samedi 28 février 2009
Réponse du PI à M. Sarkozy
Communiqué du Parti Indépendantiste du Québec du 5 février 2009
Monsieur Sarkozy,
Vos récents propos concernant les indépendantistes québécois ont choqué bon nombre de Québécois et de Québécoises. Et à juste titre.
En tant que Président de la République de France, les paroles que vous prononcez publiquement lors d’événements tels que la remise de la Légion d’honneur deviennent « l’opinion officielle de la France ». Par conséquent, il est de votre devoir d’être prudent et modéré dans vos propos afin d’éviter toute embrouille politique, particulièrement avec vos alliés.
Nous considérons que les propos que vous avez tenus lors de la remise de la Légion d’honneur au Premier Ministre du Québec, Monsieur Jean Charest, sont inappropriés dans la bouche d’un politicien français qui s’exprime publiquement, particulièrement de la part de son Président. Votre incompréhension notoire du contexte politique québécois vous porte à faire des erreurs grossières qui causent un préjudice à l’ensemble de la nation québécoise.
Les indépendantistes font partie du contexte politique québécois depuis la conquête de 1759, date à laquelle la France nous a abandonnés à notre sort. Ils ont d’ailleurs récemment fait élire plusieurs chefs d’État, dont certains de grande envergure tels René Lévesque et Jacques Parizeau ainsi que de très nombreux députés. Et ils le continuent de le faire !
Depuis 250 ans, nous forgeons le jour de notre libération. Il n’est pas sage de votre part de venir vous interposer de manière aussi irrespectueuse dans notre avenir politique.
Au nom de tous les Québécois qui vous ont entendu les insulter et tenir des propos inexacts et tendancieux, nous vous demandons des excuses officielles et publiques. Le peuple Québécois est un peuple pacifique, amical, ouvert, chaleureux et accueillant. Il ne mérite pas que des politiciens tels que vous, M. Sarkozy, salissent leur réputation devant le monde entier.
Par ailleurs, puisque vous semblez l’ignorer, nous vous soulignons que la France a signé la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux qui déclare dans sa Résolution 1514 (XV) de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies que :
1. La sujétion des peuples à une subjugation, à une domination et à une exploitation étrangères constitue un déni des droits fondamentaux de l’homme, est contraire à la Charte des Nations Unies et compromet la cause de la paix et de la coopération mondiales. 2. Tous les peuples ont le droit de libre détermination ; en vertu de ce droit, ils déterminent librement leur statut politique et poursuivent librement leur développement économique, social et culturel.
Référence : http://www2.ohchr.org/french/law/independance.htm
Or, vous n’êtes pas sans savoir que le Québec est actuellement sous la domination d’un assemblage illégitime appelé le « Dominion of Canada » qu’on nous a imposé de force après avoir d’abord été une colonie française puis une colonie britannique. À ce titre, la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux de l’Organisation des Nations Unies s’applique à notre cas.
La France a également signé le Pacte international relatif aux droits civils et politiques qui dit clairement que :
1. Tous les peuples ont le droit de disposer d’eux-mêmes. En vertu de ce droit, ils déterminent librement leur statut politique et assurent librement leur développement économique, social et culturel. 2. Pour atteindre leurs fins, tous les peuples peuvent disposer librement de leurs richesses et de leurs ressources naturelles, sans préjudice des obligations qui découlent de la coopération économique internationale, fondée sur le principe de l’intérêt mutuel, et du droit international. En aucun cas, un peuple ne pourra être privé de ses propres moyens de subsistance. 3. Les États parties au présent Pacte, y compris ceux qui ont la responsabilité d’administrer des territoires non autonomes et des territoires sous tutelle, sont tenus de faciliter la réalisation du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, et de respecter ce droit, conformément aux dispositions de la Charte des Nations Unies.
Référence : http://www2.ohchr.org/french/law/ccpr.htm
Par conséquent, notre indépendance est un droit reconnu par l’Organisation des Nations Unies. Et vous devriez, en tant que pays signataire de ces ententes internationales, faciliter la réalisation de notre droit de disposer de nous-mêmes ; ce que vous ne faites pas actuellement.
Ce n’est qu’une question de temps avant que nous accédions à notre indépendance. Et nous y parviendrons avec ou sans votre aide.
Parce que nous constatons que, pour la deuxième fois de notre histoire, la France nous laisse tomber. Cela nous oblige à beaucoup de créativité, de résistance et d’entêtement mais ça nous rend également plus forts.
Et suffisamment forts pour exiger que vous, Monsieur Sarkozy, Président de la République de France, vous excusiez à la face du monde entier pour nous avoir publiquement insultés et avoir tenus à notre égard des propos mensongers et inexacts qui vous ont probablement été colportés par des gens peu scrupuleux qui n’hésitent pas à utiliser leur argent et leur pouvoir pour corrompre les gens mal informés et avides de célébrité, tel que vous.
Le Parti Indépendantiste attend donc, en son nom propre ainsi qu’au nom du peuple Québécois, des excuses formelles de votre part en tant que Président de la France. Et nous n’accepterons rien de moins, soyez-en assuré.
D’ici là, vous n’êtes pas le bienvenu chez nous sur nos terres. Avec des amis tels que vous, le Québec n’a pas besoin d’ennemis.
Vive le Québec libre !
