Le blog de Yann Redekker

Un regard neuf sur une vieille idée : la Nation

14-03-08

L’« Union méditerranéenne » enterrée

JMLP_Conf_rence_de_presseFront National

Communiqué de Jean-Marie Le Pen du 14 mars 2008

Il en est de ce projet comme de toutes les annonces tonitruantes du candidat Sarkozy : au final, il n’en reste que des mots, dépouillés de leur signification initiale.

L’« Union méditerranéenne », qui devait regrouper les pays riverains de la Méditerranée, est devenue une « Union pour la Méditerranée », qui n’est rien d’autre que le nouveau nom donné au « processus de Barcelone », cette structure de coopération de l’Union européenne avec les pays méditerranéens, sur des objectifs ciblés et limités.

Selon le président de la République, c’est la troisième initiative française qui rencontre un « très large consensus ». C’est en réalité la troisième initiative du président Sarkozy qui est réduite à néant.
Le soi-disant « traité simplifié » n’est qu’une rédaction plus compliquée de la Constitution européenne ; le « groupe des Sages » qui devait avoir pour principale mission de réfléchir aux frontières de l’Union européenne n’a pas ce sujet-là dans ses attributions.

Et pendant qu’on agite des mots, le rouleau-compresseur euromondialiste continue d’avancer inexorablement.

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Euthanasie, avortement et immigration

MortLe journal du Chaos

édition du 13 mars 2008

L’histoire se répète dramatiquement. Une femme, atteinte d’une maladie incurable et qui lui déforme inexorablement le visage dans de grandes souffrances, demande à ce que la médecine l’aide à mette fin à ses jours dignement et surtout le plus légalement du monde.

Le droit français n’admet toujours pas qu’un individu veuille mettre fin à ses jours. Car c’est d’euthanasie qu’il s’agit, n’est-ce pas et ce mot-là fait peur. Car nous sommes dans une société qui a peur des mots et plus encore de ce qu’ils sont censés représenter.

Mais, ô joyeux paradoxe, alors que l’on refuse à cette femme, qui a toutes ses facultés et toute sa lucidité, de mourir dignement pour abréger ses souffrances et celles de ses enfants,  notre droit a légalisé l’avortement et la médecine autorise des gamines de 15 ans à prendre la pilule. C’est beau comme l’antique le progrès.

Si nous poussons le bouchon encore un peu plus loin dans cette logique, cela permet à de nombreux imbéciles (restons calme) de venir nous dire que l’immigration est une chance pour la France. Il eût été plus logique d’initier des politiques natalistes et d’aider les familles à avoir de nombreux enfants, plutôt que de légaliser les mouroirs médico-chimiques.

Au lieu de cela, les bonnes âmes, les progressistes et autres féministes de tous poils applaudissent à l’assassine loi Veil qui a légalisé l’avortement. Pour le plus grand bonheur du patronat, il faut bien l’avouer, tant un travailleur immigré coûte bien moins cher et est nettement plus taillable et corvéable qu’un Gaulois qui s’est battu pour sa dignité, qui a obtenu la Sécurité sociale et autres avantages sociaux qui emmerdent bien ce même patronat. Seulement voilà, la connerie a des limites et on paiera malheureusement tous la note au final.

Ah, j'allais oublier : un brave paysan de 85 ans à qui son toubib avait déjà tout interdit pour qu'il reste en bonne santé, s'est jeté dans son puit quand son imbécile de toublib lui a interdit de fumer les dix clopes qu'il se roulait chaque jour. 

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Hénin-Beaumont : il faut voter Steeve Briois !

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Des résultats modestes mais encourageants pour le MNR et la droite nationale aux élections municipales et cantonales

BayMNR

Communiqué de Nicolas Bay, Secrétaire général du MNR du 14 mars 2008


Les résultats du 1er tour des élections municipales et cantonales de dimanche dernier constituent une première manifestation, encore timide mais réelle, de la déception suscitée par Sarkozy et par sa politique.

