S_guelaIl y a quelques jours le grand Jacques Séguéla, homme de communication proche voit très proche du président de la République actuel, après l'avoir été de l'un de ces sublimes prédécesseurs ( il est l'auteur, entre autres, du slogan mitterandesque de la " force tranquille " en 1981 )  était invité sur le plateau de l'émission de France 2 " les 4 vérités ". Le journaliste lui a alors posé la question qui tue : " la Rolex de Nicolas Sarkozy, son côté bling-bling, était-ce une erreur de communication ? ". Pas désappointé par une question dont l'indécence vaut son pesant de cacahouète, le communicant millionnaire passé de la gauche caviardisée et sponsorisée à la droite folle et ringardisée a réagit avec une morgue et une arrogance qui font passer le célèbre " casse toi pauv'con " présidentiel de l'an passé pour de la pisse de chat.

Jacques Séguela qui se revendique comme étant celui qui aura permis au président de la République de pouvoir convoler avec mademoiselle Bruni a donné sa réponse de la façon suivante : " C'est une erreur journalistique. Comment peut-on reprocher à un président d'avoir une Rolex. Enfin... tout le monde a une Rolex. Si à cinquante ans, on n'a pas une Rolex, on a quand même raté sa vie ! " et d'en rajouter en affirmant que les " Ray ban étaient une paire de lunettes à 2 balles " !

Donc à cinquante ans, on est un raté lorsqu'on ne porte pas une montre à plusieurs milliers d'euros à son poignet ( moi c'est pire je n'en porte pas du tout ! ) et on frôle le ridicule quand en plus, on a placé une paire de Ray ban en équilibre sur son nez !

Je ne sais pas si le professionnel de la com' que demeure Jacques Séguéla a bien réfléchit lorsqu'il a donné sa réponse mais en tout cas, il s'est mis à l'écart du monde réel ce jour là. Ce personnage de roman-photo ( qui sont pour le coup à deux balles ! ) qui sera passé du statut de fan de Mitterrand à celui de fan de Sarkozy en aussi peu de temps que Eric Besson est passé de Conseiller national du PS à Secrétaire général adjoint de l'UMP, mériterait de se voir poursuivre pour discrimination par la HALDE.

En effet, que dire de ces millionaires qui n'achètent que des montres Cartier ou Breitling ?

Pour conclure sur cette triste fin de carrière d'un professionnel de la publicité voici une citation donnée le 25 octobre 1982 au Tribunal des Flagrants Délires sur France Inter du regretté Pierre Desproges qui avait bien étudié le personnage : " Jacques Séguéla est-il un con ? De deux choses l'une : ou bien Jacques Séguéla est un con, et ça m'étonnerait quand même un peu ; ou bien Jacques Séguéla n'est pas un con, et ça m'étonnerait quand même beaucoup ! "

Yann Redekker