Piqure de rappel aux " gaullistes " de l'UMP
Théatrum Belli
OTAN : Lettre de Charles de Gaulle à Lyndon B. Johnson (7 mars 1966),
article publié le 28 février 2009
Cher Monsieur le Président,
Notre
Alliance atlantique achèvera dans trois ans son premier terme. Je tiens
à vous dire que la France mesure à quel point la solidarité de défense
ainsi établie entre quinze peuples libres de l'Occident contribue à
assurer leur sécurité et, notamment, quel rôle essentiel jouent à cet
égard les États-Unis d'Amérique. Aussi, la France envisage-t-elle, dès
à présent, de rester, le moment venu, partie au Traité signé à
Washington le 4 avril 1949. Cela signifie, qu'à moins d'événements qui,
au cours des trois prochaines années, viendraient à changer les données
fondamentales des rapports entre l'Est et l'Ouest, elle serait, en 1969
et plus tard, résolue, tout comme aujourd'hui, à combattre aux côtés de
ses alliés au cas où l'un d'entre eux serait l'objet d'une agression
qui n'aurait pas été provoquée.
Cependant,
la France considère que les changements accomplis ou en voie de l'être,
depuis 1949, en Europe, en Asie et ailleurs, ainsi que l'évolution de
sa propre situation et de ses propres forces, ne justifient plus, pour
ce qui la concerne, les dispositions d'ordre militaire prises après la
conclusion de l'alliance soit en commun sous la forme de conventions
multilatérales, soit par accords particuliers entre le gouvernement
français et le gouvernement américain.
C'est
pourquoi la France se propose de recouvrer sur son territoire l'entier
exercice de sa souveraineté, actuellement entamé par la présence
permanente d'éléments militaires alliés ou par l'utilisation habituelle
qui est faite de son ciel, de cesser sa participation aux commandements
"intégrés" et de ne plus mettre de forces à la disposition de l'OTAN.
Il va de soi que, pour l'application de ces décisions, elle est prête à
régler avec les gouvernements alliés et, en particulier, avec celui des
États-Unis, les mesures pratiques qui les concernent. D'autre part,
elle est disposée à s'entendre avec eux quant aux facilités militaires
à s'accorder mutuellement dans le cas d'un conflit où elle s'engagerait
à leurs côtés, et quant aux conditions de la coopération de ses forces
et des leurs dans l'hypothèse d'une action commune, notamment en
Allemagne.
Sur
tous ces points, cher monsieur le président, mon gouvernement va donc
prendre contact avec le vôtre. Mais, afin de répondre à l'esprit
d'amicale franchise qui doit inspirer les rapports entre nos deux pays
et, permettez-moi de l'ajouter, entre vous et moi, j'ai tenu, tout
d'abord, à vous indiquer personnellement pour quelles raisons, dans
quel but et dans quelles limites la France croit devoir, pour son
compte, modifier la forme de notre alliance sans en altérer le fond.
Je vous prie de bien vouloir agréer, cher monsieur le président, les assurances de ma très haute considération et l'expression de mes très cordiaux sentiments.
Le livre qui égratigne Ingrid Betancourt
Article de Julie Connan publié le 28 février 2009
Son image était jusqu'ici celle de l'«héroïne», fêtée dans le monde entier, après ses six années passées aux mains des Farc. Mais près de huit mois après sa libération, c'est un tout autre portrait d'Ingrid Betancourt que dressent trois de ses anciens codétenus américains dans un livre-témoignage.
Dans «Out of captivity», sorti jeudi aux Etats-Unis, Keith Stansell, Thomas Howes et Marc Gonsalves, la décrivent plutôt comme une personne «égoïste et hautaine». «Je l'ai regardée essayer de prendre le contrôle du camp avec une arrogance incontrôlable», raconte ainsi Keith Stansell, le plus virulent des trois auteurs, dans un entretien à l'Associated Press. «Certains des gardiens nous traitaient mieux qu'elle ne le faisait», ajoute cet ancien marine de 44 ans. Pour lui, la Franco-Colombienne se voyait comme «une princesse qui pense que les Farc ont construit ce château pour elle seule. C'est pas arrogant, ça ?» s'insurge-t-il.
Selon lui, l'ex-candidate à la présidentielle colombienne volait de la nourriture et se gardait les rares livres disponibles.
Elle aurait même mis leur vie en danger en envoyant des messages au chef rebelle Sombra, dans lesquels elle affirmait qu'ils étaient des agents de la CIA, pour faire en sorte qu'ils soient transférés ailleurs. Rien ne permet toutefois de vérifier cette affirmation. Au moment de leur capture en février 2003, Keith Stansell, Thomas Howes et Marc Gonsalves menaient en fait une opération anti-drogue en Colombie pour le compte de l'armée américaine via la société Northrop Grumman Corp.
Dans cet ouvrage de 457 pages, Ingrid Betancourt passe pour une femme désireuse d'imposer son autorité non seulement à ses codétenus, en décrétant notamment les horaires pour se laver, mais aussi à ses geôliers. «Elle ne demandait rien, elle donnait un ordre», raconte Marc Gonsalves.
«Une personne plus compliquée et multidimensionnelle»
D'autres tensions sont apparues lorsque les otages se sont vu confisquer leurs radios. Seule la Franco-Colombienne a réussi à garder la sienne en cachette, mais elle aurait refusé d'en faire profiter ses compagnons. «Nous espérions qu'elle nous raconterait ce qu'elle avait entendu, notamment des messages de nos familles, mais elle n'en a rien fait», regrette Marc Gonsalves, qui a gardé contact avec elle depuis, et décrit parallèlement une amitié chaleureuse avec elle et même une certaine attirance réciproque.
