03-03-08
La polygamie islamique, et la tolérance à son égard, progressent en Occident
Article de Annie Lessard et Marc Dubuis publié le 2 mars 2008
C’est une autre victoire de la charia sur nos lois. Le chercheur américain David J. Rusin explique les raisons pour lesquelles l’Occident devrait se préoccuper de ce phénomène.Il n’y a pas que la polygamie qui devrait nous préoccuper. C’est l’institution même du mariage en droit islamique qui, à plusieurs égards, heurte de plein fouet notre conception du mariage.
Dans l’islam, le mariage n’est pas un sacrement. C’est
un simple contrat, souvent d’ailleurs entre deux hommes (le futur
époux, et le tuteur légal de la future épouse). Qui plus est, ce
contrat est d’une extrême précarité pour l’épouse. Le mari peut y
mettre fin par la répudiation unilatérale, ce que l’épouse, elle, ne
peut faire. Dans certains pays musulmans, le mari peut répudier son
épouse par l’envoi d’un message texte via son cellulaire.
Pour des fins de visa et d’immigration au Canada, des imams vont jusqu’à célébrer des mariages par téléphone.
On se marie par téléphone, et le mari répudie son épouse par téléphone.
La technologie moderne mise au service de mœurs archaïques, pour le
plus grand bonheur de l’homme musulman !
Le mariage temporaire
est aussi une institution inconnue en Occident. Chez les musulmans
chiites, ce mariage peut ne durer qu’une heure. On parle de « mariage
de plaisir ». Chez les sunnites, une forme similaire de mariage, le
« mariage sans obligations », quoique n’étant pas officiellement
temporaire, se termine toujours par un divorce. Dans les deux cas, le
mariage est une forme de prostitution légalisée.
Le mariage musulman est « arrangé ». L’amour romantique est hors de question ! Dans certains cas, le mariage est forcé,
les parties, ou l’une d’elles, n’ayant pas fourni un consentement libre
et éclairé. On n’hésite pas à marier des enfants. À Toronto, une
mosquée affiche sur son site Internet les enseignements des « savants »
musulmans les plus fiables, disant qu’on peut marier de force des fillettes de moins de 9 ans, et qu’il vaut mieux marier les filles le plus précocement possible.
La mariée doit être vierge. Celle qui ne l’est plus s’expose à l’ostracisme ou, pire, à la mort. Une nouvelle industrie de reconstruction de l’hymen voit le jour en Occident pour sauver les jeunes « fornicatrices » d’un sort atroce - le tout avec la bénédiction des autorités religieuses pour qui les apparences l’emportent sur la sincérité et la vérité !
Maintenant, c’est la polygamie qui s’installe dans notre arrière-cour. La Grande-Bretagne a pris acte de cette réalité et reconnaît les conjoints multiples pour fins de prestations sociales. Au Canada, des harems prospèrent au grand jour dans la région de Toronto… aux frais des contribuables canadiens, et au vu et su des autorités nonchalantes. En Suède, un juge a recommandé la légalisation de la polygamie, au nom du multiculturalisme.
La charia progresse en Occident centimètre par centimètre… avec son cortège de violences sociales légitimées. Dans l’islam, l’homme acquiert, par le mariage, la propriété de la « viande » d’une femme. Pour l’anthropologue musulman Malek Chebel, la polygamie est une forme d’esclavage. Les musulmans ont beau considérer les mœurs occidentales comme immorales, on est frappés par leur hypocrisie ! C’est la paille et la poutre !
Traduction de : Take My Wives, Please : Polygamy Heads West, par Par David J. Rusin, Pajamas Media, le 29 février 2008
Myra Morton s’est approchée de son mari endormi dans la
matinée du 5 août 2007, la douleur dans son cœur et un fusil à la main.
Une fois la fumée dissipée dans la luxueuse maison du couple juste à
l’extérieur de Philadelphie, un homme était mort, un secret de famille
était exposé, et un projecteur éclairait le phénomène émergent de la polygamie islamique dans le monde occidental.
Le meurtre a eu lieu quelques heures à peine avant le
départ prévu de Jereleigh Morton pour le Maroc où il se rendait dans le
but de féconder son épouse Zahra Toural. Portant le niqab, Myra, une
convertie à l’islam deux décennies plus tôt, a découvert la liaison de
son mari avec la jeune femme, qu’il avait rencontrée sur internet à la
fin de 2006. La mère de 47 ans a été brisée, décrivant sa consternation
dans son journal et se lamentant à des amies qu’elle était délaissée.
