29-02-08
Il y a injures et injures
Philippe Randa
Chronique de Philippe Randa publiée le 29 février 2008
Pas un fait-divers, décidément, que les journalistes ne montent en
épingle, n’hissent au niveau d’événement gravissime et ne commentent
jusqu’à écœurement tant que le dieu audimat l’exige… En sont un parfait
exemple les injures proférées voici quelques jours par un supporter à
l’encontre du capitaine de Valenciennes, Abdeslam Ouaddou, lors de la
25e journée de championnat de France de football.
Pas n’importe
quelles injures évidemment : celles-ci étaient, nous a-t-on affirmé, à
caractères racistes… et on sait bien qu’il n’y a pas crimes plus
effroyables dans notre société. Des jours entiers, on nous a infligé
tous les commentaires possibles sur de cette « affaire », insistant au
passage qu’elle n’était pas unique et égrenant à satiété la longue
liste de tels méfaits en France et à l’étranger. À croire que l’univers
du football n’est, finalement, qu’une vaste confrontation entre
champions sportifs de couleurs et calamiteux supporters racistes.
Il
est vrai que certaines équipes, dont celles de France plus
particulièrement, accueillent en leur rang de plus en plus de joueurs
aux origines fort peu européennes. Certains s’en réjouissent, d’autres
s’en offusquent, tel le socialiste Georges Frêche qui déclara en
novembre 2006 : « Dans cette équipe [de France], il y a neuf blacks sur
onze. La normalité serait qu’il y en ait trois ou quatre. Ce serait le
reflet de la société. Mais là, s’il y en a autant, c’est parce que les
blancs sont nuls. J’ai honte pour ce pays. Bientôt, il y aura onze
blacks. Quand je vois certaines équipes de foot, ça me fait de la
peine. »
On lui fit certes reproche de ses paroles, mais davantage
pour avoir dit tout haut que le Roi était nu – en l’occurrence d’avoir
comptabilisé les effectifs selon des critères raciaux –, que pour avoir
insulté les gens de couleur blanche ! À croire aussi qu’aucun supporter africain, moyen ou extrême-oriental n’a jamais insulté de joueurs d’origines européennes.
De
toute manière, des injures proférées en public, quelles soient de
natures racistes, sexuelles ou tout autres encore, tombent, me
semble-t-il, sous le coup de la loi pour n’importe quel citoyen,
qu’elle que soit la couleur de sa peau… De tels comportements doivent à
l’évidence être réprimés, jugés et sanctionnés s’ils sont avérés.
Si
les rencontres sportives, principalement dans le football, donnent lieu
régulièrement à de tels délits ne suffit-il pas d’en assurer la
sérénité en augmentant les effectifs policiers sur place ? À
expulser, puis à interdire de stade tout perturbateur, raciste,
alcoolique ou simplement imbécile dont le comportement s’avère troubler
l’ordre public ?
Mais certes, ce serait alors ramener de simples
faits-divers à leurs réelles importances… ce qui ne ferait pas, à
l’évidence, l’affaire de tous, particulièrement par les temps qui
courent, si on se mettait aussi à sanctionner toutes les injures
proférées en public, fussent-elles présidentielles comme au dernier
Salon de l’Agriculture…
Crimes Soviétiques : jugements Français
Front National
Communiqué de Bruno Gollnisch du 29 février 2008
La Cour d’Appel de Lyon vient de confirmer la condamnation prononcée à mon encontre par le Tribunal de Grande Instance.
J’aurais contesté le jugement de Nuremberg, notamment en affirmant que
l’assassinat de milliers d’officiers polonais à Katyn était à mettre
sur le compte des soviétiques, qui l’ont depuis reconnu, et non sur
celui des Allemands. J’en déduis donc que, pour ne pas risquer de
porter atteinte à l’autorité de Nuremberg, il faut continuer à
prétendre que les Allemands sont responsables de ce crime.
Je serais également coupable d’avoir demandé que la discussion soit
libre sur ces sujets, sur lesquels, selon la Cour, plus aucun débat ne
saurait avoir lieu. Je suggère donc le licenciement de tous les
historiens qui, sur fonds publics, travaillent encore sur ces questions
qui n’en sont pas.
