20-03-08
Femme battue ( http://sarkozynews.canalblog.com )
Sept islamistes interpellés dans le sud de la France
Reuters
édition du 20 mars 2008
(Reuters) - Sept islamistes présumés ont été interpellés mardi
matin à Toulouse, Montpellier et Carcassonne, dans le cadre d'une
instruction menée à Paris par les juges antiterroristes Marc Trevidic,
Philippe Coirre et Edmond Brunaud, a-t-on appris jeudi soir de source
policière.
Cinq étaient toujours en garde à vue jeudi, les deux autres ayant été remis en liberté. Tous sont de nationalité française, d'origine bosniaque ou d'Afrique du Nord. Les perquisitions effectuées n'ont pas permis de découvrir d'armes.
Ces interpellations sont le prolongement de l'enquête qui avait permis d'arrêter en novembre dernier, à Besançon et Pontarlier dans le Doubs, plusieurs islamistes qui s'entraînaient au tir en vue de mener la guerre sainte. Des armes avaient alors été saisies. Ils avaient semble-t-il le projet de se rendre en Irak pour combattre dans les rangs de l'insurrection.
Les enquêteurs essaient d'établir si les personnes interpellées dans le sud de la France, qui étaient en contact avec celles du Doubs, avaient l'intention de s'entraîner en vue elles aussi de se lancer dans le djihad.
Enracinement local, enracinement technologique : deux nécessités d’un même militantisme
Article de Fabrice Robert , président du Bloc Identitaire publié le 20 mars 2008
Dans un ouvrage intitulé « Internet : séisme dans la culture », Marc Le Glatin expose l’idée selon laquelle la révolution technologique amorcée à la fin du XXe siècle serait d’ordre anthropologique. Ainsi, d’après lui – et malgré l’absence évidente de recul –, « on peut se risquer à y voir pour l’histoire de l’humanité une échelle comparable au Néolithique, lorsque les populations se sédentarisant, se mirent à domestiquer plantes et animaux » avec notamment pour corollaire de nouvelles manières de vivre ensemble et de communiquer.
Il est vrai que le développement du réseau Internet a profondément influé sur l’évolution des rapports sociaux tout en offrant de nouvelles possibilités pour capter l’information. Il est, en effet, désormais facile de contourner les circuits traditionnels de transmission imposés par les grands médias et les décideurs économiques. Par exemple, ces logiciels qui permettent de faire voler en éclat la logique d’agencement de la télévision classique en visualisant ses programmes – via le podcasting – débarrassés des publicités internes aux émissions, pour le plus grand malheur des annonceurs… Ou bien encore la diffusion massive d’œuvres culturelles numérisées (musique, littérature, etc.) sur le réseau qui sème la panique chez les féodalités économiques accrochées à leurs privilèges et à leurs rentes.
Au-delà
d’une remise en cause du processus de marchandisation du monde, c’est
toute l’entreprise de conditionnement des esprits qui peut être
aujourd’hui contournée par ceux qui maîtrisent les nouvelles
technologies. Celui qui n’a pas intégré ces éléments dans sa logique militante a perdu d’avance.
Internet
est comme un vaste tableau que tout le monde peut consulter et sur
lequel chacun peut écrire. Et le développement du Web 2.0 entraîne pour
l’internaute un véritable changement de statut. De simple consommateur
d’informations, il peut se transformer en acteur à part entière du
réseau. À travers les multiples plateformes collaboratives, le militant
peut faire entendre facilement sa voix en produisant sa propre
information, que ce soit à partir de blogs, de sites de partages de
vidéos et de photos ou encore d’encyclopédies alternatives. Une
démarche gramsciste appliquée en quelque sorte, au monde des nouvelles
technologies. Et qui a d’ailleurs amené Jean-Yves Le Gallou – président
de la Fondation Polémia - à proposer récemment le concept de « gramscisme technologique » .
Le
combat politique englobe donc aujourd’hui des formes multiples et
complémentaires. Ce serait une erreur tant de tourner le dos aux
nouvelles technologies pour se cantonner au militantisme classique, que
d’espérer faire évoluer les choses uniquement par une présence sur le
Net.
