21-03-08
Bilan de la droite nationale aux dernières élections
Article de Kreuzer publié le 21 mars 2008
Bientôt une semaine après le deuxième tour des élections cantonales et municipales, il convient de faire un bilan des résultats obtenus par la droite nationale.
Comme
pour les dernières élections législatives ou bien encore pour les
élections partielles, le FN paye sa stratégie du « tout présidentiel ».
Le FN doit faire un virage à 180° et se concentrer prioritairement sur
ces élections locales (les élections dans lesquelles il a théoriquement
le plus de chance de gagner quelque chose). De toute manière la
stratégie du «tout présidentiel » n’est plus possible dans l’état
actuel des choses dans la mesure où Jean-Marie Le Pen n’incarne plus
l’avenir pour la majorité de l’électorat national. Par ailleurs, la
stratégie du « tout présidentiel » ne sera pas non plus possible pour
la suite du fait que aucun successeur potentiel de JMLP possède les
qualités pour être à la fois président du FN et dans le même temps
candidat à l’élection présidentielle (comme je l’ai déjà dis il y a
quelques mois, je souhaite que Carl Lang soit le prochain président du
FN et que ça soit Marine Le Pen qui soit la représentante de la droite
nationale pour 2012).
Concernant les élections cantonales, le FN a fait des scores très moyens mais ce n’est pas non plus la catastrophe. Je trouve même que le FN s’en est plutôt bien tiré avec ces cantonales, surtout lorsque l’on sait que près de 7 candidats sur 10 ne disposaient pas d’affiches personnalisées (contrainte financière oblige).
En dehors du FN maintenant, les résultats sont encore pires et surtout incompréhensibles pour des structures qui faisaient de l’enracinement local leur cheval de bataille. Si Philippe Vardon a obtenu un score modeste (mais correct) à Nice, Robert Spieler en revanche s’est totalement effondré à Strasbourg. Alsace d’Abord d’ailleurs qui était censé être très présent à ces élections municipales alsaciennes n’était même pas en mesure de présenter une liste à Illkirch-Graffenstaden, pour Colmar n’en parlons même pas où le représentant local d’Alsace d’Abord passait son temps à vanter les mérites de l’UMP Gilbert Meyer (qui est certes un bon élu). Ailleurs, les candidats se réclamant de la mouvance identitaire ont fait des scores minuscules (excepté Philippe Eymery à Dunkerque et encore, ce dernier se présentait en tant que candidat « divers droite »).
Pour le MNR, c’était vraisemblablement la dernière élection. Ainsi, sauf erreur de ma part, Nicolas Bay est à l’heure actuelle le seul et unique conseiller municipal en France à avoir l’étiquette MNR (alors que le MNR en avait plus d’une centaine encore il y a quelques années).
Au final, c’est toute la droite nationale qui a pris une branlée à ces élections cantonales et municipales. Le FN est malheureusement encore en convalescence mais il est toujours là. Par contre, il est clair et net que d’autres structures vont devoir vraisemblablement disparaître et je pense tout d’abord au MNR puis ensuite à Alsace d’Abord (à moins que cette dernière se réoriente vers un combat associatif et culturel).
Demain l'euthanasie libre pour tous ?
Article de Paul-Emic publié le 20 mars 2008
Depuis plusieurs semaines on nous en parlait, depuis ce matin les médias se déchaînent.
RTL
en fait son leimotiv, depuis l'ouverture de l'antenne, Hondelatte ne
cesse de nous "informer" que Chantal Sébire, cette femme atteinte d'une
tumeur incurable au visage est morte. Se succèdent à l'antenne tous les anges de la mort que compte le monde politique, socio-ceci et médico-celà. Curieusement,
plus le rôle de l'Etat se délite dans ses fonctions régaliennes liées à
la Nation, plus il tend à prendre le contrôle de nos vies de la
naissance à la mort.
Avec le droit à l'avortement, la
distribution gratuite de pilules abortives, le droit au planning
familial de faire de la publicité pour l'avortement et l'interdiction
subséquente de faire de la contre propagande abortive, l'Etat contrôle
déjà peu ou prou notre droit à naître. Certaines tentatives
jurisprudencielles montrent que l'objectif n'est pas entièrement
atteint mais qu'est visé le droit d'autoriser ou non la naissance en
fonction de critères eugéniques.
