08-05-08
Honteux ! Le préfet Gaudin interdit la marche du C9M
Et pan sur la liberté d'expression !
Sur l'injonction du maire socialiste de Paris, Michel Gaudin le Préfet de police de la capitale a pris une décision d'interdiction concernant la marche organisée demain 9 mai à Paris en mémoire de Sébastien Deyzieu. Officiellement la préfecture de police justifie l'interdiction en soulignant des "risques de confrontation qui n'ont jamais été aussi grands " entre les énervés de la LCR et des autres groupuscules d'extrême-gauche et les militants nationalistes ...
Il faudrait peut-être dire pourquoi est organisé cette marche là à monsieur Gaudin : Sébastien est décédé à la suite d'une course-poursuite avec des policiers. Cette cérémonie est l'occasion d'un hommage en sa mémoire et d'un rappel en ce qu'il croyait et pour ce qu'il a laissé sa vie.
Mais c'était trop lourd à supporter pour Bertrand Delanoë qui a exigé l'interdiction de la marche parce qu'il ne veut pas voir dans les rues de Paris des jeunes nationalistes, il a sûrement apprécié la manifestation - bizzarement autorisée celle-là - des " indigènes de la République " qui a rassemblée qu'une grosse centaine d'excités avec des banderoles où le visage du criminel Guevarra se partageait la vedette avec un slogan qui fera date :
" Noirs nous sommes, Arabes nous sommes! Allah Akbar! Ni potes, ni soumis! ".
Ces racistes qui se partageaient entre militants de la cause palestinienne, islamistes affirmés, vieux guerriers de mai 68 et énervés des causes multiples liées à la décadance de notre société, eux ont eu le droit de s'exprimer.
Pour pouvoir manifester en France à l'époque Sarkozy il vaut mieux être ( dans le désordre ) : clandestins cégétiste, jeunes étudiant embrigadés par les syndicats gauchistes, militants de gauche , racistes anti-blanc que citoyens français et patriotes ayant à coeur de rendre un hommage à un camarade tué il y a 14 ans.
Sébastien Deyzieu ne militait pas pour SOS Racisme. Dans ce cas là, il n'y aurait certainement jamais eu d'interdiction sur l'ordre expresse du maire ( M. Delanoë a envoyé son exigence mardi ).
Pauvre France !
Yann Redekker
Langues régionales : Albanel promet une loi
Article de Michel Urvoy publié le 8 mai 2008
La 85e tentative, depuis 1958, pour faire reconnaître la diversité linguistique sera-t-elle la bonne ? Christine Albanel, la ministre de la Culture, promet un « cadre de référence qui prendra la forme de loi, dans un calendrier suffisamment proche, ainsi que le président de la République en avait émis l'idée », le 9 mars 2007. Une vraie avancée, car cette promesse impliquera un engagement sonnant et trébuchant de l'État au service des parlers « disposant d'une assise territoriale ».
L'appui de tous les partis
Cette avancée, on la doit d'abord à la persévérance de parlementaires UMP, Marc Le Fur (Côtes-d'Armor) en tête, servis par l'actualité : « Bienvenue chez les Ch'tis, dit-il, ce n'est pas un phénomène cinématographique, c'est un phénomène sociologique. » On la doit ensuite à ceux, dont la ministre, qui considèrent les langues comme une « partie intégrante de l'identité » dans un pays qui compte 79 « langues de France », 10 millions de locuteurs, plus de 400 000 élèves, 9 000 enseignants de breton, basque, créole...
On la doit enfin à l'appui de tous les partis. Michel Hunault (Nouveau Centre, Loire-Atlantique) s'inquiète du « risque de disparition » de langues. Michel Vaxès (PC, Bouches-du-Rhône) note que « la question se pose à l'échelle européenne. » François de Rugy (Verts, Loire-Atlantique) observe que « l'on revient de loin, d'une politique d'éradication » et appelle à lutter contre « toute tentative d'uniformation, tout comme la France lutte contre l'hégémonie de l'anglais. » Pierre Méhaignerie, président (UMP) de la commission des Affaires culturelles, reconnaît « avoir mesuré la qualité des arguments ».
