kosovo_serbeLes députés européens ont votés une résolution par laquelle ils demandent, voir exigent, que les pays membres de l'UE qui n'ont pas encore reconnus officiellement l'indépendance de la province serbe du Kosovo y remédient rapidement. Pour mémoire rappelons que l'Espagne, la Roumanie, Chypre, la Slovaquie et la Grèce sont concernés.

Ce sont par 424 voix pour, 133 contre et 24 abstentions que les eurodéputés ont montrés que, s'il en était encore nécessaire de le prouver, les élus, en France comme ailleurs, prennent le chemin de gauche tandis que les peuples vont dans le sens inverse. Parce que les peuples, vous pouvez lire toutes les enquêtes d'opinion à ce sujet, eux, sont opposés dans leur grande majorité à voir le Kosovo aux mains des politiciens albanais, ceux-là mêmes qui au sein de la structure militaro-mafieuse de l'UCK ont pratiqués de 1999 à  aujourd'hui le terrorisme ethnique contre les populations serbes sous les yeux fermés de la " communauté internationale " dont le représentant de 1999 à 2001 fut le " bon docteur Kouchner "...

La décision de 424 élus au Parlement européen résonne dans le vide des consciences lorsqu'on sait que l'été dernier, les mêmes représentants des peuples étaient tous en concurrence pour le titre du meilleurs " flingueur " de russes. Alors que la Géorgie dirigée par M. Saakachvili a bombardée la capitale d'Ossètie-du-Sud, Tskhinvali,et que les troupes russes passaient à la contre-offensive que n'a-t-on pu entendre de la bouche de nos parangons de la démocratie...

Bref, lorsque le 26 août 2008 le président Medvedev signe le décret reconnaissant l'indépendance de l'Ossètie-du-Sud et de l'Abkhazie ( qui sont toujours des provinces géorgiennes pour l'ONU ) les eurodéputés ne se sentent plus et poussent des cris d'orfraie contre la Russie " dictatoriale " de Poutine et de Medvedev.

Ainsi, c'est clair. Les albanais du Kosovo, eux, ont droits bien évidemment à l'indépendance, mais sûrement pas les barbares ossètes et abkhazes qui ne méritent que le regard courroucé de M. Saakachvili.

Merci mesdames et messieurs nos représentants au Parlement européen pour cette belle leçon de démocratie...

Yann Redekker