31-01-08
Baisse du chômage : une fois de plus, Mme Lagarde se moque des Français ...
Front National
Communiqué de Marine Le Pen publié le 31 janvier 2008
Saluant le “dynamisme confirmé du marché du travail”, Christine
Lagarde, ministre de l’Emploi, se réjouit de la baisse du nombre de
chômeurs inscrits dans le baromètre officiel de l’ANPE, qui serait
passée en décembre 2007 sous la barre des 1,9 millions.
Une provocation de plus de Mme Lagarde, qui feint d’ignorer que les
statistiques de l’ANPE ne recensent que les personnes cherchant un
emploi à temps plein en CDI : elles excluent de fait les chômeurs en
recherche d’un CDD ou d'un travail à temps partiel ainsi que les
demandeurs d’emploi radiés des listes de l’ANPE pour diverses raisons.
Quant au "dynamisme confirmé du marché du travail”, on ne saurait que
trop conseiller à Mme Lagarde d’en toucher deux mots aux milliers de
salariés laissés sur le carreau de la mondialisation, tels ceux du
groupe textile DMC, du fabricant de Ski Salomon, de l'avionneur
Latécoère, du groupe Ontex ou du chimiste Arkema, dernières victimes en
date des délocalisations et du chômage de masse.
Elle est parue !
La liste des récipiendaires de la Légion d'Honneur millésime du début d'année 2008 est enfin parue aujourd'hui au Journal Officiel. On attendait cette publication avec une véritable fièvre... Faut dire que le suspens était intenable depuis que le président de la République qui, on le sait, souhaite " dépoussiérer " toutes les institutions, tous les symboles du pays afin de les mettre au goût du jour, enfin, à ses goûts à lui ! C'est dire que la première mouture avait été renvoyée illico presto et sûrement avec pertes et fracas aux concepteurs du millésime pour cause de non respect de la parité homme-femme.
Le porte-parole du gouvernement, Laurent Wauquiez en bon représentant du patron s'est tancé d'un " l'exigence du président est que la République distingue de la même manière les talents de ces femmes et de ces hommes qui l'ont bien servie ". Alors qui est sur cette fameuse et fumeuse liste où sont nommés les nouveaux grand'croix ,grand officier et commandeur de la Légion d'honneur ?
La liste est assez longue mais il faut noter les noms des plus médiatiques : le chanteur Michel Polnareff, l'acteur Claude Brasseur, l'actrice Claudia Cardinale, l'humoriste Muriel Robin, la danseuse Marie-Claude Pietragalla ou encore l'épouse du pote du président Isabelle Balkany...
On se demande bien quel est la raison d'exister à présent de la Légion d'Honneur créée à l'origine pour récompenser des personnes qui avaient réellement servies la France. Qui peut me donner une raison à ce pourquoi Michel Polnareff figure dans la promotion, c'est un exemple, aurait-il donné de son temps, de son argent, de sa sueur à notre pays, lui qui s'est réfugié plus de vingt années aux " States " pour échapper à l'imposition ? Sans parler de madame Balkany amie personnelle du Chef de l'Etat ou encore de Claudia Cardinale qui a le mérite sûrement d'être de nationalité Italienne ( c'est mode actuellement ), de Basile Boli ( ancien footballeur qui a assurément eu du mérite à soutenir Sarkozy ), de Agnès Cromback présidente de Tiffany & Co France et grande copine de Nicolas Sarkozy et de son ex-épouse et de sa compagne qu'elle a d'ailleurs rejoint lundi à la soirée anniversaire du Chef de l'État...
A cette lancée de médailles en chocolat de luxe ( quand même ! ) il faudrait pouvoir répondre par la nomination d'une liste de vrais méritants et, c'est certain, elle sera aussi longue, mais en lieu et place d'un chanteur ( même excellent ) de retour après un exil fiscal, la vedette si j'ose dire serait plutôt un simple ouvrier , un homme qui passe par exemple de longues heures chaque jour à créer des marchandises qui , et c'est d'ailleurs l'un des objectifs avoués de Nicolas Sarkozy, font régner l'aura de la France dans le monde.
