Le blog de Yann Redekker

Un regard neuf sur une vieille idée : la Nation

03-02-08

Homme blessé par un policier dans le Val-d'Oise: les policiers déférés dans la soirée

Policer_2Yahoo actualités

édition du 3 février 2008

Paris (AFP) - Le policier en état d'ébriété soupçonné d'avoir grièvement blessé par balle un homme dans un restaurant du Val-d'Oise, dans la nuit de vendredi à samedi, devait être déférés dimanche soir devant le parquet de Pontoise, ainsi que le collègue qui l'accompagnait, a-t-on appris de source judiciaire.

Le premier pourrait être poursuivi pour "menaces et violences avec arme ayant entraîné une invalidité permanente" et le deuxième, rattrapé alors qu'il prenait la fuite, pour "non-assistance à personne en danger".

Tous deux sont chauffeurs au service central automobile de la police et étaient hors service.

"Le pronostic vital reste engagé" pour le blessé, "atteint grièvement à la moelle épinière" et qui "restera invalide", a précisé la source. La victime est un "serveur" du restaurant, selon cette source, et non un "client", comme l'avait écrit le ministère de l'Intérieur samedi.

Les circonstances dans lesquelles l'un des policiers a fait usage de son arme au restaurant indien "Le Petit prince" restent floues.

Selon la source judiciaire, les deux policiers, hors service, se sont déplacés dans plusieurs bars vendredi soir "pour fêter la chandeleur" avant d'arriver à cet établissement de Franconville.

"Un premier serveur aurait été menacé avec une arme et serait parti car il avait peur", a-t-on souligné. Pour "une raison indéterminée encore", "un coup est parti sur un autre serveur". L'auteur présumé du coup de feu avait un taux supérieur à 2 grammes d'alcool dans le sang.

Placés en garde à vue dans les locaux de la DRPJ à Versailles, les deux policiers ont été immédiatement suspendus à la demande de la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie.

Leur comportement est "intolérable" et "inadmissible" avait souligné samedi la ministre.

Leur attitude "irresponsable et indigne" est "totalement contraire à l'honneur et à l'éthique de la Police Nationale", a écrit Mme Alliot-Marie, qui exprime sa "compassion" et son "soutien" au blessé et à sa famille.

Une procédure disciplinaire est engagée par l'Inspection Générale de la Police Nationale, selon l'Intérieur.

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Versailles 6 février 2008

manifreferendum

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Serbie : BorisTadic réélu

Tadic_1Le Figaro

édition du 3 février 2008

Le président sortant Boris Tadic, pro-européen, est arrivé très légèrement en tête de l'élection présidentielle en Serbie dimanche, selon les estimations d'un institut indépendant, confirmées par le décompte de la moitié des bulletins par la commission électorale. Boris Tadci aurait remporté 50,5% des voix contre 47,9% pour le candidat ultranationaliste pro-russe Tomislav Nikolic.

Quelques minutes après ces résultats, dimanche soir, Tomislav Nikolic a reconnu sa défaite : «Je vous informe que Boris Tadic a fort probablement remporté l'élection présidentielle et que son avance est de 2%». «Je souhaite le féliciter de cette victoire», a-t-il ajouté, appelant également la Russie «à continuer à aider la Serbie comme jusqu'à présent».

Participation record

Aussitôt après ces annonces, un concert de klaxons a retenti à Belgrade tandis que des voitures arborant à leurs fenêtres des drapeaux jaune et bleu du Parti démocrate (DS) de Tadic sillonnaient la ville.

Les Serbes ont voté en nombre lors de cette présidentielle qui a pris la dimension d'un référendum pour ou contre le rapprochement avec l'Union européenne. La participation a en effet atteint 67,6% (plus de 4,5 millions de votants sur environ 6,7 millions d'inscrits), un chiffre record depuis l'élection présidentielle de 2000, qui avait précipité la chute du régime autoritaire de Slobodan Milosevic.

L'élection de dimanche, considérée comme «la plus incertaine» de l'histoire récente de la Serbie, était aussi la plus importante depuis 2000.

