HoxhaNations Presse Info

édition du 30 janvier 2009

Alors que l’on apprend que Tirana vient de décider de permettre aux musulmanes de garder le foulard sur les photos destinées aux cartes d’identité et aux passeports biométriques, bien que ce pays envisage l’adhésion à l’UE, confirmant l’inquiétante réislamisation du « Pays des Aigles » observée depuis une bonne décennie, voilà que les technocrates de l’Union européenne viennent au secours des crypto-communistes albanais qui s’étaient tranquillement disséminés dans la société post-communiste depuis la fin des années 1980.

L’UE a vertement critiqué l’adoption d’une loi autorisant l’ouverture des dossiers secrets de l’époque communiste. Dénonçant « un manque de dialogue politique et d’indépendance du système judiciaire dans le pays », l’Union européenne entend s’opposer à la nécessaire purge de la société albanaise post-communiste qui n’a que trop tardée.

Avec la plus parfaite mauvaise fois, Bruxelles affirme attacher « une grande importance au dialogue politique dans tout le spectre politique ». Et la présidence tchèque d’ajouter : « Cela a une importance centrale dans les critères d’accession à l’UE ».

Le texte adopté par le gouvernement albanais fin décembre interdit l’entrée dans la fonction publique jusqu’en 2014 aux anciens membres des organes d’Etat qui ont pratiqué la violence sous le régime stalinien d’Enver Hoxha ou qui ont servi d’informateurs aux services secrets, les très redoutés Sigurimi (Drejtoria e Sigurimit të Shtetit - Direction de la sûreté de l’État), devenus depuis ShIK.

Les instances technocratiques européistes ont sans doute peur que les enquêteurs albanais se penchent d’un peu trop près sur des dossiers par trop compromettants, comme le soutien occidental aux terroristes mafieux pan-albanais de l’UCK vers 1997-1998 via les anciens réseaux de la police politique envériste ou encore divers trafics de drogue et d’armes, où les ex-sigurimistes sont largement partie prenante, et dont les réseaux remonteraient jusqu’à des officines atlantistes.