02-03-08
Des victimes menacent de créer une milice armée
Article de Patrick Caffin publié le 2 mars 2008
« Si dans quinze
jours, les pouvoirs publics ne déploient pas davantage de moyens, nous formerons un comité de
vigilance armé. » L'avertissement est clair et il est signé Marcel Campion, l'emblématique président
des forains de France, responsable entre autres de la Foire du Trône et de la grande roue de
la place de la Concorde à Paris. Il fait suite à l'agression dont son frère, André, a été victime
dans la nuit de dimanche à lundi à son domicile de Lachapelle-aux-Pots, un petit village près
de Beauvais, dans l'Oise.
Cette nuit-là, un commando cagoulé a ligoté et roué de coups le forain
retraité pour lui extorquer argent et bijoux. Pour la sixième fois en quelques semaines, un
entrepreneur de la région de Beauvais était victime d'un commando de plusieurs hommes qui agissait
selon un mode opératoire similaire.
Hier, à Beauvais, une dizaine de victimes étaient réunies pour créer une association et se « donner les moyens d'agir ». Ulcérées par la lenteur de l'enquête, avec l'impression d'être « oubliées », les victimes ont décidé de récompenser financièrement toute personne qui donnera un renseignement susceptible de permettre l'arrestation d'un ou plusieurs membres du commando. Un détective a été engagé pour centraliser les informations et mener l'enquête.
50
000 € pour
des renseignements
« C'est un appel à la délation, mais si ça a marché à Villiers-le-Bel, je ne vois pas pourquoi ça ne fonctionnerait pas à Beauvais, affirme Marcel Campion. Nous allons proposer 50 000 € pour des renseignements qui permettent de faire avancer l'enquête. Maintenant, c'est à l'Etat d'assurer notre sécurité et de débloquer des moyens pour interpeller cette ou ces équipes. S'il ne le fait pas, nous en tirerons les conséquences. On inversera le camp de la peur et les chasseurs deviendront chassés. J'ai eu un conseiller d'Alliot-Marie qui m'a dit qu'il allait examiner la situation. Qu'ils commencent par envoyer des enquêteurs sur le terrain pour accélérer les choses. »
Traumatisées, la plupart des victimes indiquent déjà que toute nouvelle tentative « pourrait se terminer tragiquement ». « Je dors avec mon fusil sous le lit, raconte une des victimes. Je ne dormirai pas tranquille avant qu'ils soient arrêtés. » Cette initiative n'a pas été appréciée par la gendarmerie, qui a créé un groupe d'enquête spécial à Amiens. A Beauvais, James Juan, le procureur de la République, a rappelé que « de nombreux enquêteurs travaillaient sur ces affaires ». « C'est dangereux de faire croire que la justice ne fait rien ou que les enquêtes sont négligées, continue-t-il. Contrarier l'action de la justice, ce n'est pas acceptable, et je ne suis pas certain que M. Campion mesure toutes les conséquences de ses propos. »
Devinette : où est le racisme ?
Le MRAP ( Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples ) qui décidément ne lutte que contre un racisme bien défini, celui qui ne vise uniquement que les arabes et les musulmans, ne sait plus quoi faire pour sortie de l'isolement qui est le sien au sein même de la " famille " antiraciste.
Dernière opération de l'officine présidée par le conseiller régional d'Ile-de-France apparenté communiste Mouloud Aounit, une plainte pour " diffamation publique à caractère raciste " a été déposée contre Jean-Luc Forget, le candidat du Mouvement Démocrate, le parti de François Bayrou aux municipales de Toulouse.
Que reproche le MRAP à monsieur Forget ? Ce dernier aurait dit lors d'une entrevue avec des journalistes de Marianne ( édition du 2 février ) que " tout le monde veut avoir son Arabe ou ses Arabes sur la liste, moi compris "... Franchement, il faut vraiment être un obsédé de la victimisation éternelle pour y trouver un brun de racisme. C'est comme si un élu de l'UMP nous disait dans le même style " tout le monde veut avoir son socialiste ou ses socialistes sur la liste, moi compris ".
L'antiracisme tombe bien bas, non ?
Yann Redekker
Chavez voit rouge !
Le nouveau lider maximo - non pas le terne Raul Castro - de l'Amérique latine, le président du Venézuela Hugo Chavez est apparemment entré dans une colère sourde suite à l'annonce faite de la mort du numéro deux des terroristes marxistes des FARC , Raul Reyes par les forces armées colombiennes en Equateur.
Il a ordonné la fermeture de l'ambassade vénézuelienne à Bogota, le rappel de l'ensemble de son personnel diplomatique, mais plus bizarrement, il a commandé le déploiement de plusieurs bataillons de son armée à la frontière avec la Colombie indiquant qu'une opération similaire au Venezuela constituerait une "cause de guerre"...
Chavez a trouvé encore de quoi faire parler de lui...
Yann Redekker
Quatre policiers blessés par des tirs de plombs à Grigny
L'Express
édition du 2 mars 2008
Quatre policiers ont été blessés par des tirs de plombs lors d'une intervention à Grigny, dans l'Essonne, annonce le ministère de l'Intérieur.
Selon le ministère, les fonctionnaires sont tombés dans un "guet-apens" tendu par une trentaine de personnes.
