Le blog de Yann Redekker

Un regard neuf sur une vieille idée : la Nation

05-02-08

Leur Europe : la forfaiture des parlementaires

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Article de Jean Cochet publié le 6 février 2OO8 dans Présent N° 6521.

Petite chronique d’une forfaiture annoncée : la révision de la Constitution, préalable nécessaire à la ratification du traité européen de Lisbonne, a été adoptée lundi par les sénateurs et les députés réunis en congrès à Versailles. La révision – où la majorité des deux tiers (445) des suffrages exprimés (741) était requise – a été approuvée par 560 voix contre 181. Sur les 907 parlementaires inscrits, 893 ont participé au vote.  

Forfaire : agir contrairement à ce qu’on a le devoir de faire. Le devoir des parlementaires français étant de défendre la souveraineté de l’Etat et les intérêts de la nation, et accessoirement de faire respecter le suffrage universel et populaire, c’est bien un vote de forfaiture que ces derniers ont accompli lundi dans le château de Versailles. Par leurs votes, ils ont trahi cette souveraineté et ces intérêts et ils ont bafoué la volonté du peuple, clairement et massivement exprimée.

Sur les 181 parlementaires qui ont voté contre, on compte : 121 PS (91 députés et 30 sénateurs), l’ensemble des 44 élus communistes, 7 députés UMP (dont le député Jacques Myard et le sénateur Charles Pasqua), 1 sénateur RDSE et 8 non inscrits (dont le centriste Jean Lassalle et l’ex-UMP Nicolas Dupont-Aignan). 

152 parlementaires se sont abstenus : 143 PS (94 députés et 49 sénateurs), 6 UMP, 3 députés Verts

J.-M. Le Pen : « Ce que le peuple a refusé… » 

Le vote de trahison recueille, lui, 560 suffrages : 460 UMP, 32 PS (dont les députés Jack Lang et Manuel Valls et le sénateur Robert Badinter), 20 députés non inscrits, la totalité des 30 sénateurs centristes et 15 sénateurs RDSE (sur 16). Cette approbation franche et massive de la part des élus de la majorité en dit long sur les véritables orientations de cette fausse droite acquise aux intérêts de l’Europe marchande et apatride. Une trahison que Jean-Marie Le Pen dénonce en ces termes : « Une nouvelle fois, le château de Versailles, symbole de la souveraineté et de la grandeur de la France, est le théâtre d’une trahison de la nation. En 2005, les députés et sénateurs avaient modifié la Constitution pour qu’elle puisse être compatible avec la Constitution européenne. Or, le peuple français avait rejeté ce texte. Les députés et les sénateurs récidivent aujourd’hui, comme si les Français ne s‘étaient pas exprimés. Ce que le peuple a refusé en 2005, les représentants du peuple l’imposent en 2008. Cette forfaiture disqualifie la représentation nationale. C’est ce que nous dirons, haut et fort, mercredi à 12 h 30, face à l’Assemblée nationale. » 

Le second acte de cette forfaiture parlementaire aura lieu jeudi à l’Assemblée.

Un texte effectivement rejeté le 29 mai 2005, par près de 16 millions de Français, représentant 55% des suffrages exprimés. En novembre dernier, le dictateur pro-castriste Hugo Chavez avait organisé dans son pays un référendum pour être élu à vie. Le peuple a voté contre (à une assez courte majorité d’ailleurs), mais Chavez s’est tout de même incliné. Même en maugréant. On remarquera que Sarkozy, quand il s’agit de l’Europe, est nettement moins démocratique que l‘émule de Fidel Castro. Le peuple avait dit non, mais le gouvernement et les représentants du peuple passent outre. Ils posent sur le non du peuple de France leurs gros fessiers qu’ils s‘étaient fait si rudement botter le 29 mai 2005. Le député PS Henri Emmanuelli, partisan du non, constate : « Nicolas Sarkozy se croit au-dessus de la souveraineté du peuple. Ça va mal finir. De manière générale, la classe politique n’a jamais admis avoir été désavouée en mai 2005. Ils tiennent leur revanche. »