Car s'ils partagent largement l'opinion de Keith Stansell, Marc Gonsalves et Thomas Howes sont un peu plus nuancés à son sujet, et affirment ne pas avoir de rancune à son égard. «Parfois, elle n'était pas la personne que nous pensions. Parfois, Ingrid était une personne beaucoup plus compliquée et multidimensionnelle que ce dont nous étions convaincus», écrivent-ils.
L'intéressée, comme ses proches, se sont refusés à tout commentaire sur le contenu de cet ouvrage. En octobre dernier, elle avait annoncé qu'elle se retirait de la vie publique pour elle-même écrire un livre sur sa captivité dans la jungle colombienne.
Ce n'est pas la première fois que des anciens otages font état de tensions, notamment avec Ingrid Betancourt : son ancienne directrice de campagne Clara Rojas, a décrit leurs relations tendues dans le récit de sa captivité. Luis Eladio Pérez, un autre ex-otage qui était très proche d'elle, explique notamment ces tensions par le fait que la Franco-Colombienne est la fille d'un diplomate et une ancienne reine de beauté.
Les Français attachés aux régions et aux départements
édition du 28 février 2009
Selon un sondage de l'Institut CSA publié dans le quotidien régional Sud-Ouest, 55% des Français souhaitent que les régions disposent de plus de pouvoirs et, si 73% se disent attachés aux départements, ils sont néanmoins une majorité à souhaiter que les deux entités fusionnent.
Alors que le comité Balladur va remettre le 5 mars son rapport sur la réorganisation des collectivités territoriales, ce sondage montre que les Français sont attachés aux régions et aux départements, même s'ils sont 56% à souhaiter la fusion des Conseils régionaux et des Conseils généraux contre 37% qui y sont opposés.
Ils sont 56% à défendre le maintien du nombre de régions à 22, le passage à 15 proposé par le comité Balladur recueillant 39% des opinions alors que 5% ne se prononcent pas.
Lorsqu'on leur demande quelle institution doit bénéficier de plus de pouvoirs, 55% des Français se prononcent en faveur de la région contre 42 pour l'échelon départemental (3% sans opinion).
À 73%, les Français se disent cependant attachés à l'existence des départements.
Le renforcement des structures intercommunales recueille 74% d'avis favorables et ils sont 87% à souhaiter que leur président soit élu au suffrage universel direct.
Enfin, 52% des personnes sondées appellent de leurs voeux la fusion de Paris et de la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne); 36% y sont hostiles et 12% sont sans opinion.
Ce sondage a été réalisé par téléphone les 25 et 26 février auprès d'un échantillon représentatif de 962 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas.
Retour vers l’OTAN, affaire Chauprade : comment piller le cadavre national
La Droite Strasbourgeoise
Article de Samuel Gelb publié le 23 février 2009
Le prochain sommet de l'Otan qui doit se tenir sur les deux rives du Rhin en avril prochain a de quoi faire bondir. Bien sûr, tous les politiques locaux, de gauche comme de droite estiment pieusement que ce sommet sera "une chance pour l'image internationale de Strasbourg". Aucun ne réfléchit plus loin (où sont les Gaullistes d'ailleurs ? Epoussetent-ils le buste du Général qu'ils ont dans leur bureau, sans réagir à la situation actuelle ?), critiquant cette décision lourde de sens, prise par l'atlantiste Nicolas Sarkozy, de faire revenir la France dans le commandement de l'Otan, annulant une grande partie de l'indépendance de notre pays en une signature. Aucun ne critique non plus la gabegie financière de ce sommet pour notre ville et pour l'Etat, ni les nuisances graves qu'il entraînera pour la population.
Le texte ci-dessous (certes souverainiste en diable...) revient aussi sur l'affaire du limogeage scandaleux du géopoliticien Aymeric Chauprade
"pour non confirmité de pensée" avec le lobby néo-conservateur qui
semble règner sur la Défense française... M. Le Ministre de la Défense
Morin s'est empressé d'éliminer un adversaire de ces idées, cela en dit
long sur la liberté de ton et de pensée que l'on peut encore avoir dans
les grandes institutions françaises.
Enfin, pour conclure signalons que l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin ne s'est pas privé de tacler sévèrement M. Sarkozy : "Dominique de Villepin a estimé dimanche sur Canal + que Nicolas Sarkozy commettrait «une faute» en décidant de faire revenir la France dans le commandement intégré de l'Otan.
Ce changement «n'est pas un détail», a argumenté l'ancien premier ministre. «Ce n'est pas juste une signature de plus pour normaliser une position», mais «c'est véritablement la France qui passe sous les fourches caudines d'un autre pays», a poursuivi Villepin."
La Droite strasbourgeoise commence ainsi la parution d'une série d'articles critiques contre ces diverses décisions politiques graves et contre la tenue de ce sommet de l'Otan, qui va bunkeriser toute la ville pour deux jours et la mettre sous coupe militaro-policière.
Laurent Husser
Lu sur le site du Stalker : http://stalker.hautetfort.com/archive/2009/02/19/retour-v...
A noter que cet article paraîtra dans la revue Libres: http://www.revue-libres.com/
Le retour dans l’OTAN décidé par Nicolas Sarkozy vient mettre la dernière touche à la liquidation politique – engagée sous Giscard – du gaullisme et de politique d’indépendance stratégique de la France. Les sauts de cabris du Parti Socialiste et du Modem, qui ont si longtemps prêté le flanc à l’atlantisme, ne tromperont évidemment que les aveugles. Ils ont compris que cette dénonciation médiatique était payante électoralement. Le débat qui aura lieu à l’Assemblée ne sera qu’une énième mascarade parlementaire avec, pour final, l’entérinement de cette réintégration.
