NapolitanoHier soir j'écrivais un billet d'humeur concernant l'exigence - car c'en est bien une - faite par le président de la République Nicolas Sarkozy à Silvio Berlusconi de porter une demande en grâce auprès du président italien Giorgio Napolitano ( photo ) au sujet de l'affaire Marina Petrella du nom de cette militante des Brigades Rouges toujours incarcérée en France et dont le décret d'extradition a été signé.  L'extradition est aujourd'hui suspendue en raison d'un recours déposé devant le Conseil d'Etat par les avocats de la terroriste italienne.

Aujourd'hui la présidence de la République transalpine s'est fendu d'un communiqué clair à l'intention de notre seigneur et maître Nicolas Sarkozy qui, et le fait qu'il soit le président de l'UE pour six mois n'aura fait que l'amplifier, se croit désormais le seul disposé à pouvoir donner des ordres à n'importe qui et partout sur la planète. Le président Napolitano rappelle que Marina Petrella est " une personne condamnée à la prison à perpétuité pour de nombreux et très graves crimes de terrorisme et ayant jusqu'à présent échappé à la justice " et que lui seul pouvait donner suite à une requête de ce genre. Et toc !

Marina Petrella a été définitivement condamnée en mai 1993, à la réclusion à perpétuité pour la séquestration d'un magistrat, et l'organisation de cinq agressions, dont l'assassinat d'un commissaire de police.

Que dirais notre président si un chef d'État étranger se permettait de s'ingérer ainsi dans des affaires de justice qui touche, comme on le dirait en France, " les années noires " de l'Histoire du pays ?

Poser la question c'est aussi y répondre.

Yann Redekker