22-03-08
Racisme anti-blanc
Racisme anti-blanc
envoyé par RACEFUCK
Laïcité, la loi de 1905 en sursis ?
On nous a dit et redit que les sondages - les fameuses enquête d'opinion - qui sont bien souvent commandés aux instituts par les journaux et parfois par les partis politiques ne sont qu'un reflet " instanté " de l'opinion publique et puis, interroger un millier de quidams pris, parfois ce n'est pas le cas ! , au hasard ne fait certainement pas une photo exact. On se souvient avec bonheur de la présidentielle de 2002 où les sondages avaient non seulement prédit un second tour entre Jacques Chirac et Linel Jospin mais aussi une victoire de la gauche. Ce ne fut pas une réussite. Il n'empêche. Dernier exemple en date les élections municipales et cantonales de ce mois de mars : la quasi-totalité des sociétés qui se chargent de sonder l'opinion ne se sont , cette fois-ci, tromper que de quelques iotas.
Lorsque les sondages sont dirigées sur des questions touchant aux problèmes de société, les Français sont certainement beaucoup plus enclins à donner leur opinion que lorsqu'il s'agit d'avouer leur penchant politique, c'en est ainsi de la laïcité.
Justement un sondage publié hier par le quotidien catholique La Croix effectué par l'IFOP sur la laïcité et les religions en France indique que ce ne sont pas moins de 71 % des personnes interrogées qui estiment que la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat votée le 9 décembre 1905 doit être conservée dans son " intégrité ", et là, je crois que, encore une fois, les sondeurs ne se " plantent " pas... au grand dam de Nicolas Sarkozy qui travaille depuis très longtemps à une révision - sans doute assez importante - de cette loi au profit, certes, de l'ensemble des cultes mais qui profitera, chacun en est pleinement conscient, à l'implantation facilitée de la religion musulmane qui pourra ainsi compter sur l'argent public, celui que tout à chacun crache au bassinet tous les jours, pour financer des mosquées, des écoles coraniques ou des centres culturels.
Mais l'on connaît désormais la façon dont le président de la République prends en compte les aspirations des Français, Le peuple Français mis devant le fait accomplit du " mini-traité " de Lisbonne peut en témoigner, comme d'ailleurs il peut le faire des comtes de campagne du candidat de l'UMP qui affirmait avec le slogan " travailler plus pour gagner plus " qui promettait une sérieuse augmentation du pouvoir d'achat et surtout, pour les anciens électeurs du FN, affichait clairement ses attentions patriotiques... de la poudre aux yeux.
La loi de 1905 a vraiment du souci à se faire.
Yann Redekker
De Gaulle, Sarkozy, le style et l'homme
Le Monde
Article de Bertrand Le Gendre publié le 22 mars 2008
Il y a un demi-siècle, au printemps 1958,
Charles de Gaulle, 67 ans, revenait au pouvoir. D'abord comme président
du conseil puis, en janvier 1959, comme chef de l'Etat. En même temps
qu'il fondait la Ve République, l'homme du 18-Juin lui
donnait un style - hauteur, grandeur, pudeur - dont, chacun à sa
manière, ses quatre successeurs se sont inspirés.
Le cinquième, Nicolas Sarkozy, est un autre homme, d'une autre époque.
Décontraction, insolence, familiarité : le sacré, où le général de
Gaulle puisait un surcroît de légitimité, lui est étranger. Son ardeur
à exercer le pouvoir l'habite davantage que la transcendance de sa
charge, au point de dérouter les Français, pourtant moins sensibles
aujourd'hui au sacré qu'à la proximité, à la grandeur qu'à la sécurité,
à la pudeur qu'à la transparence.
Nicolas Sarkozy est conscient de cette altération de la fonction présidentielle. Il s'efforce désormais de mieux tenir son rang, de se "représidentialiser". Il compte sur sa visite d'Etat au Royaume-Uni, le 26 mars, pour rehausser son image et affirmer un style qui souffre de la comparaison avec le général de Gaulle, son comportement récent en témoigne.
Yvonne Vendroux, Carla Bruni. L'épouse du général de Gaulle refusait de recevoir des divorcés à l'Elysée. Jamais elle n'adressait un mot aux journalistes. Jamais elle ne posait pour les photographes (à l'exception d'un reportage la montrant faisant des confitures, en 1942, à Berkhampsted, au nord-ouest de Londres, le home provisoire du chef de la France libre).