En réalité, cette décision ne fera qu’officialiser l’épreuve de servitude otanienne que les armées françaises vivent depuis vingt ans. Après tout, nous n’avons pas eu besoin d’être dans le commandement intégré pour prendre part à la destruction systématique de la Serbie et pour fournir à la mafia albanaise une plateforme d’opération clé en main en légitimant l’indépendance du Kosovo. Tous les subterfuges de la propagande américaine pour faire du pouvoir serbe un digne successeur du nazisme ont beau être désormais totalement éventés, nous continuons de reproduire l’intoxication : Bernard Kouchner a reconnu qu’il n’y avait jamais eu de camps d’extermination serbes et qu’il s’était contenté de relayer servilement les mensonges du dirigeant bosniaque Izetbegovic.
On apprend désormais de la bouche même de celle qui a mené l’enquête, la Finlandaise Helena Ranta, sur le massacre de Racak attribué par l’OTAN à la Serbie, et qui servit de justification aux bombardements de 1999, que celui-ci n’était pas le fait des forces serbes et qu’elle avait dû accréditer ce mensonge sous la pression du chef de mission de l’OSCE, William Walker. On ne s’étonnera pas que toute la presse française, ou presque, qui a fait de la Médiocratie sa fange d’élection, soit tombée dans un panneau aussi grossier. Timisoara et les «bébés koweïtiens arrachés dans leur couveuse» par les vampires irakiens lui avaient déjà permis d’ingérer les techniques de désinformation américaines.
Trêve de vérité historique,
celle-ci ne fait pas vendre. Nous allons donc continuer de servir les
ambitions américaines et sa politique de marginalisation de la Russie
et d’emprise sur les ressources énergétiques de l’Europe centrale. Il
faut dire que le fromage otanien a de quoi exciter les papilles des
militaires de haut rang : quelques 800 strapontins dans l’OTAN, avec
les salaires et les avantages correspondants, cela peut expliquer
l’empressement de certains à défendre à corps et à cris cette
réintégration. Est-ce un hasard si la quasi-totalité des généraux qui
occupent les postes stratégiques ont fait un passage par les États-Unis
dans leur carrière et reçu l’adoubement du commandement américain ?
Dans le même temps, Hervé Morin décide d’évincer purement et simplement, sur la seule foi d’un article du Point, Aymeric Chauprade, un des piliers du renouveau de l’école française de géopolitique, qui a osé s’être livré à une analyse critique et circonstanciée des points d’ombre et des béances manifestes de la thèse officielle des attentats du 11-Septembre. En faire un clone de Meyssan est si odieux que le stratagème ne vaut même pas un commentaire sur le fond. Les auteurs de son renvoi se sont disqualifiés eux-mêmes en tentant de le marquer au fer avec le label «conspirationniste», tant le professeur est à cent lieues du «délire complotiste» dont Jean Guisnel a tenté de l’affubler dans Le Point. Qu’un journaliste connu pour ses mœurs déontologiques douteuses, s’ingénie à salir la réputation d’un universitaire reconnu internationalement pour la qualité de son travail et de ses analyses, cela donne la mesure de la forfaiture du pouvoir politico-médiatique. Cela donne surtout la mesure de ce qui le sépare de la réalité profonde du pays qui a toujours rejeté en bloc l’alignement transatlantique dont les sarkozystes se font les chantres.
Mais, après tout, peut-on vraiment s’offusquer du fait que le Collège Interarmées redevienne ce qu’il a toujours été, c’est-à-dire une institution soviétoïde, fondamentalement alignée sur les desiderata du pouvoir ? Non, la chose est dans la logique. En revanche on ne peut qu’être choqué quand le général Desportes, son directeur, appelle dans un discours de façade à la libération de la pensée stratégique française, et que dans le même temps il se fasse sur le champ un devoir d’enterrer ce mot d’ordre dès qu’il prend forme. Une telle schizoïdie, en sus d’être malhonnête, est surtout terriblement dangereuse. La France pouvait-elle se permettre, tant son déficit de rayonnement est profond dans le domaine militaire, de se passer d’un universitaire de l’envergure d’Aymeric Chauprade ? À dire vrai, il ne fait pas bon chercher la vérité quand elle brise le vernis du pouvoir et en vient à contrarier les amitiés atlantistes que certains au sommet de l’État ont si viscéralement chevillées au corps. Furieuse passion de la servitude volontaire. Confort mortel du vassal surtout.
Il est vrai qu’il est plus simple de mettre à mort symboliquement une personne que de l’assassiner physiquement. Il suffit désormais pour réduire un chercheur de lui accoler le stigmate infâme du «conspirationnisme». La manœuvre est si facile, si abjecte, que l’homme honnête ne peut qu’en concevoir la plus grande indignation et la plus farouche colère. Mais n’est-ce pas le même ressort ignoble qui a joué dans l’affaire Péan-Kouchner ? Oh le rusé ! Oh le malin ! Qui a bien senti que le qualificatif de «cosmopolite» – parti qu’il a par ailleurs toujours revendiqué avec son ami BHL – lui ouvrait une faille énorme, celle de l’ethnomasochisme, celle de la culpabilité désormais ontologique à laquelle nous damne l’histoire de la Seconde Guerre mondiale ? Il a suffi à notre aimable ministre des Affaires Étrangères – qui n’ont jamais aussi bien porté leur nom – de jeter sur Péan le soupçon d’antisémitisme pour gagner le soutien du Monde, du Nouvel Obs et consorts. Il faut lire l’éditorial de Philippe Cohen dans Marianne qui dénonce à juste titre ces petits soldats du Système comme les vrais «fourriers de l’antisémitisme». Croyez-le le subterfuge n’est pas prêt de mourir. Il se montre si efficace aux esprits faibles pour proscrire et marginaliser. Le leurre sert trop bien les intérêts de ces assis.