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Pavillon de la Lanterne

Peuple_Konk

Ainsi le président de la République las de devoir se rendre dans les réceptions offertes en son honneur dans les très nombreux pays étrangers qu'il visite ( il va si le rythme continue à cette allure  pas tarder à dépasser le nombre de voyages effectués par Chirac en onze ans ! ) en célibataire a passé l'anneau au doigt de Carla Bruni qui devient désormais la nouvelle " première dame de France ", elle qui dans un entretien publié par un quotidien britannique a déversé tout le bien qu'elle pense des Français ( il est à noter que Carla Sarkozy est de nationalité italienne ).

Nicolas Sarkozy qui a en quelques mois fait passer le palais de l'Elysée de la maison de retraite dorée du couple corrézien en château de Cendrillon est un époux assurément comblé.
Mais le problème, finalement n'est pas là. Sarkozy, tout comme Mitterrand à son époque, a tout à fait le droit - et heureusement ! - de gérer sa vie comme il lui convient ... à la différence extrême que le chef socialiste ne paradait que très rarement avec les industriels amis et jamais avec la mère de sa fille Mazarine. Le Chef de l'État a manifestement mélangé les genres en affichant consciemment et avec fierté sa vie privée depuis très longtemps mais de façon " démentionnelle " depuis son élection le 6 mai 2007.

Le couple présidentiel qui n'a pas voulu que leur mariage fasse l'objet d'un déchainement médiatique digne des mariages royaux de nos voisins anglais, belges ou encore espagnols, a fait cette fois ci dans une discrétion toute relative.  Ils ont passés leur nuit de noce  au Pavillon de la Lanterne à Versailles désormais  lieu de villégiature du président de la République. Et leur voyage de noce ? Ils sont déjà allé se prélasser en Égypte, en Jordanie et même à Disney Marne-la-Vallée... Je leur propose tout simplement de se rendre à Bruxelles, oh, certes, ce n'est pas très exotique et en ce mois de février la température extérieure n'est pas affriolantes et ce n'est pas à Bruxelles que l'on verra le couple présidentiel français en tenue de plage, mais ça aurait au moins l'avantage de marquer les esprits, aussi bien ceux des Français que des étrangers et de faire ainsi allégéance personnelle aux nouveaux maîtres : Bruxelles avant d'être la capitale de la Belgique ( d'ailleurs ce pays est-il réel ? ) est bien celle du nouvel empire, celui qui s'est lui-même nommé " Union européenne ".

Le mariage Sarkozy-Bruni ( mariage européen s'il en est entre un français d'origine hongroise et une italienne ) correspond étrangement au fait que demain 4 février 2008,  les 577 députés et 330 sénateurs Français ont rendez-vous dans l'Aile du midi du château de Versailles ( tiens donc ! ) pour réviser la Constitution de notre pays pour permettre la ratification du Traité de Lisbonne avant que ceux-ci ne votent le texte dans la foulée le 7 février.

La mascarade qui va avoir lieu cette semaine est indigne d'une démocratie dont se targue la France d'être la lanterne ( tiens donc ! ) dans le monde. Les parlementaires qui, c'est hélas une chose certaine, vont aller largement dans le sens voulu par nos dirigeants ont absolument oubliés que le 29 mai 2005, il n'y a pas trois ans, les Français ont choisis , et largement, de garder leur souveraineté ( 55% ).

Refuser de passer par le référendum est un véritable déni de démocratie c'est même beaucoup plus grave c'est véritablement un coup d'État sans le nom. C'est à une manipulation d'une ampleur jusque là inconnue qui est à l'œuvre actuellement, une manipulation qui concoure tout simplement à la disparition des nations et des peuples qui se mélangeraient " joyeusement " dans un grand ensemble européen au début, euro-méditerranéen ensuite et sûrement global finalement.

Une véritable utopie et une forfaiterie !

Yann Redekker

 

 

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Colloque contre l'islamisation de nos villes : Un nouveau succès pour Synthèse Nationale !