Bien au contraire ! La rue et les réseaux informatiques doivent tous deux être perçus comme nos permanences politiques. Tout en maîtrisant de nouvelles formes d’action et des supports d’informations alternatives, il reste indispensable d’occuper le terrain, d’arpenter nos villes et nos villages afin d’être auprès de notre peuple.
Priorité à l’enracinement local donc. Mais également accent mis sur l’« enracinement technologique » car c’est aussi sur le Web que nous devons lancer nos appels à la Tradition. Les pieds dans la terre mais aussi les mains dans les langages de programmation informatique.
Dans ce combat permanent pour la défense de notre civilisation, nous nous devons d’associer – dans un élan salvateur – paysans et webmestres, cathédrales et fusées, pioche de l’ouvrier et souris de l’internaute. À nous d’être les Hoplites du XXIe siècle, combattant aussi bien dans la rue qu’au moyen de notre ordinateur. L’époque actuelle nous offre un choix multiple d’armes, pour la plupart forgées par ceux que nous combattons. Sachons exploiter les possibilités offertes par la mondialisation pour engager des opérations de guérillas anti-mondialistes.
Mélange de tradition et de modernité, le militant identitaire est tout cela à la fois. C’est en réadaptant notre imaginaire européen, nos valeurs et nos racines à la rue et aux nouveaux supports que notre identité pourra se perpétuer, vivre et affronter l’avenir.
Ségolène et le boycott
Valeurs Actuelles le blog
Article de David Victoroff publié le 20 mars 2008
On ne comprend pas très bien pourquoi Ségolène Royal appelle à brandir
la menace du boycottage des jeux Olympiques à Pékin, elle qui s’était
précipitée en Chine avant les élections présidentielles. Qui vient sur la Grande Muraille conquiert la bravitude
avait elle dit alors dans une sorte d’invite à visiter l’empire du
milieu.
Nos athlètes en quête de médaille d’or n’auraient-ils pas
droit, eux aussi, à la bravitude ? Certes, la Chine n’est pas un modèle
de droits de l’homme comme le montrent les évènements du Tibet. Mais
les choses sont-elles pires aujourd’hui qu’il y a un an, quand la
candidate vantait l’efficacité des tribunaux chinois, plus rapides
qu’en France ?
« C'est d'ici que viendra la survie et l'invention du nouveau modèle de développement », celui du « développement durable », avait déclaré la candidate, « c'est notamment avec la Chine qu'il faut tracer des voies pour l'avenir ». « La
Chine est en quelque sorte notre nouvelle frontière, il faut surmonter
les craintes, maîtriser la mondialisation, imposer des règles communes
et défendre une nouvelle forme de développement » avait-elle insisté.
Faut-il maintenant fermer notre nouvelle frontière ?
" Silence, l'ennemi guette vos confidences ! "
" Silence, l'ennemi guette vos confidences ! ", c'est ainsi qu'une affiche placardée sur les murs des villes et villages de France en automne 1939 appelait les citoyens à se méfier des paroles prononcées " au vent " et devant des " étrangers " ( dans le sens de la personne que l'on ne connaît pas ), afin de lutter contre la fameuse " cinquième colonne " qui devait rassembler en son sein plusieurs milliers de " nazis français" ...
Soixante-neuf ans plus tard on peut aisément transférer ce slogan militaire à l'internet et notamment aux blogs qui se sont donnés l'inqualifiable mission de " taper " sur l'image du président de la République. Nicolas Sarkozy qui, c'est un fait certain, n'apprécie que modérément les critiques, les moqueries, les détournements d'image, etc, vient de nommer officiellement un autre Nicolas, Nicolas Princen ( un jeune diplômé de Siences po, d’HEC et normalien de 24 ans ) à un poste assez inédit : celui du " taupe du Net " chargé de surveiller les sites , blogs et autres forums qui parlent plus ou moins des Sarkozy ( père, mère, femme et fils ). Les Américains , et le clan Bush en a pleinement profité lors de la préparation de leur invasion de l'Irak , ont à leur disposition les stations radars et les satellites du réseau Echelon, les Français, et plus particulièrement celui qui est assis sur le trône présidentiel peuvent donc compter sur les grandes oreilles de M. Princen pour espionner le Net...