Comme ils tremblent des tremblements douloureux du crapaud dès qu’on prononce le mot «souveraineté» ! Aymeric Chauprade paie évidemment son statut de souverainiste. L’article du Point – commandé en sous-main ? – qui a suffi à placer sa tête sur le billot de la solidarité transatlantique et le coup de sang – prémédité – de Morin, n’auront servi que de prétextes à son épuration politique pure et simple. Les officiers du CID – israéliens compris – qui ont suivi ses cours pourront en témoigner : il s’est toujours montré d’une extrême modération dans son rôle de professeur. Il n’a jamais fait état de ses prises de position idéologique. Contrairement à d’autres toujours bien installés dans leurs fonctions, il n’a jamais insulté le devoir de réserve. Les officiers stagiaires lui ont même dressé une haie d’honneur pour signifier au commandement du CID leur totale désapprobation.
Au-delà du sordide et de la bassesse de la
méthode, il faut reconnaître au clan pro-américain qui goupille le
pouvoir politico-militaire le mérite de la cohérence. Ils ont posé
soigneusement les jalons du processus de liquidation de l’héritage
gaulliste et de ce que jadis, dans un temps qui nous paraît désormais
préhistorique, on nommait «l’indépendance stratégique» : parution du
Livre Blanc qui réduit notre armée à n’être qu’une force de maintien de
paix, piteuse voiture-balai destinée à accomplir les basses besognes
que l’armée américaine dédaigne; annonce officielle de notre retour
dans l’OTAN en l’échange de l'ébouage de Guantanamo et de deux
commandements mineurs qu’on nous jette comme des miettes pour
récompenser notre si patente inféodation; enfin épuration des dernières
voix savantes du souverainisme au sein de l’institution militaire.
Les prochains sur la liste noire ? Le Canard Enchainé, ce faux-ennemi qui sert à merveille les intérêts de l’Anti-France, vient de les désigner à la vindicte : Réveillard, Lugan, Venner, Conrad, etc. Bref tous ceux qui ont le tort de défendre la nation. Heureuse nostalgie des purges staliniennes !
Quelle étrange, absurde situation, où celui
qui tente de faire face à la pantomime sinistre des mensonges est
désormais travesti en extrémiste, et où ceux qui plongent la France
dans la régression et sacrifient l’idéal républicain tentent de se
faire passer pour des progressistes et des républicains. Qui punit, qui
ostracise ? Le médiocre, le traître. Qui est puni, qui est ostracisé ?
Le savant, le patriote. Quel retournement des rôles qui veut tout dire
du drame de la vérité où notre pays se meurt ! Si la liberté
d’expression n’a plus de sens dans ce pays qui n’est plus que l’ombre
de lui-même, soit ! Mais qu’au moins le pouvoir nous livre une liste
écrite des tabous et des vérités indicibles ! Cela facilitera le
travail d’autocensure. Cela aidera les penseurs à se mettre à l’index
des critiques interdites. Il faudrait songer à instaurer un crime de
lèse-servitude pour graver dans le marbre la ligne de camp et délimiter
le théâtre d’opérations de la post-nation.
Décidément, dans cet âge
de ténèbres, il ne fait pas bon se poser en adversaire du consensus
médiocrate qui voue la France au gouffre.
Mais l’infâme là-dedans, ce n’est pas tant l’imposture que ce licenciement incarne, nous en avons tant vu ces dernières années condamnés au silence. Combien sont ceux qui, dans l’ombre des ministères, dans l’anonymat, ont déjà subi cette ostracisation et qui la subiront encore ? Non l’infâme là-dedans, c’est que ce sont les opportunistes et les lâches qui se font juge de paix, ce sont les gestionnaires du désastre qui abattent le marteau du déshonneur sur l’homme de conviction.
Sachez-le messieurs, jeunes et plus vieux qui – insensés que vous êtes ! – voulez conserver ce qui reste de l’indépendance de la France, l'état de défenseur de la souveraineté et de conjurateur du déclin vous voue désormais à la marge et à la pauvreté, à la flétrissure et à l’injustice. Il vaut mieux piller les entrailles du cadavre national que d’en appeler à sa résurrection. Forçons-nous le trait ? À peine hélas. Voilà où s’achève le thrène. Chant de mort pour nation défunte. La boucle est bouclée. La pensée rentre dans la résistance.
