Jour_d_apr_s_1Le journal du Chaos

édition du 4 janvier 2009

A mes lecteurs, je souhaite une bonne année, en espérant que, pour eux, le cocotier ne sera pas trop secoué.
Car la crise, c’est bien cette année qu’elle va produire ses premiers effets. Ne me demandez pas dans le détail ce qui va se passer, je n’en sais fichtre rien. En revanche, j’ai quelques idées sur ce qu’il faudrait faire (bon, je sais, c’est très français, on a tous des solutions, « y a qu’à… » n’est-ce pas, je sais, mais c’est pas une raison pour que je la ferme, ce blog, c’est mon bistrot à moi, qui m’aime me suive).

Plusieurs leçons peuvent être tirées de 2008. En premier lieu, Sarkozy s’est démené comme un beau diable à la tête de l’Union européenne. Qu’importe la nature de cette agitation, il ressort que l’Europe semble disposée à s’en remettre à un patron, à condition que celui-ci en soit un ! Sarko, il faut le reconnaître, a bien joué son rôle, mais en surface et pendant six mois seulement. Court, trop court.

On s’est toutefois aperçu que face aux Russes, Américains et autres Chinois, l’Europe existait. Pourquoi ? Parce que les uns et les autres ne comprennent rien à l’Europe dont les lieux de pouvoirs sont diffus. Impossible de passer outre, l’Europe est l’un des principaux marchés mondiaux. Ensuite, l’euro a plutôt bien protégé les Européens face à la faillite du système et donc du dollar. Difficile désormais de faire joujou avec la planche à billets, Européens et autres n’en veulent plus.

Reste le côté obscur de la force.
Trop de libéraux sont à la tête de nations européennes. A commencer par cette République tchèque qui n’est européenne que du bout des doigts, qui pèse « peanuts » dans la balance, et dont le président est un barjot ultra libéral, Vaclav Klaus. L’Europe doit se protéger, protéger surtout ses outils industriels et ses emplois. Le protectionnisme est donc de rigueur, tout comme de renouer avec un capitalisme industriel qui a fait notre fortune et celle des classes moyennes. Car la vraie richesse des nations est là. Pas dans le salaire de banquiers véreux. Et, en finir avec des transferts de technologies qui, à terme, creusent notre tombe.

Revoir évidemment notre politique vis-à-vis de la Russie, car Poutine a besoin de nous autant que nous de lui. Mais, là encore, cela se négocie et l’Europe en a les moyens. Autre problème à venir : Hussein Obama, très entouré de libéraux convaincus qui vont chercher à restaurer le système à leur avantage.

Une bonne guerre est en vue et il va falloir que Sarkozy revoit ses positions s’il compte vivre en paix avec sa chanteuse de bistrot dans le claque républicain.

En fait, je ne formulerais qu’un seul et même souhait : que les jeunes générations prennent conscience des enjeux. Et qu’elles ne cèdent en rien aux sirènes d’un socialisme qui n’a pour unique moteur que la haine raciale de soi. Qu’ils redeviennent de fiers Gaulois !