La loi, mais pas la Charte
Va pour la loi. Mais il y a un hic : « Si nous ne rectifions pas la Constitution, alerte Marylise Lebranchu (PS), n'importe quelle loi risque d'être jetée à la poubelle. »
La députée du Finistère, mais aussi la plupart des 25 orateurs, se
souviennent que c'est l'article 2 de la Constitution qui avait déjà
empêché la France de ratifier la Charte européenne en raison du statut
exclusif du français. D'où l'idée socialiste, exprimée par Françoise
Coupeau (Morbihan) et approuvée par Pierre Méhaignerie, de le réécrire
ainsi :
« La langue de la République est le français dans le respect des langues régionales qui font partie de notre patrimoine. »
Cette modification pourrait être votée lors de la toute prochaine réforme.
Est-ce à dire que la France ratifiera la Charte ? Pas sûr, pour deux raisons : la loi offrirait assez de garanties. Surtout, la Charte impose, insiste Christine Albanel, des contraintes aussi onéreuses qu'inapplicables, ne serait-ce qu'en matière de traduction des textes officiels ou de plurilinguisme des fonctionnaires.
Malgré cette restriction, l'affaire est politiquement intéressante. La gauche était traditionnellement en pointe quand il s'agissait de défendre la Charte européenne ou la politique linguistique en Bretagne. Deux ans avant les régionales, la droite reprend l'offensive sur un terrain où on l'attendait moins.
Lettre ouverte d’Alberto Torresano au Front National
Lettre ouverte de Alberto Torresano,
Ancien responsable de la Phalange espagnole à Madrid,
Ancien responsable des affaires extérieures de la Phalange publié le 8 mai 2008
Madrid, le 4 mai 2008
Chers Camarades,
Le Front National s´est décidément engagé sur un terrain sur lequel il risque fort de sombrer…
Le 1er mai, 3 membres de la Phalange Espagnole, dont le Chef National de celle-ci, Manuel Andrino, avaient fait le déplacement jusqu´à Paris pour soutenir le Mouvement de Jean Marie le Pen. Alors qu´ils se trouvaient au pied de la tribune, avec leur drapeau, monsieur Jean-Michel Dubois les a priés de le replier, sous le grotesque prétexte “qu´il serait une provocation pour la presse”. Décidément, avec de tels amis, nous n´avons pas besoin d´ennemis. Mais aujourd´hui, le Front National, ou ce qu´il en reste semble surtout soucieux de plaire à ses ennemis. Mais qu´il ne se fasse pas d´illusions : il perdra ses amis, et ses ennemis resteront ses ennemis. De plus, cette attitude est une belle manifestation d´ingratitude envers des hommes qui les ont soutenus pendant une période de l´Histoire au cours de laquelle ces hommes là se souciaient peu de “la presse”.
Mais il est vrai, comme le disait le Général, que les français ont la mémoire courte… Certains membres éminents du F.N., encore parmi nous ou disparus ont été directement accueillis, soutenus et protégés par l´intervention et la grande bienveillance de nombreux membres de la Phalange Espagnole, le plus éminent d´entre étant notre cher Ramon Serrano Suñer. L´ingratitude de ces militants du F.N. envers les nôtres, toujours parmi nous ou malheureusement disparus n´attendrira pas “la presse”, qu´ils en soient convaincus.
“La doctrine du Mouvement National (ex Phalange) et ses réalisations ne se limitent plus aujourd´hui au domaine national. Elles s´offrent comme solution aux problèmes de nombreux pays. Les problèmes de l´Espagne sont devenus les problèmes du monde entier ”
Que les nouveaux maitres du F.N. le méditent et en fassent leur profit : Nous tenons la Doctrine de José antonio à leur disposition….
“Nous resterons fermement en place, et c´est de nous que viendrons les coups et les mêlées”
La Chanson de roland
Note YR : Et encore de l'eau au moulin de la contestation qui se fait jour contre Jean-Marie Le Pen. Cette fois elle nous arrive d'un pays voisin... Ce que dit ce phalangiste espagnol si toutefois s'est avéré est " embêtant " car on n'invite pas des gens si on ne veut pas les voir.
FN Flash du 7 mai 2008
N°64 - Le Flash - Front National
envoyé par le_republicain
Le FN ne se trompe pas d'ennemi
L'article du Salon Beige que j'ai publié cette nuit méritait d'être diffusé largement car il s'agit tout simplement du point de vue de nombreux catholiques qui sont toujours militants du FN. Quant à moi, j'ai déjà expliqué que ce blog n'était pas celui du FN mais que j'essaie que toute en partie des diversités de la famille de pensée dans laquelle se place le Front National ait la parole.
