17-03-08
Discrimination raciale : quatre physionomistes de discothèques relaxés en appel
Le Monde
édition du 17 mars 2008
Quatre portiers de boîtes de nuit du quartier
parisien des Champs-Elysées, condamnés en première instance pour
discrimination raciale, ont été relaxés, lundi 17 mars, par la cour
d'appel de Paris. Lors de l'audience du 21 janvier, le parquet général
avait requis la confirmation de la décision de première instance, mais
les magistrats ont estimé que si le "testing" constitue bien un
mode de preuve, le refus opposé à une seule
personne ou à un seul groupe ne suffit pas à caractériser le délit
de discrimination.
La méthode consiste à présenter à l'entrée d'une boîte de
nuit – ou à
un entretien d'embauche ou un entretien pour l'attribution d'un
logement – plusieurs
personnes que seule l'ethnie ou la couleur de peau permet de
distinguer, et de relever une éventuelle inégalité de traitement. Les
quatre "physionomistes", dont le travail consiste à filtrer l'entrée
des discothèques, avaient été condamnés lors du premier procès jamais
organisé en France à la suite d'une opération de test de discrimination
menée par SOS-Racisme.
En juin 2007, un physionomiste du Man Ray, l'une des discothèques mises en cause, avait écopé d'une amende de 1 000 euros, tandis que quatre autres, travaillant pour le Queen, le Milliardaire et le Club 79, avaient été condamnés par le tribunal correctionnel de Paris à 1 500 euros d'amende avec sursis. Ces quatre derniers avaient fait appel.
Municipales et cantonales : DLR réagit à l’échec de la majorité
Communiqué de Nicolas Dupont-Aignan, président de DLR publié le 17 mars 2008
L’échec de la majorité aux municipales oblige le président à changer !
L’UMP a beau faire la sourde oreille, les élections
municipales n’en constituent pas moins un cinglant désaveu pour la
majorité, bien plus d’ailleurs qu’une victoire pour une gauche toujours
sans projet ni chef de file.
Le style présidentiel, l’ouverture tous azimuts et
l’orientation trop libérale de Nicolas Sarkozy, ont été clairement
sanctionnées hier soir :
A force de cultiver des attitudes peu compatibles
avec la dignité de la fonction présidentielle, Nicolas Sarkozy a semé
l’inquiétude et la déception dans le cœur des Français. La première
urgence est que la France ait à sa tête un vrai président, au service
de tous ses concitoyens.
Le débauchage individuel de personnalités plus ou
moins médiatiques est une source de profonde confusion, que l’électorat
de la majorité rejette à juste titre. Le respect des électeurs de mai
2007 commande une ligne claire mise en œuvre par des personnalités
enracinées dans le pays.
N’en déplaise aux centristes, l’orientation de la
politique gouvernementale ne pêche pas par un défaut de politique
libérale-européenne, mais au contraire par un manque de rééquilibrage
au profit d’une ligne nationale, républicaine et sociale. C’est sur
cette ligne que Nicolas Sarkozy a séduit l’électorat populaire en 2007,
électorat qui lui fait logiquement défaut après l’aveu d’impuissance
sur le pouvoir d’achat, l’Europe et la croissance.
Les semaines à venir, notamment le temps fort de la
présidence française de l’Union européenne, seront cruciales pour le
mandat du président : soit Nicolas Sarkozy entend les Français et
répond à leurs aspirations profondes, soit il persiste dans la surdité
et l’erreur et la France pâtira alors, une fois de plus, d’un
quinquennat pour rien.