La droite nationale, toutes tendances confondues, ne bénéficie que modérément de cette déception qui permet à la gauche de retrouver quelques couleurs grâce à un phénomène classique de « zapping » électoral.


Si elle n’est pas capable de se remettre en question, de se rassembler et de se rénover, la droite nationale ne pourra renouer avec les succès ni remobiliser un électorat lassé par les divisions et l’absence de perspectives enthousiasmantes.

Malgré une présence limitée à ces élections locales, le MNR, qui présentait des candidats dans une dizaine de villes et une quarantaine de cantons (indépendamment de sa participation à de nombreuses listes d’union des nationaux), obtient des résultats encourageants : les candidats du MNR dépassent la barre des 5% des voix dans plus de la moitié des cantons où ils se présentaient avec des pointes remarquables :

- dans le canton de Dôle Sud-ouest (39) : 15,34 %
- dans le canton de Chabanats (16) : 12,70 %
- dans le canton de Saint Yriex (87) : 8,90 %
- dans le canton de Soutz-sous-Forêt (67) : 8,80 %
- dans le canton de Dammartin-en-Goëlle (77) : 8,63 %
- dans le canton de Vandœuvre est (54) : 8,40 %
- dans le canton de Briey (54) : 7,60 %


Aux élections municipales, plusieurs listes MNR dépassent aussi la barre des 5% de voix, notamment à Romainville (93) et à Sartrouville (78) où Nicolas Bay a été réélu conseiller municipal.

Pour le 2e tour des élections municipales et cantonales, Nicolas Bay, secrétaire général du MNR, invite les électeurs ayant encore la possibilité de voter pour un candidat de la droite nationale, à se mobiliser en sa faveur.

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Turquie : le parti d'Erdogan menacé d'interdiction

Erdogan_campagne__lectoraleNouvel Observateur

édition du 14 mars 2008


Le procureur de la Cour de cassation turque a déposé, vendredi 14 mars, une demande d'interdiction du Parti au pouvoir de la justice et du développement (AKP) devant la Cour constitutionnelle en raison "d'activités allant à l'encontre de la laïcité", a rapporté l'agence de presse Anatolie. Le procureur Abdurrahman Yalçinkaya a transmis à la Cour constitutionnelle un acte d'accusation dans lequel il accuse le parti du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan d'être "devenu un foyer d'activités allant à l'encontre de la laïcité", selon Anatolie. La Cour constitutionnelle est habilitée à interdire les formations politiques.

La réforme sur le voile en cause

La démarche du procureur intervient alors que l'AKP, issu de la mouvance islamiste, et un parti d'opposition ont voté au Parlement une réforme autorisant le port du voile islamique dans les universités, prohibé depuis une dizaine d'années en vertu d'une jurisprudence de la Cour constitutionnelle. La réforme, promulguée fin février, a semé la confusion dans les universités, certains établissements acceptant l'entrée d'étudiantes voilées, d'autres annonçant qu'ils n'appliqueraient pas la réforme. Certains recteurs ont indiqué qu'ils maintiendraient l'interdiction jusqu'à ce qu'une réglementation détaillant le code vestimentaire autorisé -et excluant les symboles les plus ostentatoires d'un islam radical, comme le tchador ou la burqa- soit adoptée.

Crainte d'une islamisation de la société

A l'origine de la polémique, on retrouve la crainte chez les défenseurs de la laïcité -particulièrement influents au sein de l'armée, de la magistrature et de l'administration des universités- d'une islamisation rampante de la Turquie, pays à la population musulmane à plus de 99% mais au régime laïc. L'AKP, qui se définit comme un parti "démocrate conservateur", défend la réforme au nom de la liberté de convictions religieuses et du droit à l'éducation. Le procureur avait déjà affirmé en janvier son opposition à la réforme, estimant que ses partisans avaient "l'objectif de modifier le caractère laïc de la République". Plusieurs partis islamistes, dans les rangs desquels plusieurs cadres de l'AKP dont Recep Tayyip Erdogan ont fait leur classe, ont dans le passé été fermés par la justice.