M. Hubault ne fait certes pas dans la dentelle en accusant sans trop le dire, le FN d'être aux mains d' Alain Soral et de ses amis et de se " tromper d'ennemis " en visant l'impérialisme US. Ce n'est pas mon opinion personnelle, j'ai bien entendu du mal à considérer M. Soral comme parfait représentant de la droite
nationale, lui qui fut et qui est - il ne s'en cache d'ailleurs
aucunement - toujours un marxiste " de combat ", mais c'est un fait évident qu'il faille " s'ouvrir " à la société et non plus se recroqueviller comme un escargot dans une coquille où l'on croit être à l'abri de la marche du temps.
Ce n'est donc pas parce que j'ai mis cet article en ligne que je suis en accord avec les propos de celui qui est toujours conseiller régional FN de l'Indre , et d'ailleurs je pense que dire qu'il y a vingt ans le FN était le parti le plus " atlantiste " de France est une parfaite erreur. Yves Daoudal dans un commentaire posté sur le site du Salon Beige a rappelé les propos du président Le Pen lors des BBR de 1997 :
" Les diktats à répétition de l'administration Clinton prouvent que
l'Amérique n'attend qu'une chose des Européens : une soumission pure et
simple à leur volonté, et la transformation de leurs armées nationales
en harkas du Nouvel Ordre Militaire Mondial. L'élargissement de l'Otan
est, à cet égard, un piège mortel pour les nations d'Europe. La France,
qui sut longtemps préserver une fragile indépendance à l'égard de
l'Otan, a beau multiplier les gesticulations médiatico-diplomatiques,
elle n'en est pas moins devenue en deux ans de présidence chiraquienne,
un partenaire obéissant. Il s'agit là d'un retournement géopolitique
sans précédent. Loin de prendre ses distances avec les Etats-Unis comme
ils prétendent le faire croire, nos dirigeants administrent jour après
jour la preuve qu'ils ont renoncé à maîtriser notre politique étrangère
et renoncé à défendre l'intérêt supérieur de la France."
Déjà lors des préparations du premier conflit en Irak en 1990, Jean-Marie Le Pen avait pris position contre la politique expansionniste des Etats-Unis. Alors oui, depuis il y a eu les attentats islamistes de 2001 de New-York, ceux de Madrid, de Bali, de Londres, etc. Mais doit-on pour autant se mettre à avaler tout ce qui nous arrive de l'autre côté de l'Atlantique ?
Le Front National n'a pas plus de sympathies pour les islamistes qu'il en a pour les " pro-américains " fanatiques qui sont aujourd'hui au pouvoir dans notre pays.
Alors, le FN est " national-gauchiste ", parce que quelques centaines de partisans d'Alain Soral l'ont intégrés lors des derniers scrutins de 2007 ? Certainement pas. Il faut bien entendu faire en sorte que les fondamentaux du FN soient préservés mais ne pas transformer le mouvement en une sorte de groupuscule sectaire, comme le sont hélas d'autres formations.
Le Front National ne se trompe pas d'ennemi.
Yann Redekker
Etats unis d'Europe ?
Article de Jean-Philippe Chauvin publié le 3 mai 2008
« Comme l’on n’a pas coutume de prêcher la santé aux gens qui se portent bien, l’on peut affirmer que les périodes où l’on prêche la paix et l’union des peuples sont celles précisément où les dits peuples se replient sur eux-mêmes et où les menaces de guerre et les rivalités se voient sans lunettes. (…)
Les Etats unis d’Europe ne sont pas pour demain mais on peut parier qu’ils serviront de prétexte à de nouveaux sacrifices que les Français seront pressés, non de consentir car leur avis ne sera pas demandé, mais de saluer d’enthousiastes approbations : simple question de presse. Et ce qui inquiète c’est que le mot d’ordre officiel est de minimiser l’idée de patrie au profit des ententes internationales, comme s’il y avait opposition formelle entre un patriotisme vigoureux et le goût de la paix. Signe des temps ! l’on a peine à voir, sous la conduite de pasteurs respectables, ordinairement plus avisés, une partie de la plus saine portion du peuple français, s’attacher à de telles billevesées. Il n’est pas besoin d’être prophète pour avoir la certitude que cela finira mal. (…)
Il
ne faut pas être grand clerc pour comprendre que la démocratie
universelle rendrait plus rigoureux encore l’esclavage de l’humanité.
