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Conférence de Presse de Jean-Marie Le Pen du 27 février 2009 en présence de Marine Le Pen et Bruno Gollnisch


Mesdames et Messieurs,
 
Permettez-moi tout d’abord de vous remercier de votre présence, pour cette conférence  de presse extraordinaire  consacrée:
 
1. d’une part, aux conséquences calamiteuses pour la France, du désordre systémique mondial
 
 2. d’autre part, à la présentation officielle de mon plan d’urgence « anti crise » que j’ai déjà proposé le 11 février, par courriers, aux Présidents des Institutions Françaises, dont vous avez récemment reçu copie. A cette heure, seul le Président du Sénat, Monsieur Gérard LARCHER, a répondu ;
 
Je fais vraiment appel, en toute sincérité, à votre conscience professionnelle et votre esprit civique pour communiquer, cette fois-ci, à l’opinion publique l’essentiel de mon message d’alerte mais aussi d’espoir, car vous, aussi, serez peut-être touchés par le désastre économique qui va malheureusement s’abattre sur la France, si aucune mesure radicale n’est prise.
 
Le 24 juin 2008, Fête de Saint Jean Baptiste qui fut la Vox clamantis in déserto, plus de deux mois avant la crise financière, je vous réunissais déjà pour annoncer l’imminence d’un effondrement mondial progressif du système bancaire, financier, économique, social qui remettrait en cause l’ordre monétaire établi.
 
A cette occasion, avant la Présidence du Conseil de l'Union européenne par Nicolas Sarkozy, je lui avais recommandé de protéger les nations continentales, d’une plus grande désagrégation économique en 2009, au travers de la mise en œuvre d’un nouveau système monétaire «Euro-Or». Et, le premier choc a eu lieu en septembre dernier, comme je l’avais prévu !
A ce stade des événements, je viens d’alerter les Présidents de l’Assemblée Nationale et du Sénat de l’aggravation et j’ai demandé l’ouverture immédiate d’une commission d’enquête parlementaire spécialement dédiée à la crise 2009, pour examiner les responsabilités des acteurs bancaires, économiques, financiers, politiques et étudier la pertinence du plan d’urgence « anti crise » que je propose.
 
1. Les conséquences calamiteuses pour la France, du désordre systémique mondial :            
 
? Aujourd’hui, je souhaiterais vous faire part de l’anticipation principale de nos économistes, qui pressentaient dès 2006 cette crise majeure dont j’avais parlé durant ma campagne Présidentielle et qui prévoient pour 2009-2010, dans sa phase ultime, un « krach monétaire » d’une ampleur gravissime, essentiellement du à :

 
?

        - l’entrée en dépression des Etats-Unis d’Amérique
- l’implosion définitive du marché des actifs frelatés CDS (Credit Default Swaps), qui va accélérer la faillite financière et bancaire des Etats-Unis d’Amérique
- l’explosion de la bulle des emprunts d’Etat (en particulier les T. Bonds Américains)
- une dépréciation  massive du dollar et des monnaies fiduciaires (Euro, Yen, Yuan,…)
 
Cette rupture du système monétaire et financier mondial devrait déboucher à moyen terme sur un phénomène incontrôlé « d’hyper-inflation», aux Etats-Unis voire en Europe et au Japon, causé par un problème d’insolvabilité des principaux acteurs économiques et d’une monétarisation spontanée des dettes abyssales.
L’hyper-inflation c’est le mécanisme silencieux et fatal, de destruction de la monnaie, bien connu lors de l’épisode historique des « Assignats » de la Révolution Française ou du mark allemand sou la République du Weimar.
 
? Du coté de notre vieux continent, il paraitrait d’après les experts que « l’Euro nous protège » et moi je tiens à vous dire que l’Euro est à l’agonie. Pourquoi ?
 
Tout d’abord les faits le prouvent, l’Union Européenne était une construction utopique et délirante qui finira inexorablement par s’autodétruire aussi bien monétairement qu’institutionnellement, n’en déplaise à Messieurs Trichet, Juncker, Barroso et Almunia.
 