Gül appelle à la circonspection

Interrogé par des journalistes sur ce nouveau développement alors qu'il se trouvait à Dakar pour une réunion de l'Organisation de la conférence islamique, le président Abdullah Gül, lui-même issu de l'AKP dont il a du démissionner pour accéder à la magistrature suprême, a appelé les Turcs à la circonspection. "Il faut penser à ce que ces demandes relatives à un parti au pouvoir qui dispose d'une telle majorité au Parlement vont faire gagner ou vont faire perdre à la Turquie", a déclaré Abdullah Gül, cité par Anatolie. "Il faut très bien y réfléchir. C'est ma seule opinion", a-t-il poursuivi, rappelant qu'il représentait en tant que chef de l'Etat "l'union et la totalité de la Turquie".

Un avertissement, selon l'opposition

Le principal parti d'opposition, le Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate) a pour sa part dit espérer que cette procédure dissuaderait de poursuivre ses attaques contre la laïcité. "J'espère que le parti au pouvoir prendra au sérieux ce procès et réévaluera ses attitudes hostiles aux principes constitutionnels et en premier lieu à la laïcité", a déclaré Mustafa Özyürek, le vice-président du CHP. Abdurrahman Yalçinkaya avait déjà affirmé en janvier son opposition à la réforme, estimant que ses partisans avaient "l'objectif de modifier le caractère laïc de la République".

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Salon du Livre : deux poids deux mesures

Salon_du_livre_08Front National

Communiqué de Bruno Gollnisch du 14 mars 2008


Le boycott du Salon du Livre par des pays ou auteurs opposés à la venue de M. Shimon Peres a suscité beaucoup de protestations, au nom de la libre communication des idées. Du moins le stand d'Israël n'a-t-il pas été agressé.

Tout ceci contraste avec le silence assourdissant des "intellectuels" lors des agressions physiques, au même Salon du Livre, il y a quelques années, contre les stands de la presse et des auteurs de la droite nationale. Le tout à l 'initiative des nervis de "Ras l'Front", alors présidé par le sieur Maurice Rajfus. Seule réaction : par une incroyable lâcheté, la direction du Salon avait banni... les agressés.

Selon que vous serez puissant ou misérable...

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Ne plus être ni parler français

Villers_CotteretValeurs Actuelles

Article de Paul-Marie Coûteau publié le 14 mars 2008 dans Valeurs Actuelles n°3720

Depuis quelques mois, les rares esprits qui se préoccupent du français ne savent plus où donner de la tête: enseignement de la langue, emploi du français en France ou en Europe (pour commencer, à Bruxelles), francophonie, ce qu’ils dénoncent comme des “scandales” se multiplient et laissent nos “autorités”de marbre.


La dernière affaire en date fut la franche sortie de Valérie Pecresse, ministre de l’Enseignement supérieur, devant un groupe de journalistes qu’elle conviait à déjeuner le 25 février à Bruxelles: « Il faut rompre le tabou de la langue française », déclara-t-elle, ajoutant qu’elle s’exprimait elle-même en anglais dans les instances européennes. « Je ne vais pas obliger nos partenaires à avoir recours à l’interprétation », précisa-t-elle sur le ton de l’évidence – la question pourrait se poser, malgré tout, au regard des propos tenus par M.Sarkozy lors de sa campagne, le 9 mars 2007, à Caen:

« Je me battrai pour que, dans les instances européennes, le français continue d’être employé; ce sera naturellement une obligation absolue pour tout représentant de la France. » Ladite obligation ne parut pas toujours aussi “naturelle” à M. Sarkozy qui, dans son livre Témoignage, stigmatisait notre « intransigeance linguistique » et précisait que, si nous ne savions pas nous adapter, « cela nous marginaliserait »

