LE BLOGUE DE YANN REDEKKER

Un regard neuf sur une vieille idée : la Nation

dimanche 30 mars 2008

Benamou et le fait du prince

BenamouC'est pas la joie pour les déjà anciens conseillers du président Sarkozy à l'Elysée mis à l'écart au lendemain des élections municipales et cantonales  profitant d'une réorganisation interne du service de communication du palais :  le  porte-parole  désigné dès l'arrivée de l'ancien ministre de l'Intérieur de David Martinon  a , on le sait fort bien, payé pour ses relations  amicales avec l'ex-première dame, désormais épouse Attias qu'il va retrouver aux Etats-Unis où le nouveau mari de Cécilia possède des villas, et surtout pour sa campagne fade dans le fief de la sarkozye, Neuilly-sur-Seine où au final, après un " coup d'Etat " administré entre autre félon par le fils prodigue de Nicolas Sarkozy, Jean, il s'est lamentablement débiné pour laisser gagner l'ancien dissident devenu UMP qui s'est retrouvé face à un ancien UMP devenu dissident qui faisait partie des félons ! Je sais c'est compliqué !

Un autre des conseillers de Nicolas Sarkozy, chargé de la culture dans le cabinet présidentiel, qui symbolisait une certaine ouverture sur la gauche, Georges-Marc Benamou vient de se voir parachuter comme directeur de la Villa Médicis, haut-lieu de la culture française située à Rome, par la grâce du seul Nicolas sarkozy trop heureux de se débarrasser d'un conseiller qui embêtait plus qu'il ne servait... c'était sans compter sur la réaction de plusieurs centaines de " cultureux " qui se sont - avec raison - mobilisés devant cette nomination alors que justement l'ancien Mitterrandolâtre était en charge de trouver un nouveau directeur pour Rome. Arrogant et très fier de sa personne, le journaliste qui fut l'un des créateurs du magasine " Globe ", journal de l'ultra-gauche miterrandienne, Benamou devra désormais compter sur une commission - une de plus ! - mise en place par l'Elysée pour désigner un directeur à la Villa médicis, Nicolas Sarkozy étant revenu sur sa décision initiale.

Rappelons que le président de la République avait durant sa campagne électorale de 2007 promis et ce à de nombreuses reprises que les nominations futures des responsables , et ce à tout niveau - et la nomination du directeur de Académie de France à Rome ce n'est pas rien ! - ferait l'objet de concertations approfondies : il aura fallut une mobilisation du monde de la culture pour qu'un fait accompli ne voit pas Georges-Marc Benamou à Rome !

Paroles, paroles !

Yann Redekker

Posté par Redekker à 11:09 - ├ Editorial - Commentaires [0] - Permalien [#]

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