Un retour en catimini

Lundi, avant le vote, Philippe de Villiers avait de son côté dénoncé lui aussi « l’imposture » de ce Congrès. « Le peuple va assister, impuissant, au retour en catimini de la copie conforme du texte rejeté par 55% des Français (…). Pour décider de son avenir et du destin de la France, le peuple français n’aura pas droit à la parole mais simplement au mépris de ses dirigeants. » Et le président du Mouvement pour la France de critiquer vertement ces « technocrates du oui » qui vont, « dans le confort et les dorures de Versailles, savourer leur revanche sur l’immense majorité du peuple français qui a voté non ». C’est fort bien dit. Malheureusement, après l‘élection présidentielle de 2007, où il a réalisé 2,28% des suffrages, ce n’est pas avec le Front national que Philippe de Villiers s’est allié. Il a préféré rallier la majorité de Nicolas Sarkozy, le grand organisateur de la revanche des « technocrates du oui » sur le peuple français.

Pour autant, quand Philippe de Villiers dit des choses bien, pourquoi ne pas le citer ? Mais tout en sachant désormais que l’individu Philippe de Villiers n’est décidément pas à la hauteur des discours qu’il prononce.

Les contorsions du PS

Partagés entre les partisans du oui et ceux du non, entre ceux qui approuvent le traité de Lisbonne mais veulent néanmoins un référendum et ceux qui, à l’instar des dirigeants du parti, veulent s’abstenir, les socialistes se sont livrés lundi à toutes sortes de contorsions, parfois du plus haut comique. Eurocrate convaincu, Pierre Moscovici a été lundi l’un des orateurs socialistes qui a tenté, au terme d’un véritable numéro de funambule, d’expliquer la position de la direction du PS : « La majorité des socialistes souhaite affirmer, en s’abstenant sur le projet de loi constitutionnelle, son regret que le Président se soit dérobé à la voie référendaire. Pour autant, « nous ne voulons pas faire obstacle au traité européen de Lisbonne ». Voilà, tout est dit : la plupart des dirigeants du PS, comme Moscovici lui-même, ne voulaient surtout pas de référendum. Ils feignent pourtant de le réclamer pour calmer un peu leur aile noniste. Au carnaval des hypocrites, les socialistes sont les rois. Comme l’exprime encore mieux un autre socialiste, Bruno Le Roux : « Je vais m’abstenir parce que de toute façon nous allons voter ce traité jeudi. Je vais m’abstenir pour montrer que nous étions pour le référendum et ensuite je voterai oui jeudi. » Pour le projet de loi de ratification.

La farce est jouée. Mais à ce carnaval des hypocrites et des traîtres de comédie, la France vient de perdre le peu de souveraineté qui lui restait.

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Intervention de Jean-François Touzé au colloque de Synthèse nationale sur l'islamisation

Touz__4Jean-François Touzé

Article de Jean-François Touzé publié le 5 février 2008

Mesdames, Messieurs, Chers Amis,

Je voudrais, avant toute chose, remercier Roland Hélie pour son invitation, et saluer l’initiative qu’il a prise en organisant ce colloque.

Si nous sommes réunis ici ce samedi après-midi, c’est bien évidemment que nous sommes tous conscients de la menace mortelle que fait peser, non seulement sur nos villes, mais sur notre nation, notre continent, notre civilisation, la vitalité puissante, bouillonnante et offensive – même s’il s’agit encore d’une offensive contenue – d’un Islam qui, depuis quelques décennies, servi par une démographie galopante, par la lâcheté ou l’inconscience des gouvernements occidentaux, mais aussi par les erreurs d’une Amérique aveugle, a retrouvé en lui-même la force de sa marche collective et sa volonté eschatologique, tant il est vrai que demeurent chevillés au corps mystique de l’inconscient musulman, l’attente et l’espoir, pour les uns du rétablissement du califat, pour les autres du retour de l'Imam caché et du triomphe du Mahdi.