Asnières: la chute du baron Aeschlimann
Article de David Servenay publié le 17 mars 2008
Manuel Aeschlimann serait-il son meilleur ennemi ? Ses adversaires ont pu le croire un instant, dimanche soir, lorsqu'ils ont vu l'impensable se produire: la quatrième ville des Hauts-de-Seine basculer à gauche. Devancé de mille voix, le député-maire (UMP) sortant a perdu le "laboratoire du Sarkozysme". Il tombe face à un arc républicain PS-Modem-divers droite. Peut-être une leçon pour l'avenir…
Aeschlimann: "C'est un choix démocratique et on le prend avec philosophie"
Il est furieux, mais il se maîtrise. En nous recevant dans son bureau, juste avant d'aller annoncer les résultats (51,87% à Sébastien Piétrasanta contre 48,13%), Manuel Aeschlimann tient à saluer la victoire de ses adversaires, une coalition rose-orange-bleue. Du jamais vu dans le 9-2. Il est furieux, car il devine son avenir sombre, lui le jeune et sémillant député UMP qui, il y a quelques mois encore, avait l'oreille du président de la République. "C'est un choix démocratique et on le prend avec philosophie", dit-il, mais on sent la revanche déjà prête.
Aussitôt les résultats connus, Manuel Aeschlimann a donc annoncé son intention de déposer un recours en annulation du scrutin. Il estime que de graves irrégularités ont entaché la campagne électorale, en particulier dans les jours précédant le second tour. Témoignage d'un climat tendu ces dernières semaines. Ses opposants auraient inondé la ville de tracts aussi diffamatoires qu'anonymes. Ils dénoncent le même genre de manœuvres.
La judiciarisation: une autre spécialité du "monsieur opinion" de Nicolas Sarkozy, puisqu'il détient le record de procédures lancées par une commune contre son opposition. La moitié du contentieux en diffamation jugé au tribunal de Nanterre serait lié à Asnières...
Manuel Aeschlimann a d'abord été sanctionné par l'électorat de droite
S'il est une première raison à cette défaite, c'est à droite qu'il
faut la chercher. Sans la présence de Josiane Fischer (candidate divers
droite, 12% au premier tour) en deuxième sur la liste de rassemblement,
le candidat socialiste n'aurait jamais pu espérer gagner dans une ville
profondément ancrée à droite. Manuel Aeschlimann a donc, d'abord, été
sanctionné par l'électorat conservateur des jolis quartiers
pavillonnaires de sa ville. Une leçon à retenir pour ceux qui
s'interrogent sur les failles du "sarkozysme".
Deuxième leçon: les quartiers populaires se sont mobilisés pour ce
scrutin local, même si la participation de ce second tour reste moyenne
(38% d'abstention). Ils ont voté assez massivement pour la liste de
rassemblement, soucieux de marquer une rupture à l'envers. "Le roi est
mort, clamait devant la mairie un jeune rencontré dans les quartiers
nord de la ville, vive la République!".
En imposant une liste "républicaine", avec un discours de proximité,
pragmatique et consensuel, les opposants ont transformé en victoire une
stratégie mûrement réfléchie: taper sur le personnage, attaquer ses
points forts et présenter une alternative crédible.
Troisième leçon: la méthode. Qu'ils viennent du Parti socialiste, du centre ou de l'UMP, les opposants à Manuel Aeschlimann ont su jouer de deux réseaux sociaux. Le réseau traditionnel, celui du boîtage, des distributions de tract et des relais dans les différentes communautés d'origine étrangère d'une ville où coexistent riches et pauvres.
L'autre réseau, c'est celui du Web. L'un des opposants les plus farouches du maire, Bruno de Beauregard, est un entrepreneur du net qui a mis une bonne partie de son temps libre à soutenir sites et blogs fustigeant la politique de l'édile. Une campagne démarrée il y a quatre ans… et qui a fini par porter ses fruits.
Mitrovica aujourd'hui
Le peuple tibétain a le droit à la liberté
Front National
Communiqué du Front National du 17 mars 2008
Les Jeux Olympiques qui symbolisent la paix et la liberté seront
organisés dans quelques mois dans l’une des dernières dictatures
communistes de la planète qui depuis plusieurs jours rétablit dans le
sang l’ordre rouge au Tibet.
Pays occupé depuis 1950 par l’armée chinoise et annexé par la Chine communiste, le Tibet paye au prix fort sa soif de liberté.
Le Front National dénonce cette politique de la violence menée par le
régime communiste à l’encontre du peuple tibétain qui a déjà fait
plusieurs dizaines de morts et condamne la lâcheté des autorités
françaises qui pour des raisons mercantiles, ferment les yeux sur ces
violations des droits de l’homme. Le peuple tibétain qui n’est chinois
ni par la langue ni par la culture ni par la spiritualité a droit au
respect de son identité nationale millénaire et de sa liberté.