Mais avec cette république pipole...
Yann Redekker
Parlement européen, la dictature se durcit !
Front National
Communiqué de Bruno Gollnisch publié le 30 janvier 2008
Il ne se passe désormais plus un jour sans que l'on apprenne que la
France a dû se plier aux diktats de l'Europe de Bruxelles, qui devient
de plus en plus autoritaire.
Le Parlement de cette Union européenne qui donne des leçons de
démocratie à l'ensemble de la planète vient d'adopter une
"interprétation" de son règlement intérieur qui abolit de fait les
droits politiques des députés.
Désormais en effet, il relèvera du bon vouloir - ou de l'arbitraire -
du seul Président du Parlement de déterminer quelles sont les demandes
d'intervention ou de scrutin public qui seront ou non recevables.
Un député britannique du PPE (démocrates-chrétiens) qui a eu l'audace
de s'élever publiquement, en séance, contre cette disposition honteuse,
s'est vu signifier aussitôt tout aussi publiquement par son Président
de groupe l'ouverture à son encontre d'une procédure d'exclusion !
Ainsi, dans une enceinte prétendue être la représentation de la
diversité des peuples européens et de leurs opinions, seuls ont droit
de cité les bénis oui-oui de l'Eurocratie.
Les Français doivent savoir dans quelles mains députés et sénateurs
nationaux s'apprêtent à remettre leur destin. Plus que jamais, il faut
exiger l'organisation d'un référendum, en France mais aussi dans tous
les autres Etats membres.
Des fortunes toujours aussi anonymes que vagabondes
Philippe Randa
Chronique de Philippe Randa publiée le 31 janvier 2008
Qui veut gagner des milliards ? – animé par Jérôme Kerviel et
produit par la Société générale – est un spectacle où l’on trouve tous
les ingrédients d’un solide thriller financier comme les scénaristes
américains savent habituellement si bien faire, mieux en tout cas que
leurs confrères français, à l’exception notoire des best-sellers
d’antan signés Paul-Loup Sulitzer.
Une semaine qu’il tient
l’affiche, occultant complètement la campagne pour les élections
municipales et les marivaudages élyséens et faisant oublier les
frustrations tabagiques… C’est à peine si la révolte des taxis en passe
d’être ruinés nous en a distrait quelques heures hier : qu’est-ce, en
effet, qu’une licence achetée jusqu’à 180 000 euros par des besogneux
voulant échapper au chômage et qui ne vaudra bientôt plus rien grâce à
monsieur Attali, alors que dans le même temps on parle d’opérations
financières de 50 milliards et une perte de 5 et même 7 milliards si on
ajoute les dégâts dans la crise des « subprime » aux États-Unis ?
Et quel suspense ! La Société générale est-elle menacée de faillite, d’OPA, bien « qu’elle dégagerait un bénéfice net entre 600 et 800 millions d’euros en 2007, malgré des pertes de près de 7 milliards d’euros
» ? On en frémit, même si on ne voit pas très bien le dépôt de bilan à
l’ordre du jour depuis que son Pdg Daniel Bouton a affirmé que la
banque pouvait rester indépendante, « puisque les capitaux sont là » et
qu’elle est toujours « bénéficiaire », malgré la « perte considérable »
subie.
Perte d’ailleurs qui ne touche en fait que les actionnaires
de cette société ; ceux-ci devront se serrer la ceinture. Certes, c’est
bien du malheur, mais c’est le lot de tous les actionnaires… Que de
simples clients d’agence de la Société Générale puissent se demander « s’ils ne sont pas ruinés » et que Daniel Bouton assure avec sérieux qu’il est « extrêmement déterminé (...) à ce que cette affaire n’ait pas de conséquences pour (ses) clients et (ses) personnels
» est parler pour ne rien dire, mais ses conseillers en communication
ont dû le convaincre avec raison que ça ferait toujours bien dans le
décor.