Toujours habillée de sombre, elle refusait de se laisser prêter des robes par les grands couturiers. Bigote ? "Du moment qu'on me critique, autant que ce soit de cette manière plutôt qu'en me faisant passer pour une cocotte ou une panthère. Au moins, je ne dessers pas mon mari !" O tempora ! O mores ! : lorsqu'on tape "Carla Bruni" sur le site de Google, la cinquième occurrence pointe vers une douzaine de photos où l'ancien mannequin pose nue.
Le "couple" franco-allemand. La désinvolture de Nicolas Sarkozy déplaît à Angela Merkel. La scène se passe au sommet européen de Lisbonne en décembre 2007. La chancelière allemande à son côté, le chef de l'Etat passe devant un groupe de journalistes. L'un d'eux l'interpelle : "C'est la lune de miel, monsieur le président ?" Veston déboutonné, les mains dans les poches, goguenard, le chef de l'Etat se tourne vers la chancelière allemande qui, à ce moment-là, regarde ailleurs : "Hé, Angela ! Viens ici ! Il demande... Honeymoon ?" La chancelière, s'efforçant de sourire : "We cooperate. We just cooperate." (Nous coopérons, c'est tout.)
De Gaulle n'avait pas ces manières avec le chancelier chrétien-démocrate Konrad Adenauer. Tous deux anciens résistants aux nazis, ils avaient fait connaissance en 1958 à Colombey-les-Deux-Eglises où le Général avait convié le chancelier, privilège rare. Malgré la chaleur de leurs relations, elles étaient toujours empreintes d'une extrême courtoisie : "Monsieur le président, cher et grand ami", "Cher Monsieur le chancelier".
Outrage au chef de l'Etat. Si on l'insulte, Nicolas Sarkozy ne s'en formalise pas. Il répond du tac au tac comme au Salon de l'agriculture, le 23 février, lorsqu'un visiteur refuse de lui serrer la main, lui disant : "Tu me salis..." "Casse-toi, alors, pauvre con", rétorque le président de la République française.
Militaire de carrière, de Gaulle président usait parfois, lui aussi, d'un langage vert. Mais il ne se déboutonnait que devant ses aides de camp et les hommes chargés de sa sécurité : "Jean-foutre", "couillons", "trouillards", "merdier"...
Si on l'injuriait, il feignait de ne pas entendre. Malgré tout, la police veillait au grain. Le 11 novembre 1962, un quidam est interpellé sur les Champs-Elysées pour avoir crié au passage du cortège présidentiel : "A la retraite !" Ce que la 17e chambre du tribunal de Paris, devant laquelle il est cité à comparaître, interprète, pince-sans-rire, comme une mise en cause de "l'aptitude du président de la République à remplir les hautes fonctions dont il assume la charge". Sanction : 500 francs d'amende.
Du bon usage des collaborateurs. Les collaborateurs de Nicolas Sarkozy à l'Elysée interviennent, c'est inédit, sur quantité de sujets. Henri Guaino, son conseiller spécial, corrige le président lorsque celui-ci déclare que le régime de Vichy, c'était la France. Dans Libération, Henri Guaino affirme au contraire : "Ma France à moi, elle n'était pas à Vichy. Je ne vais pas me repentir de quelque chose que je n'ai pas fait..." Directrice du cabinet du président de la République, Emmanuelle Mignon a davantage encore embarrassé le président en déclarant à VSD : "Les sectes sont un non-problème."
De Gaulle, lui, imposait un silence absolu à son entourage. Bernard Tricot, qui fut secrétaire général de l'Elysée, en témoigne : "Dès qu'apparaissait le nom d'un de ses collaborateurs dans la presse, auquel on attribuait naturellement des échos ou des déclarations, il entrait dans une grande irritation." Motus et bouche cousue sur les sujets sensibles. Telle était la consigne, que personne ne s'avisait de transgresser.
Religion, laïcité. Le Général avait fait rénover à ses frais la petite chapelle de l'Elysée qui, à l'époque de Vincent Auriol, un socialiste, servait de bar aux chauffeurs de la présidence. C'est dans cette chapelle que le premier chef d'Etat catholique pratiquant depuis Mac-Mahon (si l'on excepte Pétain) faisait dire la messe dominicale. S'il assistait ès qualités à une cérémonie religieuse, à Notre-Dame ou ailleurs, le général de Gaulle ne communiait jamais, laïcité oblige.