En matière de contestation de jugement, je suis cependant mieux traité
que le célèbre écrivain Emile Zola qui fut condamné à un an de prison
ferme, pour avoir contesté la condamnation du capitaine Dreyfus. Et
j’ai un motif d’espoir : l’histoire a donné raison à Emile Zola, dont
beaucoup de rues de France portent le nom, plutôt qu’à ses juges tombés
dans l’oubli.
UIMM – Syndicats : Le grand copinage…
Front National
Communiqué de Marine Le Pen du 29 février 2008
Denis Gautier-Sauvagnac, ancien porte-parole des ci-devants "maîtres de
forges" (président de l'UIMM : Union des industries et métiers de la
métallurgie), mis en cause par la justice dans le financement occulte
des syndicats, aurait préalablement négocié une indemnité de départ
d’un million et demi d’euros et la prise en charge de ses frais de
justice à venir par cette composante du MEDEF. L’information, révélée
par Marianne et confirmée par l’organisation patronale, révèle
l’ampleur des scandaleuses connivences entre un certain patronat pour
lequel tout est permis et des structures syndicales qui, en
privilégiant leurs propres intérêts financiers, trahissent la cause des
travailleurs français qu’elles sont censées défendre. Ce que tout ce
petit monde appelle "fluidifier le dialogue social" n'est ni plus ni
moins qu'une grande collusion d'intérêts contre-nature.
Le Front National dénonce ce grand copinage entre patronat et syndicats
à l'intérieur d'un système qui ne se préoccupe aucunement des
travailleurs français. Ceux-ci savent bien au fond que ni les slogans
creux des uns ni les millions des autres ne sont destinés à les
protéger.
Pendant ce temps, le bal de la mondialisation continue et la valse des
délocalisations menace d’emporter dans les Ardennes les 700 emplois de
la société Electrolux, spécialisée dans la production de lave-linge
haut de gamme.
Relaxée après avoir tenté d'empêcher une expulsion
Le Figaro
édition du 29 février 2008
«J'ai agi complètement humainement, je ne vois pas ce qu'on peut me
reprocher», clamait la jeune femme. Le tribunal correctionnel de
Bobigny a relaxé vendredi Khadija Touré, une Française de 30 ans, qui
s'était opposée à la reconduite à la frontière d'un Malien, en novembre
2006 à Roissy.
La jeune femme était accusée d' «entrave à la
circulation d'un aéronef», un délit passible de 5 ans de prison et
d'une amende de 18.000 euros, selon l'article 282-1 du code de
l'aviation civile .Lors de l'audience, le 15 février, le procureur de
la République avait requis 3 mois de prison avec sursis.
Alors
qu'elle embarquait pour le Mali, le 29 novembre 2006, Khadija Touré
avait été alertée par des militants de Sud-étudiants qu'un étranger
allait être expulsé. Une fois dans l'avion, elle avait donc demandé à
plusieurs reprises à parler au commandant de bord. Celui-ci avait
menacé de la débarquer.
" Un comportement à l'honneur de notre pays "
«Elle
a eu un comportement humain de compassion, de résistance citoyenne» qui
est «à l'honneur de notre pays», avait estimé son avocate, Me Irène
Terrel.
Le sans-papiers avait finalement renoncé à s'opposer à son expulsion et la passagère s'était rassise. Mais Khadija Touré avait été interpellée à son retour en France.
Chargée d'insertion à Saint-Denis et militante de
l'Apeis, une association de soutien aux chômeurs, Khadija Touré a été
accompagnée au tribunal par une centaine de personnes, militants de
l'Apeis et de RESF, le réseau Education sans frontières.
En
septembre 2007, deux passagers d'un autre vol Paris-Bamako d'Air France
ont été relaxés par le même tribunal, où ils comparaissaient pour
«provocation à la rébellion». Leur révolte avait cette fois fait
échouer la reconduite à la frontière.
Note YR : On se demande bien pourquoi il existe encore un Code de l'aviation civile si ce code lorsqu'il n'est pas respecté ne donne lieu à aucune sanction...
