31-05-08
L’Europe qui ne mène à rien
Article de Georges Moreau publié en mai 2008 sur le site de la Restauration Nationale
Une fois pour toute, il faut dégonfler la baudruche qui nous cache le soleil, je veux dire l’Europe qui bouche indûment notre vision du présent et de l’avenir, alors qu’elle ne mène littéralement à rien !
Il y a eu une époque,
au lendemain de la guerre, ou l’idée européenne semblait avoir une
justification. Elle apparaissait alors aux yeux d’esprits mal formés,
ou pire, déformés par l’idéologie démocrate - chrétienne, comme une
solution d’avenir, alors même que les principaux pays du continent
européen émergeaient des ruines de la seconde guerre mondiale. Ces
personnes, élevées dans la haine des nations, ont proclamé que
l’existence même de celles-ci était la cause des guerres qui venaient
d’ensanglanter le continent. D’après elles, il suffisait de supprimer
les nations pour que les guerres disparaissent. Ce raisonnement
simpliste ne correspond pas à la réalité. L’ Histoire montre que les
guerres existaient bien avant l’apparition des nations. Elles
existaient dans l’antiquité et du temps des Cités-Etats, qui ne
constituaient certainement pas des nations. Elles existaient au
Moyen-Age où l’idée même de nation était encore inconnue.
De même, les guerres que nous voyons en ce moment en Afrique sont des guerres tribales ou ethniques, qui n’ont rien à voir avec le nationalisme. En outre, les monstrueuses guerres civiles qui ont fait des dizaines de millions de morts avant et après la seconde guerre mondiale, que ce soit en Russie ou en Chine, n’étaient pas causées par les nations, c’étaient des conflits à l’intérieur d’une même nation. En vérité, la guerre est dans le cœur des hommes et tant qu’il y aura des hommes, il risque d’y avoir des guerres !
L’Europe n’a pas apporté la prospérité
En plus de l’argument simpliste qui fait de l’Europe le remède
imparable contre les guerres, ces esprits faibles ont décrété que
l’Europe apporterait la prospérité. N’oublions pas qu’à cette époque
les pays du continent, exsangues, se relevaient à peine de la guerre et
que la plupart subissaient encore des restrictions…Comme le soleil
paraît chaud quand on y songe pendant la nuit ! Hélas, cinquante et un
ans près la signature du Traité de Rome, on peut mesurer combien cette
affirmation est mensongère ! Car cette période a vu – entre autres - la
destruction quasi - totale de l’industrie du vieux continent. Au début
de la construction européenne, on a créé la Communauté du Charbon et de
l’Acier.
Combien subsiste-t-il aujourd’hui de mines de charbon ou de
fer ? Rien ou presque rien ! Combien subsiste-t-il de hauts-fourneaux ?
Aucun ou presque aucun, et seulement pour les aciers spéciaux ! Qu’en
est-il de la construction navale ? Un désastre, le peu qu’il en reste
étant sauvé notamment par la Marine Nationale ! Que reste-t-il de
l’industrie textile, qui employait des centaines de milliers de
personnes, en particulier dans le nord et l’est de la France ? Rien ou
presque rien : Même la multi-séculaire société DMC met la clef sous la
porte ! Ne parlons pas de notre agriculture, qui était la plus riche du
continent et employait plusieurs millions de personnes.
Dans ce qu’il en reste, les agriculteurs sont transformés en employés de la Commission de Bruxelles, ne survivant que grâce à des subventions. Si encore on pouvait dire que les technocrates de Bruxelles voyaient loin, qu’il nous aidaient à prévoir l’avenir. Balivernes ! Ils fabriquent des règlement tatillons sur de multiples sujets auxquels ils ne connaissent rien: le calibre des poires, la courbure des bananes, le revêtement du sol des étables, les mailles des filets de pèche, rien ne leur échappe, vous dis-je ! Mais il n’ont pas vu venir la crise de la vache folle, ni la tremblante du mouton. Mieux encore, dans leur frénésie malthusienne, alors que l’on sait depuis plus de quinze ans que le monde va manquer de blé et de lait, la Commission institue ou maintient des quotas laitiers, l’obligation de mettre des terres en jachères, et des primes à l’abattage ou à l’arrachage!