Myra a même posté une lettre aux agents de l’immigration prétendant
faussement que Toural avait des liens terroristes et qu’elle devait
donc être interdite d’entrée au pays. Le projet de son mari de féconder
Myra est ce qui l’a apparemment menée au bord du gouffre.
L’islam n’a pas tué Jereleigh Morton ; Myra Morton l’a fait. Elle porte l’entière responsabilité de son acte brutal et doit être punie en conséquence. Quelles que soient les circonstances, le meurtre est anathème selon les normes juridiques et morales occidentales. Pourtant, il en va de même de la polygamie. Des données récentes indiquent toutefois que les gouvernements ont tendance à regarder de l’autre côté alors que les mœurs conjugales du 7e siècle en Arabie - et les problèmes qui voyagent avec – prennent racine dans notre arrière-cour. Pendant que Myra Morton fait face à la justice devant un tribunal, les chiens de garde culturels somnolents doivent rendre des comptes devant le tribunal de l’opinion publique.
La prévalence de la polygamie chez les musulmans vivant
en Occident reste un sujet de débat. Voici un échantillon de ce qui a
été rapporté : trente mille familles musulmanes en France incluent plus
d’une épouse. Il y en a quinze mille en Italie et plusieurs milliers en
Grande-Bretagne. Les estimations pour les États-Unis tournent
typiquement autour de quelques dizaines de milliers. Même l’Australie a
été contrainte de sévir contre les hommes musulmans qui cherchent à
rencontrer une seconde épouse potentielle via internet.
Les cas individuels sont souvent mis à jour de façon
inattendue grâce au fort impact médiatique d’événements comme la saga
Morton. Un autre exemple est le tragique incendie du Bronx qui a tué
dix personnes le 7 mars 2007. On a découvert que Moussa Magassa, un
citoyen américain originaire du Mali qui a perdu cinq de ses enfants
dans l’incendie, avait deux femmes vivant à un étage l’une de l’autre.
Par la suite, une enquête du New York Times a révélé que la polygamie
était un secret ouvert dans sa communauté immigrée, avec des agences à
leur service qui adhèrent à une politique de « ne demandez pas, ne le
dites pas. » (don’t ask don’t tell)
Le manque de curiosité officielle n’est que l’une des
raisons pour le manque de statistiques. Les praticiens travaillent
aussi à éviter tout contrôle. Deux stratégies sont communes. Certains
hommes musulmans avec des femmes vivant à l’étranger s’arrangent pour
que des parents parrainent des visas qui peuvent les amener en Occident
sans éveiller de soupçons. D’autres trouvent une deuxième, une
troisième ou même une quatrième épouses localement, scellant la
transaction dans une cérémonie nikah menée par un imam. Parce que de
tels mariages sont effectués hors des écrans de radars de l’État et
n’ont aucune valeur juridique, les femmes ne jouissent d’aucun des
droits garantis aux conjoints.
Les préoccupations au sujet de la polygamie islamique -
que ce soit en Occident ou en Orient - ont naturellement été rejetées
par certains comme de l’impérialisme culturel. Par exemple, le
professeur Miriam Cooke de Duke University soutient que « la polygamie
peut être libératrice et émancipatrice ». Comme l’explique Kay Hymowitz
dans City Journal, « Certaines femmes sont soulagées quand leur mari
prend une nouvelle femme : elles n’auront pas à être à son service
aussi souvent. Ou elles pourraient trouver qu’elles ont maintenant la
liberté de prendre un amant. Mais, je le demande, ne serait-ce pas
dangereux dans les endroits où les femmes adultères peuvent être
lapidées à mort ? En tout état de cause, est-ce si commun ? » « Je ne sais pas », répond Cooke, « Je suis intéressé par le discours ».
Deux nations ont apparemment ignoré le « discours » et
sont passées directement à la capitulation. Suite à une revue d’une
durée d’un an, le gouvernement britannique a statué que les maris
peuvent réclamer des indemnités pour plusieurs épouses, pour autant que
les mariages soient légaux dans les pays où ils ont été contractés.
Concrètement, les directives publiées par le Ministère du travail et
des pensions concernant les indemnités pour les chercheurs d’emploi
stipulent : « Là où il y a un mariage polygame valide le requérant et
l’une des épouses auront droit au montant pour un couple (£ 92,80). Le
montant dû pour chaque conjoint additionnel est présentement de 33,65
livres sterling ».
Un arrangement similaire existe dans certaines régions
du Canada. Selon le Toronto Sun, « Des centaines d’hommes musulmans
polygames de la grande région de Toronto… reçoivent l’aide sociale et
des avantages sociaux pour chacun de leur conjoint grâce à la Ville et
à la province, disent les responsables musulmans. Mumtaz Ali, président
de la Société canadienne des musulmans, a dit que les épouses dans des
mariages polygames sont reconnues comme conjointes en vertu de la Loi
sur la famille de l’Ontario, à condition qu’elles aient été légalement
mariées sous les lois musulmanes à l’étranger ».