FN : les conditions du rebond
Valeurs Actuelles le blog
Article de Arnaud Folch publié le 29 février 2008
Si on rentre dans le détail de notre baromètre mensuel CSA de cette
semaine, on découvre des choses étonnantes : ainsi de l’opinion des
sympathisants FN vis-à-vis de Sarkozy. Il y a quatre mois, ils étaient
55 % à juger son action allait « plutôt dans le bons sens », ils ne
sont plus, aujourd’hui, que 23 %. Pire encore du coté de ceux qui
estiment que l’action du chef de l’Etat va « plutôt dans le mauvais
sens » : de 37 %, en novembre, ils sont passés à… 74 %. En clair :
l’électorat lepéniste ayant voté Sarkozy à la présidentielle regrette,
plus encore que les autres, de s’être fait « berner ».
Retourneront-ils, pour autant, dès cette élection, au vote FN ? Pas
aussi simple : d’abord parce que le FN présente moins de deux cent
listes (aucune en Seine Saint-Denis !) ; ensuite parce que le scrutin
municipal, le poids de ses sortants et de ses notables, n’a jamais été
une « spécialité » frontiste ; enfin, et c’est le plus important, parce
que le FN n’est pas « guéri » de ses échecs à la présidentielle et aux
législatives. Encore en convalescence, le parti souffre de son image
« brouillée » : qui est le chef au FN ? Le Pen ? Sa fille ? Gollnish
(arrivé en tête lors du dernier congrès chez les militants) ?
Quelle
est sa vraie ligne : à droite toute ? Ni droite ni gauche ? Devenus
électeurs lepéniste par quête de repères, les électeurs FN ne
retrouvent plus aujourd’hui dans leur parti ces mêmes repères qu’ils
réclament ailleurs. S’il veut retrouver rapidement ses scores
d’autrefois (l’espace, on l’a vu, existe !) le Front ne peut faire
l’économie d’une opération « clarification ». C'est-à-dire avant les
deux prochains scrutins : européennes en 2009, régionales en 2010. Deux
scrutins symboles : c’est à l’occasion des européennes de 1984 que le
FN avait réussi sa première percée nationale ; c’est à l’occasion des
régionales de 1998, et de ses alliances locales, que le FN était
(presque) parvenu à faire exploser la droite. J’avoue être curieux de
connaître l’avis des sympathisants FN, et notamment de ceux ayant voté
Sarkozy à la présidentielle…
En Irlande, on vous cache tout on vous dit rien !
édition du 29 février 2008
On sait que les Parlements nationaux qui se sont empressés de ratifier le traité de Lisbonne l’ont fait, pour certains, sans en avoir jamais reçu le texte ( !), pour les autres y compris le Parlement français le 5 février dernier, sans en avoir jamais eu la version consolidée c’est à dire codifiée. Les traités « consolidés » sont, rappelons-le, le texte final et définitif des deux traités révisés : le « traité sur l’union européenne » d’une part, « le traité sur le fonctionnement de l’union européenne » d’autre part, tels qu’amendés par le traité de Lisbonne. Comment en effet comprendre et voter pour ou contre le traité de Lisbonne sans avoir au moins sous les yeux ce qu’il ajoute et modifie aux traités existants ? Cela n’a visiblement pas posé problème aux parlementaires, qui de toutes façons obéissent majoritairement aux consignes de vote, non du peuple (deux s’étaient tout de même exprimés clairement par référendum en 2005) mais des partis dont ils tiennent leur investiture.
Cette absence de version officielle « consolidée » des traités européens posera-t-elle problème au seul peuple consulté par référendum, le peuple irlandais ? Peut-être bien que oui. Vincent Browne,( photo ) l’un des plus célèbres journalistes irlandais (directeur du magazine Village, chroniqueur à l’Irish Times et au Sunday Business Post, titulaire d’une émission de radio quotidienne jusqu’à l’année dernière) vient d’en faire personnellement l’amère expérience. La dernière chronique de ce journaliste, situé à gauche, publiée par le Sunday Business Post est d’autant plus intéressante lorsqu’on sait l’influence du personnage sur l’opinion publique irlandaise.
