Aubry_2Le Point

Article de Clément Daniez publié le 7 janvier 2009


Martine Aubry
a beau être à la tête du Parti socialiste, elle ne se considère pas comme la première opposante à Nicolas Sarkozy. Interrogée sur le sujet, elle a martelé mercredi sur     RTL   que le PS était "collectivement dans l'opposition". Collectif à tous les égards ? Elle a reconnu que Ségolène Royal et elle ne se parlaient "pas directement", tout en insistant sur la participation des "amis" de la présidente du Poitou-Charentes aux débats qui agitent le bureau national. Ceux-ci se concentrent en particulier sur     le plan de relance de Nicolas Sarkozy   pour faire face à la crise. Une initiative qui, selon la maire de Lille, a négligé dangereusement la consommation des ménages : "Il n'y a rien sur la relance du pouvoir d'achat, des salaires, des petites retraites, sauf cette prime [500 millions d'euros, NDLR] au 1er avril donnée une fois pour toute aux porteurs du RSA."
 
"Un plan global et massif, ce n'est pas 26 milliards sur deux ans
, s'est-elle indignée. La vérité, c'est que c'est 4 à 5 milliards d'argent nouveau. Le reste est recyclé. Il y a là-dedans 11 milliards d'anticipation de remboursements de dettes de l'État aux entreprises ou aux collectivités locales. (...) Ce n'est pas sérieux quand l'Allemagne annonce 50 milliards de plan et qu'encore une fois les pays qui nous entourent sont déjà, eux, dans des relances massives et marchant sur les deux pieds, consommation et investissement."
 
Martine Aubry a indiqué qu'elle dévoilerait le 20 janvier de nouvelles propositions émanant de "tout le Parti socialiste", dont une concernera un "plan sur le logement qui relance l'activité". Elle a dénoncé à cet égard des crédits 2009 sur le logement "inférieurs à ceux de 2008" et a souhaité des aides supplémentaires pour les collectivités locales, qui réalisent "les trois quarts des investissements publics en France". Elle a aussi proposé de rendre plus coûteux les "licenciements boursiers" pour que les entreprises y renoncent, et de mieux accompagner les salariés licenciés.

Note YR : Des nouvelles du canard boiteux de la République : le PS. Il existe encore la preuve par Aubry...