Servir anonymement des maîtres anonymes manieurs d’argent, sans aucun
recours ni moyen de défense, tel serait le sort peu enviable préparé à
l’immense multitude. Et, de même que dans le cadre national, la seule
garantie des citoyens est d’appartenir à des sociétés naturelles bien
organisées et solides : famille, région, métier, dont la nation
elle-même se trouve renforcée, de même le citoyen du monde ne pourra
sauvegarder son indépendance qu’à la condition de n’être pas seul en
face des maîtres formidables – et anonymes, répétons-le – de la
planète.
Il sera donc prudent de ne pas s’écarter du vieux cadre national, aussi solidement établi que possible. En deux mots les Etats unis de l’Europe et du monde postulent, pour pouvoir se constituer sans être une effroyable régression pour la dignité humaine, des patries prospères, conscientes de ce qu’elles représentent et des intérêts qu’elles ont à faire valoir. »
On pourrait croire que ces lignes sont récentes et qu’elles évoquent, entre autres, le refus des Etats de l’Union européenne de faire voter leurs citoyens respectifs sur le nouveau traité constitutionnel européen, « dépossession » des citoyens de leur propre avis électoral, rupture affirmée entre le « pays légal » qui décide en arguant de la « démocratie représentative », et le « pays réel » qui se voit cantonné au simple choix démocratique des « partis de gouvernement »… Mais, ces lignes viennent de loin, et sont extraites d’un article du bulletin mensuel des groupes d’Action Française de la Mayenne, « Le Maine », publié à l’automne 1929.
Elles restent, me semble-t-il, d’une étonnante actualité…
Malheureusement, pourrait-on ajouter, car cela indique que, depuis
cette année 1929, il manque toujours à la tête de l’Etat ce magistrat
suprême qui ne doive rien aux oligarques, à ces « maîtres anonymes manieurs d’argent
» comme l’affirme l’article, et qui puisse incarner la nation pour
mieux la défendre devant les risques et les défis contemporains, en
cultivant la mesure et la raison françaises…
La régence du général de Gaulle, qui reprenait les méthodes de la « monarchie de guerre » du Clémenceau de 1917, n’a pas abouti à l’établissement d’une véritable Monarchie royale : on ne peut que le regretter, aujourd’hui mais moins encore que demain si la République poursuit son œuvre de désarmement politique face aux puissances du « Tout-économique »… En paraphrasant le titre du livre antisarkozyste de Sébastien Lapaque, royaliste impénitent et bernanosien éternel, « il faut qu’elle parte » !
Tous à Paris le 9 mai
Le Manifeste de Zénon
Article de Yvan Benedetti Conseiller municipal de Venissieux, Secrétaire Départemental adjoint de la fédération du FN du Rhône publié le 7 mai 2008.
"On ne peut qu’être abasourdi par les réactions
primaires et irrationnelles que suscite, à nouveau, ces derniers jours,
ce que l’on pourrait qualifier d’ « Affaire du Détail 2 ».
Abasourdi que tant de bonnes consciences moralisatrices s’effraient de
la libre parole d’un homme précisément libre et sensé, s’exprimant avec
honnêteté et courage, dans le pays qu’on ne cesse de définir comme la
terre d’élection de la Liberté et de l’Esprit et qui se veut l’héritier
audacieux de la Divine Philosophie des Lumières.
Abasourdi
qu’on dénie à un homme politique aussi incontournable que Jean-Marie Le
Pen le droit élémentaire à la libre pensée. Est-il nécessaire de
rappeler en effet que Le Pen n’est pas le premier venu, qu’il
représente des millions de Français et qu’il fait partie - cela n’est
tout de même pas anecdotique - de cette petite minorité de politiques
qui eut l’honneur d’accéder au deuxième tour de l’élection
présidentielle?
Est-il nécessaire aussi de rappeler, malgré
ses défauts, l’acuité de son sens politique, les qualités de
visionnaire qu’il a démontrées tout au long de sa carrière, ainsi que
son bon sens, l’étendue de sa culture, la cohérence, la constance et la
solidité de sa pensée, la pertinence et l’efficacité de son discours,
la probité de son long engagement quand la plupart de nos hommes
politiques se distinguent, au contraire, par leur vacuité, leur vanité,
leur goût immodéré pour le mensonge et la rhétorique creuse, leur
opportunisme et leur incompétence!