Et, la tentative politique de fuite en avant par N. Sarkozy vers un « gouvernement économique de la zone Euro » est une pure folie antidémocratique, qui conduirait à un pouvoir absolu et dictatorial de Bruxelles.
Le Front National s’était opposé jadis à l’union monétaire puis à la création de la BCE, de l’Euro et de l’eurozone. Nous avions raison de le faire au vu de la situation économique et sociale désastreuse.
 
En effet, l’eurozone menace d’éclater du fait d’un grand écart intenable tant financier qu’inflationniste, entre les 16 pays membres. Leurs surendettements chroniques pèsent lourdement sur leur solvabilité. On le voit bien avec la distorsion grandissante entre les taux d’intérêt des emprunts émis par les différents Etats membres, allant même en janvier, jusqu’à 2,5 % d’écart de taux, entre la Grèce et l’Allemagne. Allemagne qui n’a d’ailleurs pu placer auprès des investisseurs que les 2/3 (4,2 Milliards d’€) de sa dernière levée d’emprunt pour financer en partie son plan de relance national.
 
Nous avons également la démonstration de cette menace sur le marché des changes, avec les terribles turbulences actuelles des monnaies des pays d'Europe de l'Est.
Le financement budgétaire des Etats proches de la faillite va être de plus en plus coûteux. Ces pays sont: l’Irlande, la Grèce, l’Espagne, le Portugal et même l’Italie. Intérieurement, ces pays sont fragilisés économiquement et soumis à une très forte pression politique : je pense en particulier aux évènements sociaux en Grèce et chez nous, les Dom Tom.
 
Le chômage croissant met en danger la légitimité démocratique des gouvernements nationaux qui devront mettre en œuvre des programmes conjoncturels de création d’emplois ainsi que dévaluer obligatoirement leur monnaie afin de retrouver une certaine compétitivité pour combattre cette récession profonde et durable (-1,5 % du PIB de la zone Euro au 4éme trimestre 2008) ; Ces 2 mesures sont impossibles à réaliser avec l’Euro!
Pour éviter le risque d’entrer en dépression économique, une stratégie anti-crise doit tenir sur deux piliers : la politique monétaire et la politique budgétaire.
Or, la politique monétaire de la BCE est manifestement inefficace dans la crise et surtout elle exclut toute problématique nationale spécifique, comme par exemple la gestion des déficits jumeaux (public et commercial).
 
Je considère que l’on ne peut pas séparer l’Etat de sa monnaie, si l’on veut respecter les grands équilibres économiques.
 
Est-ce que la Chine, les Etats-Unis, le Japon, la Suisse ou la Norvège n’ont pas une monnaie nationale ?      
Par conséquent, comme il n’y a pas d’Etat européen,  il ne peut y avoir de monnaie unique.
 
Contre ce « krach monétaire » prochain, les pays disposant de leur propre devise seront mieux armés que les pays membres de l’eurozone.
 
Pour toutes ces raisons, « l’Eurodivergence financière» est bel et bien une réalité, je propose donc le principe de « l’abandon organisé et concerté» de l’Euro monnaie unique, avec la réintroduction des devises nationales, dans le plus bref délai. Cette proposition Française sera détaillée plus loin.
 
? En France, les chiffres prévisionnels de l’économie sont  catastrophiques :
- le PIB 2009 pourrait reculer de 2 % au global pour atteindre  – 1 %
- le déficit public projeté 2009 atteindrait + de 5% du PIB (3% maxi du pacte)
- la dette publique projetée 2009 serait de 72% du PIB (60 % maxi du pacte)
 
En conséquence, l'économie Française est officiellement en récession et tous les secteurs de l'industrie sont désormais durablement dans le rouge. Encore conviendrait-il, à ce stade, de dénoncer le caractère fallacieux du P.I.B. En France, en effet, elle compte pour 25 % les 6 millions de fonctionnaires et pour 2 % seulement l’agriculture !
 
