivirent dans leur entreprise de
destruction de la dynastie de droit divin dont elles étaient, depuis
des siècles, les sujets. Sans la terreur, sans les meurtres de masse
exercés sur leur propre peuple, les révolutionnaires ne pouvaient
espérer tenir bien longtemps, parce qu’aux yeux de ce peuple, ils n’étaient rien. On ne leur devait aucun autre respect, aucune autre déférence que celle inspirée par la peur.
Ils ne purent commettre régicides et tsaricides que
parce que les hommes qui occupaient cette fonction l’avaient déjà, aux
yeux de la population, largement trahie.
De quelle légitimité pourraient bien se doter les
nationalistes, qui pourrait leur éviter, s’il leur arrivait de prendre
le pouvoir à l’occasion de la guerre civile ethnico-religieuse dont
nous pensons l’éclatement inéluctable, d’avoir à passer leur propre
peuple par les armes, comme ont été obligés de le faire les bolcheviks,
ce qui d’ailleurs, contrairement à nous, ne contredisait en rien leur
idéologie ?
Pour nous, il ne fait guère de doute que la légitimité doit être d’abord ethnique.
Le mot « Gaulois » n’est pas seulement un nom utilisé
dans les banlieues pour désigner les ancêtres de Vercingétorix, c’est
aussi ce qui se cache, historiquement, derrière le pseudonyme de
« Français ». Est-il, dans cet optique, plus important de se réclamer
de Jeanne d’Arc que de Charles Martel ? Tous ces personnages
symbolisent la résistance du peuple gaulois à l’envahisseur.
Cette conscience d’appartenir au peuple gaulois, même
si on l’appelle encore « français » en lui donnant un sous-entendu
ethnique évident alors que les médias du Système y voient juste la
possession de papiers d’identité, est une des choses les plus
profondément ancrées dans la conscience de notre peuple.
C’est une légitimité qui s’impose d’évidence, nous
pourrions même dire, maintenant que la tradition monarchique a été
rompue, qu’il n’y a plus que ça, tout en se posant la question de
savoir s’il y a eu un jour autre chose. La monarchie, au fond, n’était
peut-être qu’un système de gouvernement comme un autre. L’essentiel est
de continuer l’histoire, d’écrire un nouveau chapitre d’une odyssée
prodigieuse, celle des Gaulois. De Vercingétorix à de Gaulle, c’est le
même cœur qui bat, parce que c’est le même peuple qui se bat.
Nous vivons certainement le moment le plus critique de notre histoire. Ni la conquête romaine, ni les invasions barbares, ni les deux guerres mondiales n’ont menacé l’existence physique du peuple gaulois (ou français, bien que cette appellation, du fait de sa dualité ethnico-juridique, pose problème) sur son propre sol. Nous sommes minoritaires, comme l’étaient tant d’autres révolutionnaires qui, finalement, l’ont emporté. Les principes de défense du peuple gaulois dont nous nous réclamons seront le point de ralliement obligé, dans quelques années, de ceux qui ne voudront pas choisir entre la mort, l’exil ou l’assimilation par l’envahisseur.
Quand les émeutes de 2005 se répéterons tous les jours, que les kalachnikov auront remplacé les cailloux et les fusils de chasse, que Paris, c’est-à-dire le centre du pouvoir, sera totalement encerclé par des banlieues complètement islamisées, et que les voitures et les bus commenceront de flamber en série dans la capitale, que se passera-t-il à ce moment-là ? Personne ne peut encore le prévoir. Mais, à tous ceux qui n’ont pas envie de léguer à leurs enfants une France dont le drapeau tricolore s’ornera d’un croissant, nous nous contenterons de rappeler ce mot d’Hannah Arendt : « la plus grande prophétie est une promesse que l’on tient ».
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