Mme Pecresse alla plus loin: « Il faut même donner des cours en anglais à l’université. [...] On ne peut pas laisser sortir du système éducatif un enfant qui ne sait pas parler cette langue. » On aimerait qu’elle en dise autant pour le français, que les étudiants manient si mal qu’un professeur de Paris-XIII, M.Mathieu-Colas, se plaint dans le Figaro du 11 mars que ses étudiants ne comprennent plus le sens de mots aussi élémentaires que “hexagone” (défini comme un “triangle à beaucoup de côtés”), ou “hémicycle” (“vélo à une roue”).

Citons aussi M. Bockel, ministre de la Francophonie, assurant que l’anglais était « le meilleur moyen de faire rayonner la culture française » – cela à propos du protocole de Londres, que M. Sarkozy s’empressa de faire ratifier peu après son installation à l’Élysée, alors que, donnant force juridique à des documents en anglais devant n’importe quel tribunal français, il biffait d’un coup l’édit de Villers-Cotterêts sur lequel repose toute notre politique linguistique depuis quatre siècles.

Quant à M. Kouchner, il écrivait en 2006: « J’avais été étonné, en 1988, que l’on insiste sur l’usage obligatoire du français pour les ministres. La langue française n’est pas indispensable. Le monde a bien vécu avant elle. Si elle devait céder la place, ce serait précisément à des langues mieux adaptées aux besoins réels et immédiats de ceux qui la délaisseraient » – dans son ouvrage Deux ou trois choses que je sais de nous, au chapitre intitulé: « L’anglais, avenir de la francophonie »: tel est bien le programme.

Il est faux de croire notre gouvernement indifférent à la politique linguistique: il a une politique précise, qui est de rendre la France bilingue, ce qui se traduit toujours par la relégation de la langue ancienne aux usages domestiques, accordant à la langue nouvelle une domination de fait dans toutes les activités publiques; de même existe-t-il en politique extérieure un fil directeur, le gommage de toute préférence francophone, de l’abandon du lien franco-québécois au redéploiement de notre coopération militaire en Afrique vers le contingent “européen”, en Afghanistan – l’intégration dans l’Europe et l’Otan obligeant d’ailleurs nos cadres militaires à travailler en anglo-américain, en France même…

N’ayant jamais osé s’aventurer sur le terrain politique, l’action des multiples associations qui se proposent de sauver ce qui peut l’être du naufrage se réduit à l’envoi de petits bulletins sans autre effet que d’entretenir la rage et l’accablement de leurs membres: du moins la chronique du désastre est-elle ainsi tenue très à jour.

Nul n’ose voir que la question de la langue étant tout entière politique, surtout en France (« La France, c’est la langue française », disait Braudel), la défendre suppose d’affronter sans peur un “pays légal”entièrement oublieux des socles mêmes de la nation, à commencer par les instruments de sa souveraineté. Car la question n’est pas tant celle de la langue que celle de la souveraineté : a-t-on jamais vu un pays qui n’est plus maître de lui-même prétendre rayonner dans le monde ou mener une “grande politique” ?

On est désolé de devoir rappeler cette évidence qu’un pays qui n’est pas souverain ne peut mener de “politique” en quelque domaine que ce soit – et justement pas ceux qui sont essentiels…

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Razzy Hammadi se ramasse

Hammadi_RYves Daoudal

Article de Yves Daoudal publié le 14 mars 2008

D’abord pressenti à Hénin-Beaumont, Razzy Hammadi, ancien président du MJS, devenu secrétaire national du PS à la Riposte , avait été imposé par le PS à Orly. Il s’agissait à la fois de promouvoir la « diversité » et de propulser le jeune homme aux dents longues, en envoyant à la retraite le maire socialiste sortant Gaston Viens.