Nouvelle donne, offre nouvelle...
Article de Jean-François Touzé publié le 17 mars 2008
Pour être par tradition
carthaginoise, la mauvaise foi n’en aura pas moins été, à l’occasion de
ce second tour des élections municipales, la chose du monde la mieux
partagée, et ce sur l’ensemble des rives du monde politique.
Mauvaise
foi de l’UMP, de ses ministres et de ses petits marquis, refusant dans
une unanimité orchestrée depuis l’Elysée de reconnaître l’ampleur d’une
défaite à peine masquée par les demi-victoires de Marseille et du
cinquième arrondissement de Paris.
Mauvaise
foi du PS qui, enrobé des étoffes trompeuses de son succès, se croit
autoriser à voir dans le raz de marée rose la marque d’un rejet par le
corps électoral de ce qu’il avait adoré en avril et juin derniers,
alors que ce sont, à l’évidence, outre les héliogabaleries sarkoziennes
- et bien au contraire d’on ne sait quel refus d’une politique
droitiste et volontaire -, la timidité de la rupture, la tiédeur des
réformes, les reculs par rapport aux promesses faites – et en
particulier faites au nom de valeurs et principes qui sont ceux de la
droite nationale - qui ont conduit nos compatriotes, déçus et inquiets,
à sanctionner le pouvoir en place.
Mauvaise
foi des amis de Bayrou, tentant de faire oublier leur opportunisme
congénital en le dissimulant sous de grandes considérations
philosophico-politiques dignes des heures les plus glorieuses du MRP.
Mauvaise foi, enfin, d’une direction lepéniste qui, depuis huit jours, ne cesse de claironner « un rétablissement spectaculaire » du FN, là où, malheureusement, il n’y a qu’effondrement et chaos.
Il
nous faut maintenant tirer les conséquences de ces élections. La
première est que la gauche et l’extrême gauche, l’une faisant à l’autre
la courte échelle et réciproquement, constituent une menace que nous ne
devons pas négliger. Je suis de ceux qui pensent que la France et
l’Europe ne se relèveraient pas d’une nouvelle expérience socialiste,
surtout si elle devait être menée sous le regard vigilant de la LCR.
La
deuxième est que l’UMP, comme jadis le RPR, continue de se voiler la
face pour ne pas voir que seule la reconnaissance de la droite
nationale, de ses propositions, de ses principes et de ses valeurs, est
de nature à rendre confiance à son électorat, un électorat si proche du
nôtre qu’il lui arrive de se confondre, comme on a pu le voir au
printemps dernier.
La
troisième conséquence est que les succès de demain, succès auxquels je
crois de toute mon âme et de tout mon esprit, dépendent justement de
notre capacité à nous organiser et à proposer aux Français une offre
nouvelle, dans la fidélité à ce que nous sommes et à ce que nous
croyons, dans la continuité des combats que nous menons depuis si
longtemps, mais aussi dans la nécessaire évolution et la recherche
politique des voies qui mènent aux responsabilités du pouvoir, qu’il
soit local ou national. Une offre nouvelle qui corresponde à l’attente
des cette masse de Français qui ont voté pour Nicolas Sarkozy en avril
dans l’espoir qu’enfin s’opère une vraie rupture. Une offre nouvelle
affirmant la nécessité de l’autorité de l’Etat, de
l’organisation des libertés individuelles, collectives et économiques,
de l’équité sociale et de la construction d’une Europe de la puissance
au sein de laquelle la France aurait un rôle moteur.
Pour la droite nationale, une page est tournée. Et rien de ce qui était dans cette page ne se rouvrira. Ceux qui croient à je ne sais quel rafistolage, à je ne sais quel effet cathartique provoqué par l’arrivée de je ne sais qui, je ne sais comment et je ne sais pourquoi y faire, à la tête du Front, en seront pour leurs frais.
L’heure n’est même plus à l’union. Elle est au rassemblement.