Aujourd’hui, le trader Jérôme Kerviel, décrit par les uns
comme un « génie », par d’autres comme un « crétin irresponsable » –
l’un n’empêchant pas l’autre –, est mis en examen, c’est la moindre des
choses, mais se défend en indiquant que ses agissements étaient
parfaitement connus de sa direction, qu’il lui avait fait gagner
beaucoup d’argent dans le passé avec de telles pratiques.
« Pas vu, pas pris : pris, pendu ! »
aurait été, à le croire, la philosophie de la banque, mais cette
philosophie, somme toute, se pratique depuis la nuit des temps… C’est
à la Justice désormais de démêler le vrai du faux dans les déclarations
des uns et des autres et les responsabilités et complicités de chacun…
si tant est qu’on connaisse désormais tous les protagonistes de
l’affaire. Tous ? Il en manque au moins un : si la société générale a
perdu 5 milliards, quelqu’un les a forcément gagnés ?
On a beau
chercher dans tous les rebondissements quotidiens de ce show bancaire
depuis qu’il a éclaté le 24 janvier dernier, personne ne semble s’être
encore inquiété du ou des bénéficiaire(s) des pertes de la Société
générale. Le plus scandaleux de cette affaire serait sans doute
qu’on ne le sache jamais. Scandaleux et plus encore inquiétant. Bien
davantage que le sort à venir des Kerviel et autre Bouton et de leurs
sordides règlements de comptes entre requins de fortunes toujours aussi
anonymes que vagabonde…
Le 4 février, trois fois historique
Article de Paul-Marie Coûteaux, député européen, publié le 25 janvier 2008 dans Valeurs Actuelles
A Versailles, le 4 février prochain, l’année qui devait voir la
célébration du cinquantième anniversaire de la Constitution s’ouvrira
par une modification plus que substantielle de ce qui est depuis 1958
notre texte fondamental, aux fins de l’adapter à ce qui est devenu la
nouvelle référence suprême, le droit dit “primaire”, en ce que tout le
reste en découle, de l’Union européenne ; c’est européenne que sera
désormais notre Constitution, puisqu’il faut bien appeler ainsi un
traité de Lisbonne reprenant, de l’avis même du Conseil constitutionnel
tel qu’exprimé par sa décision du 21 décembre, la défunte Constitution
Giscard. Désormais soumises à une norme supérieure, la Constitution de
1958 et avec elle la Ve République cèdent le pas à un État
supranational qui, à partir du 1er janvier 2009, fédérera 27 États
autour d’un gouvernement central et de son premier ministre (la
Commission et son président), d’un Parlement, et désormais d’un
“président de l’Union” dont la suprématie sera sans doute verrouillée
par l’autorité la plus souveraine de toutes, la Cour de Luxembourg,
chargée de veiller à ce que toute norme européenne (traité, directive,
décision de politique étrangère, principes de la Charte des droits
fondamentaux) s’impose à toute norme nationale – ,y compris, donc, ce
que l’on n’appelle plus que par habitude “la Constitution de la
République française”.
Ce fait est encore mal
perçu – il n’est pas jusqu’à l’Action française qui n’évoque encore «
la suprématie de la Constitution nationale », comme si de rien n’était
! Mais, depuis 1992 et le fameux traité de Maastricht, les “retouches”
constitutionnelles se sont tant multipliées (il y en a eu deux fois
plus au cours des 15 dernières années que dans les 35 précédentes !)