Synth_se_1Synthèse nationale

édition du 3 février 2008

Ramener l’islamisation des villes de France au cœur de la campagne pour les élections municipales, tel était l’objectif du colloque organisé samedi 2 février à Paris par Synthèse nationale.

 

Devant 220 participants, parmi lesquels nous notions la présence de l’ancien député de l’Oise Pierre Descaves, de la députée flamande Hilde De Lobel, de Tim Rait, haut responsable du British National Party, venu spécialement de Londres pour assister à cette réunion, du Docteur Xavier Dore et de plusieurs conseillers régionaux du Front national ainsi que celle de nombreux élus municipaux et de candidats nationaux et identitaires aux municipales, les orateurs qui se sont succédés à la tribune ont abordé à la fois l’historique de ce phénomène, sa dimension dramatique et ethnocide et les solutions pour la combattre.

Ainsi, Bernard Antony, Président de Chrétienté solidarité, nous a magnifiquement brossé le vrai visage de l’islam conquérant en démontant les mécanismes mensongers de ceux qui essaient de nous faire croire que l’islam serait une religion d’amour et de tolérance. Il nous rappela que l’islam est aujourd’hui plus dangereux pour notre civilisation que le fut le communisme hier.

Lui succéda Nicolas Tandler, écrivain et journaliste qui écrit régulièrement dans notre revue. Celui-ci évoqua, avec la précision que nous lui connaissons, la collaboration entre certains syndicats et l’islamisation du monde du travail.

Patricia Vayssière, courageuse conseillère municipale MNR de Montreuil, fut ovationnée par l’assistance lorsqu’elle expliqua comment elle a réussi à faire annuler la subvention accordée par la municipalité communiste de sa ville pour la construction d’une grande mosquée. Elle encouragea, en leur donnant le mode d’emploi, tous ceux qui ne veulent pas voir surgir un minaret dans leur ville à en faire autant.

La première partie de ce colloque se termina par l’intervention de notre amie Odile Bonnivart, porte-parole de Solidarité des Français, qui nous rappela, avec réalisme, qu’un Congolais, fût-il de nationalité française et parfaitement intégré dans la société, ne fera jamais pour autant un véritable Européen. De la même manière qu’un Européen qui vit en Afrique ne sera jamais un Africain.

Après une pause au cours de laquelle les participants purent visiter les stands et se fournir en livres et revues, la seconde partie du colloque débuta par l’exposé remarquable de Jean-Claude Rollinat qui se livra à un état fort détaillé et alarmant de l’enracinement de l’islam dans le monde et de l’expansion de celui-ci en Europe.

Martin Peltier, dont le talent de polémiste n’est plus à démontrer, mit une note d’humour digne de Marcel Aymé, pour désigner les vrais responsables de l’islamisation de la France et de l’Europe.

Jean-François Touzé, conseiller régional d’Ile-de-France et président du Club Convergences nationales, appela au rassemblement de toutes les énergies dans le nécessaire combat politique pour que la France redevienne la France et l’Europe reste européenne. Il conclut en citant la fameuse réplique du Général de Castelnau, « Il faut que Verdun tienne, donc Verdun tiendra », CQFD.

Robert Spieler, Président d’Alsace d’abord et candidat à la mairie de Strasbourg, appela à la résistance nationale, identitaire et européenne. Il présenta au public parisien la vaste campagne européenne lancée le 17 janvier dernier à Anvers à l’initiative de Filip Dewinter, porte parole du Vlaams belang, contre l’islamisation de nos villes. En organisant ce colloque, Synthèse nationale donne le coup d’envoie de cette campagne en France.

Après avoir donné la parole à Myriam Baeckeroot, conseillère régional d’Ile-de-France et initiatrice du Comité pour le respect du NON français, qui expliqua, deux jours avant la ratification du Traité de Lisbonne, le sens de son combat, Roland Hélie conclut cette journée en rappelant l’esprit unitaire qui anime Synthèse nationale et en insistant sur la nécessité absolue de faire de la lutte contre l’islamisation le fer de lance de la résistance identitaire.

Les actes de ce colloque seront publiés dans la prochaine livraison de Synthèse nationale.