C’est cette nouvelle offre politique que nous devons organiser avec tous ceux qui, au sein de la droite nationale et de la droite identitaire, veulent aller de l’avant sans vaine nostalgie, avec espoir et enthousiasme, dans le respect de chacune des sensibilités et des appartenances, dans la collégialité et, si possible, la fraternité militante.
Cela, nous devons le faire vite, avec prudence et raison, mais aussi volonté et imagination, et… sans nous retourner.
Le navire tangue: tous sur le pont !
Tout comme Bernard Antony je suis heureux de voir que de nombreuses personnalités partisanes de la cause nationale ( et même si ceux-ci sont en conflit ouvert avec le FN, et c'est un euphémisme de l'écrire ) voient enfin leur travail récompensé. C'est le cas avec le couple Bompard mais aussi les bons résultats ( il faut le dire ) des candidats identitaires à Nice. Cependant, au moment où la gauche a flanquée une sérieuse dérouillée à la droite mondialisante inféodée et dégoulinante d'européisme financier et où le Front National n'a pas encore réussi à ramener au bercail les centaines de milliers d'électeurs qui avaient émigrer dans le camp de Sarkozy en 2007 il est dommageable de voir de nouveau les ex-FN ouvrir le feu en direction des dirigeants et des militants du Front National qui n'ont pas démérités lors des derniers scrutins...
Certainement que de profondes lacunes sont à l'origine des désappointements enregistrés depuis quelques mois par le FN, on a parlé bien entendu de " l'âge du capitaine ", de la structuration trop hiérarchique du mouvement de Jean-Marie Le Pen ( mais ne faut-il pas de l'ordre dans toute organisation ? ), et bien sûr de la " mise en avant systématique " de Marine Le Pen ( qui est pourtant, à mes yeux et il serait malhonnête de ne le pas reconnaître, devenue une réelle " locomotive " pour la droite nationale, populaire, sociale et identitaire pour les prochaines années - les 28,8 % de Hénin-Beaumont ne sont pas rien ! - ). Les critiques entendues et proclamées par de nombreux militants de la cause nationale sont parfois fondées mais aussi parfois excessives. C'est le cas avec la polémique récente née de la récente mise à l'écart de François Dubout qui, de son propre chef, a décidé de ne pas maintenir sa liste à Calais parce qu'il " préfère son éthique à son étiquette " alors que l'élection de plusieurs élus du FN était assurée : quel mouvement politique accepterait sans sourciller de tels agissements ? Il faut être honnête, là aussi, aucun. En effet, le communiste Jacky Hénin n'est plus maire de Calais, c'est désormais une ville UMP, des amis on le sait bien...
Le Front National, et d'ailleurs Jean-Marie Le Pen le reconnaît lui-même, est victime de son manque d'implantation local. Le mouvement n'a guère de visibilité en dehors des périodes électorales, alors que les autres partis - il est vrai que ceux-ci ayant les pouvoirs ce n'est pas trop difficiles pour eux, mais passons... - le sont sans discontinuer. C'est d'ailleurs sur ce constat là que se base , notamment, les militants du Bloc Identitaire , en affichant clairement ses objectifs au travers d'un slogan que l'on peut traduire par " la vie politique ce ne sont pas que les élections ". Le FN devrait profiter des années à venir pour se renforcer dans ses fédérations départementales et ses sections locales qui sont, qu'on le veuille ou non, les outils les plus proches des Français. Ceci étant dit, l'expression des divers sensibilités qui forgent l'identité de notre famille de pensée est une mine d'or qu'il nous faut conserver...
Et puis, comme je l'écrivais hier, non, ce n'est pas parce que l'on subit une défaite que l'on est mort !
Yann Redekker
Premières réflexions sur le scrutin d'hier
Bernard Antony
Article de Bernard Antony publié le 17 mars 2008
- D’abord les bonnes nouvelles et en premier lieu celle de l’élection de Marie-Claude Bompard comme maire de Bollène !