Cette menace, mes chers Amis, nous ne pouvons l’aborder de manière parcellaire. Elle est globale, tout à la fois planétaire, nationale et civilisationnelle.

Planétaire parce que, de l’Asie du Sud Est jusqu’à l’Afrique du Nord ou subsaharienne, du Golfe persique jusqu’au sous-continent indien, du proche-Orient à l’Asie mineure et aux territoires balkaniques jadis conquis par l’impérialisme ottoman, puis libérés et aujourd’hui en passe de devenir des républiques islamiques, c’est toujours la même logique prosélyte et conquérante que nous voyons à l’œuvre et, croyez-moi, cette logique ne saurait être à notre égard ni aimable, ni gracieuse ni généreuse.

Planétaire aussi par le développement d’un djihadisme meurtrier qui vient frapper le cœur de nos villes. Je ne crois pas qu’il existe un centre unique des opérations terroristes. Le mythe du « vieux de la montagne » n’est plus pertinent aujourd’hui. De la même façon, je ne pense pas qu’il faille voir derrière tout musulman un activiste militant… Mais, une fois de plus, je pense que la théorie du Président Mao sur « les poissons dans l’eau » conserve toute son actualité.

Nationale puisque, par l’installation de millions de femmes et d’hommes sur notre territoire du fait d’une immigration massive, devenue une immigration de peuplement, tout ce qui fait le substrat de notre société est en passe de se transformer, nos traditions, notre mode de vie d’être bouleversés et cela très au-delà des simples éléments visibles que sont le développement des boucheries hallal, la construction de mosquées, l’interdiction du porc dans les cantines, etc. Et je me dis : « Combien de temps encore ? »… Combien de temps encore resteront-ils dressés aux croisements de nos routes, ces calvaires de granit qui marquent, partout en France, notre appartenance ? Combien de temps encore, sans qu’elles ne soient désignées comme provocatrices, demeureront-elles offertes à notre émotion, ces niches murales qui, dans tous nos villages et dans beaucoup de nos villes encore, abritent les madones à l’enfant ? Oui, c’est bien dans la profondeur de notre histoire que se fait le travail de sape qui n’est rien d’autre qu’une orientalisation de notre vieille Patrie.

Civilisationnelle parce qu’il serait vain de nier l’existence de ce « choc des civilisations » qui, jusque dans nos milieux, effraie tant ceux qui refusent de voir la réalité. Civilisation, le mot est à la mode et comment ne pas revenir sur le discours de Ryad, prononcé quelques jours après celui de Saint-Jean du Latran, ce qui montre la cohérence du personnage, par Nicolas Sarkozy qui affirmait il y a quelques semaines que « l’Arabie Saoudite et la France partageaient les mêmes objectifs de civilisation » ? La politique de civilisation de Sarkozy est donc bien celle de la civilisation Wahhabite, un aveu qui ne nous étonnera pas de la part de celui qui, il y a trois ans, donnait aux éléments les plus radicaux les clés de ce qu’il nommait l’Islam de France.

Face à ce qu’il convient d’appeler la marche conquérante d’un Islam, dont nous savons qu’il est à la fois religieux et politique, spirituel et temporel, on peut, bien sûr, se lamenter. On peut se résigner, mais je sais que ce n’est pas votre cas, vous tous qui êtes ici. On peut aussi prier. On peut aussi, et à mon sens on doit, agir. Agir politiquement, et même si certains peuvent être découragés, plongés dans le désarroi, après les échecs électoraux de la Droite nationale, même si certains peuvent être amenés à considérer que nous sommes engagés dans une impasse, je dis, moi, qu’il faut la contourner, la dépasser et repartir sur la voie droite qui nous conduira à des victoires que je crois toujours inéluctables. Nous le ferons en sortant de la confusion et en proposant à nos amis un projet clair. Sur le sujet qui nous occupe aujourd’hui, il est bien sûr possible de scinder, comme le font certains, le religieux et le politique. C’est, me semble-il, se condamner à regarder couler le robinet d’eau tiède.