Notre vie est contrôlée du
début à la fin selon de nombreux critères, droit ou non à travailler,
accès facile ou non aux soins médicaux, surveillance de nos pensées, de
nos lectures, de notre "positive attitude", chaque manquement pouvant
trouver sa sanction judiciaire ou sociale. Et là aussi ce n'est encore
que le début, car tous les instruments de contrôle ne sont pas encore
en place et efficaces. Big Brother y travaille, n'en doutons pas.
Avec la campagne pour l'euthanasie qui se développe, c'est la phase terminale de notre parcours qui est visée.
Le
nouvelle société qui se met en place n'étant fondée que sur des
critères économiques - la coercition évoquée plus haut n'étant là que
pour s'assurer de la docilité des masses, laquelle favoriserait la
production - une mort qui tarde à venir ça coûte !
Alors on a
recours aux bon vieux trucs qui ont permis la mise en place de
l'avortement il y a maintenant 34 ans : le recours à des cas
exceptionnels qui ne devraient relever que de procédures
exceptionnelles pour mettre en place une banalisation de l'assassinat
assisté par d'Etat . Ainsi pour l'avortement, nous savons qu'il y a
environ 200 000 avortements annuels depuis 30 ans soit aujourd'hui un avortement pour quatre naissances ! Douce France disait le poète !
Demain,
la banalisation de l'euthanasie d'État, permettra d'accélérer le
passage d'on ne sait combien de personnes en phase terminale et surtout
d'alléger à bon compte ceux de la Sécurité Sociale.
A vrai dire ce
que je critique ce n'est pas la liberté de choix de chacun , que
l'immixtion de l'Etat, de l'Autre, dans un choix qui ne devrait être
que personnel et que chacun devrait pouvoir n'exercer qu'en fonction de
critères médicaux, mais surtout philosophiques et religieux strictement
personnels et non pas s'en remettre à un planning mortifère n'agissant
que sur des critères objectifs. Parce qu'une fois fixée par la loi,
c'est ce que deviendra inéluctablement l'euthanasie. L'évolution de la
loi sur l'avortement le prouve !
J'appréhende le jour où le facteur nous délivrera cette lettre sibylline :
Le Ministère
des Formalités de Fin De Vie
Caisse régionale
Monsieur,
L'étude
de votre dossier fait apparaître que compte tenu de votre activité
passée, vous avez dépassé le montant de l'allocation de maintien en vie
qui vous était allouée.
Veuillez vous rendre sous huit jours à
l'hôtel du grand passage dont l'adresse est indiquée au verso de la
présente afin d'y subir les formalités de fin de vie.
N'oubliez pas de vous munir de votre carte d'assuré social et le cas échéant de celle de votre assurance complémentaire.
Nous
vous rappelons que cette convocation est impérative et que vous vous
exposeriez à une contrainte par corps en cas de retard ou de refus
d'exécution.
Au cas où vous auriez déjà subi ces formalités, veuillez ne pas tenir compte de la présente.
Veuillez agréer, monsieur, l'expression de notre considération distinguée.
pour le sous-directeur aux FFDV
le délégué aux procédures d'application
Luce Iffère
Qui consommera verra…
Philippe Randa
Chronique de Philippe Randa publiée le 21 mars 2008
C’est nouveau, donc c’est vendeur et les
journalistes ne s’y trompent pas : leurs doigts ne tapotent plus que
cela sur le clavier de leurs ordinateurs : le « panier de la ménagère »
serait devenu brutalement hors de prix et le coût du saucisson ou du
kilos de carottes sert désormais de mètre-étalon au calcul de nos
misères quotidiennes.
Jean Viard, directeur de recherche CNRS au Cevipof(1) l’écrit fort justement : « Nous
avons tous le sentiment que les prix ne cessent d’augmenter depuis le
passage à l’euro. Et pourtant les chiffres de l’Insee ne le confirment
pas. Alors ? Mensonge, erreur, changement de mode de vie ? Telles sont
les questions que je me suis posées en observant une journée de
consommation d’un Français ordinaire, du “petit noir” du matin (+
44,7%) au sandwich jambon-beurre de midi (+ 53%) et au loyer (+ 30%).