Je
crois bien que c’est la première fois dans l’histoire de la république
que l’on voit ainsi dans un couple, le mari, maire d’une ville de
population moyenne mais de grand patrimoine culturel et son épouse
devenir à son tour maire d’une belle petite ville de 15000 habitants.
C’est
pour nos amis Bompard, une nouvelle récompense justifiée de leur labeur
militant au service du bien commun. Ajoutons encore que Jacques a
également été réélu conseiller général. On n’a vraiment pas de quoi
s’ennuyer chez eux !
La semaine dernière je m’étais également réjoui
de la réélection de notre amie Marie-Christine Bignon maire de
Chauffailles (Saône et Loire) et de celle à Montfermeil (Seine-St
Denis) de Xavier Lemoine, très fidèle successeur de notre ami Pierre
Bernard bien connu des lecteurs de Reconquête. Et voilà encore que
Marie-Christine Bignon a, elle aussi, été élue conseiller général.
-
Bonnes nouvelles encore que celles des échecs de François Bayrou à Pau
et de Jean Glavany à Tarbes, l’un et l’autre très en pointe et très
emblématiques d’une grande perversion idéologique sur la question de la
laïcité.
- En revanche, à Toulouse, la victoire de Pierre Cohen
va encore tristement développer l’emprise rouge sur la ville rose, de
plus en plus striée, il est vrai, de la couleur verte de l’islam.
-
A propos du Front National, c’est hélas sans surprise que j’apprenais
la nouvelle de l’exclusion de son candidat à Calais, François Dubout,
coupable de …s’être désisté pour le candidat de l’UMP afin d’éviter à
sa ville un maire communiste. L’ère de Loulou la purge n’est décidément
pas terminée au Front National.
J’aurais fait exactement comme notre
ami Dubout et je le félicite d’avoir ainsi fait passer le sens du Bien
commun, qui consiste notamment à faire partout obstacle au « communisme
intrinsèquement pervers » (Pie XI), plutôt que de se soumettre à une
dictature d’appareil de parti dont la finalité se brouille, la
stratégie s’embrouille et les tactiques se carembouillent.
Le Front
National, sur son image passée, et avec encore des militants dévoués,
continuera certes dans sa longue décrépitude. Je crois depuis longtemps
que le bateau est devenu ivre. Il l’est de plus en plus. Seuls les
intérêts financiers coalisent encore les partisans du vieux grand
timonier, et ceux de sa capitaine de fille.
A son sommet même, le
petit royaume du Front National est divisé contre lui-même pour de
pitoyables motivations financières et de vieux compagnons ne
communiquent plus que par l’intermédiaire des avocats et des huissiers.
J’observe
aussi que ses élus européens n’ont mené à ce jour depuis quatre ans,
aucune action de solidarité française et chrétienne avec les peuples
persécutés par le communisme et l’islam.
Dans l’escarcelle de l’aile gauche du Système
FDA
FDA Quotidien du 17 mars 2008
Le second tour des élections municipales et cantonales a confirmé,
voire amplifié le coup de barre en direction de l’aile gauche des
partis de l’Etablissement. Toulouse, Strasbourg, Caen, Reims, Metz,
Amiens ou Blois, sont tombées dans l’escarcelle du PS, François Bayrou
a été battu à Pau et Marseille échappe d’un cheveu au socialiste
Jean-Noël Guerini. Victoires également du PS à Paris, Lyon, Lille,
Brest, Belfort, Charleville, Nantes, Besançon, Dijon et Limoges. La
droite mondialiste perd également Mende, Valence, Thionville, Millau,
Brive, Asnières, Narbonne, Saint-Etienne, Evreux, Quimper, Argenteuil,
la Seyne-sur-Mer, Roanne ou encore Rouen qui a basculé dès le premier
tour. La gauche est désormais à la tête de 183 villes de plus de 30 000
habitants (soit un gain net de 38 villes par rapport à 2001) contre 124
à la droite.