Sincèrement la mission que vient de confier le président de la République à ce jeune homme n'est pas la plus simple. Devant le nombre de sites et de blogs consacrés à Nicolas Sarkozy il va devoir obligatoirement disposer d'une bonne centaine de collaborateurs afin de pouvoir réagir immédiatement à " toutes les attaques " contre le patron... on est presque désolé pour lui !
Comme en 1939, le slogan est d'actualité !
Yann Redekker
Trompe l’œil
FDA
FDA Quotidien du 20 mars 2008
Alors que Paris est de très loin la ville française qui concentre le
plus d’effectifs policiers, ce qui explique par ailleurs l’augmentation
générale de la délinquance dans les départements périphériques, la
baisse des crimes et délits dans la capitale, telle qu’elle a été
claironnée mercredi par la préfecture de police a tout du trompe l’œil.
Au-delà du fait que les enquêtes de victimation laissent apparaître
clairement que la très grande majorité de Français touchés directement
par la délinquance ne portent pas plainte et sont ainsi absent des
statistiques – 8 millions de crimes et délits chaque année contre 3
millions officiellement – l'Observatoire national de la délinquance
(OND) constate cependant à Paris entre mars 2007 et février 2008, une
augmentation de 4,5% des « violences physiques non crapuleuses »
c’est-à-dire gratuite.
Dans la nature…
Salif Kamaté, ce clandestin malien qui avait mordu un policier lors
d'une tentative d'expulsion sur un vol Paris-Bamako en mai 2007,
occasionnant à celui-ci une incapacité totale de travail (ITT) de sept
jours, avait été relaxé par les juges du tribunal correctionnel de
Bobigny le 29 juin 2007. Cet immigré hors-la-loi s’était vu accorder le
bénéfice de la « légitime défense » ! Mardi, la 12ème chambre de la
cour d'appel de Paris a infirmé le jugement de première instance en
condamnant ce clandestin à cinq mois de prison ferme. Mais nouvelle
preuve du laxisme ambiant, M. Kamaté, qui comparaissait libre, a été
maintenu en liberté car aucun mandat de dépôt n'a été délivré par la
cour d'appel…
Je te tiens, tu me tiens…
Depuis que la presse l’a lâché et tire à boulet rouge sur ses fautes de
goût indignes d’un chef d’Etat, Nicolas Sarkozy a décidé de faire
profil bas et, paraît-il, de revenir à un style plus en adéquation avec
sa fonction. Il a aussi annoncé via sa nouvelle épouse, qu’il retirait
sa plainte pour « faux, usage de faux et recel » – c’était une première
pour un Président de la République – contre le journaliste et rédacteur
en chef du Nouvel Observateur Airy Routier. Il était reproché à ce
dernier un article indiquant que le Président de la République aurait
envoyé un SMS à Cécilia Ciganer-Albeniz huit jours avant son mariage
avec Carla Bruni le 2 février, comportant le message suivant : « si tu
reviens, j'annule tout » (FDA Quotidien du 11/02/2008). « Désormais,
l'affaire du SMS est close, mon mari vient de retirer sa plainte contre
le Nouvel Observateur après la lettre d'excuse qu'Airy Routier m'a
adressée », a déclaré Carla Bruni dans une tribune publiée dans Le
Monde daté de jeudi.