Tout pratiquant qu'il fût, il respectait la séparation de l'Eglise et de l'Etat. Jamais il n'aurait fait une déclaration comme celle de Nicolas Sarkozy à Saint-Jean-de-Latran, à Rome, le 20 décembre 2007 : "Dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé et le pasteur."
L'habit fait le moine. Personne n'imagine non plus de Gaulle montant quatre à quatre les marches du perron de l'Elysée en short Nike. Ni faisant un jogging dans les rues de Manhattan vêtu d'un tee-shirt "NYPD" (New York City Police Department). Invariablement habillé d'un costume foncé, le Général ne le quittait que pour son uniforme de serge kaki. Même son fils Philippe ne l'a jamais vu, dans le parc de Colombey-les-Deux-Eglises, qu'en veston et cravaté.
De l'islam en Bruxelles à Bruxelles en islam
Bernard Antony
Article de Bernard Antony publié le 21 mars 2008
Le Figaro de ce jour consacre un important article à « l’islam,
première religion à Bruxelles dans vingt ans » selon une étude parue
dans le quotidien La Libre Belgique. On y mentionne notamment le
fait que Mohamed est désormais, chaque année, le prénom le plus donné
aux nouveaux-nés à Bruxelles. La Libre Belgique rapporte encore que,
selon la journaliste flamande spécialiste du sujet, les jeunes
musulmans sont « de plus en plus radicalisés ».
Quant au journaliste
Olivier Servais il constate que pour l’instant l’essentiel de l’islam
belge est paisible et familial mais qu’un jour il y aura peut-être une
revendication claire d’islam et il n’exclut pas alors des explosions
sociales. Quant au belge Jean-François Bastin ( photo ), converti à la
religion de Mahomet, il exprime que « c’est désormais à la Belgique de
s’adapter ».
Connaissant bien Bruxelles j’avais souvent décrit cette
situation ajoutant généralement que la querelle des Flamands et des
Wallons finirait par se dissoudre dans un nouvel ordre islamo-belge ! Certes il y a des optimistes pour espérer que les musulmans de Belgique finiront par se sentir flamands et d’autres wallons. On
peut toujours rêver et il y a selon moi beaucoup plus de chance pour
que des Belges finissent par adopter un nouveau clivage inter-islamique
entre… chiites et sunnites !
L’islam n’est peut-être pas un ennemi
n°1, pas plus que l’eau de la rivière, mais quand ça monte trop, cela
s’appelle inondation. Et lorsque les flaques islamiques majoritaires
et débordantes de Bruxelles, de Roubaix et autres lieux finiront par se
rejoindre cela s’appellera un Kosovo.
N’est-ce tout de même pas un
problème qu’il faut regarder en face ? Sans bien sûr occulter les
causes et les responsabilités, et notamment celles du lobby
immigrationniste et islamophile catholique, digne continuateur du lobby
des collabos du communisme.
En ce Vendredi saint, nous célébrons le sacrifice du Christ mort sur la croix pour nos péchés. Cette
affirmation est scandaleuse pour les musulmans comme pour les Juifs du
judaïsme qui ne peuvent croire en un Dieu ainsi humilié !
Prions donc pour leur conversion et pour nos frères chrétiens persécutés par l’islam et le communisme.
Bonnes Pâques à vous tous, lecteurs de ces lignes !
Electeurs et otages
Olivier Pichon
Article de
Bernard Cabanes publié le 18 mars 2008 dans le numéro 792 de Monde & vie
Il n’y a pas de vague rose ! Rien que l’habituel correctif en faveur de l’opposition qui est le propre des élections
intermédiaires. Et il ne pouvait y avoir de sursaut. Sur quelle base ?
« L’ouverture », auquel le président s’accroche, avait brouillé toutes
les cartes.
Le chiffre à retenir, de ces élections
cantonales et municipales, est le nombre réduit des votants : 61 %. Le
vote sanction est dans l’abstention des électeurs abusés par Nicolas
Sarkozy. Il est limité, dans les petites communes, par la nécessité
d’écarter de la mairie le parti de l’invasion, des 35 heures et des
déviances. Ce pourquoi le recul d’une majorité désertée par son chef ne
traduit pas le plongeon de 30 % du président de la République dans les
sondages de popularité. Les rancœurs demeurent. Paris, Lyon et Lille en
des mains socialistes l’attestent !