Pourquoi l’introduction de la polygamie islamique - et
l’augmentation de la tolérance à son égard – devrait-elle être une
source d’inquiétude en Occident ?
Tout d’abord, comme tant d’aspects de la charia, la loi
islamique de la famille codifie les inégalités, elle est donc contraire
à la lettre et à l’esprit du droit occidental. Alors que les lignes
directrices qui réfèrent à la polygamie, comme celles qui réglementent
désormais les avantages sociaux au Royaume-Uni, emploient typiquement
un langage neutre, il ne fait guère de doute quant à la nature très
sexospécifique de l’institution telle qu’elle existe chez les
musulmans. En reconnaissant tacitement cette pratique, les
gouvernements offrent leur imprimatur à la discrimination sexuelle.
Deuxièmement, Nonie Darwish et Phyllis Chesler ont noté
que la polygamie, lorsqu’elle est combinée avec d’autres dispositions
misogynes de la charia, engendre un dysfonctionnement sociétal. Les
unions plurielles inspirent la méfiance entre les époux et une
concurrence accrue entre les enfants. Les enfants apprennent aussi à un
âge précoce que les femmes sont indignes d’affection exclusive, et ont
donc moins de valeur que les hommes. En outre, si elle se généralise,
la polygamie créera malheureusement des légions de jeunes hommes
célibataires qui seront mûrs pour la radicalisation.
Troisièmement, la polygamie est illégale dans tous les États occidentaux. Les hommes qui participent à ces mariages tout en résidant en Occident ou qui contournent les règles d’immigration pour accéder à d’autres conjointes sont purement et simplement des hors-la-loi. Quelles autres lois pourraient-ils se sentir à l’aise de violer au nom de leurs traditions importées ? Le message mixte envoyé par les bureaucrates du gouvernement est particulièrement préjudiciable dans ce contexte. Leur nonchalance multiculturelle sape à la fois le système juridique lui-même et les valeurs fondamentales que les lois sont destinées à refléter et à garantir.
Quatrièmement, les pressions pour normaliser la polygamie sont un autre front dans la campagne des « gains centimètre par centimètre »
des islamistes. Son acceptation servirait comme un puissant marqueur,
ouvrant la voie à la poursuite de l’application des principes de la
charia. Cette menace n’est pas passée inaperçue auprès de Christ
Grayling, secrétaire Tory du cabinet fantôme. Débattant de l’imbroglio
des prestations sociales, il a fait observer que l’octroi de
prestations à de multiples épouses « crée un précédent qui conduira à plus d’exigences pour que la culture d’autres pays soit reflétée dans le droit britannique ».
Pendant que Graylings sonne l’alarme en
Grande-Bretagne, quelques pays européens ont déjà adopté des politiques
visant à lutter contre les unions polygames. The Telegraph a indiqué en
2004 que l’Irlande a ordonné à tous les hommes des pays islamiques
cherchant à s’y établir de signer une déclaration
sous serment rejetant la polygamie. … Un homme doit jurer qu’il n’a
qu’un seul conjoint et n’a pas l’intention de contracter un mariage
simultané. De même, le Ministère de l’Intérieur italien a demandé à des
groupes musulmans d’accepter une « charte des valeurs » qui promeut les
familles monogames et l’égalité des femmes.
Contrairement aux déclarations défaitistes par
l’archevêque de Canterbury Rowan Williams, ces exemples montrent que
l’arrivée de la charia en Occident n’est pas inévitable.
Elle peut et sera évitée si le public se montre résolu à la combattre.
Comme l’a noté Daniel Pipes au sujet de l’abandon soudain par CAIR des chauffeurs de taxi musulmans
qui s’opposent à desservir les passagers avec un chien d’aveugle,
l’indignation généralisée est le meilleur désinfectant. « Quand les
Occidentaux sont largement d’accord pour rejeter une norme ou tradition
islamique spécifique et s’unissent contre elle, les islamistes
occidentaux doivent s’adapter à la volonté de la majorité ».
Bref, le choix est le nôtre : défendre un patrimoine chèrement acquis de liberté et d’égalité, ou continuer à évoluer vers la charia. Priez pour que nous choisissions sagement.
David J. Rusin est un éditeur pour Pajamas media basé à Philadelphie. Il est titulaire d’un Ph.D. en Physique et Astronomie de l’Université de Pennsylvanie.
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