Le Pen n’est pas un «
parvenu » de la politique, c’est un homme de la IVème, un « vieux
cheval » qui a connu la Seconde Guerre Mondiale, l’Indochine, l’Algérie
et la constitution de la Vème République. Il possède une expérience de
longue durée. Expérience au cours de laquelle il a sans cesse prouvé
son attachement au système démocratique et parlementaire, ayant
d’ailleurs ramené la droite nationale dans le giron républicain quand
celle-ci, écoeurée et désespérée après la tragédie algérienne,
n’envisageait guère d’autre issue qu’un coup de force.
Sa loyauté
incontestable à l’égard du modèle républicain - que certains dans notre
camp ont vivement dénoncé - ne lui a cependant pas ôté son
libre-arbitre et son indépendance d’esprit. Lui fait-on payer autre
chose aujourd’hui que son refus définitif d’être assujetti, « vassalisé
» au despotisme d’une idéologie simpliste, créée à des fins peu
morales, en vérité, par le gros argent et ses inféodés de la sphère
médiatique, qui nous rebattent les oreilles des mêmes poncifs dangereux
et absurdes et qui, pour préserver leur pouvoir absolu, brûlent et
questionnent publiquement l’impudent qui ose s’en écarter?
Un
homme politique, digne de ce nom, n’a pas à se soumettre à la doxa. Il
doit, à l’inverse, se comporter en guide, en pédagogue, en précurseur.
Si les esprits les plus éclairés quant aux arcanes de l’Histoire et de
la Politique ne parlent plus, alors qui le fera? Quelle compréhension
aurons-nous des règles du jeu qui président à nos destinées ? Qui nous
aidera à construire notre réflexion et notre jugement? Veut-on vraiment
réduire définitivement nos esprits en esclavage et nous ravaler au
statut de troupeau aveugle et bêlant?
On nous expliquera qu’on
cherche simplement à bâillonner les « voix du mal » afin de mieux
garantir notre bonheur à venir. Mais « l’enfer n’est-il pas pavé de
bonnes intentions? » Qu’on se souvienne de ces paroles de Diderot,
penseur autorisé de notre époque sectaire: « Un des plus grands
malheurs qui pût arriver à une nation, ce serait deux ou trois règnes
d’une puissance juste, douce, éclairée, mais arbitraire: les peuples
seraient conduits, par le bonheur, à l’oubli complet de leurs
privilèges, au plus parfait esclavage (…) Malheur aux sujets en qui
l’on anéantit tout ombrage sur leur liberté, même par les voies les
plus louables en apparence. Ces voies n’en sont que plus funestes pour
l’avenir. C’est ainsi que l’on tombe dans un sommeil fort doux, mais
dans un sommeil de mort, pendant lequel le sentiment patriotique
s’éteint, et que l’on devient étranger au gouvernement de l’Etat. »
Ne
nous y trompons pas: l’impossibilité de plus en plus radicale
d’exprimer, en France, son opinion librement est une tyrannie extrême
qui s’attaque à une fonction vitale de notre peuple: sa faculté de
penser et donc, ô malheur, de s’opposer ! De plus en plus d’idées,
légitimes et saines sont décrétées « immorales » par la nouvelle
théologie imaginée par certains despotes qui se sont crus autorisés à
ériger de nouveaux tabous prétendument supérieurs, après avoir
soigneusement et patiemment détruit les anciens qui, seuls,
garantissaient l’équilibre et la vitalité de nos sociétés
traditionnelles. Peu à peu, des problématiques qui ne concernaient que
les seuls domaines sociétal, historique, scientifique, philosophique ou
artistique ont été asservies aux préceptes totalitaires de cette
néo-morale irrécusable, et détournées vers le domaine judiciaire.
Certaines pensées ont été chassées du champ naturel de la discussion et
du débat et tenter de les énoncer expose à de lourdes sanctions. D’une
manière insidieuse, la dictature de la pensée unique a peu à peu
circonvenu notre espace de liberté comme le fait le lierre autour de
l’arbre.