La grenouille et le bœuf
Les européistes souffrent aussi d’une maladie incurable : ils confondent la taille et la force. D’ou cette ardeur constante à l’élargissement de la Communauté, puis de l’Union, européenne. Rappelons que la C.E.E. comptait à l’origine six membres : la France, l’Allemagne, la Belgique, l’Italie, le Luxembourg et les Pays-Bas. En 1972, par une erreur de Pompidou, on est passé à quatorze membres, avec notamment la Grande-Bretagne, l’Espagne, le Portugal, le Danemark, la Suède et l’Autriche. Puis depuis la destruction de l’U.R.S.S., on est passé à vingt-sept membres, en ce compris les pays baltes et d’Europe de l’est. La population de cet ensemble atteint quatre cent millions d’habitants ! Deux fois plus que les Etats-Unis ! Car, pour les européistes, les Etats-Unis sont le modèle, c’est la vision de cette autre « Union » qui les inspirent, il suffit de regarder le torchon bleu que nos dirigeants, bien à tort, font figurer à côté de nôtre drapeau: il porte des étoiles comme celui des Etats-Unis d’Amérique…
Mais les américains parlent une seule langue et ont une manière de vivre commune, inspirée de la culture des « WASP » ( anglo-saxons blancs et protestants) et une Histoire qui remonte à 1650 environ. Au contraire, les pays membres de l’Union européenne n’ont pour ainsi dire rien de commun : ni la langue, ni la religion, ni l’histoire, ni la manière de vivre, ni les intérêts. Vouloir les unifier d’un trait de plume est une folie ! Et on parle d’ajouter à cet ensemble deux pays musulmans : l’Albanie et la Turquie, et pour faire bon poids, trois pays qui ont appartenu pendant des siècles à l’empire russe : l’Arménie, la Géorgie et l’Ukraine… On marche sur la tête !
La fin est proche
N’en doutons pas, cette espèce de dinosaure démesuré n’en n’a plus pour longtemps. D’une part, l’idéologie européiste ne convaînt plus personne. Plus personne n’y croit et n’ose en parler, sauf dans les discours que ceux qui profitent de cette construction sont obligés de prononcer. Par ailleurs, cette monstruosité est devenue ingouvernable, en dépit du rafistolage présenté par Nicolas Sarkozy sous le nom de « traité simplifié ». Comment faire adopter une politique commune en matière économique, financière et fiscale par vingt-sept pays dont les intérêts sont différents ? Tôt ou tard, la machine va éclater…sans doute à cause de l’Euro, qui pénalise nos économies et nous mène à la ruine, sans inflation parait-il !
Que faire ?
Alors que faire en attendant ? La seule chose à faire, c’est de convaincre les gens de bonne foi que la construction européenne n’a pas tenue les promesses démesurées faites par les européistes. Tout simplement parce que, comme toutes les idéologies, elle ne s’appuie pas sur des faits, mais sur des illusions. Il faut recommencer à la base, et dans un tout autre esprit, non pas en voulant détruire les nations mais en s’appuyant sur elles. Comme l’a dit le Prince Jean d’Orléans, Duc de Vendôme, dans une récente interview : « Si nous voulons qu’elle résiste aux tempêtes, il nous faudra fonder l’Europe sur quelque chose de plus solide. Non sur l’Utopie, mais sur la Vérité ».
Jactance cinécadémique !
Philippe Randa
Chronique de Philippe Randa publiée le 30 mai 2008
Que serait le festival de Cannes sans la propagande politique ? Pas
grand chose. Juste du cinéma, sans doute… et alors, cette manifestation
à l’origine dédié au 7e Art, qui pourrait-elle bien intéresser ?