Mais il est vrai que si j’achète un ordinateur portable, c’est - 57%,
ou un écran plat, c’est - 86,7% ! »
Et de conclure : « Autrement
dit encore, ce n’est pas d’abord l’euro qui change les prix, c’est le
commerce mondial qui fait baisser ce qui vient de loin et augmenter ce
qui est produit en France. Et si nous sommes si sensibles à ce
phénomène, c’est que les revenus, eux, sont quasiment stables : fini le
temps des hausses régulières de salaires. »
Comme Jean Viard
et contrairement aux affirmations péremptoires du gouvernement, le
citoyen lambda est désormais conscient de cette évidence : faire son
marché sans compter est, de plus en plus, un luxe pour beaucoup. Nicolas
Sarkozy avait fait du pouvoir d’achat un de ses chevaux de bataille
électorale. On n’allait pas le rater au premier tournant électoral de
son quinquennat.
Aussi, à l’approche des élections municipales, un
matraquage médiatique d’une rare ampleur, tout d’arrière-pensées
politiques, a été orchestré trois mois durant pour amplifier
exagérement l’incontestable réalitée de l’augmentation du coût de la
vie. Bien joué, le coup recherché au but électoral a été marqué :
l’UMP a subi une cuisante défaite électorale. Ce n’est pas sur les
bilans des maires de droite – et encore moins sur le blabla électoral
de leurs challengers de gauche – que l’élection s’est jouée, mais sur
le rêve cloué au pilori d’électeurs sarkozystes, désabusés par les
résultats des premiers mois de sa présidence.
Ceux que le candidat
bling-bling avait fait rêver le temps d’une campagne présidentielle lui
ont sévèrement tourné le dos et l’absentation a ainsi atteint un record
historique depuis un demi-siècle. Au-delà de ces résultats
électoraux qui ne changeront guère la vie quotidienne à venir des
citoyens, il n’en reste pas moins la persistance de la sinistrose.
Va-t-elle être savamment entretenue, échappera-t-elle à ses
instigateurs ou disparaîtra-elle avec l’arrivée du printemps ?
Qui consommera verra…
Note
(1) « Vie chère pour petits budgets » http://contreinfo.info/article.php3?id_article=626
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La Pub du groupe Casino...
I love Sarko
Les mois sont passés depuis l'élection présidentielle , les amours entre le président Sarkozy et le peuple aussi.
A cela, les analystes se sont dévoués ces temps-ci à expliquer par A + B les causes de cette réelle rupture ( celle-là ) et ils ont tout à fait raison de citer parmi elles la mise en avant de la vie " familiale " du Chef de l'Etat à l'image de ce qui se passe depuis des décennies aux Etats-Unis, et bien qu'il s'en morde quelque peut les doigts aujourd'hui le principal concerné en est le seul instigateur : on ne peut vouloir en même temps être et paraître, demander le respect de son intimité et simultanément se faire photographier à tout bout de champs.
Bien avant son arrivée à l'Elysée, même avant qu'il ne soit ministre de Edouard Balladur, lorsqu'il était à la mairie de Neuilly-sur-seine, Nicolas Sarkozy faisait de la " com " en mettant en jeu sa vie familiale, puis suite aux scrutins de 20021 nommé ministre de l'Intérieur n'a t-on pas été abreuvé par les images tendres du couple Sarkozy, lui assis à son bureau et Cécilia debout à ses côtés, puis vint le moment des souffrances en 2005 et 2006 et miraculeusement celui des réconciliations avec la fameuse séance de pirogue sur le Maroni. Président de la République, cela repart de plus belle puisqu'à peine élu il se pique du bonheur de vivre avec des femmes " splendides " avec sa femme Cécilia en maîtresse de cérémonie lors de son investiture...la suite on la connaît, l'escapade libyenne puis le silence et enfin les apparitions du président et de Carla Bruni, depuis devenue Carla Bruni-Sarkozy.
Alors comment être étonné de lire dans un article publié aujourd'hui sur le site du Figaro qu'une femme d'une quarantaine d'années, enseignante dans la région de Dunkerque, a eu le coup de foudre pour cet homme qui affiche autant ses bonheurs que ses goûts de " bourgeois gentilhomme ", lui adressant des lettres torrides ( par exemple " Mon corps te réclame " ! ) et même des colis avec petites culottes ( ! ) et autres amusements de la même veine ? Même s'il s'avère qu'il s'agit d'une douteuse plaisanterie, le fait-est que le président de la République est en train de " payer " son attitude " bling-bling " qui ne plaît pas du tout aux Français. Les résultats des municipales et des cantonales en sont des conséquences politiques, quant au reste...