Au moment où toutes les conditions sont réunies pour établir au niveau mondial un équilibre de pouvoir multipolaire, et où les neo-cons américains s’effacent, nous nous faisons – sublimes pavloviens que nous sommes – néo-conservateurs ! Nous sommes prêts à tirer un trait sur nos emprises africaines, où nous avons des intérêts économiques et sécuritaires cruciaux, et à basculer nos forces en Afghanistan pour flatter le messie Obama. Le chemin de notre vassalité est tout droit tracé. Il est à craindre que la chassie de l’atlantisme qui embue les yeux de nos dirigeants ne parvienne plus à les leur faire déciller. Voilà comment s’orchestre le suicide volontaire d’une nation, alors qu’elle a en puissance tous les moyens de l’autonomie. Soyez en sûrs : le syndrome 40 n’a pas fini de travailler la chair du cadavre. Peu importe que la France soit morte, la nécrophilie atlantiste ira la violer dans sa tombe.
La prochaine étape dans l’infamie ? La transformation du siège de la France au Conseil de Sécurité de l’ONU en siège européen et la mutualisation sous commandement euratlantique de la force de frappe nucléaire. Malheur aux vaincus.
Pirate des Caraïbes
Tempête à l'aller
Notre président use de la métaphore marine en ce moment : Avec la
tempête qu’elle affronte, la France “a besoin d’un capitaine (…) que le
capitaine ait son uniforme un peu mouillé dans la tempête, c’est
normal”, a-t-il déclaré.
Pour l’instant, le capitaine du bateau France a bien du mal avec ses mutins. Pourvu que “fluctuat nec mergitur” aurait dit Triple-Pattes.
Pour en finir avec les poncifs sur l’immigration
Philippe Randa
Chronique de Philippe Randa publiée le 27 février 2009
Lorsque dans les années 1980, j’écrivais mon roman Poitiers demain,
la guerre ethnique me paraissait inévitable et je bâtissais alors un
scénario sur cette conviction : les populations en majorité africaine
et nord-africaine qui arrivaient toujours plus nombreuses sur notre
continent allaient immanquablement provoquer une violente réaction de
rejet de la part des Européens.
Il est toujours périlleux d’affirmer
ce que sera l’avenir et on ne peut donc repousser cette perspective,
toujours possible. Seulement, je n’ai plus, pour ma part, une telle
certitude.
Ce qui me semble le plus plausible, au regard des vingt
dernières années et au constat des sociétés européennes actuelles,
c’est que se met en place, progressivement, non pas la société
multiraciale dont on nous rabat tant les oreilles, mais une société
multiraciste, faite de quantité de ghettos : ethniques et religieux,
bien sûr, mais aussi et surtout financiers. Cette société multiraciste
se construit peu ou prou sur le modèle de celle des États-Unis
d’Amérique, ce qui ne signifie pas forcément qu’elle sera ou restera à
jamais un clone de l’American way of life.
Les idées
préconçues, fausses ou obsolètes sont sans doute les pires maux en
matière de débat, bien sûr, mais surtout pour trouver et appliquer des
solutions rapides et acceptables par tous aux problèmes posés.
En finir avec les idées préconçues
D’abord,
celle d’un homme blanc coupable, forcément coupable, de racisme
vis-à-vis d’un homme d’une autre couleur qui ne serait que victime, sa
victime, forcément victime, toujours victime. Un tel concept est
d’ailleurs d’un racisme évident, puisqu’il sous-entend que les
non-Européens ne sont capables que de subir.
Une autre idée
préconçue est celle de l’immigré non-européen, avide de s’intégrer à la
civilisation occidentale. Encore une fois, c’est mettre cette
civilisation-là « au-dessus » de toutes les autres, ainsi que se
justifiaient les colonisateurs européens du XIXe siècle.
Une telle
démarche sous-entend implicitement aussi que la civilisation
occidentale est, non pas seulement la plus puissante, mais surtout la
seule qui doit servir de modèle au reste de l’Humanité. Une idéologie
très « à gauche » sur l’échiquier politique dont Léon Blum se fit le
chantre en proclamant qu’il fallait apporter la civilisation aux
peuples qui ne la possédaient pas.
Seule différence aujourd’hui, on
n’apporte pas « notre » bonheur chez les autres, ce sont les autres qui
viennent soit-disant s’en repaître chez nous. Seulement, la majorité
des immigrés ne tient pas, et c’est tout à l’honneur de ces derniers, à
oublier son identité, ne méprise pas sa civilisation et n’a donc pas
forcément envie de s’intégrer à la nôtre.
En finir avec les idées fausses
Parmi
celle-ci, celle d’une race blanche bientôt disparue, parce que malade
de dénatalité. Elle serait submergée par les autres races, beaucoup
plus prolifiques. C’est oublier qu’il n’y a jamais eu autant,
quantitativement, de « Blancs » – comme de toutes les autres races – de
par le Monde depuis le début de l’Humanité… et que l’on sache, aucune
race ne prône, et n’a jamais prôné d’ailleurs, l’extermination totale
d’une autre. Des civilisations ont disparu, jamais des races.
Lorsque Claude Bébéar, ex-Pd-g d’AXA, affirmait lors de l’université du Medef en 2002 que « la
race blanche est en train de se suicider en raison de sa faible
démographie et (…) qu’il y a un véritable suicide par les taux de
natalité », il ne fait que renforcer, en fait, l’idée que c’en
est fait de cette « race-là » et que seuls les racistes – totalement
diabolisés par ailleurs et donc sans pouvoir – peuvent le déplorer. Ce
n’est pas l’Humanité qui va disparaître puisque la « fécondité » des
autres races, africaine et asiatique, est extrêmement forte, alors où
est le problème ? Si on en trouve un, c’est que l’on est raciste : on
ne conçoit que la couleur de la peau et non l’espèce humaine dans son
ensemble.