? (La schizophrénie : une maladie politicienne)

 
Toute cette élite dirigeante euro-mondialiste, qui depuis des décennies a dénoncé l’intervention de l’État comme étant le problème, déclare unanimement, dans une contradiction flagrante que la nation est la solution.
Forcement la nation a tout son charme, lorsque leur système moribond vient quémander les fonds publics des citoyens pour renflouer leurs pertes vertigineuses et masquer leurs turpitudes financières.
 
Mais, comment maintenant peuvent-ils être crédibles pour défendre le bien commun?
Une note positive me rassure, c’est que l’opinion publique a enfin pris conscience de l’autisme institutionnel Français, de l’échec programmé des sommets G4, G7, G8, …, G 20 et surtout de l’impuissance des dirigeants politiques, économiques et monétaires. Ce prochain G20, sera un vrai bal des vampires !
 
Cette crise « hors norme » est, pour ceux-là même qui l’ont créée, un alibi qui camoufle l’incompétence de tous les gouvernements depuis les années 1972 et d’après mes propres économistes si on voulait aggraver la situation, on ne s’y prendrait pas autrement.
 
Vous le constatez, si nous poursuivons dans cette voie ULTRAlibérale et euromondialiste, les conséquences sociales sur l’emploi seront funestes pour les citoyens.
"On ne peut pas résoudre les problèmes avec ceux qui les ont créés", disait Albert Einstein.
Mais que nous propose la classe politicienne parlementaire (UMPS, Modem, PC, etc…) pour résoudre les problèmes qu’ils ont générés depuis 35 ans ?
 
- Des plans simplistes UMPS de renflouement, de relance, de contre plan de relance qui ne sont pas crédibles car ils ont tous un point commun, c’est le financement supplémentaire par de la dette commerciale à l’origine précisément, de cette crise !
 
Pour illustrer cette folie du surendettement collectif, je prends la métaphore du pompier pyromane qui éteint l’incendie avec de l’essence !
Ils nous disent :
- Le mondialisme ULTRAlibéral est en crise de fonctionnement, qu’à cela ne tienne, créons une «Gouvernance Mondiale» de conception multilatérale et de préférence métissée dans tous les pays. Ou encore, inventons au prochain sommet du G20 à Londres, un « nouveau capitalisme » capable d’autoréguler sa propre perversité. Ces mégalomaniaques de l’univers n’ont vraiment pas peur du grotesque !
 
La réalité est que l’ensemble du système financier mondialiste a pris en otage insidieusement la population depuis des décennies. Si rien n’est fait pour enrayer ce phénomène, la rançon à payer aux ravisseurs banquiers et politiciens, pour recouvrer notre liberté économique, sera très élevée.
 
Pourtant, face à cette sinistrose ambiante, j’invite les Français à entrer dans l’espérance car ils ont 2 atouts majeurs :
 
- le cadre protecteur de leur nation et
- notre politique alternative pour résoudre cette crise.
 
 A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles !

2. (Le plan d’urgence « anti crise » du FN) :


Pour affranchir définitivement le régime politique Français, soumis au « libre-échange mondialiste » dévastateur d’emplois et de croissance ainsi que son aliénation au système des «banksters» depuis 1972, j’ai l’honneur de vous présenter le plan d’urgence « anti crise » du Front National qui a l’ambition de changer radicalement les ressorts de l’économie et de la protection sociale.

 
Que faut-il entreprendre pour y parvenir ?
 
Tout d’abord dans le contexte d’une France ruinée, la priorité est de rétablir les finances publiques et la confiance populaire dans la crédibilité de l’Etat.
 
Par conséquent, il faut assainir le mode de financement de l’économie et liquider l’arriéré de la dette nationale cumulée depuis les années 70 afin de recouvrer cette « Foi publique», si précieuse.
J’insiste, car c'est capital dans mon esprit, que nous mettrons fin à un pillage légal des produits du travail national, au seul bénéfice d’une caste malfaisante au pouvoir depuis des décennies.
 