Les mises en examen pour « déviationnisme idéologique
» se sont multipliées ces dernières années. On ne peut, hélas, en
dresser la liste exhaustive et l’on se contentera d’évoquer les
affaires les plus récentes: le traitement ainsi réservé à l’école
révisionniste, au journal Rivarol pour une fois de plus les propos de
Le Pen sur l’occupation allemande; à l’ex-député Christian Vanneste -
condamné pour « homophobie » en 2006; à l’une de nos plus emblématiques
concitoyennes, Brigitte Bardot - déjà condamnée à quatre reprises à des
peines de plus en plus lourdes et au sujet de laquelle le substitut du
procureur, Anne de Fontette, qui officiait déjà contre Rivarol et
Jean-Marie Le Pen, s’est dite « fatiguée » par un cinquième procès pour
« haine raciale »; à Bruno Gollnisch, chassé comme un pestiféré de
l’université et condamné très lourdement pour contestation de crime
contre l’Humanité; à Renaud Camus et à Dieudonné condamnés pour
antisémitisme; à Alain Finkielkraut contempteur de l’équipe de France
de football « black-black-black »; à Kemi Seba de la Tribu Ka,
emprisonné pour antisionisme; à Pascal Sevran ayant osé critiquer la
fécondité exponentielle des Africains et plus récemment, à Bruno
Guigue, sous-préfet limogé après des propos contre Israël.
La
France croule désormais sous le poids écrasant des lois liberticides.
Le carcan intellectuel se resserre dramatiquement. Après la loi du
député communiste Gayssot en 1990, les lois Perben I et II, après la
loi dite Taubira en 2001 sur l’esclavage, va être entérinée la loi de
2006 relative au génocide arménien… et cela ne fait que commencer car
la logique communautariste doit déboucher sur autant de lois dites «
mémorielles ». On nous imposera bientôt des commandements sacrés sur
l’homoparentalité, l’euthanasie, et nul ne pourra en discuter le
bien-fondé sous peine d’être férocement vilipendé puis excommunié du
Paradis de la Bien-Pensance.
Il n’appartient ni aux
parlementaires ni aux juges et encore moins aux hyènes médiatiques, de
réécrire l’Histoire, discipline ô combien complexe et sujette à débats,
controverses et révisions! De même, il n’appartient ni aux
saltimbanques surmédiatisés ni aux « liseurs » de prompteurs, armés
d’oreillettes inquisitrices de définir la morale politique et
l’éthique. Les défenseurs ardents de la Liberté ne sont guère
indisposés par le simulacre de démocratie dans lequel nous vivons
depuis trop longtemps, les électeurs nombreux du Front National étant,
par exemple, honteusement privés de toute représentation parlementaire.
N’est-ce pas d’ailleurs avec le plus grand fanatisme et le plus grand
mépris pour la liberté de pensée et d’opinion qu’ils organisèrent entre
les deux tours de l’élection présidentielle de 2002 une formidable
chasse à l’homme, au cours de ce qu’il est convenu d’appeler « la
quinzaine de la haine »?
De nombreux intellectuels réagissent
aujourd’hui face à la montée vertigineuse du sectarisme et du
totalitarisme idéologique, craignant de ne plus pouvoir exercer leur
fonction ou même leur travail. Certains esprits audacieux et lucides
exigent l’abrogation des lois liberticides. La liberté d’expression ne
se négocie pas au cas par cas: elle est totale ou elle n’est pas. Le
peuple français - existe-t-il encore suffisamment pour s’en souvenir? -
passait jadis pour le peuple le plus spirituel et le plus épris de
liberté. Ne possède-t-on pas, comme on le dit souvent, l’une des
langues les plus fines et les plus riches au monde, réputée pour sa
capacité à exprimer les plus subtiles délicatesses de l’esprit, ce qui
en fit la langue de la diplomatie? Nous étions hier encore un peuple
d’insoumis, de révoltés, de chicaneurs - diront nos détracteurs - un
peuple de poètes, de philosophes, d’écrivains, de révolutionnaires,
jamais rassasié de liberté et de pensée, passionné de rhétorique et de
conversation, l’esprit critique toujours à l’affût.
Deviendrons-nous les moutons que notre nature profonde nous a empêchés
d’être depuis toujours? Serons-nous demain des veaux comme les autres?
Accepterons-nous la répugnante lobotomie que certains pervers
professionnels veulent nous infliger? La France sera-t-elle changée en
un poulailler industriel et le reste du monde, en planète des singes,
par la politique du nouvel ordre mondial?