D’ailleurs, Claude Bébéar avait poursuivi son analyse de
façon parfaitement logique en appelant au renouveau de la natalité
(sous-entendue européenne) par un surcroît d’immigration. On connaît le
« baiser qui tue », voilà désormais « l’aveu qui tue ».
Il est
également nécessaire de relativiser la « fécondité » des peuples :
ceux-ci ne sont prolifiques que tant qu’ils sont pauvres : les immigrés
africains ou asiatiques qui se sont implantés en Europe limitent dès la
deuxième ou troisième génération le nombre de leurs enfants, ramenant
celui-ci au même niveau que les Européens « de sang ». Certes, il en
vient toujours d’autres d’Afrique ou d’Asie, mais on assiste désormais,
à défaut encore d’une nécessaire réglementation des frontières – leur «
fermeture » est un non-sens et leur « étanbchéïté » parfaitement
utopique –, à une prise de conscience de tous les gouvernements
occidentaux sur la nécessité d’arrêter cet afflux exagéré et par trop
déstabilisant de populations étrangères.
Ne serait-ce que parce que
les Africains ou Asiatiques naturalisés connaissent tout naturellement,
en la matière, les mêmes craintes et les mêmes angoisses que les
Européens. Eux aussi sont, de fait, « logés à la même enseigne » :
comment ne réaliseraient-ils pas qu’ils pourraient perdre tout ce
qu’ils ont acquis s’ils doivent travailler, eux aussi, pour subvenir
aux besoins de toujours plus d’immigration ?
Ces Européens « de sol
» ont même un avantage indéniable sur les Européens « de sang » : ils
connaissent leurs ex-compatriotes, savent leurs véritables motivations
ou leur aveuglement sur les réalités de l’Occident et n’ont aucun
sentiment de repentance à leurs égards.
On peut par ailleurs
déplorer la loi sur l’avortement, mais elle est applicable pour tous et
les immigrés non-européens n’y sont pas plus insensibles que les
Européens de souche.
En finir avec les idées obsolètes
Au
début des années 70, il est vrai « qu’un million d’immigrés », c’était
« un million de chômeurs français », ainsi que l’affirmait un slogan du
Front national de Jean-Marie Le Pen. Mais c’est qu’alors, les Gaulois
avaient honte de ne pas avoir de travail ; ils avaient honte de vivre
de la charité publique, rebaptisé « Assedics » et les Grands Manitous
de l’économie donnaient le travail – leur travail, considéraient-ils à
juste titre – à des populations qu’ils pouvaient ainsi sous-payer.(1)
Près
de quarante ans plus tard, les Gaulois n’ont plus honte de vivre de la
charité publique et la notion même de travail horrifie généralement la
plupart d’entre eux. Que des millions d’immigrés soient directement
passés à la case « charité » sans être passé par la case « travail »
est une autre question.
« Laissez venir à nous les esclaves… »
Lorsque
l’ancien Premier ministre Alain Juppé déclarait que l’Europe avait
besoin de « plus » d’immigration, il n’avait pas tort, à condition de
s’entendre sur « quelle » immigration. Car l’immigration dont tous les
pays ont besoin est toujours une immigration qualifiée, capable
d’occuper des emplois extrêmement spécialisés.
Il est certain que
voir des immigrés occuper des emplois de caissières ou de vigiles dans
les grands supermarchés est non seulement un non-sens, mais surtout un
scandale.
Un non-sens vis-à-vis de nombreux Français de souche qui
pourraient occuper ce travail – mais qui préfèrent les avantages des
Assedic ou du RMI – généralement sous-payé et de ce fait, un scandale
d’un point de vue moral : c’est exploiter volontairement un immigré qui
a une rélle volonté de s’intégrer avec dignité et ne peut vivre
décemment, du moins comme on l’entend dans nos sociétés, avec un tel
salaire, même si sa vie est toutefois préférable à celle qu’il
connaîtrait dans son pays d’origine.
Dans l’esprit d’Alain Juppé, le « besoin d’immigration » de la France était surtout un « besoin d’esclaves ». Ni plus, ni moins.
S’il
est concevable, juste et indispensable, non seulement de contrôler
sévèrement l’arrivée de nouveaux immigrants, de débusquer et de
renvoyer sans autre forme de procès dans leur pays d’origine(2) tous
les clandestins parvenus à s’introduire sur le sol européen, et de
renvoyer les immigrés ne disposant que de simples contrats de travail
au terme de ceux-ci – si, évidemment, ils ne sont pas renouvelés par
l’employeur –, il est stérile et injuste de penser à remettre en cause
la présence de ceux qui ont été légalement naturalisés. La
rétroactivité des lois est toujours odieuse.
D’autant que parmi les
millions d’immigrés naturalisés, nombreux sont ceux qui ne sont
nullement intégrés, et qui ne le seront jamais. Ces immigrés-là, dans
une société qui supprimerait à tous, sans distinction, le réservoir
démesurément gonflé par la démagogie des politiciens, des subventions
et allocations en tous genres, n’auraient bien souvent aucun intérêt,
donc plus aucune envie, de rester sur notre sol.
C’est bel et bien l’État-providence, comme l’écrivait Alain Dumait, alors directeur de l’hebdomadaire Les 4 vérités-Hebdo,
qui favorise l’immigration. C’est également l’État-Providence qui a
réduit le « Gaulois » à l’assistanat des Assedic et du RMI, ces deux
mamelles des sociétés contemporaines. La société multiraciale que
préconisent certains n’aboutirait, en fait, qu’à une nouvelle race de
médiocres, toutes ethnies confondues.