Quelques millions de spectateurs, à peine… Alors que depuis tant
d’années, elle ne cesse de complaire aux Grands Gourous contemporains
qui rendent leurs verdicts dans les colonnes du Monde, de Libération ou
de Télérama, tout comme Saint Louis rendait la justice sous son chêne
de Vincennes… ou peut-être bien est-ce le contraire, les choix de
sélections, puis de récompenses étant plus sûrement encore dictés par
ces derniers.
Nicolas Bonnal rappelle fort à propos que « le
grand critique Jacques Lourcelles, auteur du merveilleux “Dictionnaire
des films”, a bien vu la transition dans les années 60, lorsque les
festivals ont pris le pouvoir culturel et précipité la disparition du
grand cinéma traditionnel, qui conciliait le commerce et la qualité.
Lourcelles dénonce des auteurs tels que Resnais, Godard, Leone ou bien
Bergman et Antonioni. Depuis, le cinéma a décliné et a perdu même pour
notre auteur son innocence et sa candeur.
Chaque année, les jurys du
festival de Cannes consacrent un film nul, politiquement correct
jusqu’à la caricature, et oublié quelques mois plus tard, alors que
toutes les vidéothèques familiales sont pleines de Walt Disney ou de
westerns de John Wayne. »(1)
Cette année, la palme d’or a été décerné au film de Laurent Cantet Entre les murs,
dans la droite ligne de cette obligation de bien-pensance politique. Il
raconte la vie d’un collège d’une banlieue difficile et, colossale
finesse, est interprété par de « vrais » élèves et de « vrais »
professeurs. Aucun d’eux n’est acteur professionnel. C’est donc un
documentaire avant tout… et n’aura au moins pas coûté cher, c’est déjà
ça !
Ne l’ayant pas vu (sortie en salles seulement le 15 octobre
prochain), je me garderai bien d’émettre le moindre jugement sur son
intérêt artistique.
Yves Daoudal, éditorialiste de l’hebdomadaire National Hebdo
rappelle toutefois(2) que le sujet s’inspire du livre de François
Bégaudeau et de son expérience de professeur dans un collège
multiethnique. Il cite un passage du livre – un dialogue entre l’auteur
et ses élèves – qui laisse pantois. Non, sur le différent portant sur
la définition du terme « pétasse », mais sur le « langage » du
professeur, identique en tout point à celui du troupeau qu’il a en
charge – en tout cas sur le papier – d’éduquer : « Je vous ai pas
traité de pétasses, j’ai dit qu’à un moment donné, vous aviez eu une
attitude de pétasses, si tu comprends pas ça la différence t’es
complètement à la rue ma pauvre. »
Ça y’en a être de la bonne jactance académique, y’à pas !
De
mauvais esprits pourraient penser qu’avec des professeurs d’une telle
qualité, on comprend mieux l’absentéisme fort élevé dans leurs collèges. Ah oui, au fait, monsieur Bégaudeau est… professeur de français ! Mais on l’avait deviné.
Notes
(1) « Cannes ou le scandale permanent », chronique internet disponible sur www.philipperanda.com.
(2) National hebdo, n°1245, 29 mai-4 juin 2008.
Guet-apens d'Epinay : deux jeunes acquittés
édition du 31 mai 2008
En requalifiant les faits de «tentative d'assassinat» en «violences», la cour d'assises des mineurs de Seine-Saint-Denis a condamné trois des cinq jeunes accusés du guet-apens tendu à la police en 2006 à Epinay-sur-Seine à trois ans de prison. Les deux autres ont été acquittés. Le parquet général a lui aussitôt réagi pour annoncer qu'il faisait, avec le parquet de Bobigny, appel du verdict dans son ensemble.
Après huit jours de procès à huis clos et près de 11
heures de délibéré, ce verdict a figé les rangs de la trentaine de
policiers venus soutenir leurs collègues victimes, tandis que les
proches des accusés applaudissaient.