Si Le Pen doit
aujourd’hui s’arracher la langue comme Zénon d’Elée, ce philosophe
grec, disciple de Parménide qui, pour protester contre son tyran, se
trancha la langue avec ses dents puis la cracha au visage de son
ennemi, alors il nous faudra à tous également offrir notre organe
lingual en sacrifice à la liberté de parole et de pensée. Si les
premiers de nos dialecticiens ne peuvent plus s’exprimer, nous serons
tous réduits à un silence mortifère qui nous mènera tout droit à la
pire des servitudes. Peut-être même, un jour, après les condamnations
judiciaires, nous fera-t-on taire à coups d’embargos ou de
bombardements comme cela se fait déjà dans de nombreuses régions du
monde.
Car nos bourreaux, ne l’oublions pas, ont des visions et des
visées universelles. Ils voudraient bien nous servir la même bouillie
idéologique de New-York à Tokyo et du Pôle Nord au Pôle Sud! Qu’ils ne
se réjouissent pas trop vite: il y aura toujours un rebelle quelque
part, fidèle à ses traditions, pour leur tenir tête: un Breton entêté,
un Iranien irréductible ou un Russe obstiné…!
Au-delà des
personnes, qu’elles aient nom Le Pen ou Dieudonné, Bardot ou Faurisson,
il s’agit de s’élever au-dessus des chapelles, des réticences
partisanes des tendances diverses, pour défendre un principe intangible
et vitale à notre dignité, et à notre pérennité: la liberté de pensée
et de parole sans condition. Affirmons qu’être libre de parole et de
pensée n’est pas un délit de droit commun. Pour cela, exigeons l’arrêt
de l’Inquisition par l’abrogation de toutes les lois liberticides en
France."
Il continue sur sa lancée !!
Sevran, un an après…
FDA
édition du 7 mai 2008
Sur fond de déclin continu de notre pays, l’UMP a fêté dans la déprime
et a minima mardi soir salle Gaveau les un an de l’élection de Sarkozy
à l’Elysée… en l’absence du chef de l’Etat. Nouvelle illustration que
la « rupture » attendue n’était que du vent, le quotidien gratuit 20
Minutes a consacré mercredi un article éclairant sur la situation dans
le quartier sensible des Beaudottes, à Sevran (Seine-Saint-Denis). «
Les gens ont peur de tout, ils sont moins sortis ces deux dernières
semaines », témoigne une commerçante de cette cité. Un habitant, depuis
vingt ans dans le quartier, raconte qu'il a demandé à déménager dans un
quartier « calme et tranquille » pour ses enfants. « Les gardiens ne
sont plus là. Tout est détruit. On nous prend pour des bêtes. Pourtant,
l'an passé, 1,2 million d'euros ont été dépensés par le bailleur pour
réparer les dégradations ». « Si on ne faisait pas ça, en quinze jours,
ce serait la Bosnie ici », relève le salarié en question. 20 Minutes
rappelle encore que « les 1.200 logements des Beaudottes ont déjà été
rénovés pour un coût de 25 millions d’euros », rénovations à la charge
des contribuables français dans cette « Bosnie » en devenir...
Adepte
de la politique spectacle, le gouvernement avait ordonné une vaste
opération policière le 23 avril dernier dans cette cité, au cours de
laquelle 350 policiers avaient eu pour mission de réinvestir « douze
appartements squattés par les dealers pour leurs trafics dans les tours
des Beaudottes », « où vivent dix mille personnes » indique ce
quotidien. Pour le reste, une fois les caméras et les forces de l’ordre
partis, les bandes ont réinvesti les cages d’escaliers.