Vincent Browne raconte qu’il est allé aux bureaux de la
Commission européenne à Dublin, pour demander un exemplaire du traité
de Lisbonne, sur lequel les Irlandais vont devoir se prononcer par
référendum. A la réception, on lui a donné une photocopie du texte
(seule forme sous laquelle il était disponible).
Il découvre que l’article 1 dit ceci : « Le traité sur
l’Union européenne est modifié conformément aux dispositions du présent
article. » Et qu’en bas de la page est écrit : « Le troisième alinéa
est remplacé par le texte suivant : L’Union est fondée sur le présent
traité et sur le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne
(ci-après dénommés « les traités »). »
Il demande alors s’il peut avoir un exemplaire du
« traité sur le fonctionnement de l’Union européenne », puisqu’il n’est
manifestement pas possible de comprendre le traité de Lisbonne sans
avoir le « traité sur le fonctionnement de l’Union européenne ».
Les personnes de l’accueil lui répondent qu’elles n’ont
pas ce texte. Quelqu’un descend l’escalier, Vincent Browne lui expose
son problème. Cette personne lui répond qu’il n’existe rien qui
ressemble à un « traité sur le fonctionnement de l’Union européenne ».
Elle pense que le conseil de l’Union européenne a décidé d’en publier
une version en avril, mais elle n’en est pas sûre.
Arrive une autre personne, qui lui explique que le
« traité sur le fonctionnement de l’Union européenne » est en réalité
une compilation de tous les traités antérieurs. Elle ajoute qu’elle
peut lui donner un résumé du traité de Lisbonne, ce qui suffit
amplement à expliquer en quoi il consiste.
Non, répond-il. Je voudrais me faire ma propre opinion
sur le traité, et je voudrais le comprendre, mais comment le
pourrais-je si je n’ai pas un exemplaire du traité qu’il est censé
amender ? L’interlocuteur répond alors, comme le précédent, que
le conseil des ministres de l’UE pourrait le publier en avril, mais que
ce n’est pas certain.
Vincent Browne réplique : comment peut-on voter pour ce traité si l’on ne peut pas savoir ce qu’il signifie ?
Réponse : nos hommes politiques, démocratiquement élus,
pourront dire aux citoyens ce que contient le traité, et sur cette base
nous pourrons voter.
Cela ne me satisfait pas, insiste Vincent Browne, car
je veux me faire ma propre idée. Une autre personne lui dit alors que
l’Institut des Affaires européennes a publié une version annotée du
traité de Lisbonne, qui explique tout. Vincent Browne : « J’ai dit que
je voulais me faire ma propre opinion, or l’Institut des Affaires
européennes n’est qu’une pom-pom girl de l’Union européenne et ne peut
pas m’offrir une analyse objective du traité. »
Quelqu’un de la réception a une autre idée : pourquoi ne pas traverser la rue et aller au Journal officiel ?
Vincent Browne traverse la rue, et demande au Journal Officiel s’ils ont le « traité sur le fonctionnement de l’Union européenne ». Ils n’en ont jamais entendu parler. Ils regardent leur catalogue : rien. Ils consultent l’ordinateur : rien. Il lui reste donc à essayer de lire le traité de Lisbonne. Mais il est totalement incompréhensible de bout en bout si l’on n’a pas en regard le « traité sur le fonctionnement de l’Union européenne » pour s’y référer à chaque article.
Vincent Browne commente : « Considérez seulement
l’arrogance effarante de nos élites qui veulent que nous nous rendions
aux urnes comme des moutons et que nous votions oui à un traité qu’il
est impossible de comprendre à partir de la documentation mise à notre
disposition. Si un directeur de banque ou un agent immobilier vous
demande de signer un formulaire, est-ce que vous n’insistez pas pour
savoir ce que c’est avant de le signer ? »
« Comment peut-on attendre de nous que nous approuvions
un traité qui modifie notre Constitution, alors que nous ne pouvons pas
comprendre de quoi il s’agit autrement qu’en croyant sur paroles ces
arrogants artistes de la tromperie ? Je parierais mon premier dollar
qu’aucun membre du gang suivant n’a la moindre notion de ce que dit le
traité article par article, pour la bonne raison qu’il est
littéralement incompréhensible » (suivent les noms des principaux
ministres irlandais, et du président de l’Institut pour les affaires
européennes).