On peut s’arcbouter sur la défense de la loi de 1905. C’est utile, ne serait-ce que pour enrayer et retarder l’avancée de cette islamisation à marche forcée. On peut aussi vanter les mérites de la laïcité et vanter les mérites de la République une et indivisible, sociale et laïque, usant ainsi très précisément des mêmes termes que ces représentants des obédiences maçonniques réunis le 23 janvier dernier au siège de la Ligue de l’enseignement. Je crois quant à moi que ce n’est pas là que l’on nous attend, que ce n’est pas ainsi que nous nous ferons entendre et que nous opérerons le réarmement moral nécessaire à l’accompagnement de notre entreprise de reconstruction.

C’est, au contraire, en nous souvenant de ce que nous sommes et d’où nous venons que nous agirons utilement. On a, depuis quelques temps, pris l’habitude, au sein de notre famille politique – cela malgré tout ce qui nous a opposé à lui et continue de nous opposer à ceux qui se réclament de son action -, de citer Charles De Gaulle à propos de l’héritage hellénique, chrétien et blanc de la France. Allons un peu plus loin encore et rappelons-nous de ces mots prononcés il y a plus de quarante ans : « La France ne mourra pas. Comme l’Eglise, elle est éternelle. L’essentiel, pour elle, est qu’elle reste fidèle à ce qu’elle est et, par conséquent, aux liens qui l’unissent à notre Eglise ».

Cette civilisation qui est la nôtre, ancrée dans ses patries charnelles, incarnée par le corps national et transcendée par une Europe qui sera de la puissance ou disparaitra - et avec elle les nations et les petites patries -, c’est à nous de la défendre en retrouvant le chemin de la mobilisation politique, qui passe par le rassemblement.

On connaît le mot du Général de Castelnau : « Verdun ne tombera pas, parce qu’il ne faut pas que Verdun tombe ». Notre civilisation ne s’effondrera pas, parce qu’il ne se peut pas qu’elle disparaisse et que nous allons faire ce qu’il faut pour la sauver.

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The Final Countdown

courageA l'ombre des lumières

Article de Xyr publié le 4 février 2008


Elle pue cette victoire en Serbie. Pas seulement parce qu'elle facilitera la tâche à l'Europe et aux USA quant à la spoliation du Kosovo. Mais elle pue l'ère moderne. Tadic a gagné, et tout ce que j'entends de sa part c'est "Nous avons prouvé à l'Europe notre potentiel démocratique", "Nous venons de prouver que nous sommes de vrais démocrates". C'est ahurissant. Cette volonté de plaire aux technocrates. A tout prix. Rentrer dans la famille moderne, absolument. L'avidité du petit qui cherche la considération du grand m'a toujours fait pitié. C'est franchement misérable. "Hey Bruxelles regarde moi, j'ai vaincu le méchant facho, je suis démocrate aussi !".

"Finie l'isolation, bonjour à l'Union ! Rien à foutre du Kosovo, du moment qu'on entre dans la cour des gentils !".
Parce que oui il s'en fout du Kosovo, Tadic. Son opposition à l'indépendance c'est que pour la forme. Sa politique europhile en est une preuve. On ne peut pas tenir à son cœur tout en aidant celui qui vous l'arrache. Insectes rampants devant les puissants. C'est gerbant. Et puis ça n'a aucun sens. "On a prouvé qu'on est une démocratie". Ah oui ? Pourquoi ? Si le nationaliste avait gagné ça aurait été une défaite pour la démocratie ? Ces gens ne connaissent plus le sens de ce mot, et n'aiment le peuple que lorsqu'il cesse de résister. La démocratie selon eux, c'est entrer dans la danse, dans le rang, dans l'ordre mondial... dans cette Europe.