Synthèse nationale tient à remercier Radio Courtoisie, Rivarol, Novopress, Altermedia ainsi que les nombreux bulletins, sites et blogs (qu'ils nous pardonnent de ne pas pouvoir tous les citer) qui nous ont fait l'amitié d'annoncer ce colloque.



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Un gendarme grièvement blessé par des voleurs de voiture

Gendarme_1Yahoo actualités

édition du 3 février 2008

Mulhouse - Un maréchal des logis chef de 42 ans a été grièvement blessé par des voleurs de voiture, dimanche, peu avant midi, boulevard de l'Europe, à Mulhouse (Haut-Rhin), a-t-on appris auprès de la gendarmerie. Le gendarme a été transporté à l'hôpital Emile Muller de Mulhouse où ses jours ne semblaient pas en danger.

Des gendarmes de Colmar, de Mulhouse et des policiers de cette ville recherchaient une Mini Cooper volée. Le conducteur de la voiture dérobée, apercevant les forces de l'ordre, a foncé sur une voiture de police avant de faucher un gendarme qui sortait de son véhicule banalisé, selon la gendarmerie.

Le gendarme a été traîné sur une cinquantaine de mètres. Il est gravement blessé aux bras, au côté, et à la tête, précise-t-on de même source. La Mini a disparu. Le chauffeur et deux ou trois passagers étaient activement recherchés. AP

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Trois psychiatres marseillais écroués pour trafic de certificats

sans_papiers_manifestationYahoo actualités

édition du 2 février 2008

Marseille (Reuters) - Trois psychiatres marseillais ont été mis en examen et écroués pour leur participation présumée à un vaste trafic de titres de séjour irrégulier, a-t-on appris de source judiciaire.

Un quatrième en poste dans un hôpital marseillais a été mis en examen et remis en liberté.

Le juge marseillais Carole Sayous les a mis en examen pour "aide au séjour irrégulier en bande organisée, établissement de faux certificats médicaux et usage de faux".

Quatre autres personnes, dont la présidente de l'Association pour l'aide et le séjour (APAS), ont également été incarcérées.

L'association, qui avait une mission d'aide aux travailleurs étrangers, a profité de sa structure pour proposer aux clandestins des titres de séjour provisoire en leur assurant un statut d'étranger malade.

Les documents étaient monnayés entre 1.500 et 2.000 euros pièce. Une partie des gains a été reversée aux psychiatres qui ont établi les certificats médicaux de complaisance.

Les enquêteurs ont chiffré à près de deux millions d'euros l'ampleur de la fraude.

Note YR : Et ce sont des gens comme cela, des véritables négriers, qui nous accusent, nous autres militants patriotes d'être des xénophobes, des racistes voir pire ! Sous couvert de bonnes oeuvres et de militantisme envers les clandestins nos compères marseillais se remplissaient avec allégresse les poches...

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Les héritiers de Champlain

ChamplainValeurs Actuelles

Article de Claude Jacquemart publié dans Valeurs Actuelles du 25 janvier 2008

Québec
, Nouvelle-France, Bel­le Province, Bas-Canada, Vieille Province, province de Québec : ces noms ont été tour à tour donnés à la partie orientale de l’actuel Canada, au nord du fleuve Saint-Laurent, où Samuel de Champlain planta le drapeau de la France, il y a quatre cents ans, en juillet 1608. Ce territoire n’était alors peuplé que de tribus indiennes.

Près de 7,5 millions d’habitants vivent aujourd’hui sur un espace immense (1 667 441 kilomètres carrés, trois fois la France), principalement dans les villes. De nombreux immigrants sont venus grossir, par strates, la population française des origines. Sans que se dissolve le particularisme d’une communauté consciente de son destin exceptionnel.

Historiquement, le Québec a vécu trois périodes. La Nouvelle-France, selon le nom donné en 1524 à cette région par l’Italien Verrazzano man­daté par François Ier, fut d’abord, pendant un siècle et demi, colonie française, avec une population – outre les Indiens – venue notamment de Normandie, à la fois catholique, conservatrice et mue par l’esprit pionnier (les “coureurs des bois”). Elle fut ensuite colonie anglaise, les Français se sentant alors traités en balourds et en sujets de seconde zone. Enfin, devenue la province de Québec, elle n’eut de cesse d’affirmer son originalité.