que ses fameux équilibres se trouvent complètement bouleversés. Il y
eut en 1986 la cohabitation, dyarchie à la tête de l’État, qui fut
avant tout revanche de l’Assemblée, et dyarchie de l’État ; il y eut en
1997 une dissolution si bien ratée qu’elle en périme la formule même ;
en 2001, le quinquennat fit coïncider mandat présidentiel et mandat
législatif, les mélangeant finalement, exact contraire de ce qu’avaient
recherché les constituants. Or, chacun de ces “tournants” a
discrètement réhabilité la prééminence non pas tant du Parlement que
des partis, alors que c’était pourtant l’objectif de 1958 que de
rabattre leur prétention à incarner par eux-mêmes le Bien commun ; et
voici que se périme à présent le référendum, autre arme de la
démocratie directe contre les oligarchies partisanes – il est piquant
d’observer que le grand remue-méninges de la commission Balladur se
traduira principalement, outre quelques révérences au pouvoir
parlementaire, par la suppression de l’obligation de référendum avant
l’admission de tout nouvel État dans l’Union européenne, ce qui ne
supprime pas seulement le verrou à l’entrée de la Turquie ou de tout
autre pays, mais érode un peu plus encore la formule référendaire,
l’affaire même du prétendu “traité simplifié” montrant que la décision
populaire ne compte plus pour grand-chose…
En 1958, l’objectif premier de la Ve République était de restaurer avant tout la souveraineté, celle de l’État sur les féodalités intérieures, partisanes ou autres, et celle de la nation, incarnée par une tête assez ferme pour résister aux pouvoirs extérieurs. Le professeur Frédéric Rouvillois rappelle opportunément dans les Origines de la Ve République la phrase de Michel Debré expliquant que la Constitution devait permettre que la France demeure « une vraie et libre nation »… En vérité, la Ve République est morte depuis longtemps dans son esprit comme elle l’est maintenant dans sa lettre, drame d’ailleurs habituel aux républiques françaises : la Ire République finit dans la Terreur, la IIe dans le coup d’État, la IIIe dans le désastre, la IVe dans le ridicule : voici qu’à présent la Ve s’achève dans l’abdication pure et simple, ce dont le grand Congrès du 4 février restera sans doute, pour l’histoire, le symbole le plus marquant.
C’est donc une triple responsabilité qu’endosseront nos parlementaires à Versailles : en permettant la ratification du traité supranational, ils renonceront à presque tout ce qui reste à la France de souveraineté ; réformant encore la Constitution, ils renonceront aussi à la Ve République ; enfin, ils contrediront à angle droit la voix du peuple telle qu’exprimée le 29 mai 2005, c’est-à-dire qu’ils nieront le primat du suffrage universel, dont pourtant ils procèdent eux-mêmes. Nous entrerons alors dans une tout autre ère, qui ne sera pas plus républicaine (au sens de la res publica, primat de l’intérêt supérieur de la nation) que démocratique, et qui ressemble fort à ce stade oligarchique que décrivait déjà Aristote quand il prévoyait les décadences fatales des républiques.
La garde-robe de Mitterrand rapporte près de 150.000 euros
Nouvel Observateur
édition du 30 janvier 2008
La dispersion de la garde-robe et d'effets
personnels de l'ancien président François Mitterrand, mardi 29 janvier,
à l'Espace Tajan à Paris, a rapporté 148.900 euros (hors frais), au
profit de la fondation France Libertés, que dirige sa veuve Danielle.
Le total du produit de la vente a dépassé de 58.900 euros l'estimation
haute (90.000 euros) qui en avait été faite par l'experte de la
vacation, Bénédicte Blondeau-Wattel. Parmi les clous de la dispersion, où la quasi totalité des quelque 360
lots a trouvé preneur, figure la robe d'avocat du président disparu,
bordée d'hermine et griffée Cerruti. Elle a trouvé preneur à 8.000
euros (estimation 100/150 euros). Le célèbre feutre noir Arnys, qui à
lui seul symbolisait "Tonton", s'est envolé à 7.800 euros (estimation
80/100 euros).
Echarpes rouges
Un feutre identique, brun foncé, est parti à 2.500 euros (estimation
80/120), tout comme le chapeau beige griffé Lanvin, surpiqué ton sur
ton et son bristol mentionnant "M. le Président de la République". Autre accessoire et symbole réservé aux inconditionnels, ce lot de
seize écharpes rouges, adjugé 2.000 euros (estimation 80/120). Quant au
large chapeau de paille ajouré, avec lequel l'ancien président disparu
a souvent été photographié, lors de ses séjours à Latché (Landes), il a
trouvé preneur à 1.400 euros (estimation 100/150). Autre lot très
attendu, la paire de pantoufles en velours noir rebrodées d'une rose
rouge. Estimées entre 150 et 250 euros, elle a été adjugée 1.000 euros.