? La clef de voûte de notre politique repose sur un « ordre monétaire libre » gage de stabilité économique et sociale. Cette politique nationale est fondée sur 4 grands principes:
• Conserver le modèle du capitalisme basé sur le « Rationalisme»
• Avoir une réelle vision stratégique de long terme pour piloter une économie marchande au service de l’homme
• Rechercher prioritairement les 3 objectifs patriotiques du plein emploi, du pouvoir d’achat et de la sécurité des Français
• Maintenir une économie concurrentielle avec l’étranger
? Ces 4 grands principes se déclinent eux-mêmes en         4  axes d’interventions « non conventionnels »:
 
1 Pour un rétablissement des frontières et une sortie du FMI
 
• L’UE a trahi toutes les promesses du Traité de Maastricht d’offrir le plein emploi, la prospérité et la sécurité de ses frontières aux européens. Il s’avère comme je viens de vous l’expliquer, que les obstacles idéologiques sont trop insurmontables dans la zone Euro pour être efficaces face à la crise profonde et à ses maux : un chômage massif, intolérable, une misère indigne, un surendettement collectif, une immigration de colonisation.
 
Le FN, seul défenseur de «l’intérêt général » de ses compatriotes, ne saurait accepter de voir se détruire, jour après jour, la société Française soumise au diktat et au dogmatisme des institutions de Bruxelles ainsi que de la BCE. Aussi, par « patriotisme économique » nous userons de la clause de sauvegarde contenue dans les traités pour faire pression et exiger le rétablissement des frontières physiques de l’Union Européenne, à défaut, nous assumerons notre choix de le faire nationalement.
 
Par ailleurs, dans la désintégration mondiale actuelle, il n’est plus question d’être membre de l’institution obsolète du Fond Monétaire International (FMI).
 
 • La solution du « patriotisme économique » pour le FN réside également dans l'instauration de contingentements à l'importation, lesquels subsistaient sur les textiles il y a encore quelques années.
 
2 Pour une orthodoxie des Finances Publiques :
 
• Nos compatriotes doivent savoir que pendant les trente glorieuses, la politique monétaire était partie intégrante de la Nation et relevait des prérogatives de la Banque de France ; tout comme la politique budgétaire dépend du gouvernement.
 
Aussi, dans le cadre d’une logique de sortie de l’Euro monnaie unique, notre proposition phare concerne le mode de financement de l’économie par " le circuit du trésor public", c'est-à-dire le droit régalien de l’Etat de battre monnaie. Et comme j’entends rendre à la France toutes les marges de manœuvre indispensables à l’instauration d’un « ordre monétaire libre », nous confierons le levier du contrôle de la création monétaire à la Banque de France qui conservera une forte autonomie vis-à-vis du pouvoir exécutif, illustrant ainsi la volonté de séparation des pouvoirs.
Cette décision entraine de facto et précisément, l’abrogation de l’article 25 de loi 73-7 du 3 janvier 1973, de l'article 3 de la loi N°93-980 du 4 août 1993 ainsi que l’annulation de l'article L141-3 du Code Monétaire et Financier.
 
Ce qui signifie que le Trésor Public pourra à nouveau présenter tous les titres et garanties que l’Etat et les collectivités locales émettront, à l’escompte de la Banque de France contre un financement, sans aucun intérêt, je dis bien à taux zéro. Fini « l’open market » ruineux, l’Etat verra ainsi bondir son pouvoir d’achat annuel estimé entre 1 et 3 % du revenu national ! En effet, à ce jour, les Français ont déjà remboursé en intérêts depuis plus de 30 ans, davantage que les 1300 milliards d’euros de capital de notre dette nationale.
 