Le précurseur, côté français, fut Jacques Cartier. En 1534, ce Malouin prit possession du Canada au nom du roi de France et remonta le Saint-Laurent. Canada, autrement dit “village” en iroquois, à moins qu’il ne s’agisse du “pays où il y a de nombreux lacs”. Cartier fit trois voyages au Canada. Le deuxième le mena au cap Diamant devant lequel son pilote, un Nor­mand, se serait exclamé : « Qué bec ! » (Mais “kebec” signifierait, en langue indienne, “rétrécissement” ou “y a rien là”.) Il poussa également jusqu’à Hochelaga, où fut érigée Ville-Marie, future Montréal.

Le commerce des peaux de castor dont Henri IV avait confié le monopole à l’un de ses amis huguenots, Pierre du Gua de Monts, fut à l’ori­gine de l’expédition de Champlain en 1608. Chargé d’établir une “abitation” (une colonie) sur le Saint-Laurent, Champlain, né à Brouage en Saintonge dans une famille huguenote (il finira excellent catholique), remonta, comme Cartier au siècle précédent, jusqu’au cap Diamant. Il y éleva son “abitation” sur le lieu qui deviendra Québec. Des religieux (les récollets) débarquèrent en Nouvelle-France en 1615, suivis par de nouveaux immigrants. En juillet 1629, Champlain dut abandonner Québec à une expédition anglaise. Le traité de Saint-Germain-en-Laye, en 1632, mit fin à cette occupation. Nommé gouverneur de la Nouvelle-France, Champlain mourut trois ans plus tard, le jour de Noël.

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, la Nou­velle-Angleterre, protestante, comptait 1,2 million d’habitants quand la colonie française voisine, la Nouvelle-France, n’en dénombrait que 70 000. En 1665, Québec n’était qu’une bourgade : moins de 70 maisons, 550 habitants. Cependant, cette même année, arrivèrent à Québec un nouvel intendant, Jean Talon, ainsi que le régiment de Carignan-Salières et les premières “filles du roi” (orphelines, filles enlevées à leurs familles huguenotes, et autres). La colonie se peu­pla aussi avec des “engagés” liés pour trois ans à des propriétaires. En 1670, Talon trouva un nom pour les habitants de la Nouvelle-France. Désormais, ils seraient des Canadois ou des Canadiens.

Le destin de la colonie se joua le 18 septembre 1759 au lieu-dit les plaines d’Abraham, sous les murs de Québec. Louis XV avait confié à Montcalm le commandement des troupes françaises. Le général anglais James Wolfe vint assiéger Québec avec de gros moyens. La bataille des plaines d’Abra­ham tourna à son avantage. Wolfe et Montcalm y perdirent la vie. Mais la ville se rendit, puis toute la province. La métropole prit la chose avec désinvolture. Voltaire raillait les deux grandes nations qui se faisaient la guerre « pour quelques arpents de neige vers le Canada ». Le 10 février 1763, le traité de Paris consacra la victoire an­glaise.

Alors s’ouvrit la deuxième période de l’histoire du Québec. Jusqu’en 1774, les Canadiens furent sou­mis à un régime militaire. Puis la tutelle anglaise se fit plus souple. La guerre d’Indépendance américaine amena des milliers d’Anglais loyalistes à trouver refuge au nord du Saint-Laurent. En considération de cet état de fait, une loi constitutionnelle de 1791 supprima la province de Québec pour la remplacer par le Haut-Canada (anglophone) et le Bas-Canada (francophone), dotés chacun d’une assemblée élue. Ainsi fut ébauchée, sous la tutelle de Londres, la confédération, qui, de nos jours, même si la reine d’Angleterre n’est plus que suzeraine nominale d’un pays devenu indépendant, constitue le cadre institutionnel du Canada.