M. Routier a cependant confirmé « l'authenticité »
de son information sur le contenu de ce SMS. Au-delà de ses relents
pipoles, cet épisode illustre aussi la fébrilité de notre président
bling-bling qui à quelques semaines d’intervalle dit tout et son
contraire. Le 8 janvier dernier, il déclarait qu’ « aucun journaliste
digne de ce nom ne donne ses sources » et promettait dans l’année une
loi imminente renforçant cette protection. En février il déposait
plainte contre le journaliste précité, l’ouverture de l’enquête
préliminaire pouvant contraindre justement Airy Routier à révéler ses
sources, avant finalement de se rétracter cette semaine. Dans les
faits, Nicolas Sarkozy en plein krach médiatique a bien compris qu’il
n’avait rien à gagner à un bras de fer avec le monde journalistique
qu’il a su très habilement utiliser pour se hisser au pouvoir. D’autant
que l’action politique de ce chantre de la rupture virtuelle, ne repose
que sur le paraître, le sarkozysme au pouvoir se cantonnant à des
effets d’annonce savamment mis en scène et relayés…
La tragédie irakienne
Des centaines de milliers de morts, un pays plongé dans le chaos, livré
aux haines religieuses – la communauté chrétienne a notamment payé un
très lourd tribut à la « libération du pays –, une région toute entière
déstabilisée, sans même parler du coût colossal du conflit pour le
contribuable américain et pour l’image des Etats-Unis dans le monde :
voilà le terrible bilan que l’on peut dresser de l’intervention
américaine en Irak dont ont a « fêté » le cinquième anniversaire
mercredi. Fidèle à la méthode Coué, George W. Bush a déclaré le même
jour que, malgré le prix « élevé » payé depuis lors, « chasser Saddam
Hussein du pouvoir était la bonne décision, et ceci est un combat que
l'Amérique peut et doit gagner ».
C’est le moment qu’a choisi le barbu
le plus célèbre de la planète Oussama bin Laden, pour mettre en garde
la oumma contre tout soutien au gouvernement irakien mis en place par
Washington et accessoirement avertir l'Europe qu'elle devrait « rendre
des comptes » pour les caricatures du prophète Mahomet publiées dans
des quotidiens danois. Un sondage effectué pour le compte de la chaîne
CBS montre que 64% des Américains estiment que la guerre n'en valait
pas la peine. Le candidat républicain à l’investiture suprême, John
McCain, a lui aussi indiqué qu’il n’envisageait pas un retrait des
troupes américaines en Irak, indiquant que l’armée US pourrait y rester
cent ans s’il le faut. Signe de l’inculture inquiétante de nombre
d’hommes politiques, simples hommes de paille des lobbies et des
puissances d’argent qui les portent au pouvoir, M. McCain qui a
toujours excipé de sa connaissance des dossiers de politique étrangère,
a affirmé mardi que « tout le monde sait qu'Al-Qaïda se rend en Iran, y
est entraîné, et revient en Irak. C'est bien connu » a-t-il ajouté
alors même que chiites iraniens et sunnites sont des ennemis jurés.
Dans un article paru jeudi dans le journal britannique The Guardian,
Hans Blix, l'ancien directeur général de l'AIEA, ancien chef des
inspecteurs de l'ONU en Irak chargés d'enquêter sur les armes de
destruction massive, a qualifié la guerre en Irak, intentée sous des
motifs mensongers, de « tragédie pour l'Irak, pour les Etats-Unis, pour
la vérité et la dignité humaine ».
« Lutte à mort »
La dictature chinoise n’a pas abandonné le langage « fleuri » qui le
caractérise. Le numéro un du Parti communiste, Zhang Qingli, a affirmé
mardi que la Chine avait engagé une « lutte à mort avec la clique du
dalaï-lama », comprendre contre les Tibétains qui contestent la
sanglante oppression dont ils sont victimes. Dans un style rappelant
chez nous les fulminations de L’Humanité de la « grande » époque, il a
qualifié le dalaï-lama de « loup enveloppé dans une bure de moine » et
de « monstre à face humaine mais au cœur d'animal », et ce, malgré les
appels au dialogue du dalaï-lama réfugié en Inde à l’instar de 300.000
de ses compatriotes. Secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme, Rama
Yade, que l’on avait connue plus agressive quand il s’agissait de
pointer les « entorses aux droits de l’homme » en Russie, a mollement
invité mercredi soir les autorités chinoises à tendre la main au
dalaï-lama. La répression qui s’est abattue sur les Tibétains qui dès
le 10 mars manifestaient à l'occasion du 49ème anniversaire du
soulèvement anti-chinois de Lhassa en 1959 aurait fait plusieurs
centaines de victimes. Membre du Bureau politique du FN, Eric Pinel a
relayé l’appel lancé par le Bureau de la Communauté Tibétaine de
France, afin de manifester le vendredi 21 mars à Paris contre
l’oppression communiste sur le Toit du Monde.
Départements: la gauche renforce sa prédominance en s'emparant de huit nouveaux conseils généraux
Yahoo actualités
édition du 20 mars 2008
Les conseils généraux ont élu jeudi leurs présidents après les
élections cantonales qui ont marqué une nette poussée de la gauche.