L'avocate générale, Agnès Thibault, avait requis jeudi huit à dix ans de prison,
indistinctement, contre ces cinq jeunes de la cité d'Orgemont jugés
depuis le 21 mai pour «tentative d'assassinat» et «association de
malfaiteurs». Tous étaient accusés d'avoir pris part au caillassage
préparé du 13 octobre 2006 au cours duquel un policier avait été blessé
à la mâchoire (30 points de suture, ITT de 44 jours) par un jet de
pierre, en «représailles» à l'interpellation mouvementée, une semaine
auparavant, de l'un des accusés.
Trois ans de prison
La
cour a donc condamné à trois années de prison Mathias Letord, 19 ans,
et Silamaka Traore, 21 ans, pour «violences» avec trois circonstances
aggravantes (faits commis en réunion, avec arme et sur dépositaire de
l'autorité publique). Elle inflige la même peine de trois ans à Yannick
Owandjolela, 23 ans, pour «complicité» des mêmes faits. Les deux autres
jeunes, Attokpra Chirry Yapi, 24 ans, et le seul mineur à l'époque, âgé
de 19 ans aujourd'hui, ont été acquittés. A l'exception du mineur, tous
étaient en détention provisoire depuis plus d'un an et demi.
C'est le parquet qui avait obtenu en appel le renvoi des mis en examen devant les assises. Un renvoi qu'avait appelé de ses vœux Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, lors de la garde à vue des suspects.
Note YR : Un encouragement pour la police...
Un islamiste turc élu à la tête d’une institution « européenne »
Article de Francis K publié le 31 mai 2008
Selon L’Orient-Le Jour, le
citoyen turc Yavuz Mildon a été élu, mardi 27 mai à Strasbourg,
président du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux, devenant ainsi
le premier ressortissant de Turquie à la tête d’une institution
européenne. Le Congrès des pouvoirs locaux est une instance
consultative du Conseil de l’Europe chargée de veiller au développement
de la « démocratie territoriale » au sein des 47 États membres. Yavuz
Mildon est un homme d’affaires âgé de 51 ans, conseiller départemental
de Canakkale Centre (province des Dardanelles) depuis 1994. Pour nombre
d’observateurs favorables à l’entrée en force de la Turquie dans
l’Union européenne, cette nomination est la confirmation du « rôle
européen de la Turquie » et une « incitation à poursuivre la réforme de
la démocratie locale et régionale en Turquie ». Membre de l’AKP,
le parti islamiste d’Erdogan au pouvoir à Ankara, Yavuz Mildon est
perçu comme un « libéral » au sein des réseaux d’influence mondialiste.
Diplômé de Sciences Economiques de l’Université d’Istanbul, Yavuz Mildon est un spécialiste de l’agro-alimentaire. Il dirige la « Compagnie de Poissons et de Coquillages – Mildon » à Gelibolu et est Président de la Compagnie d’exportation des produits de la mer depuis 1980. Président la Chambre de Commerce et d’Industrie de Gelibolu de 1988 à 1992, il est élu depuis 1994, au Conseil départemental de Canakkale Centre.
Il a débuté sa carrière internationale en 1995 avec son entrée au Congrès des pouvoirs locaux et régionaux, puis son élection comme Vice-président de la Chambre des Régions en 2000. Cette même année, il adhère au Comité de direction de l’Union des exportateurs des produits de la mer et de la viande d’Istanbul et il en devient président en 2002. Un lobby énorme au sein du système économico-politique turc qui lui assure une assise certaine dans la bonne société.
Depuis son arrivée au Congrès, il a occupé différentes fonctions au
sein de l’Institution : Membre de la Commission permanente, il a été
rapporteur à plusieurs reprises notamment pour la démocratie régionale
en Moldavie et en Albanie et pour le rapport sur les « Médiateurs
régionaux ». Yavuz Mildon a d’autre part participé à de nombreux
groupes de travail : Groupe de travail ad hoc des représentants locaux
et régionaux de l’Europe du Sud-est, culture, éducation et médias ;
cohésion sociale et développement économique des régions ; société
d’information locale et régionale.
Il représente aussi le Congrès auprès de l’ENTO (1) et l’Association des municipalités turques auprès de NALAS (2).