Cette Europe d'ailleurs, parlons-en. Aujourd'hui la révision de la Constitution a été adoptée par le Parlement français. Aucune surprise. Mais sur beaucoup de sites "amis" je vois des indignations. Une indignation en fait, toujours la même : "Les Français ont voté Non, Sarkozy trahit le peuple et son mini-traité est antidémocratique". Quelques objections. Déjà Sarkozy n'avait rien caché de ses projets durant la campagne présidentielle. Que les Français assument leur vote. Ils ont élu un européiste, point barre. S'ils ne voulaient pas de cette Europe, fallait pas voter pour un de ses valets. Qu'ils assument.

Mais surtout, par souci de cohérence, je ne peux pas comprendre comment certains d'entre nous peuvent se faire les défenseurs de la démocratie devant Sarko le facho. Sommes-nous des démocrates ? Sommes-nous fidèles à ces principes modernes ? Bien sûr que non. Depuis quand mettons-nous la décision du peuple au-dessus de tout alors que c'est justement la loi de la majorité qui nous fait perdre depuis toujours, qui nous entraîne vers le bas ? Il est ridicule de se draper dans des valeurs qui sont contraires aux nôtres uniquement lorsque les circonstances le permettent. De la même façon que je n'ai pas hurlé au sacrilège des valeurs républicaines lors de la visite de Khadafi, je ne vais pas aujourd'hui reprocher à Sarkozy de passer outre la volonté du peuple. Il est con le peuple. Il faut parfois lui imposer son propre bien. Ne pas lui demander son avis.

Or ce n'est pas pour son bien ici. D'où le vrai problème. Parce que le fascisme oui, mais seulement pour le bien de la nation, pas pour sa dilution. L'Europe qui nous est imposée n'est pas protectrice de la mondialisation, elle en est le marchepied. Une Europe qui n'ose pas affirmer dans ses textes ses racines chrétiennes n'est pas l'Europe. Ce n'est pas le renforcement de notre civilisation qui se joue, c'est sa transformation en un espace neutre, laïque, ouvert, un marché commun et libéralisé à souhait.

Moi j'aime l'Europe, c'est bien pour ça que je refuse celle de Bruxelles. A l'heure où les échelles de grandeur changent à cause de la mondialisation, on ne peut plus se payer le luxe des batailles de clochers. Les nationalismes doivent désormais s'inscrire dans une solidarité qui dépasse les clivages inter-européens car les guerres fratricides nous détruisent et servent donc l'ennemi. Français, Allemands, Italiens... nous appartenons tout de même à la même identité profonde. Oui chaque Européen de souche est un des nôtres. Il est primordial de former une communauté soudée face aux blocs asiatique, américain et africain. Parce que c'est toute l'Europe qui est en danger, il est vital de rassembler les peuples de notre civilisation autour de leurs racines communes. Et les décisions qui sont prises vont justement contre tout ceci. Elles signent la disparition du vieux continent en tant que civilisation, et non sa pérennité, sa cohésion, sa solidité.

Ce n'est donc pas la façon de faire sarkozyste le vrai drame, c'est l'acte lui-même, c'est cette Europe. Ce n'est pas qu'on nous impose une chose qui est nuisible, c'est la chose en soi. Ce n'est pas la manière, c'est l'essence. Pas la forme, mais le fond. Il faut être clair et en accord avec soi-même. Si demain un Président imposait l'arrêt total de l'immigration et l'expulsion des étrangers, sans demander son avis au peuple par référendum, ils seraient peu nombreux à gueuler au nom de la volonté majoritaire, les réac' ! Allons, soyons cohérents. Ne soyons pas démocrates à temps partiel. En revanche l'argument Ad Hominem reste pertinent. On ne peut pas mépriser Sarkozy en tant que démocrates, car nous n'en sommes pas, en revanche on peut le noyer dans sa propre absurdité. Car lui se dit démocrate. Lui et tous les autres.