Déjà à la tête de 51 départements contre 50 pour la droite, le Parti
socialiste et ses alliés ont conquis huit nouveaux départements, la
droite en récupérant trois.
Le Premier secrétaire du PS François Hollande a ainsi pris la tête du conseil général de Corrèze, ancien fief de Jacques Chirac. Il y retrouvera une certaine Bernadette Chirac, dont le canton de Corrèze n'était pas renouvelable cette année.
La gauche a également remporté jeudi l'Indre-et-Loire, qui sera désormais présidé par une femme, Claude Roiron (PS), la Somme avec le socialiste Christian Manable, le Lot-et-Garonne avec l'élection de Pierre Camani (PS) et les Deux-Sèvres, le département de Ségolène Royal, désormais présidé par le socialiste Eric Gautier.
Le Parti communiste a de son côté pris la présidence de l'Allier, avec l'élection de Jean-Paul Dufregne. Avec le Val-de-Marne, le PCF préside désormais deux départements. L'Ain bascule aussi à gauche avec l'élection du socialiste Rachel Mazuir, tout comme le Val-d'Oise avec Didier Arnal.
En revanche, la gauche n'est pas parvenue à prendre la Côte-d'Or, récupérée par le Nouveau centre François Sauvadet, ni l'Aveyron, qui reste UMP avec l'élection de Jean-Claude Luche.
Les département des Hautes-Alpes, de Mayotte et des Pyrénées-Atlantiques, eux, ont basculé à droite. Dans ce dernier cas, c'est un coup dur pour le MoDem, qui ne préside plus dès lors aucun conseil général.
Dans les départements qui restent à droite, Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat aux Transports, a été élu président du conseil général de Charente-Maritime, alors que le Loir-et-Cher revient au Nouveau centre Maurice Leroy.
Un département, la Seine-Saint-Denis, a basculé à l'intérieur de la gauche: le socialiste Claude Bartolone a pris la présidence au PCF.
Depuis 1998, la gauche n'a jamais cessé de grignoter des départements à la droite, qui en détenait 77 il y a dix ans
"Il existe un écart important entre les prévisions de pertes pour la majorité faites par les partis de gauche et certains médias" et les résultats, ont souligné jeudi pour l'UMP le secrétaire général du parti Patrick Devedjian et le secrétaire national en charge des élections Alain Marleix. Dans un communiqué, ils ont "constaté également que le MoDem ne gère plus aucun département et que le Parti communiste garde deux présidences (...) mais perd son bastion de Seine-Saint-Denis".
Dans un communiqué, le député socialiste Jack Lang a quant à lui qualifié de "nouvelle réjouissante" l'élection "de nombreuses personnalités socialistes à la présidence de conseils généraux"... tout en dénonçant le cumul des mandats. "Dans l'avenir, il serait souhaitable que les ministres soient totalement ministres à plein temps tandis que les chefs d'exécutif locaux se dédieraient entièrement à leur propre mission", écrit-il. AP
Le Saigneur des Anneaux
Article de Olivier Figueiras publié le 20 mars 2008 dans Présent n° 6552
du La tension au Tibet a pris, mardi, une nouvelle dimension, les
autorités chinoises ayant pris le parti d’accuser le dalaï-lama d’être
responsable des troubles survenus ces derniers jours. Le Premier
ministre chinois, Wen Jiabao, l’a en effet directement mis en cause à
l’occasion d’une conférence de presse : « Nous avons les preuves, et
les faits sont avérés, que ces incidents ont été fomentés et organisés
par la clique du dalaï-lama. (…) Ils voulaient saboter les Jeux
olympiques de Pékin. »
La Chine assure que les forces de
l’ordre n’ont pas tiré sur les manifestants, et notamment sur les
moines bouddhistes, et que les violences ont été commises par des
casseurs. Quant aux victimes, ce sont des innocents sauvagement tués par des émeutiers tibétains…
Au
même moment, le gouvernement tibétain en exil annonçait la mort par
balles de dix-neuf manifestants tibétains dans la province de Gansu :
« Il y a eu une manifestation ce matin à Machu, et la police a tiré sur
eux. »
Face à ce décalage, le dalaï-lama a rappelé, mardi,
son impuissance, assurant n’avoir aucune prise sur ce mouvement, et
envisageant de « démissionner complètement ». En réponse aux
accusations de Pékin, il a invité les autorités chinoises à lui rendre
visite : « Nous ne devons pas laisser se développer des sentiments
antichinois. »
Ce nouvel appel à la non-violence semble n’avoir que peu d’impact auprès de ses fidèles, dont certains ont commencé à lui reprocher ouvertement un discours lénifiant face à la persécution chinoise. Dans le même temps, les manifestations ont continué un peu partout devant les ambassades chinoises : manifestations de protestation et, pour certaines, d’appel au boycott des Jeux olympiques.
