Le blog de Yann Redekker

Un regard neuf sur une vieille idée : la Nation

06-03-08

Quelques remarques à une réplique courtoise

cerveau Europe Maxima

Article de André Waroch publié le 5 mars 2008

Monsieur Feltin-Tracol, Messieurs d’Europe Maxima, amis lecteurs,

Suite à mon texte « Les contradictions de la Droite subversive », Georges Feltin-Tracol a tenu à répondre à certaines des attaques, critiques ou remarques sorties de ma plume. Une réponse m’est demandée. La voici.

Pour moi, la notion même de « Droite », dans le débat actuel, est effectivement négative. Est de droite tout ce qui n’est pas de Gauche. La Gauche, elle, existe en tant que telle. De Strauss-Kahn à Besancenot, les mêmes présupposés idéologiques sont à l’œuvre, les différences portant juste sur les modalités d’application. Mais le type de société envisagé est bien le même : la création d’un ghetto géant pour fiottes multiraciales décérébrées. Une société sans risques, sans conflit, sans discrimination d’aucune sorte. Ni Grec ni Juif, ni maître ni esclave…

Ceux qui refusent, pour des raisons diverses, ce totalitarisme sont appelés la Droite.

La Droite subversive, c’est-à-dire la Droite reléguée dans un ghetto idéologique, est séparée de la Droite non-subversive par le fait que celle-ci, par un mélange de culpabilité, d’opportunisme et de manque d’idéalisme, a accepté de trahir ses convictions profondes en échange d’un plat de lentilles. Elle a accepté de gauchiser ses idées pour éviter la diabolisation médiatique.        

Je ne suis pas jacobin, il s’agit là d’un procès d’intention. Je suis tout à fait en faveur du bilinguisme régional. Les immigrés, qu’ils soient européens ou non, ne sauraient en aucun cas en bénéficier.

Votre citation de Maurras, exaltant les vertus de l’assimilation, c’est-à-dire la disparition d’un peuple étranger par dissolution dans le peuple autochtone, me donne admirablement raison.

« Avec toute la plus grande bonne volonté possible, un Ivoirien ne sera jamais un authentique Européen de France. » C’est tout à fait possible. Mais si son fils prend pour épouse une « Gauloise », que la fille de celui-ci se marie également avec un autochtone, et que le fruit de leur union lui-même... Dans ce cas, « l’ivoirité » n’aura duré vraiment, au maximum, que deux générations.

Évidemment, il faut pour cela que les immigrés extra-européens soient en nombre suffisamment restreint. Mais je ne fais en aucun cas de l’appartenance raciale d’un individu, dans l’absolu, un obstacle pour l’assimilation de ses enfants ou de ses petits enfants. C’est d’ailleurs toute l’utilité du droit du sang.

« Par ailleurs, dans quoi les étrangers devraient-ils s’assimiler ou s’intégrer ? À l’État-nation français jacobin, briseur des identités charnelles ? À des valeurs républicaines de l’Hexagone « black - blanc - beur » ? » mais évidemment au peuple français originel, comme avant eux les Italiens et autres Polonais.

Certains me diront que ce n’est pas possible avec certaines populations ? Effectivement, ce n’est pas possible, je confirme. Tout le débat est maintenant de savoir quels peuples peuvent (ou veulent) s’assimiler et lesquels ne le veulent pas. Et au-delà, s’agissant de ceux qui refusent l’assimilation, quels sont ceux qui restent dans leur coin sans rien demander à personne, et ceux qui ont un projet de conquête politique au nom de leur race, de leur ethnie ou de leur religion.

Par ailleurs, votre anti-républicanisme ne me gène en rien, il semble que vous ayez mal interprété certains de mes propos. Je ne suis « amoureux » d’aucun système politique que ce soit, et sûrement pas de la République française.        

Concernant les Églises évangéliques : constituent-elles un danger aussi grand que l’islam ? Bien évidemment non. En aucun cas elles ne troublent la paix sociale. Pas de demandes de quotas, pas de manifestations, pas d’exigence alimentaire spécifique dans les cantines des écoles...

Par contre : un enfant africain élevé selon une morale chrétienne rigoureuse, qu’elle soit évangélique ou pas, ne rejoindra pas, dans la majorité des cas, ces hordes de zonards illettrés qui servent de milice au Système et chez qui l’identité islamique est nettement majoritaire, que ce soit par naissance ou par conversion.        

Je ne crois pas avoir prôné, dans aucun de mes textes, la croisade générale contre le monde musulman, et certainement pas l’intervention en Irak. Il est bien évident qu’il est nécessaire d’avoir avec lui les meilleurs relations, quand c’est possible. Mais, et je me réfère moi aussi à l’histoire, on peut tout à fait envisager des interventions ciblées, pour créer par exemple, à l’image d’Israël, un État au Liban pour les chrétiens d’Orient, c’est-à-dire nos vieux alliés maronites ou arméniens, voire coptes.

Concernant l’islam, je me permettrais d’ailleurs de faire une parenthèse pour bien faire comprendre à mes compatriotes ce à quoi nous avons vraiment affaire.

De l’avis général, Saddam Hussein en Irak « protégeait les chrétiens ». Il était effectivement relativement tolérant, et force est de constater que, Saddam mort, il est parti plus de chrétiens en quatre ou cinq ans que durant tout son règne.

Néanmoins la question que je me pose est : de qui diable Saddam Hussein protégeait les chrétiens ?