Conclusion du journaliste : « La seule attitude
responsable, sensée, raisonnable, intelligente, à adopter est de voter
non à ce traité, au motif que nous ne savons pas, et que nous ne
pouvons pas savoir, ce qu’il veut dire. »
Marine Le Pen au Salon de l'agriculture
Marine au salon de l'agriculture
envoyé par o-r-i-o-n
Denis Gautier-Sauvagnac a négocié son départ de l'UIMM pour 1,5 million d'euros
Yahoo actualités
édition du 28 février 2008
L'ancien président de l'UIMM, Denis Gautier-Sauvagnac, a négocié une
indemnité de départ d'un 1,5 million d'euros et la prise en charge
financière par l'organisation patronale des conséquences de l'affaire
des retraits suspects des caisses du patronat de la métallurgie.
Révélés par l'hebdomadaire Marianne à paraître samedi, ces deux
accords conclus entre DGS et l'Union des industries et métiers de la
métallurgie (UIMM) ont été négociés respectivement début novembre et
fin décembre, a-t-on appris jeudi de source proche du dossier.
Dans la soirée, l'UIMM a confirmé qu'"une transaction a été signée début décembre 2007 pour mettre fin à des différents existant entre les parties. Dans le cadre de cette transaction, un montant de 1,5 million d'euros bruts, soumis à cotisations sociales et à impôts, a été versé à Denis Gautier-Sauvagnac".
Selon Marianne, un second accord "garantit à M. Gautier-Sauvagnac que toutes les condamnations éventuelles liées à la procédure judiciaire en cours seront financièrement prises en charge par l'UIMM".
Le contenu de ce second accord aurait été, selon l'hebdomadaire, "partiellement dissimulé à certains membres du bureau" de l'UIMM qui réunit des dirigeants de grands groupes industriels français.
L'UIMM affirme de son côté avoir, après une décision du bureau "à l'unanimité", signé un accord avec DSGS "au terme duquel l'UIMM assumerait les seules éventuelles conséquences fiscales" pour M. Gautier-Sauvagnac de l'affaire des retraits suspects.
Ce dernier pourrait en effet faire l'objet d'un redressement fiscal pour avoir perçu des primes non-déclarées sur les fonds prélevés en espèces des caisses de l'organisation patronale
Selon une source proche du dossier, ces accords, négociés avec Michel de Virville, mandaté par le bureau de l'union patronale, auraient pour objectif de s'assurer du silence de M. Gautier-Sauvagnac dans le dossier, pour lequel il a été mis en examen le 15 janvier, notamment pour "abus de confiance".
Quelque 19 millions d'euros ont au total été retirés entre 2000 et 2007 sous son autorité. Les enquêteurs soupçonnent que la majeure partie de ces sommes a pu servir au financement occulte de syndicats. Denis Gautier-Sauvagnac n'en dit rien et se contente d'affirmer qu'il avait procédé, comme ses prédécesseurs, "à des remises de fonds aux représentants des organismes participant à la vie sociale du pays"
"Je n'ai sur ce sujet aucun commentaire à faire", a déclaré à l'AFP Me Jean-Yves Le Borgne, avocat de DGS.
Ces deux contrats n'ont pas été versés au dossier instruit par le juge financier Roger Le Loire, selon des sources judiciaires.
Selon une source proche du dossier, ils pourraient conduire la justice à envisager des poursuites contre l'organisation en tant que personne morale pour "complicité" des chefs reprochés à M. Gautier-Sauvagnac.
L'ancien président du patronat de la métallurgie reste délégué général de l'organisation et continue de percevoir un salaire d'environ 20.000 euros par mois. Il a annoncé le 11 décembre qu'il quitterait l'UIMM en 2008.