En effet, ceux-là mêmes qui nous rabâchent les principes républicains sans arrêts sont prêts à se les foutre au cul dés qu'il s'agit de leurs intérêts majeurs. Ils foutent de la démocratie partout, on en bouffe constamment, "tout le monde il a raison et tout le monde il doit s'exprimer", ils font des émissions où les politiques parlent directement aux petites gens, ils nous cassent les couilles avec les débats participatifs, avec la sacro-sainte volonté du peuple, mais quand celle-ci commence à mettre à mal le plan général, les choses qui comptent, alors ils s'assoient dessus. Sarkozy, Royal, Bayrou... tous à répéter frénétiquement leur respect pour le choix du Citoyen, n'hésitant pourtant pas à se torcher avec quand celui-ci va contre leurs aspirations primordiales.

Tout est fait pour donner l'impression du choix, mais la réalité montre qu'il n'est qu'une illusion dés qu'il s'agit des orientations qui ont du poids, qui changent l'Histoire.

Tu peux voter pour éliminer Julie ou Seb du château, tu peux venir sur un plateau de télévision et demander à Ségolène de te trouver un appart ou de guérir ton chien, mais pour ce qui est de la direction que prend ta civilisation, il n'y a pas de boîtier sous ton siège, ni de SMS à envoyer : tu peux fermer ta gueule.

Posté par Redekker à 22:34 - ├ Toile nationale - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Carla et Nicolas : 60 000 euros de dommages et intérêts

Carla_1Carla Bruni à obtenu cet après midi 60 000 euros de dommages et intérêts de la compagnie aérienne Ryannair pour avoir publié la fameuse publicité où sur une photo du couple présidentiel prise lors de leur escapade en Égypte, les concepteurs du projet faisait dire à l'épouse de Nicolas Sarkozy " Avec Ryanair, toute ma famille peut venir assister à mon mariage ".

L'utilisation de l'image du président et de sa femme coûte donc assez cher à la compagnie aérienne qui doit se mordre les doigts d'avoir surfé sur la vague. D'autant plus que si l'on se réfère au jugement on s'aperçoit que ce n'est pas tant la publicité par elle-même qui se trouve être jugée c'est plutôt l'utilisation immédiate qu'il en a été fait sur Internet. Reprise par des centaines, voir plus, de sites dans le monde, cette publicité n'aura finalement pas servi énormément Ryannair mais plus assurément l'image glamour du " couple franco-italien de l'année ".

Le fait que l'épouse de Nicolas Sarkozy ait annoncée que les 60 000 euros obtenus vont aller directement dans les caisses de l'association des Restos du coeur me semble être la moindre des choses, ce n'est en tien exceptionnel. Ce qu'il est par contre, c'est de pouvoir apprécier la plastique de la première dame de France, sur les chaînes de télévisions du monde entier, entre une publicité pour le dernier déssert à la mode et le papier toilette ! Au fait, qu'en pense le président ? Il est sûrement heureux,Carla Bruni, c'est une affaire qui marche !

Elle sortira bientôt un nouvel album ( avec la Marseillaise ? ) et la mère de la chanteuse a déjà, paraît-il prévenu son nouveau gendre : Il faut qu'il aménage un studio d'enregistrement pour Carla à l'Elysée !

De mieux en mieux !

Yann Redekker

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Lettre ouverte aux parlementaires Français

Flamme_1Front National

Lettre aux parlementaires du Bureau Politique du FN
publié le 4 février 2008

Madame, Monsieur le Député,
Madame, Monsieur le Sénateur,

Le 29 mai 2005, près de 16 millions de Français, représentant 55 % des suffrages exprimés, ont voté "non" au traité constitutionnel européen.

La France est une démocratie où la souveraineté appartient au Peuple dont vous êtes les représentants.
Le Président de la République ne peut à lui seul décider de défaire par voie parlementaire, c'est-à-dire avec votre complicité, ce que le Peuple a fait directement. Il est mensonger de qualifier de " mini-traité " ou de " traité simplifié " un texte qui est l'exacte copie, sur le fond, de celui rejeté par les Français.

Vous portez, devant l'Histoire et devant les Français, une immense responsabilité : celle de faire respecter le suffrage universel et populaire, et de rendre au peuple de France le droit de décider lui-même de son destin. Ou bien celle de mettre fin à quinze siècles d'une indépendance nationale si chèrement acquise et défendue par les sacrifices des générations qui nous ont précédés.