Dès lors, les Québécois se trouvèrent devant une alternative que résume Daniel Vernet dans son excellent Roman du Québec : être « une partie d’un grand ensemble ou le tout d’une minuscule nation ». Le terme “minuscule” ne s’appliquant d’ailleurs qu’à la faiblesse démographique du pays, non à son étendue, immense, ni à ses richesses.

L’aspiration à l’indépendance fut ponctuée au XIXe siècle par des événements sanglants. Finalement, c’est par la voie légale que le Québec allait accéder à l’autonomie, dans le cadre de la constitution, en 1867, du dominion du Canada. Au début du XXe siècle s’organisèrent les mouvements indépendantistes : Ligue nationaliste canadienne, Association de la jeunesse catholique franco-canadienne. De 1936 jusqu’à sa mort en 1959, Maurice Duplessis, chef du parti d’Union nationale et premier ministre de la province à deux reprises, marqua durablement l’histoire du Québec. Conservateur, anticommuniste, autoritaire, il se voulait autonomiste mais non séparatiste. Sa devise : « La coopération toujours, l’assimilation jamais. » Le Québec lui doit son drapeau : la croix blanche sur fond bleu avec qua­tre fleurs de lis.

Après sa mort, les libéraux revinrent au pouvoir avec Jean Lesage, partisan d’une “révolution tranquille”. C’est ainsi qu’en 1964 fut créé un ministère de l’Éducation, destiné à enlever cette der­nière à la tutelle jugée trop pesante de l’Église. C’est ainsi que furent lancées de grandes réformes économiques qui firent qualifier cette pé­riode, par allusion aux “trente glorieuses” de Fou­rastié, les “dix glorieuses”.

Peut-être faut-il dater de 1967 le début de la troisième période de l’histoire québécoise. En juillet de cette année-là, le général de Gaulle qui, depuis longtemps, prophétisait en privé qu’un jour le Québec deviendrait indépendant, rendit visite à la “Belle Province”. Un coup de tonnerre, avec cette exclamation : « Vive le Québec libre ! » lancée, du balcon de l’hôtel de ville de Montréal, à une foule en délire, agitant des drapeaux à fleurs de lis.

Dans son livre de souvenirs, le Général et le Journaliste, Jean Mauriac souligne avec quel soin fut préparé le voyage, qu’il suivit de bout en bout. C’est sur un bâtiment de la marine nationale, le Colbert, que de Gaulle, venu en visite au pavillon français de l’exposition universelle de Montréal, remonta le Saint-Laurent jusqu’à Québec, accomplissant ainsi le trajet suivi jadis par Cartier et Champlain. Le lendemain, 24 juillet, il prit le chemin du Roy, la route de 270 kilomètres reliant Québec à Montréal, s’arrêtant pour d’incessants bains de foule. De la marée humaine qui l’attendait à Montréal, il dira : « C’était une at­mosphère du même genre que celle de la Libération. »

Après le Québec, de Gaulle devait se rendre à Ottawa. Le gouvernement fédéral ayant dénoncé l’ingérence « intolérable » que constituait à ses yeux le discours de Montréal, il annula sa visite et rentra à Paris.

Son appui ostensible eut un effet entraînant sur les souverainistes québécois. En 1968, l’Assemblée du Québec devint “nationale”. La même année fut fondé le Parti québécois (PQ) dont le leader, René Lévesque, transfuge du Parti libéral, se voulait partisan d’une indépendance totale de la province. Le recours au terrorisme du Front de libération du Québec (FLQ) nuisit à la cause. Porté par le courant souverainiste, le gouvernement provincial de Robert Bourassa, leader du Parti libéral, fit cependant adopter en juillet 1974 une loi instituant « le français comme langue officielle du Québec ». Et en novem­bre 1976, le Parti québécois remportait une victoire électorale éclatante : 41,4 % des voix, 71 sièges sur 110 à l’Assemblée nationale.

Lévesque avait exposé sa stratégie : d’abord gagner les élections, puis organiser un référendum sur la souveraineté-association. La date du référendum fut fixée au 20 mai 1980. La question était-elle mal posée ? Les Québécois eurent-ils peur de franchir le Rubicon ? Lé­vesque réclamait le pouvoir de négocier avec le gouvernement fédéral, le changement éventuel de statut politique devant faire l’objet d’un nou­veau référendum. Le “non” obtint 60 % des suffrages.