Un boycott sur lequel les Européens s’interrogent de plus en plus. Mardi, le président du Parlement européen Hans-Gert Pöttering a ainsi déclaré : « On doit dire aux Chinois : si cette répression continue comme ça, cela va susciter des réflexions et les responsables politiques qui veulent aller en Chine pour assister à l’ouverture des Jeux olympiques, comme j’ai prévu de le faire, devraient se demander si un tel voyage est une attitude responsable. (…) Si les Jeux olympiques veulent être une réussite, ce que nous voulons, la répression et la restriction de la liberté d’opinion et d’information doivent alors cesser. »
Réponse immédiate de Pékin : « Nous espérons que l’Union européenne respectera les faits, distinguera le vrai du faux et, avec la communauté internationale, empêchera les actes criminels et violents de la clique du dalaï-lama. » Un discours qui ressemble difficilement à une volonté de conciliation…
Mais la Chine aurait tort de s’inquiéter.
Malgré les manifestations et les appels au boycott (1), la plupart des
pays de l’Union européenne n’envisagent pas réellement de n’être pas
présents à Pékin.
Au nom du gouvernement français, Bernard
Kouchner a souligné mardi un refus français du boycott des JO, mais
envisagé l’idée d’un boycott de la cérémonie d’ouverture : « C’est une
proposition intéressante en ce qu’elle contient une espèce
d’acceptation des Jeux olympiques. » Il a en tout cas remis toute
décision à la rencontre des ministres des Affaires étrangères de
l’Union européenne, la semaine prochaine, en Slovénie.
Dès lors, la Chine n’a rien à craindre. Mardi soir, l’homme fort du Tibet et numéro un du Parti communiste, Zhang Qingli, n’a donc pas hésité à prononcer un discours particulièrement virulent, qualifiant le dalaï-lama de « loup enveloppé dans une bure de moine » et de « monstre à face humaine mais au cœur d’animal », et appelant les Chinois à ne pas baisser la garde : « Actuellement, nous menons une lutte intense de sang et de feu avec la clique du dalaï-lama, une lutte à mort. »
Mercredi matin, on apprenait, par la voie officielle, la « reddition » de 105 émeutiers à Lhassa…
(1) Bernard Antony appelle à manifester contre les JO de Pékin, le jeudi 27 mars, à 19 heures, à proximité de l’ambassade de Chine, avenue Georges V à Paris.
Attali, l’immigration et le chômage
Les 4 Vérités
Article de Yves Pigis publié le 19 mars 2008
Le rapport de la commission pour libérer la croissance (.pdf),
présidée par Jacques Attali, préconise une relance de l’immigration
pour satisfaire les offres d’emploi de certains secteurs (bâtiment et
travaux publics, hôtellerie et restauration, autres services…). Pourtant, la France compte près de cinq millions de personnes de moins
de soixante ans qui n’ont pas d’emploi. En outre, le chômage dans
quelques banlieues dépasse 20 % !
Par conséquent, les préconisations du rapport Attali paraissent aux
Français, généralement doués de bon sens, d’une stupidité sans égale
que l’on retrouve souvent dans moult décisions des énarques et consorts
qui nous gouvernent.
Nous savons tous que des retraités ou préretraités de plus de cinquante
ans (ou parfois moins âgés !) ne sont pas intéressés par ces
propositions pour des raisons souvent justifiées, mais nous savons
aussi que des conditions suffisamment incitatives à la reprise du
travail soulageraient les statistiques du chômage et combleraient une
partie des offres d’emploi.