Une vérité qui dérange
« Dès 10h30, indique 20 Minutes, les dealers, parfois cagoulés et
armés, s'installent dans les entrées et les couloirs pour filtrer les
allers et venues. Seuls les habitants sont autorisés à rentrer ou
sortir. Fin mars, le principal bailleur, Immobilier 3F, avait retiré
tous ses gardiens, trop souvent menacés et agressés ». « Hier, l'un
d'eux entassait ses cartons dans un camion de déménagement ». L'un des
salariés du bailleur explique dans ce quotidien : « Ce n'est plus une
économie souterraine, c'est une économie réelle qui fait vivre les
familles à faibles revenus. Au lieu d'aller à l'école, certains gosses
font le guet pour 30 euros la journée. Ça paie les courses et le loyer
». Des propos qui font écho à ceux du criminologue Xavier Raufer,
lequel précisait en décembre dernier qu’« entre 3 et 4 tonnes de
haschich (en provenance du Maroc) arrivent chaque mois en banlieue
parisienne (…). L’économie souterraine rapporte énormément d’argent et
il y a de la part du Ministre de l’Intérieur (Michèle Alliot-Marie) un
peu de naïveté à demander l’aide de la population pour dénoncer les
malfaiteurs quand on sait que dans certaines cités huit personnes sur
dix vivent de l’économie souterraine. Il y a des études qui ont été
faites dans la région lyonnaise. Des économistes, des sociologues ont
menés des enquêtes pendant des mois : l’économie souterraine de la
région Rhône-Alpes est la quatrième industrie devant l’informatique et
avant celle de la matière plastique, il y a des intérêts énormes en jeu
» notait-il (FDA Quotidien du 03/12/2007).
Il convient encore de
constater l’hypocrisie et le cynisme des pouvoirs publics, aussi bien
français que marocains. Les autorités chérifiennes n’entendent pas
lutter vraiment contre le trafic de stupéfiant, qui assure une manne
très substantielle à de nombreuses familles au Maroc, et est ainsi
perçu comme un élément de cohésion sociale et de stabilité politique.
Ce constat vaut aussi dans les banlieues françaises puisque l’économie
parallèle assure des rentrées d’argent très conséquentes à certaines
familles immigrées, ce qui limite pour beaucoup le développement des
émeutes, les cités les plus calmes n’étant pas toujours les moins aux
mains des dealers…
Hommage à Deyzieu non, haine de la France oui…
Depuis 14 ans, des nationalistes commémorent chaque année la mort de
Sébastien Deyzieu, militant qui avait trouvé la mort le 9 mai 1994 lors
d'une manifestation « contre l'impérialisme américain ». Le jeune homme
avait glissé d'un toit rue des Chartreux alors qu’il tentait d’échapper
à la police de Pasqua qui matraquait à tour de bras les manifestants
présents. Malgré les provocations des extrémistes de l’ultra-gauche, la
marche organisée traditionnellement par le Comité du 9 mai, et qui
rassemble environ 500 personnes, s’est toujours déroulée sans incidents
majeurs.
Surtout si on la compare aux dernières manifestations en date
des collégiens et lycéens contre la réforme de l’enseignement qui se
sont encore soldées hier à Paris par des affrontements entre bandes de
casseurs et policiers. Cela n’a pas empêché Bertrand Delanoë de
demander mardi au préfet de police de Paris, Michel Gaudin, d'interdire
l’hommage rendu à Deyzieu, le maire rose estimant que cette
manifestation « fait l'apologie du fascisme » et « choque » les
habitants du quartier de Port-Royal où elle se déroule.
Bien évidemment
l’équipe bobo-écolo-gaucho à la tête de l’exécutif parisien n’a en
revanche rien trouvé à redire à la manifestation prévue la veille dans
la capitale, le 8 mai, par le groupuscule « Mouvement des Indigènes de
la République » - voir notre précédente édition. Une marche « contre la
République raciste et coloniale », « contre l’intégration jambon » et
pour célébrer notamment la défaite des troupes françaises à Dien Bien
Phu qui ne choque pas les grands humanistes de la gauche bien pensante.
« Parce que c'est Le Pen, il est sanctionné »
Ahurissant mais vrai : le parquet de Paris, a ouvert une enquête
préliminaire, à la suite du dépôt de plainte de deux associations, dont
l’officine socialiste SOS Racisme, sur les propos de Jean-Marie Le Pen
tenus aux journalistes du follicule régional « Bretons », alors même
que le président du FN avait refusé son accord pour la publication de
cet entretien. Avocat de Jean-Marie Le Pen et vice-président du Front
National Wallerand de Saint-Just, a indiqué à l’AFP que les propos en
question n’était pas répréhensibles, le dirigeant du FN s’étant tenu «
dans le cadre exact de la liberté d'expression ». « Mais parce que
c'est Le Pen, il est sanctionné ». « Des propos dix fois plus durs et
tranchés tenus par d'autres personnes n'ont jamais été poursuivis »,
a-t-il encore indiqué.