Mais il a été très mal reçu par les socialistes locaux, dont plusieurs ont préféré se présenter sur les listes du maire sortant ou de la communiste Odette Terrade.

Résultat : bien que François Hollande et Bertrand Delanoë soient allés sur place le soutenir, Razzy Hammadi n’est arrivé qu’en quatrième position, avec 13,3% des voix, très loin derrière le maire sortant qu’il devait pousser dehors (35,8%).

De dépit, il a décidé de se retirer, en disant tout le mal qu’il pense d’Odette Terrade, avec qui il avait conclu un accord de fusion des listes pour le second tour, mais qui l’a rejeté en dénonçant l’arrogance du jeune loup...

(Razzy Hammadi est ce personnage selon lequel le Front national, ce sont des gens qui « veulent tuer tous les juifs et tous les noirs ».)

                                                                                                                                    

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" Discrimination positive by Medef "

Parisot_SarkozyLe Medef mis à mal par le scandale financier de l'UIMM et par la cagnotte de départ de son ancien " maître de forge " Denis Gautier-Sauvagnac essaie de se rattraper aux yeux du grand public, disons plutôt du public " populaire ", comprendre celui qui habite dans les quartiers populaires, parce que le peuple des petits, des ouvriers, des employés, la " populace " quoi ! n'interesse que fort modérément madame Parisot qui ne souhaite, c'est évident, qu'une seule et unique chose, que les entreprises engrangent des profits afin d'en faire partager les dividendes qu'à leurs heureux actionnaires.

Pour ce faire, l'organisation dirigée par dame Parisot met en place le 29 mars prochain une grande journée de promotion dont l'appellation sonne comme une marque de fabrique : " Nos quartiers ont des talents ". Non, ce ne sont pas ceux de Neuilly-sur-Seine qui sont visés là ou plus sérieusement ceux de nos centre-ville mais bien ceux des périphéries où sont logés en priorité les " issus de l'immigration ". Laurence Parisot, fervente admiratrice de Nicolas Sarkozy applique donc à son niveau l'une des " priorités " de l'UMP c'est à dire inscrire la diversité en dogme et donc mettre en branle la fameuse " discrimination positive ", celle qui fera du bien à la France !!

Nos jeunes diplômés qui, hélas pour eux, ne sont que de vulgaires Français de souche n'ont qu'à bien se tenir : pour ces derniers il ne restera bientôt que des miettes. Quel avenir !

Yann Redekker

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L'Union méditerranéenne corrigée passe le cap européen

Sarko_EuropaYahoo actualités

édition du 14 mars 2008


Bruxelles (Reuters) - Le projet français d'Union pour la Méditerranée (UPM) a passé jeudi le cap des dirigeants européens après avoir été sévèrement élagué par l'Allemagne, même si des doutes subsistent sur sa mise en oeuvre concrète.

Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont trouvé mardi un terrain d'entente au prix d'une spectaculaire révision à la baisse des ambitions initiales du président français et ont présenté ensemble la nouvelle version à leurs partenaires de l'UE.

La Commission européenne, qui avait le plus à perdre dans le projet originel qui prévoyait de n'associer que les pays riverains de la Méditerranée, ce qui aurait réduit son rôle dans le pilotage, a donné le signe du ralliement après avoir eu l'assurance que tous les Vingt-Sept en feraient partie.

"En ce qui concerne l'Union méditerranéenne, nous la soutenons pleinement", a déclaré son président, José Manuel Barroso. "Il semble que toutes les conditions sont maintenant réunies pour aller de l'avant", a-t-il ajouté en soulignant qu'il restait "des aspects institutionnels" à débattre.

L'un après l'autre, les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE, qui se sont retrouvés à Bruxelles pour débattre de la situation économique et de la lutte contre le réchauffement climatique, se sont prononcés en faveur du projet révisé.