Quant aux personnes sans aucune formation (y compris celles qui n’en
souhaitent pas, et il y en a !), elles devraient être tenues de choisir
une formation en adéquation avec les besoins du marché du travail.
Pour cela, il suffirait, dans un premier temps, d’utiliser les moyens
sous-employés des centres de formation pour adultes, des sections de
formation des entreprises et de différentes administrations. Des
moniteurs et des professionnels détachés de leurs entreprises quelques
heures par semaine assureraient la qualité d’un enseignement
exclusivement professionnel et seraient les garants de résultats à
atteindre rapidement.
Immigration non qualifiée et fuite des cerveaux
Quant aux milliers de jeunes diplômés qui quittent la France pour
produire des richesses dans les pays d’accueil qu’ils se sont choisis
(États-Unis, Angleterre, Allemagne…), il serait temps que la France
s’attache à fournir à ces jeunes gens des conditions de travail et de
vie au moins équivalentes à celles qu’ils trouvent à l’étranger, car il
est difficilement concevable qu’il faille accepter l’exil, souvent
définitif, d’une partie de nos forces vives.
C’est sur ce genre de propositions que la « commission Attali » aurait
dû travailler, plutôt que d’opter pour la solution de facilité et très
onéreuse qui consiste à laisser entrer sur notre territoire des
travailleurs immigrés plus ou moins illettrés ou analphabètes,
inadaptables pour la plupart à notre société.
Solution d’autant plus onéreuse que nous aurons, à brève échéance, à
assurer pour ces nouveaux immigrés le regroupement familial et les
dépenses que cela implique, principalement dans les domaines du
logement, de l’éducation et de la santé. Sans compter les retombées
négatives que l’on sait : aggravation de l’insécurité (agressions,
vols, viols, crimes d’honneur, incendies, émeutes…), en attendant les
conflits interethniques et religieux qui ne tarderont guère.
Les milliards d’euros dépensés chaque année à accueillir, depuis près
cinquante ans, des immigrés extra-européens et à gérer leur situation
et leur comportement seraient mieux employés s’ils visaient à leur
intégration et à leur formation, alors qu’ils ne sont maintenant qu’une
minorité à entrer dans le cadre d’une immigration de travail et que le
regroupement familial a atteint depuis longtemps la limite du
supportable, tout en ruinant les caisses d’allocations familiales et
l’ensemble des caisses de l’État-providence…
Caricatures de Mahomet: Ben Laden menace l'Europe dans un nouveau message
Yahoo actualités
édition du 20 mars 2008
Washington (AFP) - Oussama ben Laden a averti mercredi l'Europe qu'elle devrait
"rendre des comptes" pour les caricatures du prophète Mahomet publiées
dans des quotidiens danois, selon un message attribué au chef du réseau
Al-Qaïda par la société américaine SITE.
Le centre spécialisé dans la surveillance des sites islamistes SITE
Intelligence Group avait annoncé peu avant qu'un nouveau message du
chef d'Al-Qaïda allait être diffusé et qu'il serait intitulé: " La
réponse sera ce que vous voyez, pas ce que vous entendez ".
Dix-sept journaux danois ont publié mi-février, au nom de la liberté d'expression et en signe de solidarité, une caricature du prophète Mahomet réalisée par un dessinateur visé par un projet d'attentat déjoué par la police.
Le dessin en question --la tête du prophète coiffée d'un turban en forme de bombe à la mèche allumée-- est l'une des 12 caricatures de Mahomet qui avaient provoqué une vague de colère et de violence dans le monde musulman en janvier et février 2006.
Cette dernière publication a provoqué de nouvelles réactions hostiles au sein du monde arabo-musulman, avec nombre de manifestations ou encore des appels au boycottage.
Le dernier message du numéro 1 d'Al-Qaïda, soupçonné de se cacher quelque part à la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan, remonte au 29 décembre quand un message audio d'une durée de 56 minutes avait été diffusé sur l'internet.
Dans ce message, il avait mis en garde les musulmans contre tout soutien au gouvernement irakien qu'appuient les Etats-Unis, et promis la "libération de la Palestine".