Le parti communiste mord la poussière dans deux de ses
villes symboles, à Calais face à l’UMP, à Aubervilliers face au PS et
surtout à Montreuil (Seine-Saint-Denis) où Jean-Pierre Brard est
nettement battu par l’écolo-gauchiste Dominique Voynet (Verts) qui a
déployé (encore) plus de xénomanie que son concurrent communiste… Un
certain nombre de ministres ont été battus : Xavier Darcos (Education)
à Périgueux, Rama Yade (Droits de l'Homme) à Colombes, Christine
Albanel (Culture) et Christine Lagarde (Economie) dans les 4ème et
12ème arrondissements de Paris. Ce second tour des cantonales a aussi
enregistré cette poussée de la gauche. Déjà hégémonique dans les
conseils régionaux, elle rafle 8 nouveaux conseils généraux qui
viennent s’ajouter aux 51 (sur 101) qu'elle détenait déjà : l'Allier,
la Corrèze, le Lot-et-Garonne, la Côte- d'Or, la Somme,
l'Indre-et-Loire, le Val d'Oise et les Deux-Sèvres, tandis que le PS
enlève au PC le département de Seine-Saint-Denis.
Une abstention record, un FN qui remonte la pente
Alors que le gouvernement UMP a tenté de minimiser le camouflet en
parlant de rééquilibrage, que les ténors de gauche criaient victoire,
chacun se félicitant de l’effacement du FN, la réalité une nouvelle
fois, est ailleurs. Il s’agit de noter que les dirigeants du FN avaient
déclaré avant même le 1er tour qu’il était à prévoir que le retour au
bercail de la plus grande partie des électeurs frontistes déçus et
trompés par le sarkozysme, n’interviendrait qu’après un passage dans
l’abstention. Or, ces élections municipales et cantonales ont été
marquées par une abstention record depuis 1959 de plus 38% dans les
communes de plus de 3.500 habitants. Invité des plateaux de télévision
dimanche soir, Jean-Marie Le Pen a noté que « le peuple s'écarte de
plus en plus des institutions politiques et des partis qui le
représentent. Depuis 50 ans, c'est la première fois que l'on a un si
mauvais chiffre de participation. La classe politique vient de recevoir
une claque magistrale ».
Questionné sur les résultats engrangés par les
candidats patriotes à ces élections, le Président du FN a souligné de
prime abord cette évidence, à savoir qu’« on sait très bien que les
élections locales ne sont pas le terrain de prédilection du Front
National ». « Je tire une partie de mon optimisme des élections
cantonales » a-t-il poursuivit. « Ce sont des élections beaucoup plus
politiques », qui ont vu le FN obtenir « 8,1% des suffrages en moyenne
dans les 1.020 cantons où il était présent ». « Contrairement à ce
qu'annoncent certains, le Front national n'a pas disparu, au contraire,
on va en entendre parler dans toutes les élections prochaines. Un
certain nombre de candidats de droite doivent se mordre les doigts que
le FN ait laissé ses électeurs à la maison ! », a-t-il ajouté.
Des élus FN au second tour
Dans le contexte difficile du second tour, où les candidats frontistes
encore en lice pour les municipales et cantonales ne partaient pas
favoris, les représentants du Mouvement national ont réussi leur entrée
dans les Conseils municipaux. 23 nouveaux élus qui s’ajoutent aux 40 du
premier tour. A Romans sur-Isère, la liste Pinet ( 6,56% ) obtient un
élu, à Harnes (Pas-de-Calais) la liste Kleinpetter (6,13%) décroche
également un élu, tout comme la liste Bassot (7,65%) à Carpentras
(Vaucluse), Joly (8,15%) à Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne),
Ravier (8,03%) dans le 7ème secteur de Marseille (un conseiller
d’arrondissement), Touchagues (8,97%) à Vernon (Eure), Guiniot (9,17%)
à Noyon (Oise). A Perpignan (Pyrénées-Orientales), la liste Aliot
(10,42%) recueille deux élus, tout comme la liste Briffaut (12,61%) à
Villers-Cotterêts (Aisne). A Mulhouse (Haut-Rhin) la liste Binder
progresse de trois points (14,27%) et obtient quatre élus. A Cluses
(Haute-Savoie), la liste Martin (20,45%) place trois élus au conseil
municipal. A Hénin-Beaumont enfin, le ticket Steeve Briois-Marine Le
Pen consolide son résultat du premier tour (28,83%), augmente de près
de 10 points le score obtenu par Steeve Briois en 2001 et décroche 5
élus.