Il a été Président de la Chambre des Régions du Congrès de 2004 à 2008.
(1) ENTO
est un réseau européen qui regroupe des instituts de formation pour les
collectivités territoriales de la quasi-totalité des Etats membres du
Conseil de l’Europe.
(2) Crée en 2001 pour promouvoir le processus de démocratisation et de décentralisation dans le sud-est de l’Europe, le réseau NALAS regroupe les associations des pouvoirs locaux de cette région.
Euro de foot...
Ordre mondial et chaos international : La nation "coupe-coupe et machette"
Les Identitaires
Article de Pierre Lambert publié le 28 mai 2008
Un
présentateur du journal TV, peu importe son nom, ils sont
interchangeables, se lamentait sur les émeutes xénophobes en Afrique du
sud et s’étonnait que des noirs tuent des noirs. À ce niveau de
désinformation par ignorance ou aveuglement idéologique aucun cerveau
ne peut plus être protégé par un brushing quel qu’il soit.
On sentait à travers son désarroi celui de la classe médiatique qui a fait de la nation de Mandela le modèle mondial de l’anti racisme. Or, que voit-on ? On voit les pauvres noirs sud africains découper au coupe coupe ou bruler vif de plus pauvres noirs qu’eux. Ils s’attaquent aux immigrés du Zimbabwe ou du Mozambique et forcent les clandestins à fuir par dizaines de milliers dans une épuration ethnique indiscutable.
On voit une armée qui ressemble encore beaucoup à l’équipe de
rugby nationale intervenir comme au temps de l’Apartheid dans les mêmes
endroits et contre les mêmes. De quoi déstabiliser l’antiraciste
primaire et le bobo de service. On remarquera le silence compréhensif de nos organisations spécialisées
dans la défense des droits de l’homme. N’oublions pas que le Mondial de
football a été offert à la « nation arc-en-ciel » au nom de l’idéologie
antiraciste. Elle a bonne mine. Ainsi les zoulous et les xhosas qui se
partagent le pays ne veulent plus d’étrangers. Il faut dire que le pays
est dans une crise terrible. La fuite d’élites blanches a cassé une
partie de ses infrastructures. Le pouvoir noir est devenu celui du
chômage (plus de 40 % de la population touchée) et de la pauvreté.
Cette crise économique que plus personne ne nie est accompagné par une
criminalité effrayante. Quand à la classe noire moyenne qui tente
d’émerger, elle est décimée par le sida selon un comportement dont la
description crue faillit coûter si cher à Pascal Sevran de son vivant.
Si de tels événements se produisaient en Birmanie, en Chine ou ailleurs
sans parler de la France bien sur, on verrait immédiatement se
mobiliser les partisans du « devoir d’ingérence ». Le président Mbeki, très critiqué pour son absence du devant de la
scène depuis le début des violences le 11 mai, s'est adressé pour la
première fois à la Nation dimanche soir, condamnant les "actes honteux"
qui ont "terni le nom du pays".
"Jamais depuis la naissance de notre démocratie nous n'avons vu une
telle inhumanité", a-t-il continué, dénonçant des "meurtres commis de
sang froid, des attaques brutales, des pillages". "C'était un très bon discours, mais il intervient trop tard", a
cependant estimé lundi un analyste de l'Institut sud-africain pour les
relations entre les races, Sipho Seepe. "
La défense des droits de l’homme s’arrêterait elle quand elle porte tort au dogme antiraciste ?
« Ma machine à laver est sous-payée ! »
Article de Reinelde publié le 31 mai 2008
Les grands patrons sont avant tout des êtres sensibles. Nous avons
eu tout le loisir d’apprécier dernièrement la sincérité de leurs
sentiments quand, au cours des longs et nombreux passages télévisés et
radiodiffusés gracieusement accordés par les grandes centrales
médiatiques, ils redoublèrent de tardives attentions à l’égard de ceux
qu’ils appelaient « leurs employés » et qui n’avaient d’employés que le
nom. Des trémolos dans la voix, ils nous expliquaient comment ils en
étaient venus à embaucher des clandestins, et n’ayant jamais douté de
la bonne foi de ceux-ci ils revendiquaient qu’on ne doutât point de la
leur.