Cadeau de Fidel Castro
Du côté des souvenirs, un ensemble italien, composé d'un pingouin et
d'un caneton en verre moucheté noir et or a été adjugé 1.100 euros
(estimation 200/300), tandis qu'une boîte à cigares personnalisée a
atteint 4.200 euros (estimation 100/150). Un attaché-case, en métal
doré et croco, cadeau de Fidel Castro, est parti à 4.700 euros
(estimation 500/700).
L'un des lots à la plus haute estimation de la vacation (1.500/2.000
euros), une valise-coffret en cuir grainé vert, ponctué d'armoiries et
garni de flacons de sels, parfums et huiles de bain, cadeau de l'Arabie
saoudite, a été adjugé 3.200 euros.
Alain Chabat
Plusieurs centaines de personnes ont suivi les enchères, parmi
lesquelles de nombreux curieux, mais aussi des admirateurs de l'ancien
président. Parmi eux, le comédien et réalisateur Alain Chabat. L'ancien
"Nul" s'est porté acquéreur d'une toque de vison brun griffée Gelot,
marquée des initiales "FM". "C'est pour offrir, donc son prix restera
un secret", a-t-il confié à l'Associated Press, tout en évoquant son
"profond respect" et son "admiration pour l'homme d'Etat" qu'était
François Mitterrand. (AP).
Note YR : Un chapeau à 7 800 euros ! c'est vraiment du délire ! Et Jack Lang il a acheté l'attaché-case ?
La fracture
FDA
FDA Quotidien du 30 janvier 2008
Les dirigeants frontistes et la presse nationale – notamment
aujourd’hui le dernier numéro de Minute – n’ont pas manqué de fustiger
les propositions de la commission Attali, rebaptisé finement «
commission Attila » par Marine Le Pen, appellation d’ailleurs reprise
cette semaine par Le Canard Enchaîné… et par le député UMP Guy Tessier
qui n’a pas poussé l’audace jusqu’à citer sa source… Ces propositions –
mêlant en un vaste fourre-tout mesures de bon sens piochées parfois
dans le programme du FN, et délires marqués du sceau du mondialisme le
plus échevelé – ont été accueillies avec enthousiasme et validées d’un
bloc par un Sarkozy décidemment bien déconnecté du réel.
L’opposition
patriotique, elle, a dénoncé l’immigrationnisme ubuesque prôné par
ladite Commission, son appel à la discrimination positive au nom de la
« diversité », sa volonté de briser définitivement les reins du petit
commerce en favorisant encore plus la grande distribution, la
modulation des prestations familiales en fonction du revenu des
ménages, etc. Conscients du décrochage de Sarkozy dans l’opinion,
notamment auprès de l’électorat droitier qui l’avait plébiscité l’année
dernière, les candidats UMP considèrent désormais Sarkozy comme un
boulet qui plombe leur campagne et ne se bousculent plus pour
apparaître à ses côtés… Pareillement, les caciques de l’UMP ont poussé
des cris d’orfraies lorsque les conclusions de la Commission Attali ont
été rendues publiques. D’autant qu’avec la morgue qui le caractérise,
Jacques Attali a vertement répondu la semaine dernière aux critiques
sur ses propositions, évoquant au sujet du député Claude Goasguen, « la
République des imbéciles », et rappelant à l’ex-Premier Ministre
Jean-Pierre Raffarin, que sa « façon de gouverner la France fut un
désastre » ; manière de gouverner un peu dans la lignée, il est vrai,
des amis socialistes de M. Attali, quand ce dernier était le conseiller
de François Mitterrand à l’Elysée…
Toujours aussi pitoyables…
Le Figaro dans les pages « économie » de son édition en date du 30
janvier fait état du trouble des élus de l’UMP à l’occasion de
l’audition mardi de M. Attali devant la commission des finances et des
affaires sociales de l’Assemblée. Occasion pour ce dernier de s’excuser
pour les propos que nous avons cités précédemment mais de ne rien céder
sur la philosophie antinationale de son rapport. Les députés UMP, qui
en bons politiciens de l’Etablissement s’acharnent avant tout à sauver
leurs prébendes en se vautrant dans le clientélisme, n’ont pas tant
attaqué les mesures sur le fond que leur conséquence sur les élections
