Sarkozy_GolfeLe président de la République Nicolas Sarkozy n'est plus , depuis quelques jours, celui de l'Europe, à son grand désagrément n'en doutons-pas. Et pourtant, ça n'empêche pas notre hyperactif de l'Elysée de vouloir se rendre dès demain au Proche-Orient pour tenter de régler ( si l'on peut dire ) la guerre qui y fait rage entre Israël et Palestine. Nicolas Sarkozy va donc mettre à nouveau les bouchées doubles : dès demain à  Charm el-Cheikh en Egypte il rencontrera le président Hosni Moubarak et dans l'après-midi à Ramallah le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas puis ensuite le Premier ministre israélien Ehud Olmert. Le lendemain, il remet le couvert en rencontrant celui qui avait été l'an dernier l'invité d'honneur des cérémonies du 14 juillet le syrien Bachar el-Assad puis il ira faire un tour au Liban afin de rendre visite aux soldats Français qui y sont stationnés.

Aujourd'hui Nicolas Sarkozy a fait chauffer le téléphone en s'entretenant avec l'allemande Merkel, l'espagnol Zapatero et pour faire bonne figure, le turc Erdogan afin de préparer sa cavalcade médiatique qui le verra apparaître sur l'ensemble des écrans de télévision du globe. Il aimera ça, notre président !

Bien entendu, c'est la présidence de la République qui l'affirme, la tournée de Nicolas Sarkozy a été  "totalement coordonnée" avec les tchèques qui président l'UE qui ont envoyés ce dimanche une mission européenne dans la région conduite par Karel Schwarzenberg, le ministre des Affaires étrangères. Sur le fonds de l'affaire il est interessant de noter que si la France par la voix de Bernard Kouchner condamne l'intervention de Tsahal ce n'est pas le cas de la République tchèque pour qui Israël ne fait là que se défendre.

Même si officiellement il n'est plus président du Conseil européen, Sarkozy s'y croit encore. Tout comme Jack Lang reste persuadé qu'il est toujours le ministre de la Culture.

Yann Redekker