"Ces policiers avaient été appelés par une boulangère du quartier de La
Grande Borne, dont le commerce venait d'être vandalisé par deux
individus", lit-on dans un communiqué.
"À leur
arrivée, ils étaient attendus par une trentaine de personnes au visage
dissimulé, dont plusieurs étaient armées, qui les ont pris à partie."
"Quatre policiers ont été blessés : trois ont été touchés par des
plombs au niveau du visage, et ont pu être soignés sur place ; le
quatrième, atteint par des plombs et des clous au niveau des jambes, a
dû être hospitalisé", poursuit le communiqué.
La
ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, "exprime son indignation
après l'agression par armes à feu dont ont été victimes, cet après-midi
à Grigny, plusieurs fonctionnaires de police, dans le cadre d'un
véritable guet-apens. Elle dénonce la lâcheté de tels actes", ajoute le
communiqué.
Les policiers n'ont pas fait usage de leurs armes, a-t-on précisé au ministère.
Dmitri Medvedev élu président de Russie avec deux tiers des voix
édition du 2 mars 2008
Moscou ( AFP ) Le candidat du Kremlin Dmitri Medvedev a remporté dès le premier tour la présidentielle dimanche en Russie, qu'il dirigera en tandem à partir de mai avec Vladimir Poutine, futur Premier ministre.
Il a obtenu de 67,4% à 69,6 % des suffrages, selon deux sondages de
sortie des bureaux de vote, distançant sans surprise de très loin ses
concurrents après une campagne sans relief dont la couverture
médiatique lui était acquise.
La Commission électorale centrale a annoncé pour sa part après dépouillement des bulletins dans seulement 16% des bureaux de vote que Dmitri Medvedev était en tête avec 64,5% des voix.
A 42 ans, Dmitri Medvedev devient le troisième président de la Russie post-soviétique après Boris Eltsine (1991-1999) et Vladimir Poutine (2000-2008).
Il est aussi le premier dont l'histoire personnelle ne soit pas enracinée dans l'Union soviétique puisqu'il n'avait que 26 ans à la chute du communisme, fin 1991.
Après deux mandats consécutifs, Vladimir Poutine, qui ne pouvait se représenter, en avait fait en décembre son dauphin et a promis d'être son Premier ministre.
Le scrutin, joué d'avance, s'est de fait plus apparenté à une passation de pouvoir qu'à une élection, tant la victoire du premier vice-Premier ministre, juriste de formation et Pétersbourgeois comme son mentor, a été annoncée, préparée, organisée par le Kremlin.
Derrière lui, le communiste Guennadi Ziouganov obtient 17,2 à 19,5 % des suffrages, l'ultranationaliste proche du Kremlin Vladimir Jirinovski 10,5 à 11,4 % et l'énigmatique Andreï Bogdanov qui prône l'adhésion de la Russie à l'Union européenne 1,4 à 1,8 %, selon les différents sondages à la sortie des bureaux de vote.
Avant même la clôture du scrutin, le Parti communiste et une ONG russe ont dénoncé des irrégularités : bourrages d'urnes, observateurs refoulés des bureaux de vote ou salariés forcés de se rendre aux urnes sous la menace de sanctions.
L'opposition libérale, non représentée à cette élection, n'a cessé d'en contester la légitimité. "Les citoyens russes sont forcés de prendre part à une farce qu'on appelle élection, mais qui n'est rien d'autre qu'une intrigue du Kremlin", a déclaré l'ancien champion du monde d'échecs Garry Kasparov.
Tous les regards sont désormais tournés vers le futur tandem formé de Dmitri Medvedev, dont l'investiture est prévue début mai, et de Vladimir Poutine.
Le président élu, resté jusqu'ici dans l'ombre de son mentor tout en esquissant un discours plus libéral, saura-t-il s'affranchir de cette tutelle ? Va-t-il "tuer" le père, sachant qu'il a le pouvoir de nommer et de démettre le Premier ministre ?
Dans un système redevenu opaque, les kremlinologues, de nouveau en vogue, en sont réduits à décrypter la moindre déclaration, le moindre mouvement, calculé ou non.
Votant dans la matinée à Moscou, Dmitri Medvedev s'est félicité de l'arrivée du "printemps", la neige ayant cédé la place à la pluie. "On change de saison", a-t-il lancé, et certains voient en lui les signes d'un possible "dégel" ou d'un vent nouveau après le style plus martial de son prédécesseur.
Dans le même registre "météo", Vladimir Poutine a lancé, après avoir voté : "la pluie, c'est un bon signe". Il a ensuite rejoint son dauphin pour un déjeuner très médiatisé.
A la sortie des bureaux de vote, ceux qui ont donné leur voix à Dmitri Medvedev semblent avant tout avoir renouvelé leur confiance à Vladimir Poutine, très populaire pour avoir avoir rétabli une certaine prospérité économique après le chaos post-soviétique.
"Poutine a posé les rails et Medvedev est maintenant comme le train qui file droit", a jugé une retraitée. "J'ai aimé la politique de Poutine et je pense que Medvedev va la poursuivre", a expliqué un pêcheur du Kamtchatka dans l'Extrême-Orient russe.
D'autres, agacés par l'absence d'enjeu, ont opté pour l'abstention ou le vote de protestation...