Nicolas Sarkozy avait eu sa chance de retrouver l’oreille du public
avec le tollé de la gauche devant la loi instituant « la rétention de
sûreté » des criminels dangereux. Un sondage (IFOP-Le Figaro) lui
donnait raison contre le Conseil constitutionnel : 80 % des Français
étaient favorables à la « rétention de sûreté » des criminels
dangereux. La rétention n’est pas une peine. C’est une parade à la
quasi-certitude de la récidive : un devoir ! Le président de la
République se devait d’en appeler aux 80 % qui le suivaient. Il préféra
se tourner vers la Cour de cassation. Un referendum eût ramené le débat
politique sur le terrain sécuritaire, son terrain. Il eût posé la
gauche en protectrice du vice et du crime, dont elle use pour ébranler
la société “bourgeoise”. Le président préféra voler à son secours en
réaffirmant son désir d’une politique d’« ouverture » qui, à Neuilly
près, n’aura favorisé qu’elle. Plus grave encore : en permettant le
démantèlement des défenses du patronat industriel contre les abus de
l’extrême gauche et l’impuissance de l’État, il ouvrait en justice et
dans la presse le procès de l’entreprise. C’était, pour un libéral, la
pire façon d’aborder une consultation électorale
!
La CGT comblée
Des générations de socialistes, puis de communistes ont rêvé de faire
exploser le Comité des Forges, puis son héritière moderne : l’Union des
industries et métiers de la métallurgie (UIMM). Le président Nicolas
Sarkozy s’y essaie. Ministre des Finances, il sauva Alsthom du sort de
Péchiney. Mais il dit vouloir rétablir l’unité du patronat. Pour
l’heure, il favorise son éclatement : industrie d’une part, services de
l’autre. L’indignation différée de Laurence Parisot, présidente du
MEDEF, ne s’explique qu’encouragée en haut lieu.
Les services représentent les deux tiers de l’économie. Cela ne
disqualifie que le marxisme, qu’ils privent du prolétariat majoritaire
paupérisé de ses rêves. L’industrie reste l’aile marchante, sur la base
de l’invention et de l’innovation. Elargie à l’aéronautique, à
l’automobile, à la construction navale, au nucléaire, à l’énergie en
général et, finalement, à l’informatique, l’UIMM ne représente pas le
XIXe siècle, comme le dit Laurence Parisot, mais l’avenir. Elle est la
gardienne de capacités de production sans lesquelles la France n’est
plus rien. A peine élu, le président Sarkozy s’est affiché avec la
finance, celle qui fabrique des milliardaires, pas des capacités ou des
secrets de production (elle tend plutôt à les exporter).
La CGT, que le président ménage, n’est qu’une capacité de nuisance,
obstacle majeur à la croissance omis par le rapport Attali, assortie
d’une incapacité radicale à permettre aux chemins de fer de transporter
du fret dans les délais et à nos ports de développer leur activité.
Elle le manifeste sans retenue en annonçant deux grève majeures entre
les deux tours des élections locales : une grève de la SNCF et une
grève des ports. La première remercie le président d’avoir remplacé
Anne-Marie Idrac à la présidence de la SNCF. Elle accueille le nouveau
président de la SNCF, Guillaume Pépy, dont la longue expérience se
traduira par moins d’illusions, donc moins d’innovations dérangeantes.
La seule perspective de la seconde grève a obtenu l’ouverture de
négociations comme la CGT les aime : sous la menace.
Ainsi vont les choses en Ve
République ! L’expérience des dirigeants de l’UIMM était l’instrument
de la réforme. Leur élimination serait cohérente avec « l’ouverture » à
ses ennemis et le report à 2012 de « la rupture » avec la culture du
déficit et l’endettement de nos enfants. Les sorties d’argent de l’UIMM
n’étaient pas le mal, mais le remède au désordre d’un exécutif qui,
pour remplacer le législatif par des missions et commissions, des
hautes autorités ou conseils, cède à la rue. Le remède aussi à
l’extrême politisation de l’action syndicale en France et au dévoiement
de ses mœurs pseudo « révolutionnaires » : violences préalables aux
discussions, atteintes systématiques aux libertés du travail et de
circulation, prise en otage des usagers, séquestration des cadres,
sabotages, voire attentats. Une extrême politisation qui réduit à
l’extrême le taux de syndicalisation des salariés (7 % en général et 1
% dans le secteur privé), privant le monde syndical français de
cotisations. D’où les concours discrets offerts aux moins violents et
les rançons aux violents. Le silence de Denis Gautier-Sauvagnac ne
couvre que les bénéficiaires des sommes consacrées « à fluidifier le
dialogue social ».