Selon Marianne, le contrat conclu en novembre stipulerait qu'il "quittera ses fonctions de délégué général au plus tard le 31 janvier 2009".
Dans ce dossier, le délégué général adjoint de l'UIMM, Dominique de Calan, a lui aussi été mis en examen le 14 février pour complicité et recel d'abus de confiance.
Selon une source proche du dossier, il pourrait avoir conclu des accords similaires à ceux de Denis Gautier-Sauvagnac, une affirmation démentie de source proche de l'UIMM.
28-02-08
Effet d'optique ?
L'islamisation de la France serait selon de nombreux scrutateurs de la vie publique nationale que de l'effet d'optique en grande partie parce que l'extrême-droite - c'est à dire nous autres que l'on jette dans cette catégorie ,mais pour faire simple on va dire plutôt les méchants Français de souche patriotes - en ferait un thème porteur. Or, ce ne sont pas seulement les militants " fachos " , les " crânes rasés ", les " colleurs d'affiche " du FN qui en font la constatation : partout sur le territoire national fleurissent qui des salles de prières, qui des centres islamiques quand ce ne sont pas des mosquées " géantes " du style de celle qu'envisage de construire une " association " musulmane de Marseille avec l'appui des autorités municipales de la ville et qui fait l'objet d'une requête déposée par les conseillers municipaux du MNR.
N'est-ce pas quelque part une tentative en forme de serpentin qui vise à contourner allègrement la fameuse loi de 1905 sensé règlementer avec une stricte discipline les relations entre les sphères publiques et les religions ? Les municipalités, dont beaucoup sont ( encore pour quelques jours ) détenues par l'UMP, agissent en fonction de données qui fleure bon l'électoralisme : A Marseille, chacun sait fort bien que, désormais, tout candidat qui vise à devenir le premier-magistrat de la cité phocéenne et dans l'obligation de tenir compte de la présence de près de 200 000 musulmans ( 25 % de la population ! ) et donc de faire ce qu'il faut pour que les votes des Français musulmans tombent dans son escarcelle. C'est ce qu'a toujours fait Jean-Claude Gaudin, c'est ce que fait aussi le socialiste Jean-Noël Guerini.
Mais si Marseille, deuxième ville de France en terme de population fait ce qu'elle peut pour contenir et satisfaire ses religions c'est aujourd'hui le cas pour pratiquement toutes les communes moyennes de France. Pas les grandes, les moyennes, celles qui comptent plus de 10 000 habitants ! Exemple : le Jura, second département le plus peuplé de la région Franche-Comté. chacune des villes du Jura qui se situe dans la tranche de population indiquée possède sa salle de prière quand ce n'est pas sa mosquée... et l'exemple de ce petit département peut se reproduire à l'échelle du pays. Effet d'optique alors ?
Quand dans le même temps, en Algérie les autorités s'en prennent avec une hargne réelle aux communautés chrétiennes qui résistent encore face à l'hégémonie de l'islam, en France on construit des mosquées et on forme des imams... c'est le monde à l'envers ! L'avenir de la France et de l'Europe se dessine d'une façon assez terrible à l'ombre des minarets !
Alors si vous n'êtes pas favorables à cette vision d'avenir là, dans dix jours, votez comme il convient de le faire !
Yann Redekker
Et si la surprise s’appelait Benedetti ?
Article de Kreuzer publié le 27 février 2008
Il y a encore quelques jours, le frontiste Yvan Benedetti pensait être « seulement » le représentant de la droite nationale aux élections municipales de Vénissieux. Finalement, il sera non seulement le représentant de la droite nationale mais également le représentant de la droite tout court.
Du coup, le frontiste Yvan Benedetti sera le seul représentant de la droite dans cette élection municipale de Vénissieux (hormis Benedetti, il y aura le maire stalinien sortant qui se représente ainsi qu’une candidate communautariste pour le Modem).
L’invalidation de la candidature UMPF pourrait permettre à Yvan Benedetti de créer la surprise au soir du 9 mars prochain. J’espère que les électeurs et militants de la droite s’engageront à 100% derrière la candidature d’Yvan Benedetti.