de mars. Les candidats sarkozystes, rapporte Le Figaro, ont fait valoir
que « s’attaquer aux taxis et aux coiffeurs, qui passent leur journée à
parler (sic) à la veille des municipales, était le plus sûr moyen pour
que leur mécontentement fasse tache d’huile ». Jean-François Copé,
président du groupe UMP, a rappelé que l’évocation du projet de TVA
sociale entre les deux tours des dernières législatives avait coûté
leur siège à de nombreux candidats de la droite mondialiste… Une droite
antinationale qui, à force de courir derrière la gauche, de souhaiter
toujours plus d’immigration, de mosquées, de discrimination positive,
perd tout crédit. A l’instar d’une Françoise de Panafieu larguée dans
les sondages face à Bertrand Delanoë à Paris, ou d’un Dominique Perben
à Lyon face au socialiste Gérard Collomb qui le devancerait de 20
points au second tour d’après le sondage Sofres-Le Figaro publié
mercredi.
Plus dure sera la chute
Une enquête d’opinion réalisée par l’institut CSA pour Valeurs
actuelles à paraître vendredi indique cependant que le désamour
croissant de nos compatriotes pour l’action menée par Nicolas Sarkozy
n’a pas pour effet de gonfler le capital de confiance dont dispose le
Parti Socialiste. Comme le mois dernier, 56% des personnes interrogées
estiment que « les interventions et déclarations » des dirigeants du PS
« ne vont pas dans le bon sens », seulement 20% pensent que le PS
mènerait « une meilleure politique que celle conduite actuellement »,
23% qu’elle serait « moins bonne », 53% (en augmentation de trois
points) qu’elle ne serait « ni meilleure ni moins bonne ». Ce même
sondage confirme le dévissage du chef de l’Etat dans l’opinion : 52%
des Français affirment que son action de va « plutôt dans le mauvais
sens », (en hausse de 8 points par rapport à décembre), tandis que 37%
(en baisse de 7 points) considèrent qu'elle va « plutôt dans le bon
sens ».
Pareillement il ne se trouve plus que 48% des sondés pour
estimer que notre Président bling-bling « incarne bien la fonction
présidentielle », en baisse de 9 points en un mois, tandis que
parallèlement 45% sont d’un avis inverse, en progression de 9 points.
Significativement, c’est sur la trahison du programme droitier sur
lequel il s’est fait élire que le compagnon de Carla Bruni a le plus
déçu. En un mois Sarkozy chute de 11 points dans l’opinion, et il ne
reste plus que 46% des sondés pour estimer qu'il « tient ses promesses
de campagne », contre 48% qui pensent le contraire, en progression de
14 points. On l’aura compris, le mouvement de balancier qui a amené à
Sarkozy nombre d’électeurs frontistes pourrait rapidement s’inverser
dans les prochains mois.
C’est en tout cas le sentiment des candidats
et militants frontistes en campagne qui, sans préjuger des résultats
des élections de mars prochain – pourquoi le cacher, elles seront
difficiles pour l’Opposition nationale –, reçoivent sur le terrain, sur
les marchés, les témoignages des commerçants, des Français qui font
part de leur écœurement et de leur déception. Français qui prédisent au
FN, que certains ont une nouvelle fois enterré un peu vite, un retour
au tout premier plan au fur et à mesure que les dernières illusions se
dissiperont et que l’arnaque sarkozyste apparaîtra en pleine lumière.
Reste qu’il y a un domaine sur lequel Sarkozy tient ses promesses.
A
savoir sa volonté clairement affichée, dès le départ, de poursuivre le
démantèlement de notre souveraineté et la dilution de nos libertés dans
le magma euro-bruxellois en passant outre la volonté du peuple
souverain. Ainsi après les députés à l’Assemblée nationale le 16
janvier, il s’est trouvé une forte majorité de sénateurs pour approuver
cette forfaiture et adopter dans la nuit de mardi à mercredi la
révision de la Constitution, préalable indispensable à la ratification
de la constitution européiste, dénommée « traité de Lisbonne ».