Le trésor constitué
en vingt ans par les 45 000 entreprises membres de l’UIMM pour
s’assurer contre les abus et l’impuissance du pouvoir évoqués plus haut
dépasse à peine le montant, annuel lui, du tribut versé par EDF à sa
Caisse centrale d’action sociale (CCAS) que contrôle la CGT. Versé
depuis 63 ans, ce tribut injustifiable au Parti communiste et à ses
satellites approche le demi milliard d’euros annuel. Avec les trois
monopoles cégétistes du Livre parisien, des égoutiers et des ports,
c’est l’entrave, ignorée de Jacques Attali, qui paralyse notre
croissance. Le pouvoir s’en prenant au patronat, la CGT aurait tort de
se gêner ! Les otages à libérer d’urgence ne sont pas seulement ceux de
la jungle colombienne, mais les usagers de nos chemins de fer et de nos
ports !
Les nouveaux ministres à l'écoute du président Sarkozy
Afghanistan : Écoles laïques ou islamiques ?
Le Devoir
édition du 22 mars 2008
Le Canada prévoit construire près de 50 écoles dans la province de
Kandahar au cours des prochaines années, mais n'est toujours pas très
chaud à l'idée d'appuyer un programme afghan controversé qui voudrait y
construire des massadras, des écoles d'enseignement de l'islam. Les autorités canadiennes sur place -- autant civiles que militaires --
tentent de convaincre Ottawa de ne construire que des massadras
modérées comme stratégie à long terme pour combattre l'extrémisme
musulman.
Toutefois, l'ambassadeur canadien à Kaboul, Arif Lalani, n'a pas
voulu déclarer que la majeure partie des 60 millions de dollars
investis par le Canada sera consacrée à la construction d'écoles
publiques laïques.
L'année dernière, le ministère de l'Éducation afghan a dressé des
plans pour construire une massadra contenant 16 classes, au coût de 890
000 $, comprenant un dortoir et pouvant accueillir 300 élèves dans les
environs de Kandahar.
Contrairement aux massadras du nord du Pakistan, que les pays
occidentaux perçoivent comme des couvoirs d'extrémisme, le modèle
afghan est basé sur l'hanafi, une forme moins fondamentaliste de
l'islam.
Le gouvernement du président Hamid Karzaï souhaiterait établir
quatre écoles religieuses régionales. L'une de ces écoles a été ouverte
l'automne dernier, mais elle n'a attiré que des commentaires sceptiques
des Afghans, qui croient que l'enseignement n'y est pas suffisamment
strict et qu'elle ne pourrait concurrencer ce qui se fait de l'autre
côté de la frontière.
Le ministre de l'Éducation, Hanif Atmar, est dédié au programme des
massadras et a déclaré récemment que la marginalisation des écoles
religieuses a permis à l'extrémisme musulman de s'épanouir.
Note YR : Apparemment les gouvernements occidentaux n'ont pas encore compris que l'islam modéré n'est qu'un mythe, à moins que tout cela ne les arrangent... D'autre part on apprends que le président Sarkozy a signalé à son " homologue " anglais Gordon Brown de son intention d'envoyer d'ici peu un millier de soldats supplémentaire dans ce beau pays qu'est l'Afghanistan au même moment où en France un rapport prône la suppression de 35 000 postes dans l'armée et une réduction sensible des forces stratégiques ! Avec Sarkozy c'est vraiment la rupture !
« Dictionnaire du communisme »
Polémia
Article de Yvan Blot publié le 8 mars 2008
Ce livre sort au même moment que le « Livre noir de la Révolution
française » et nous retrouvons le rôle majeur de Stéphane Courtois.
Cette fois, il a rassemblé vingt auteurs parmi les meilleurs
spécialistes du communisme comme Françoise Thom, Marc Lazar, Pierre
Rigoulot ou Jacques Rupnik.
C’est un dictionnaire qui commence par le mot « Adhésion » et finit par
le mot « Zhou Enlai ». Deux introductions fort intéressantes, qui
s’intitulent « Le communisme en questions » et « Temps forts »,
précèdent le dictionnaire proprement dit.
Le premier texte insiste sur l’unité du phénomène communiste. L’idée
communiste de mettre en commun les biens a toujours existé. Le mot date
de la Révolution française, curieux hasard ! Au XIXe siècle, il émerge
d’une synthèse entre passions, égalitarisme et scientisme. C’est la
base de l’utopie révolutionnaire de Marx. Le 7 novembre 1917, Lénine
crée le premier gouvernement communiste en Russie. Il invente un régime
totalitaire inédit dirigé par une nomenklatura toute-puissante et
bardée de privilèges, le discours du régime demeurant égalitariste. Il
emprunte la terreur comme moyen de gouvernement permanent à la
Révolution française.