Tout concourt en effet à créer ce super-Etat dont la France morcelée en euro-régions ne serait plus qu'une collectivité locale : un président unique, une politique étrangère et de sécurité officiellement alignée sur celle de l'OTAN, donc des Etats-Unis, la disparition de toute autonomie en matière financière, économique, sociale, dans un ensemble ouvert à tous les flux extérieurs de capitaux, de marchandises et d'immigration. Avec des conséquences politiques, démographiques, économiques, sociales, désastreuses pour notre peuple.

Beaucoup d'entre vous ont hélas déjà accepté de mettre en conformité la Constitution française avec ce traité de Lisbonne. Mais l'abstention politicienne comme le ralliement aux ordres de l'Elysée ne constituent en l'espèce que deux manières différentes de trahir la France, dont ce traité signe la disparition comme nation souveraine, et les Français, dont la volonté est méprisée.

C'est pourquoi, par delà nos légitimes divergences politiques, nous vous demandons solennellement de refuser la ratification de ce traité les 6 et 7 février prochain.

Veuillez agréer, Madame, Monsieur le Député, Madame, Monsieur le Sénateur, l'expression de nos sentiments nationaux.

Posté par Redekker à 21:33 - Front National - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Un Canada divisible à l'infini

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Point de bascule

Article de Annie Lessard publié le 4 février 2008

Raheel Raza, musulmane féministe, auteur et conférencière, offre sur le ton de l’humour sa vision du Canada dans 20 ans. Un pays devenu un hôtel où les profiteurs en tout genre se font allègrement servir.

Traduction de Endlessly divisible Canada, par Raheel Raza, The Star, le 1er février 2008

Cette année marque le 20e anniversaire de mon arrivée au Canada. Les gens qui sont ici depuis moins longtemps sont occupés à essayer de changer le visage de ce merveilleux pays que j’appelle mon foyer.

Pour ne pas être en reste, je profite de l’occasion pour imaginer l’avenir dans un autre 20 ans :

Il y aura une école séparée à chaque coin de rue. Chaque communauté religieuse et ethnique disposera de sa propre école et il y en aura pour les sikhs, les juifs, les hindous, les chrétiens et leurs dénominations ainsi que pour les musulmans et leurs 72 sectes, pour n’en nommer que quelques-unes. Comme il est malsain pour les garçons et les filles d’étudier ensemble, il y aura des écoles séparées pour ceux qui soutiennent la ségrégation des sexes. Les écoles seront encore divisées selon des critères de race et de couleur. Des écoles séparées pour blancs, noirs et marron prendront la tête, d’autres couleurs pourront suivre.

Dans le système scolaire, il y aura division selon la langue de sorte que chaque communauté ethnique pourra garder sa propre langue. Pour les enfants qui ne connaissent pas la langue de leurs ancêtres, le gouvernement canadien paiera pour qu’ils prennent des leçons. Qu’importe l’apprentissage de la langue de la société d’accueil.

Les écoles et les lieux de travail seront fermés pour les fêtes culturelles et religieuses de chaque communauté. Cela laissera environ 100 jours ouvrables, mais c’est normal pour le Canada parce que nous sommes si inclusifs.

Il n’y aura pas d’examens lors des « jours saints » de toute communauté. Si un examen tombe sur un des 100 jours ouvrables, il sera reporté à un autre jour.

Les manuels scolaires seront imprimés dans toutes les langues que l’on parle ici parce que le Canada est fier de son multiculturalisme. Les références à des porcs ne seront pas présentes dans les livres utilisés par les étudiants musulmans. L’histoire des Trois Petits Cochons sera changée pour  Les Trois Petites Perruques.

Bien que la séparation de l’Église et de l’État ne soit pas si importante que cela en réalité, nous devrons séparer les végétariens des non végétariens. Les restaurants ne seront pas autorisés à servir à la fois de la viande et des pommes de terre parce que c’est discriminatoire. Quelques tentatives spéciales pourraient être faites pour mélanger les aliments, mais une autorisation sera nécessaire. Dans la même veine, un restaurant halal avec un bar payant ne sera pas populaire.