Ce mode de financement très démocratique et révolutionnaire, est le fondement d’une économie libre et honnête. Ce dispositif sera au service du crédit productif pour le travail humain et de l’investissement à long terme dans les infrastructures nationales (hôpitaux, routes, prisons, équipements militaires, etc..)
• Souhaitant mettre notre pays à l’abri du « Krach monétaire » annoncé plus haut, nous décidons donc de reprendre l’intégralité de notre souveraineté monétaire par le rétablissement du Franc mais sur la base de « 1 Franc = 1 Euro ». Ensuite, la monnaie nationale serait liée à un étalon monétaire par des parités de changes fixes mais ajustables avec l’Euro monnaie commune et les autres devises. Cet étalon monétaire serait constitué d’un panier Or et autres métaux précieux pour garder toute sa flexibilité sur le marché des taux de changes. A cet égard, les Français apprécieront les ventes criminelles et massives d’Or des réserves nationales (600 t) effectuées par Messieurs Sarkozy et Noyer dès 2004, qui auraient été très utiles aujourd’hui.
 
• Si par malheur un ou plusieurs établissements financiers Français venaient à déposer le bilan, nous avons choisi la solution pragmatique de la mise en « redressement judicaire » de cet établissement défaillant avec prise de contrôle direct par l’Etat et tutelle du système bancaire par la Banque de France. Ainsi, les actifs frelatés (CDS, etc..) seront purement et simplement purgés. Pas question de faire supporter aux contribuables de nouvelles affaires telle que le Crédit Lyonnais et sa banque dépotoir « le consortium de réalisation » ou « bad bank » pour être à la mode.
 
Pour le reste du système bancaire privé, l’objectif essentiel sera de sauver les banques de dépôts et surtout l’épargne populaire. Pour ce faire, nous exigerons la dissociation absolue entre les 3 activités bancaires (dépots, prêts et investissement) avec une couverture intégrale des dépôts à vue et à terme pour pratiquer l’activité de crédit; Au-delà de cette limite, des réserves obligatoires seront demandées sous le contrôle permanent de la Commission Bancaire. De même, nous trouvons scandaleux de spéculer avec les fonds propres des banques qui sont justement garants de la solvabilité financière due aux clients. Par conséquent, nous l’interdirons !
• Parallèlement, nous procéderons à l’apurement progressif de la dette publique vis-à-vis du système bancaire (1300 Mds €)
• Nous attribuerons à la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) :   
 
- un  rôle d’établissement détenteur d’actifs en dernier ressort pour sécuriser et réguler les marchés
- un rôle d’intervention pour l’Etat contre des raids boursiers étrangers ; une sorte de « francisation-nationalisation » temporaire, des entreprises stratégiques et du système bancaire Français.
 
• Le crédit sera sous tutelle publique donc l’État devra encadrer le crédit aux agents économiques (entreprises, ménages, collectivités) pour faire fonctionner avec efficience, le moteur de la croissance.
 
• Nous prévoyons un retour temporaire aux prix contrôlés et régulés par l’Etat afin de maitriser les risques de dérapage hyper-inflationniste, si nécessaire.
• Nous procéderons à l’annulation des conventions fiscales avec tous les « pays paradis fiscaux »
• Dans le cadre de ce plan, nous financerons le développement économique par un budget global et exceptionnel de 300 Mds de Francs sur 4 ans, pour moitié par des emprunts d’état et pour l’autre moitié par une partie du budget de l’immigration qui sera alloué au Français ;
 
Il pourrait s’agir d’un « Emprunt LAGARDE » (lol !!!) qui serait indexé sur l’or et/ou l’inflation» (Idem Pinay) reposant sur le principe de l’émission monétaire par la Banque de France à hauteur de 150 Mds;
 
Le financement sera ventilé entre le soutien à la consommation et un programme d’investissements calibrés dont l’évolution se fera de façon croisée sur 4 ans afin de couvrir la période de crise et avec un retour à la normale en 2013.(cf. tableau ci-dessous)
 


 
3. Pour des mesures véritablement sociales:
 
• Compte tenu de nos anticipations inflationnistes, et pour éviter un chaos social, nous allons rétablir ce que la gauche Mitterrandienne avait supprimé en 1983, c’est à dire « l’échelle mobile des salaires » (indexations salaires/prix) pour le rééquilibrage du partage de la richesse entre le travail et le capital ; ce qui j’en suis sûr réjouira les partenaires sociaux. Cette mesure sera accompagnée par une maitrise stricte de la stabilité des prix effectuée par le contrôle administratif des prix et des taux de change.
 