Comme la Vice-présidente exécutive du FN a eu l’occasion de le
déclarer dimanche soir, le maire sortant Gérard Dalongeville « a usé
d'une politique de clientélisme qui fonctionne très bien dans un
contexte difficile pour le FN, et compte tenu de la forte poussée de la
gauche, je considère que nous améliorons un petit peu notre score. Nous
ne nous considérons pas comme battus » a-t-elle ajouté, « le socle du
FN est important, sérieux et fidèle ». « Un jour ou l'autre, nous
serons le phare parce que nous n'avons jamais varié et que nous ne
sommes pas à vendre ». « Ça a été une immense joie de perdre cette
campagne avec vous, nous avons fait un travail remarquable », a-t-elle
ajouté en s’adressant aux militants.
Malgré le poids des notables…
Aux élections cantonales, élections plus politiques, comme l’a relevé
Jean-Marie Le Pen, les résultats obtenus par les candidats du FN au
second tour ont confirmé ce net regain de forme pour l’opposition
nationale malgré le poids des notables UMPS. Dans le Gard, dans canton
de La Vistrenque, Evelyne Ruty recueille 16,97% (16,70% au premier
tour) et Yvan Corbière 17,54% (19,46% au premier tour) dans celui
Marguerite. Dans le canton de Grandvilliers dans l’Oise, Michel Quignon
recueille 15,08% (16,25% au premier tour) ; dans la cantonale
d’Hénin-Beaumont Brigitte Descamps améliore son score du 9 mars (16,79%
au premier tour) avec 17,68%. Tout comme Claude Thiébaut dans le canton
de Lure-Sud en Haute-Saône, qui se hisse devant le candidat de l’UMP
avec 18,94% des voix (15,11% au premier tour). Dans le canton de
Bray-sur-Seine en Seine-et-Marne, Frédéric Laurent tire son épingle du
jeu face à des politiciens très implantés avec 11,52% (15,62% au
premier tour), à l’instar de Jean-Michel Léveillé dans le canton de
Romilly-sur-Seine dans l’Aube qui totalise 12,61% des suffrages (15,67%
au premier tour). Seule en lice face à un notable PS, Marie-Claude
Aucouturier progresse très significativement en récoltant 24,80% des
suffrages dans le canton de Marseille-Saint-Mauront (17,23% au premier
tour).
Deux soldats français blessés lors de la reprise du tribunal de l'ONU aux Serbes du Kosovo
Le Monde
édition du 17 mars 2008
Une explosion a blessé deux soldats français de
l'OTAN et trois policiers de l'ONU, lundi 17 mars, lors de violents
affrontements avec des manifestants serbes dans la ville de Mitrovica,
dans le nord du Kosovo, a annoncé la police kosovare. Les blessés ont
été évacués, a-t-elle ajouté.
De vifs incidents ont éclaté lorsque des unités spéciales de la police des Nations unies appuyées par des blindés et des soldats français de l'OTAN ont repris à l'aube le contrôle du bâtiment du tribunal de l'ONU de Mitrovica, occupé depuis vendredi par des militants serbes.
Les policiers internationaux ont enlevé le drapeau serbe, qui flottait depuis trois jours sur le tribunal, et interpellé des dizaines de Serbes. Ils ont dû ensuite faire usage de gaz lacrymogènes pour disperser des centaines de jeunes manifestants qui s'étaient rassemblés devant le bâtiment et qui ont attaqué le convoi qui emmenait les détenus, dont plusieurs ont pu s'échapper dans la confusion, a rapporté un journaliste de Reuters sur place.
La police de l'ONU et des éléments de la force de l'OTAN (KFOR) ont également interpellé 53 Serbes. "La situation est délicate, mais elle est sous contrôle",
a estimé un porte-parole de la police du Kosovo.
Note YR : C'est ainsi que va le monde sous le règne de l'Empire US-UN-UE ( beaucoup de sigle pour désigner la dictature planétaire... ).