Ça ne pouvait ni être de la police, ni de l’armée, ni de l’administration, ni de quoique ce soit d’étatique, puisqu’absolument tout, dans ce domaine, ployait sous la botte du Raïs et du parti Baas, dont l’idéologie totalement laïque a été élaborée par des Arabes chrétiens.

Réponse : les chrétiens d’Irak devaient tout simplement être protégés, par un des système de répression les plus durs au monde, des exactions de la population musulmane. Dans la plupart de ces pays, l’État, toujours une dictature féroce, est beaucoup moins un propagateur du fondamentalisme qu’un frein au fanatisme du peuple.        

« Désireux de mettre en évidence les contradictions de la soi-disant “ droite subversive ”, vous pourriez vous demander pourquoi montrez-vous une hostilité réelle à l’encontre les Albanais du Kossovo si vous pensez défendre le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. N’est-ce pas le cas ? Il est évident que le jacobinisme yougoslave de Milosevic a attisé la colère des Albanais du Kossovo. Ce problème n’est pas récent. Il participe à la question d’Orient depuis la fin du XIXe siècle. Le fascisme italien pendant la Seconde Guerre mondiale, le communisme titiste, puis l’O.T.A.N. l’instrumentalisèrent successivement. »

Sous quelque régime qu’ils vivent, quelque soient les latitudes, le Xinjiang chinois, le Cachemire indien, le sud de la Thaïlande ou des Philippines, la Bosnie ou le Kosovo, les peuples musulmans chercheront toujours a éradiquer les non-musulmans. C’est dans leur nature et personne n’y pourra rien changer. Vous pouvez bien me dire qu’ici ou là ils ont raison de se révolter, car on leur a fait une injustice, je vous réponds que sans injustice le résultat serait exactement le même.

L’islam n’a absolument rien à faire en Europe. On peut d’ailleurs se poser la question de savoir s’il a quelque chose à faire ailleurs, si cette immonde entreprise de décérébrage collectif a quelque légitimité en un endroit quelconque du globe.   Les adeptes de René Guénon, comme leur nom l’indique, n’étaient pas à la recherche d’un bon écrivain, mais d’un gourou. Ce que vous dites est révélateur : le Maître se convertit à l’islam, donc on se convertit aussi !

René Guénon a proposé un système de pensée finalement assez simple, dans le sens ou la recherche du bonheur n’est pas laissée à la réflexion personnelle, au tempérament et aux volontés du lecteur. Elle se présente plutôt comme le manuel d’utilisation d’une imprimante japonaise, mais en dix volumes, et qu’on devrait apprendre par cœur. René Guénon ne propose pas des pistes, mais assène des dogmes.

Julius Evola, un peu plus sain d’esprit, témoigne tout de même d’une rigidité germanique (assumée) conduisant en général à un jusqu’au boutisme néfaste.

Je préfère la mentalité latine (que fustigeait Evola). Il est beaucoup plus dur, pour échapper à un camp de la mort, de soudoyer un garde allemand qu’un maton italien. Ce jusqu’au boutisme atavique n’est-il pas d’ailleurs dénoncé, dans le dernier numéro d’Éléments, par Karlheinz Weissmann, issu de la « Nouvelle Droite » allemande ? Guillaume Faye et Pierre Lance ont également mis en garde les Européens contre ce travers.

La mentalité latine présuppose toujours la possibilité d’un arrangement. Le catholicisme en est un magnifique exemple, ou comment réenraciner un monothéisme strict en lui adjoignant des milliers de Saints, une langue liturgique obligatoirement européenne, c’est-à-dire le latin, la même capitale politique que celles des César, et des missionnaires qui pendant des siècles et des siècles (Amen), passèrent leur temps à convertir les peuples européens, slaves par exemple, non seulement au christianisme, mais aussi (et peut-être même surtout) à la culture antique gréco-romaine dont ils étaient les héritiers.

Mon seul « maître » est Guillaume Faye. Mais que dit-il ? Qu’il a écrit dans le passé quelques âneries, et qu’il s’est corrigé depuis. Qu’il propose des pistes et non des dogmes. Que les opinions philosophiques, politiques, morales contenues dans une œuvre écrite sont susceptibles, à partir du moment ou elles sont le fruit du cerveau d’un être humain, d’être sans cesse réévaluées, corrigées, amendées, voire évacuées.

Sur Alain de Benoist, j’aimerais, au vu de ce qui précède et des origines germaniques du bonhomme, citer cette phrase de Pierre Lance, contenue dans la préface de la réédition de son livre La Gaule Éternelle : « On ne saurait comprendre pleinement certaines “ insistances ” dont je fais acte dans ce livre si l’on oublie qu’il fut écrit en 1965, c’est-à-dire au moment ou apparaissait en France l’embryon de ce que l’on a appelé “ la Nouvelle Droite ”, et dont force me fut de constater avec effroi, dès mes premiers contacts avec elle, que toute sa démarche était sous-tendue par une teutomanie exacerbée de nature quasi-névrotique. Rien ne fut plus étonnamment instructif à mes yeux que de voir des brillants intellectuels français (mais en aucun façon gaulois), faisant preuve dans leurs écrits d’un rationalisme scientifique de haut niveau et d’un positivisme presque matérialiste, se plonger d’instinct par ailleurs, et de façon exactement mystique, dans le culte absolu de la Germanie éternelle et d’un Odin-Wotan exalté par le lyrisme wagnérien. »

Posté par Redekker à 21:53 - ├ Analyse - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Poster un commentaire







Rétroliens

URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=129634&pid=8225795

Liens vers des weblogs qui référencent ce message :