Yann Redekker
Les ayatollahs du métissage
François Desouche
édition du 21 mars 2008
Petite sélection récente :
• “De par cette chanson, je montre à ma famille et à mon public que je suis fière de mes origines algériennes et de mon métissage” (une chanteuse niaise).
• Télé : Lancement des sept chaînes locales
d’Ile-de-France. De 8 heures à midi, ce sera au tour de BDM TV, pour
Banlieue Diversités Médias, qui veut promouvoir le métissage. (Libération)
• Cette exposition, du Musée du quai Branly (bla bla bla) … collaboration entre un commanditaire européen et un artiste africain. Ce métissage date des premiers contacts entre les navigateurs portugais et les côtes subsahariennes (Le Monde)
• une exposition d’anthropologie qui présente 300 objets pour “intriguer” le visiteur en lui exposant le phénomène historique et culturel du métissage (RTL)
• Alain Juppé souligne qu’il faut également accepter l’idée que la France est un pays divers, que le métissage est une richesse et non pas une contrainte contre laquelle il faudrait se battre”. (Alain Juppé, caniche, dans L’Express)
Milorad Cavic ( nageur ) : " Le Kosovo est serbe "
Ce n’est pas le jour de l’euthanasie
Front National
Communiqué de Jean-Marie Le Pen du 21 mars 2008
Le remue-ménage savamment orchestré pour la légalisation, franche ou
hypocrite, de l’euthanasie, à partir d’un terrible drame personnel, est
indigne de la France. Ce vendredi saint vient à point nommé pour montrer aux croyants comme
aux incroyants que le mystère de la souffrance et de la mort mérite une
tout autre réflexion que les jugements à l’emporte-pièce d’idéologues
politico-médiatiques prêts à balancer par-dessus bord la sagesse
immémoriale de notre civilisation.
Perpignan : le PS dénonce "des différences majeures entre signatures et votes"
Le Point
Article de Cyriel Martin publié le 21 mars 2008
L'affaire est loin d'être terminée. À Perpignan, où
un président de bureau a été mis en examen, mardi, pour fraude électorale
, la vérification des registres "a permis de déterminer des différences
majeures entre le nombre de signatures et le nombre d'enveloppes", a
affirmé vendredi la tête de la liste de gauche et MoDem aux municipales
Jacqueline Amiel-Donat. Selon la candidate PS, battue dimanche par le
maire sortant Jean-Paul Alduy (UMP), l'opération de contrôle a déjà
permis de noter que sur quatre bureaux, le nombre de bulletins était
supérieur de 253 à celui des signatures.
Ainsi, sur le bureau nº 4 où le président, Georges
Garcia, a été surpris avec des bulletins dans ses chaussettes lors du
dépouillement (
comme le révélait en exclusivité lepoint.fr
), il y a 74 bulletins de plus que le nombre de paraphes sur les listes
d'émargement. La vérification des bureaux 8, 13 et 19 a donné
respectivement des chiffres supérieurs de 80, 50 et 49 bulletins. "De
plus, de nombreuses signatures constatées sont des croix", a précisé
Jacqueline Amiel-Donat. "C'est une preuve supplémentaire des fortes
présomptions de bourrage d'urnes lors du scrutin de dimanche", a-t-elle
insisté.
De son côté, Georges Garcia, le président du bureau de vote mis en examen, a reconnu, dans le quotidien
L'Indépendant
, avoir commis "plusieurs conneries" en voulant "faire coïncider" le
nombre d'enveloppes et de signatures. Geoges Garcia, frère d'un
colistier de Jean-Paul Alduy, a par ailleurs indiqué n'avoir "fait de
demande à personne" pour être président de bureau.
L'élection de Jean-Paul Alduy à la mairie de Perpignan
devait intervenir dans la matinée. Son adversaire a appelé à un
rassemblement "sans les chaussettes, avec brassards noirs, foulards
noirs, et dans le silence complet", expliquant que les opposants au
sénateur-maire sortant seront "en deuil de la démocratie". La
manifestation a débuté vendredi peu après 8 h 30, sous la surveillance
d'une cinquantaine de CRS. Environ 200 personnes étaient réunies devant
la préfecture et ont scandé "Démocratie !", tandis que la candidate de
l'opposition qualifiait de "mascarade" l'élection du maire de
Perpignan.