"Ce qui est important, c'est que c'est un projet européen", a souligné le chancelier autrichien Alfred Gusenbauer. "Nous ne ferons pas un barbecue pour quelques Etats membres seulement."

Continuité

La France voulait initialement limiter le périmètre de l'UPM aux seuls 22 pays strictement riverains de la Méditerranée, plus le Portugal, la Jordanie et la Mauritanie, ce qui avait suscité la colère d'Angela Merkel, qui évoquait une division de l'UE.

Le "processus de Barcelone" entamé en 1995 entre l'UE et les pays de la Méditerranée aurait été affaibli par ce projet qui prévoyait aussi de siphonner les fonds communautaires, ce qui était inacceptable pour de nombreux pays nordiques.

Le texte transmis par la France et l'Allemagne à leurs partenaires européens sur ce dossier avant le sommet évoque pour l'essentiel un approfondissement du processus existant.

"L'Union pour la Méditerranée a pour objectif d'ouvrir une nouvelle étape de la coopération en Méditerranée, en conférant un nouvel élan au processus inauguré à Barcelone en 1995", peut-on lire dans ce texte de quarante lignes à peine.

Les Vingt-Sept y participeront et le financement des projets sera assuré par "les fonds prévus pour la coopération régionale dans l'actuel processus de Barcelone" mais aussi, "de surcroît et en dehors du budget de l'UE" par d'autres fonds.

Madrid a bien insisté sur cette continuité.

"L'Espagne considère que l'Union méditerranéenne (...) est une étape de plus au sein du processus de Barcelone, c'est quelque chose qui relance le processus", a expliqué le ministre espagnol des Affaires européennes, Alberto Navarro.

Le principal mérite reconnu à l'initiative française est l'ambition de redonner du tonus à un processus peu productif.

"Ces dernières années, c'était un dossier dormant", a ainsi estimé Alfred Gusenbauer, reflétant l'avis général.

Sous la pression, Sarkozy a dû modifier son projet de lancer l'UPM le 13 juillet lors d'un sommet réunissant uniquement les pays riverains, avant une réunion plus large le 14 juillet.

Désormais, il n'est plus question que d'un seul sommet réunissant le 13 juillet les Vingt-Sept, les pays du Sud de la Méditerranée et la Commission européenne.

Réveiller Barcelone

Mais il reste toutefois des problèmes politiques et techniques à régler dans les négociations qui vont se dérouler avant le lancement de l'UPM le 13 juillet prochain.

La Pologne n'a pas caché qu'elle avait aussi ses "clients".

"Nous acceptons cet accord entre la France et l'Allemagne en général, mais nous avons notre proposition sur l'Ukraine et j'espère que les Premiers ministres des pays européens accepteront notre position - une perspective européenne pour l'Ukraine", a expliqué son Premier ministre, Donald Tusk.

L'architecture institutionnelle, la principale novation de l'UPM avec l'accent mis sur la coopération régionale - l'objectif est de présenter quelques propositions emblématiques, comme sur la dépollution de la Méditerranée ou la lutte contre les feux de forêt -, ne sera pas non plus aisée à mettre en oeuvre.

L'UPM sera coprésidée pour deux ans par un tandem composé d'un pays de l'Union européenne et d'un pays du Sud de la Méditerranée qui prépareront des sommets ayant lieu tous les deux ans ainsi que des réunions ministérielles.

Le poste de coprésident du côté de l'Union sera réservé "dans un premier temps" aux pays riverains, ce qui fait débat.

Navarro a prédit que la coprésidence poserait problème à cause du conflit israélo-palestinien, Israël faisant partie du processus de Barcelone depuis le début.

"Nous savons d'expérience que c'est très difficile", a-t-il déclaré en expliquant que les pays arabes qui n'ont pas de relations diplomatiques avec Israël ne veulent pas que l'Etat hébreu puisse coprésider l'Union pour la Méditerranée.

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