Turquie_EuropeAction Française étudiante

Article de Reinelde Maes publié le 23 janvier 2009

L’on sait la
Turquie toujours en quête de reconnaissance européenne. Profitant de ce que les Russes coupent depuis maintenant trois semaines les arrivées de gaz à destination de l’Ukraine, et donc de l‘Europe, lui montrant toute son impuissance, les Turcs ont donc choisi de jouer la carte du chantage énergétique !

En effet, alors que le projet de gazoduc Nabucco devait permettre l’approvisionnement de l’Europe en gaz de la mer Caspienne transitant via la Turquie en contournant la Russie, les islamistes au pouvoir sont prêts à remettre en cause les accords conclus si les négociations d’adhésion n’aboutissent pas au plus vite. Cette menace d’asphyxie est proprement intolérable, et suffirait à elle seule à justifier une réaction unilatérale et immédiate !

Le rejet de la Chypre, les réformes islamistes, la non-appartenance de la Turquie à l’Europe culturelle sont peut-être des motifs honorables pour combattre l’intrusion des Turcs, mais ils sont surtout terriblement fragiles. Et puis n’est-ce pas la fin naturelle de l’Union antinationale que d’aliéner notre indépendance jusqu’au bout ? Nous avons cru légitimer par nos votes des édiles coupées par nature de toute légitimité.

Comment arrêteront-elles demain les conséquences des logiques qu’elles ont portées hier ? Que les Turcs intègrent ce Machin destructeur que nous quittons. Nous ne perdrons pas temps et salive à cautionner les B.A. des démocrates !