D’ailleurs, la campagne médiatique que nous subissons depuis déjà
plusieurs semaines n’est pas finie, et le MEDEF, par le biais de
chaînes complaisantes et de militants rôdés aux arts de la comédie, est
en ordre de bataille. Peut-être ces derniers commencent-ils tout juste
à se lasser. Ainsi de cette chef d’entreprise qui, pour justifier de
n’avoir jamais vérifié l’identité de ses sous-traitants, racontait sans
rire que « pour moi ma femme de ménage, c’est comme si j’avais une
machine à laver ». Par cette phrase anodine, elle révélait toute une
conception sociétale de l’individu, aux conséquences terribles ; en
effet :
1) on préfère toujours acheter des machines étrangères que des machines
françaises… si elles durent moins longtemps, leur coût est nul, elles
n’ont pas besoin d’entretien et on en fait ce qu’on en veut ;
2) les machines à laver ne se plaignent pas d’être exploitées, car, elles le savent bien, quand une machine à laver ne fonctionne plus assez bien pour son propriétaire, celui-ci en rachète une autre.
Laissez-moi douter que le téléspectateur se trouvât encore l’énergie de rabrouer l’esclavagiste à travers sa lucarne. Elle n’est pas faite pour ça. C’est ainsi que, à notre insu, nous sommes constamment victimes d’un matraquage mental qui peu à peu aliène nos esprits et nous enferme dans les schémas utilitaristes du monde moderne, qui plus est sous couvert d’humanitaire.
Dans cette même veine, la vidéo qui suite nous montre bien ce qui pousse les maîtres du Capital à chercher leurs « associés » ailleurs plutôt qu’en France.
(la vidéo, à cette adresse )
Certes, aujourd’hui c’est la dernière vague d’immigration qui
profite de la situation, fils ou petits-fils d’immigrés maghrébins qui
ont conservé l’esprit « prêt à tout pour survivre » des aïeuls. A
certains, les inconvénients du chômage perpétuel ont fait retrouver une
humilité d’antan face à des employeurs ravis. Mais le système de
précarité sociale si apprécié des grands patrons, c’est comme la
bicyclette, et « la Révolution » : si elle s’arrête, elle tombe. Quand
l’un de ces jeunes des banlieues en aura marre de se faire exploiter
-on le voit déjà- et de participer à la casse sociale française, il
n’est pas douteux qu’on le remplacera par quelqu’un issu d’une vague
migratoire plus récente… quelqu’un de plus servile ; un clandestin.
Violences xénophobes en Afrique du sud: 62 morts et 670 blessés, selon un nouveau bilan
Yahoo actualités
édition du 31 mai 2008
Soixante-deux personnes ont été tuées et 670 blessées en Afrique du Sud
au cours de la récente vague de violences xénophobes, a indiqué samedi
la police révisant à la hausse un précédent bilan de 56 morts.
"A 6H00 jeudi matin (04H00 GMT), nous avions 62 morts et 670
blessés", a déclaré à l'AFP Sally de Beer, porte-parole nationale de la
police, en assurant que la situation restait toutefois sous contrôle.
Selon elle, le bilan s'est alourdi car "certains des blessés sont décédés à l'hôpital". Mais "aucun incident majeur ne m'a été rapporté dernièrement", a-t-elle dit.
La plupart des victimes ont été recensées dans la province du Gauteng, où se situent la capitale économique Johannesburg et la capitale politique Pretoria. Cinquante deux personnes y sont mortes, a précisé Mme de Beer.
La police a procédé à 1.433 arrestations et la grande majorité des personnes interpellées restaient en détention samedi, a-t-elle ajouté.
Le gouvernement avait indiqué jeudi que des tribunaux spéciaux seraient organisés pour juger les auteurs des violences xénophobes.