Robert Bourassa, revenu au pouvoir en 1985 avec les libéraux, signa en 1987, avec le pre­mier ministre fédéral et les premiers ministres provinciaux, l’accord du lac Meech, qui re­connaissait au Qué­bec la qualité de “société distincte” au sein du Canada, accord qui n’a jamais été ratifié. Puis le Parti québécois redevint majoritaire en 1994 avec Jacques Parizeau. Un nouveau référendum demanda aux Québécois s’ils acceptaient que le Québec devienne “souverain”. Le “non” l’emporta une nouvelle fois, mais à 50,6 %. Peut-être le poids des immigrés (20 % de la population), aux origines et aux aspirations différentes de celles des Québécois de souche, pesa-t-il sur ce résultat.

En réalité, le Québec est devenu « une Amérique qui parle français ». Sous l’impulsion du Parti libéral fédéral, pour le moment dans l’opposition, dont le chef, Stéphane Dion (parent éloigné de la chanteuse), est un Québécois francophone, il fut reconnu en 2006 comme une « na­tion au sein du Canada ». Mais, souligne Daniel Vernet, « l’indépendance semble avoir disparu, au moins pour un temps, des mythes nationaux du Québec ». Même si, comme l’affirme l’historien Yvan Lamonde, l’indépendance n’est qu’« un match différé ».

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Pays-Bas : on régularise

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édition du 2 février 2008

Un discret communiqué gouvernemental a confirmé vendredi les rumeurs : près de 27500 demandeurs d’asile seront régularisés dans les prochains mois aux Pays-Bas. Ils doivent pour cela être arrivés dans ce pays avant avril 2001, n’avoir aucun délit à se reprocher et être passés entre les mailles du filet lors de précédentes expulsions. Leurs familles seront également accueillies si elles les ont rejoints avant le 13 décembre 2006. La suite de l’opération est un beau défi pour les communes néerlandaises : le gouvernement leur demande de trouver des logements pour les régularisés d’ici à 2010. En attendant, ils resteront dans les centres d’accueil.

Il faudra également trouver des emplois à ces familles, pour qu’elles s’intègrent petit à petit au sein de la société et acquièrent leur indépendance financière. Tant que ce ne sera pas le cas, la mesure de régularisation coûtera de 40 à 50 millions d’euros au contribuable néerlandais.

Cette amnistie générale est une victoire pour les partis de gauche, qui exigeaient de longue date la régularisation des demandeurs d’asile de longue durée. Estimant qu’il n’est pas humain de renvoyer des candidats réfugiés après plusieurs années d’attente et d’espoirs, ils avaient profité de leur nouvelle majorité acquise aux législatives de novembre 2006 pour imposer au gouvernement démissionnaire un moratoire sur les expulsions et imposer au nouveau gouvernement d’organiser la mesure d’amnistie. La majorité gouvernementale qui s’est dégagée des élections s’y est pliée, une lourde concession pour les démocrates-chrétiens du premier ministre Jan Peter Balkenende, faite au Parti travailliste et au Parti social-protestant qui ne seraient pas entrés au gouvernement sans cela.

C’est que M. Balkenende, lors de la coalition précédente qui le liait aux Libéraux, avait, sous l’inflexible ministre de l’Immigration Rita Verdonk, mené une politique particulièrement dure en matière d’immigration, accélérant le rythme des expulsions et décourageant les candidats réfugiés de demander l’asile aux Pays-Bas. Pour les tenants de cette ligne dure, la régularisation va donner des idées à d’autres immigrants, qui mettront le cap sur les Pays-Bas.

La discrétion avec laquelle le gouvernement a donné son aval aux 27500 régularisations illustre le fait que gouvernement redoute de réveiller l’opposition à l’extrême droite de l’échiquier, qui est en train de gagner du terrain dans les sondages avec un discours identitaire fort.

Posté par Redekker à 00:43 - ├ Presse nationale - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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