Le mot « Totalitarisme » est né en Italie en 1924 mais la théorie du
totalitarisme qui englobe les régimes fascistes et communistes date
plutôt de 1939 avec le pacte Hitler/Staline. Comme l’écrit Stéphane
Courtois, « parti unique, idéologie obligatoire, embrigadement de la
jeunesse, projet de créer un homme nouveau, éloge de la force et de la
violence, volonté affichée d’expansion, terreur comme moyen de
gouvernement, puissances des polices politiques, discriminations de
groupes sociaux entiers, système concentrationnaire, crimes, fusillés
de masse : autant de similitude qui incitaient à la comparaison ».
Mais la victoire du communisme avec les alliés sur le nazisme
va occulter la mémoire des crimes du communisme qui mettront en avant
ceux de Hitler pour mieux se disculper. Depuis la chute des pays de
l’Est, beaucoup d’archives se sont ouvertes (une partie des russes mais
la totalité de celles de l’Allemagne de l’Est, par exemple). On a donc
eu « une révolution documentaire » faiblement exploitée, hélas, par les
médias occidentaux. C’est ainsi qu’on a découvert la famine en Ukraine,
niée par Edouard Herriot lors de son voyage en URSS, ou la Grande
Terreur de 1938.
Deux illustrations sur cette « révolution documentaire » montrent tout
l’intérêt de cet ouvrage : l’affaire de Katyn et l’histoire de la
Grande Terreur stalinienne de 1937-1938.
Au procès de Nuremberg, les Soviétiques imputent aux Allemands les
massacres de milliers d’officiers polonais à Katyn. Radio Berlin avait
révélé le crime en 1943. Une commission de la Croix-Rouge polonaise
liée à la Résistance aboutit à la même conclusion. « Pourtant les
Alliés choisissent d’imputer le crime au IIIe Reich. La censure
interdit de parler de Katyn autrement que comme d’un crime allemand
(…). Dès septembre 1944, les communistes polonais publient à Moscou une
brochure, « La Vérité sur Katyn », qui entérine la thèse soviétique.
Une campagne mondiale de désinformation commence portée par tous les
partis communistes. »
C’est le 13 octobre 1990 que Gorbatchev présente officiellement ses excuses au peuple polonais pour 21.857 officiers fusillés.
La Grande Terreur commence le 30 juillet 1937 et finit le 1er novembre
1938. Elle vise l’extermination de trois sortes d’ennemis du peuple :
des ennemis sociaux (koulaks, religieux, « gens du passé »), des
minorités ethniques (allemands, polonais, minorités asiatiques) et des
cadres du parti accusés de trahison. L’opération est dirigée par Iejov
puis Beria. 1.565.000 personnes ont été arrêtées dont 668.000
exécutées. Le but de la Terreur est de renforcer le pouvoir du parti en
détruisant tout ce qui reste de la société civile. Avant 1968, avec le
livre de Robert Conquest, cette terreur a été ignorée voire niée par
les médias occidentaux.
L’ambiguïté occidentale apparaît encore mieux en lisant l’article «
Khmers rouges ». Ceux-ci se sont livrés à un génocide sur leur propre
population entre 1975 et 1979 ; le bilan serait de 2 millions de morts
sur 6 millions d’habitants. Ce sont les Vietnamiens qui brisent le
régime des Khmers rouges. Ils sont condamnés à l’ONU. La Chine, les USA
et la Thaïlande ravitaillent les troupes de khmers rouges. Une partie
des chefs se réfugie aux USA et les autres restent au Cambodge, non
inquiétés. En 2004 seulement est créé le tribunal international pour
juger une soixantaine de chefs du régime génocidaire.
On l’aura compris : le livre est aussi intéressant pour étudier le
communisme que pour voir une complicité fréquente de l’Occident face à
ces régimes criminels. Un signe de cela : « Le 26 janvier 2006,
l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a le plus grand mal à
faire voter à une faible majorité un texte très modéré demandant la
condamnation morale des crimes des régimes communistes, les groupes
politiques communistes mais aussi la gauche socialiste se prononçant
contre avec véhémence. »
Sous la direction de Stéphane Courtois, « Dictionnaire du communisme », Larousse 2007, collection A présent, 646 p., 28 €.