Jean-Paul Alduy avait obtenu dimanche 45,48 % des
suffrages exprimés, contre 44,11 % à Mme Amiel-Donat et 10,42 % à Louis
Aliot (FN).
Note YR : Pour une fois on ne peut qu'être en accord parfait avec l'ancienne candidate socialiste à la mairie de Perpignan. Il faut que le sieur Alduy soit invalidé et que les électeurs de la ville puissent de nouveau s'exprimer avec un scrutin " surveillé ". Louis Aliot fera certainement beaucoup plus que les 10,42 % qui lui ont été attribués le 16 mars !
Le Terrible, nouveau fleuron de la dissuasion française
Article de Arnaud de la Grange publié le 21 mars 2008
S'afficher un recentrage sur les grandes fonctions régaliennes d'un
président de la République, Nicolas Sarkozy ne pouvait faire mieux
qu'aujourd'hui, en revêtant ses habits de chef des armées. Et en
s'attaquant à un sujet d'une abyssale gravité, la dissuasion nucléaire.
Le
chef de l'État va assister à Cherbourg, à la présentation du nouveau
fer de lance de la force nucléaire française, le dernier-né des quatre
sous-marins nucléaires (SNLE) de nouvelle génération. Le Terrible est
le symbole d'un nouveau monde où la menace nucléaire tend chaque jour
de s'étendre, et de l'adaptation de la doctrine française. Par rapport
à ses trois prédécesseurs (le Vigilant, le Téméraire et le Triomphant),
il aura dès 2010 la particularité d'être le premier SNLE qui pourra
lancer le nouveau missile nucléaire M51. Le premier missile français à
portée « totalement intercontinentale », souligne-t-on à l'Élysée, qui
pourra toucher n'importe quel point du globe depuis sa zone de
patrouille. Sa portée secrète serait d'au moins 8 000 kilomètres,
contre 6 000 pour son prédécesseur. Le nouveau sous-marin sera aussi
mille fois plus silencieux que les anciens SNLE.
Les sous-marins
lanceurs d'engins nucléaires restent l'apanage des grandes puissances.
Les nouveaux pays qui forcent la porte du club nucléaire devront pour
longtemps se contenter de missiles tirés depuis la terre. La Chine,
ainsi, éprouve encore de grandes difficultés pour maîtriser ses SNLE.
Avant d'être une boule de puissance, le SNLE est un incroyable
concentré de savoir-faire technologique avec la maîtrise de l'énergie
nucléaire embarquée comme la capacité à tirer un missile balistique
sous l'eau.
«Souplesse précieuse»
Les chiffres
donnent le vertige. Avec sa propulsion nucléaire, le Terrible est une
petite centrale EDF, qui pourrait alimenter une ville de plus de
100 000 habitants. Et même s'il pourra revendiquer, lui, le titre de
bâtiment le moins visité au monde, il a un point commun avec la tour
Eiffel : son poids, qui oscille autour de 14 000 tonnes. Le missile
M51, dont un nouveau test serait imminent, pèse 56 tonnes, soit
l'équivalent d'un char Leclerc qui parcourrait Paris-Marseille en moins
de 5 minutes !
«Le contrat fixé par la République est clair,
expliquait récemment au Figaro l'amiral Yves Boiffin, patron de la
force océanique stratégique : à tout instant, au moins un SNLE à la
mer, et un deuxième si les circonstances l'exigent.» Un rythme qui
nécessite d'avoir quatre sous-marins, pour se jouer des périodes
d'entretien. Ce format à quatre SNLE a été décidé en 1996, la France en
ayant aligné jusqu'à six aux grandes heures du choc des idéologies.
Quelque 85 % des têtes nucléaires françaises sont emportées par la composante sous-marine, le reste étant confié à la composante aéroportée. Nicolas Sarkozy doit annoncer vendredi le maintien de cette dernière, un temps en débat. Même si les FAS (forces aériennes stratégiques) devraient passer de 60 à 40 avions. Les deux composantes apportent une «souplesse précieuse», explique-t-on à l'Elysée. A fortiori dans un monde où l'atome prolifère tous azimuts.