Caracas la nouvelle Havane de monsieur Lang
Celui qui croit toujours être le ministre de la culture de notre république, celui qui, depuis quelques mois à véritablement les yeux de Chimène pour l'être suprême qui habite au Palais, celui dont-on ne serait pas vraiment surpris de revoir au gouvernement à la prochaine redistribution des rôles, le très médiatisé et follement attiré comme un papillon par les lumières des caméras ( tout comme son nouvel ami de l'Elysée, comme c'est intriguant ! ), Jack Lang était à Caracas samedi dernier, la capitale du Vénézuela à l'occasion du congrès de l'Alternative bolivarienne pour les Amériques, une organisation fondée par le Nicaragua, le Vénézuela et la Bolivie pour contrer l'autre organisation inter-État du continent américain l'ALCA ( anciennement ALENA ) qui regroupe les Etats-Unis, le Canada et le Mexique.
Jack Lang y était en qualité d'observateur. Observateur de quoi : et bien tout simplement de la prise de pouvoir, déjà politique, financière et idéologique de Hugo Chavez et de ses deux partenaires , le président bolivien Evo Morales et Nicaraguayen Daniel Ortega sur une partie non négligeable de l'Amérique du sud reprenant ainsi le flambeau quelque peu dégarni des mains d'un Fidel Castro sur le déclin.
D'ailleurs dans son discours stylisé que l'on connaît bien le député du Pas-de-Calais à donné immédiatement le ton en critiquant ouvertement la politique du président Américain George-W-Bush - ce qui paraît tout à fait logique - mais aussi celle du président colombien Alvaro Uribe qui a contre lui le tord de ne vouloir discuter qu'à reculon avec les terroristes marxistes qui ensanglantent son pays depuis soixante ans et qui ont assassinés son père...
Jack Lang, qui du temps de la splendeur mitterrandienne ( photo ) montait la roche de Solutré en dansant la Carmagnole, à trouvé dans la jungle sud-américaine une nouvelle idole. Sera-t-elle plus puissante que celle qu'il a déniché en France ?
Yann Redekker
Traité européen: 59% des Français veulent un référendum
Yahoo actualités
édition du 31 janvier 2008
PARIS - Cinquante-neuf pour cent des Français veulent un référendum sur
le nouveau traité européen, alors que 33% préfèrent qu'il soit ratifié
par le Parlement, selon un sondage CSA paraissant dans "L'Humanité
Dimanche". Huit pour cent des personnes interrogées ne se prononcent
pas.
Fin octobre, d'après un sondage similaire réalisé pour "Le
Parisien", 61% des Français souhaitaient que le traité soit ratifié par
référendum, alors que 31% étaient partisans d'une ratification par le
Parlement et que 8% ne se prononçaient pas.
- sondage réalisé par téléphone les 23 et 24 janvier auprès d'un échantillon national représentatif de 960 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas. AP
Note YR : Oui, mais Sarkozy n'en veut pas, et c'est lui le patron !
30-01-08
Ouverture à gauche de l'UMP : l'épidémie
Je disais hier que les socialistes venaient de perdre un cadre passé avec ses armes et ses bagages dans le gibet de l'UMP dans la ville de Calais. Ce n'est évidemment pas un cas unique à gauche. Dans le département du Jura et plus particulièrement dans la ville de Dole ( ancien " fief " de Dominique Voynet qui ayant collectionné les vestes dans le Jura s'est faites élire sénatrice de Seine -Saint-Denis abandonnant ainsi le 3-9 pour le 9-3... ), c'est un élu du Parti Radical de Gauche Eric Rauscher qui vient de rejoindre la liste de l'actuel premier magistrat de la ville le sénateur UMP Gilbert Barbier, maire de Dole depuis 1983.
C'est beau d'avoir des convictions !