• Nous estimons que le soutien aux chômeurs est primordial et qu’ils seront accompagnés jusqu’au retour à un emploi marchand. De même, nous mettrons en œuvre un programme de sauvetage du régime national de protection sociale. Et, pour les bas salaires (bénéficiaires de la PPE), ainsi qu’aux bénéficiaires de minima sociaux, l’Etat prendra en charge à hauteur de 2OO euros par mois, la part salariale des cotisations sociales pour les salaires allant jusqu’à 1,4 fois le SMIC. Mesure très favorable à la consommation !
 
• Le principe de « préférence nationale » (allocations, logement, santé,…) sera légitimement appliqué avec des prestations sociales réservées exclusivement aux Français ; De plus, notre politique dissuasive d’immigration sera renforcée sur le territoire pour aboutir, in fine, à une immigration zéro.
 
• Nous nous attaquerons réellement au problème des prix dans la Grande Distribution, dont la dérive explique largement la diminution du pouvoir d’achat des ménages.

 
• Pour le « paquet fiscal » : le pourcentage total des prélèvements fiscaux instaurés par la loi TEPA seraient maintenus aux contribuables bénéficiaires, à l’exclusion de ceux qui se rendraient coupables de fraude à la loi, par un abus de droit ou un acte anormal de gestion.
 
• Pour venir en aide à nos compatriotes les plus démunis, nous suspendrons la TVA sur les produits alimentaires de première nécessité.
 
 3 Pour une économie nationale « réelle»:

• Ni ULTRAlibéral, ni ANTIcapitaliste ; Nous appliquerons tout simplement notre modèle économique « rationaliste», c'est-à-dire un système économique et social qui respecte « le bien commun et l’intérêt général » des citoyens en mêlant de manière équilibrée le capital humain plus le capital financier. Il est fondé sur un « ordre monétaire libre » et sur le « patriotisme économique ». En d’autres termes, c’est une économie morale dans laquelle le marché est contrôlé par l’Etat et avec un partage équitable des profits du travail pour éviter le désordre et l’anarchie sociale.

 
• Cette stratégie de « patriotisme économique» a bien évidemment recours à un contrôle de la circulation des flux de capitaux, des flux de marchandises et des flux de personnes.
 
• Le cas échéant, nous utiliserons la « Francisation » qui est une mesure de sauvegarde par l’Etat, fut elle temporaire. Pour le FN, ce n’est pas une idéologie socialisante mais cela relève d’une défense bien comprise, des intérêts stratégiques nationaux (Poste, énergies, eau, transports, aéronautique, télécom, service public audiovisuel etc..) ainsi qu’un soutien budgétaire évident au secteur public (hôpital,Universités,.).
• Concernant l’emploi, notre programme d’investissements permettra le renflouement des PME/ PMI/TPE, commerçants, artisans, ainsi que le renforcement du tissu industriel et agroalimentaire,
 
• Enfin dans un souci d’optimisation de notre indépendance énergétique, nous financerons les projets de recherche et développement ainsi que d’investissement lourd dans les infrastructures.
 
L’expérience ULTRAlibérale et mondialiste de droite comme de gauche doit cesser ;
Je soumets donc aux institutions Françaises mon plan d’urgence anti- crise pour une « Nouvelle Gouvernance Economique et Sociale » nationale.
Vous le voyez, les solutions techniques existent, encore faut-il avoir la volonté et le courage politique de les réaliser. Nous l’avons !
 
Rejeter ce plan équivaudrait à un acte de « non assistance à peuple en danger de mort économique !».
Dans cette hypothèse, que je ne m’imagine pas, après le «big bang social», les Français souverains dans leur nation, jugeront les coupables !
 
Mesdames et Messieurs, je vous remercie !