Les communautés ethniques seront encouragées à avoir leurs propres enclaves résidentielles, qui pourraient être clôturées. Quel exemple remarquable le Canada présentera au monde entier quand il montrera ses petits ghettos.

Il y aura des lois distinctes pour tous les groupes religieux. Le Canadian Bar Association devra changer son nom car « bar » est offensant pour certains.

Noël sera annulé car c’est la fête religieuse de la majorité et c’est offensant pour les minorités ethniques. Cependant, chacun des groupes ethniques minoritaires pourra savourer et célébrer ses fêtes religieuses et culturelles avec brio.

Des subventions gouvernementales seront données à toute personne qui estime avoir été victime de discrimination et qui peut prouver qu’il y a un racisme massif au Canada. Il n’existe pas de subventions pour toute personne qui veut prouver que le Canada est le meilleur pays du monde. (Cela serait tellement stupide !)

Les nouveaux arrivants au Canada auront seulement à prouver qu’ils ont avalé leur passeport (vinaigrette fournie gratuitement par la compagnie aérienne) et ils seront accueillis à bras ouverts, logés, admis aux prestations de santé et à l’aide financière du gouvernement.

La loyauté envers le Canada ne sera pas une condition préalable pour vivre ici. Tout ce que l’on doit faire, c’est apprendre à dire « eh ». Le passeport canadien sera accordé sur un plateau à emporter et à apprécier tout en ramassant des pétrodollars dans les pays riches en pétrole, revenant au Canada seulement pour utiliser le système de soins de santé, en toute confiance, sachant que si une urgence survient, le Canada vous ramènera à n’importe quel prix.

Raheel Raza est une musulmane féministe, auteur et conférencière

Note YR : Il suffit de remplacer " gouvernement canadien " ou " Canada " par " gouvernement français " et " France " et vous aurez la même vision de ce que sera notre pays en 2028...

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Manifestation demain à Paris !

manifreferendum

Hier après-midi,
4 février 2008, fut une journée triste pour la France puisque les parlementaires qui, théoriquement, représentent le peuple, ce sont éloignés d'une façon, je pense, définitive, des suggestions, des attentes et des désirs de leurs électeurs. A Versailles, ils ont donc avalisés largement la révision de la Constitution, préalable indispensable à l'adoption prochaine du texte du traité européen dit " de Lisbonne ". 560 députés et sénateurs ont acceptés les termes de la révision constitutionnelle ( UMP , Nouveau Centre et certains socialistes ) tandis que 181 ont votés contre ( communistes et apparentés et quelques souverainistes de l'UMP ) et alors que la plupart des élus du PS se sont abstenus.

Le président de la République doit être heureux aujourd'hui lui qui va très prochainement pouvoir enfiler une nouvelle veste, celle de gouverneur de la province France de l'empire européen de Bruxelles ! Les parlementaires qui ont largués leurs électeurs pour des considérations purement politiques et tactiques vont être responsables d'une véritable catastrophe et d'un déni total de démocratie, un terme pourtant qui dégouline de leurs bouches... Et tellement, l'adoption du Traité de Lisbonne est en contravention de cette démocratie, qui veut que ce soit le peuple qui a le dernier mot, le texte sera votés dès jeudi après-midi par les députés et dans la nuit par les sénateurs ! Vendredi matin donc, la France en tant que nation souveraine et indépendante n'existera plus et les parlementaires - ceux qui ont choisis de valider la révision et ceux qui voteront ce texte constitutionnel européen - en sont apparemment très heureux !

Demain,6 février, montrons-leur que nous n'acceptons pas ce coup de force, cette hautre trahison : rendez-vous Place du Président Edouard Herriot , Paris 7éme arrondissement à 12 h 30 pour une grande manifestation organisée par le Front National.

Yann Redekker

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