Le blog de Yann Redekker

Un regard neuf sur une vieille idée : la Nation

09-03-08

Les quatre présidents, les FARC et Ingrid Betancourt

Ingrid_BettancourtPar je ne sais quel miracle, les relations entre la Colombie, le Venezuela, le Nicaragua et l'Equateur, qui étaient exécrables au point que certains parlaient d'une guerre possible suite à l'exécution du numéro 2 des FARC par les troupes colombiennes en territoire équatorien,sont de nouveau au beau fixe. Alvaro Uribe, qui était traité de " petit chien " de Washington il y a deux jours par un Hugo Chavez plein de morgue qui rappelait celle des soviétiques à leur apogée, est tombé dans les bras du bolivarien de choc !   Que s'est-il donc passé ? Tout simplement les relations commerciales ont , heureusement, pris le pas sur les menaces d'affr ontement qui menaçaient la région.

La " fin des hostilités " entre les dirigeants Sud-Américains arrivent à un moment-clé dans l'utilisation faites des otages détenus par les FARC et notamment celle d'Ingrid Betancourt.
La franco-colombienne qui vient de passer le cap des six années d'emprisonnement est devenue une icône internationale pour nombre d'organisations qui se moquent éperdument des conditions, des raisons ou encore de l'idéologie qui est le fil conducteur des preneurs d'otage. Car, ces preneurs d'otage, les FARC, ne sont pas des gentils " guerilleros " -  genre " picaros " dans  les œuvres d'Hergé -  mais de redoutables terroristes tuant et posant des bombes au nom de l'idéologie marxiste. mais justement, ce sont des marxistes, et donc quelque part, ils sont absous de toutes condamnations publiques, de tout procès , car se sont des " révolutionnaires " qui " luttent contre un régime de droite "...

Et les autorités françaises, comme d'ailleurs les médias dans leur quasi-totalité, ne font jamais mention de la réalité  criminelle  qui  entoure les FARC.  Une autre question me vient à l'esprit  :  On sait que Ingrid Betancourt  était au moment de  son enlèvement  sénatrice  d'un parti écologiste qu'elle a elle-même fondée, qu'en serait-il si l'otage avait été  une élue  d'un mouvement de droite nationale ?  Y aurait-il un aussi grand battage médiatique  tout autour ?

Bien sûr qu'il faut être partisan de la libération de madame Betancourt, qui ne le serait pas ?. Cependant, elle n'est pas la seule, les FARC détiendraient plus de 1000 otages... qui ne sont pas tous franco-colombiens.


Yann Redekker

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