Des violences xénophobes ont débuté le 11 mai dans un quartier pauvre de Johannesburg avant de se répandre dans toutes les provinces du pays. La situation s'est calmée progressivement depuis la fin de la semaine dernière.
Mais des dizaines de miliers de personnes -- 35.000 selon le gouvernement, 100.000 selon les ONG -- ont fui les bidonvilles par peur de ces attaques.
Une partie des immigrés sont rentrés dans leur pays, le Mozambique ayant ainsi rapatrié plus de 30.000 ressortissants. Les autres se sont réfugiés dans des commissariats ou des centres sociaux, dans des conditions souvent précaires.
Les violences ont été imputées notamment à la frustration des Sud-Africains pauvres, qui attendent toujours 14 ans après la chute de l'apartheid l'amélioration de leurs conditions de vie.
L'Afrique du Sud a beau être la première puissance économique du continent, 43% de sa population vit avec moins de deux dollars par jour et deux adultes sur cinq sont au chômage.
Dans ce contexte les immigrés, en majorité Zimbabwéens et Mozambicains, sont accusés de voler les emplois et de participer à la criminalité.
Kouchner en Irak
Bernard Kouchner effectue actuellement une visite officielle en Irak - selon la presse ce voyage officiel est cependant une " surprise " - où il doit rencontrer le vice-président Adel Abdel Mahdi l'un des dirigeants du Conseil suprême islamique irakien un parti " modéré " ( comme de bien sûr ).
Ce sera aussi - toujours selon la presse qui cite le Quai d'Orsay - l'occasion pour Bernard Kouchner de confier aux Irakiens que la France est prête à " travailler aux côtés de toutes les
communautés irakiennes en vue de favoriser la réconciliation nationale ".
Jusqu'à quel point ? Après la décision du président Sarkozy de fournir un contingent supplémentaire en Afghanistan, on serait à peine étonné d'apprendre que l'Irak pourrait voir bientôt des casques français sur son territoire...
Politique fiction ?
Yann Redekker
La réponse africaine à Sarkozy
Un ouvrage est actuellement en bonne place sur les devantures des librairies ( enfin de celles qui sont le plus souvent dépendante des circuits " industriels " de l'édition ), il s'agit d'une réponse faite au discours prononcé à Dakar le 26 juillet 2007 où au travers d'un long texte signé par le conseiller Henri Guaino, le président de la République Nicolas Sarkozy fait un portrait " grandeur nature " de l'Homme africain.
Selon Nicolas Sarkozy et donc Henri Guaino, l'Africain n'arrive pas à " s'élancer vers l'avenir " et à " entrer dans l'histoire ", ce qui , il faut le reconnaître ,n'est pas sympathique pour les populations de ces pays mais qui est néanmoins vrai sous certains aspects. Depuis la " décolonisation " de l'Afrique noire ex-française au début des années 60 et la mise en place de la fumeuse politique africaine de la France, qu'a fait la caste dirigeante africaine pour développer le continent ? La réponse ont la connaît , elle s'est financièrement servie et bien servie sur le dos des populations dont elle avait la charge, quant à son développement...
Alors, oui, il est légitime que les propos de Nicolas Sarkozy ne soient pas agréable à entendre pour ceux qui depuis pratiquement cinquante ans se remplissent les poches...
Quant à la réponse des intellectuels africains, si elle est également dans la logique, elle n'a que pour vision que celle proposée par le sénégalais Cheikh Anta Diop qui théorise la civilisation " nègre " où cette dernière serait " le centre du monde ".
Ceci étant dit, il faut aussi reconnaître que les propos de Nicolas Sarkozy n'auront pas été les meilleurs qu'il ait prononcé, d'autant qu'ils sont en opposition avec sa politique internationale avec l'Afrique et sa politique d'immigration " choisie " ...Mais , comme il l'a fait pour l'UMP , peut-être que notre hyperprésident souhaite une " reprise en main " de ce qui fut autrefois " l'Afrique Française " ?
Yann Redekker