On peut bien discourir à
l’infini sur la nécessité de la « préférence nationale » ou de la «
société multiraciale », les réalités, elles, ont toujours plus forces
de lois que les utopies.
C’est pour cela, d’ailleurs, qu’elles font si peur.
Notes
(1)
Et aujourd’hui que les ex et nouveaux immigrés coûtent cher, aussi
chers que les Gaulois, les Grands Manitous de l’Économie délocalisent
le travail, loin de la France et de ses lois sociales.
(2) Lorsque
des immigrés clandestins refusent de reconnaître leur pays d’origine,
mentent sciemment sur celui-ci ou revendiquent un droit d’asile sous de
fallacieux prétextes de persécutions, ils pratiquent tout bonnement un
chantage odieux, digne du premier terroriste venu. Tous les
gouvernements, de par le monde, admettent qu’on ne négocie pas avec les
terroristes, quels qu’ils soient, quelles que soient leurs motivations.
De la même façon, on ne doit pas négocier avec de tels gens. S’il y a
le terrorisme du sang, il y a aussi celui de la charité. L’un et
l’autre sont tout aussi innacceptable.
vendredi 27 février 2009
André Gérin interdit le lancer de cailloux
Le maire communiste version faucille et marteau échaudés de Vénissieux dans le Rhône, André Gérin vient de prendre un arrêté qui, c'est certain, va faire réfléchir à deux, voir trois fois, les " jeune's " qui auraient des idées de caillassage à l'encontre des tramways dans sa ville.
Son texte placardé un peu partout interdit de caillasser les tram '. C'est un peu comme si un arrêté de la mairie de Corléone interdisait la mafia !
Sûr, ça produit quelques excès...de rire. Vous pensez bien qu'au lieu d'inciter les " jeune's " à rester assis devant leurs écrans à regarder les clips de rap et de R'N'B', le texte municipal va faire des nouveaux adeptes de l'Intifada !
En sa qualité de communiste stalinien va-t-il proposer aux contrevenants le choix entre la carte du Parti et le camp de travail ?
Yann Redekker
Le Parti de la France
Bernard Antony
Allocution de Bernard Antony lors de la conférence de Carl Lang le 23 février 2009
Cet intitulé est magnifique. Rien de moins partisan ! C’est la France
que nous aimons, cette belle patrie, cette magnifique communauté de
destin, conçue il y a quinze siècles, élaborée, agrandie au fil du
temps par nos rois, continuée à travers tant de tragédies sous les
républiques et les deux empires, jusqu’à hélas sa dislocation continue
depuis plus de soixante ans ; ce phénomène que j’ai, dès 1976, décrit
et appelé le génocide français, génocide spirituel, culturel, physique
enfin ; génocide sous anesthésie par changement de la substance de
notre peuple par la conjugaison d’une « immigration-substitution » avec
la culture de mort et la banalisation étatiquement voulue et encouragée
de l’avortement.
Le Parti de la France, c’est enfin le mouvement
dont la France, mais aussi l’Europe et le monde ont besoin dans la
clarté des idées et des projets.
C’est le choix de la fidélité aux
valeurs judéo-chrétiennes universelles du Décalogue incarnées dans
notre civilisation, enrichies par les immenses apports philosophiques
et culturels de nos racines grecques et latines, mais aussi celtes et
germaniques et je n’oublie pas la belle et très antique spécificité
basque.
C’est aussi la conscience de ce que les ruisseaux de ceux
qui, poussés par l’oppression ou la misère, et venant chez nous
partager notre destin, ont apporté au grand fleuve gallo-romain :
slaves, arméniens et juifs mais aussi africains, nord-africains et
indochinois ayant aimé et combattu pour la France comme le grand
Bachaga Boualem ; ayant enrichi sa culture, comme Bergson, Proust,
Robert et Raymond Aron, et aussi, la grande philosophe et mystique
défendant la bienfaisance de l’enracinement, hélas morte trop tôt en
1943, Simone Weil.
Et y a-t-il eu plus bel illustrateur de l’esprit
français que l’antillais Alexandre Dumas ? Je pense beaucoup aussi en
ce moment à ce très grand sociologue, penseur politique, écrivain et
poète qu’était notre ami le guadeloupéen Jules Monnerot, médiatiquement
et universitairement relégué parce qu’à la différence d’un aimé Césaire
il avait quitté l’utopie du communisme pour défendre la patrie
française et devenir un des maîtres à penser de la droite nationale.
Défendre
notre identité française, européenne, chrétienne alors qu’elle est si
violemment piétinée au moment où l’on exalte toutes les autres, ce
n’est pas pratiquer un mauvais repli identitaire, cela ne relève
d’aucune xénophobie, c’est assumer notre devoir de piété filiale et
parier sur l’avenir de notre peuple et de notre civilisation.
Faut-il
le dire, si l’appartenance française n’est pas une affaire de couleur
de peau, devrions-nous être désormais complexés du fait que nous,
français, sommes essentiellement européens et de race blanche ? N’y en
a-t-il pas assez de cette culpabilisation que l’on injecte sans cesse à
nos enfants, à l’école et dans les médias, pour amollir les cerveaux et
conditionner notre peuple à l’acceptation de l’esclavage ?
Pourquoi
ceux qui ne se sentent pas français ne vont-ils pas exercer leurs
talents ailleurs ? A destination de celles et ceux qui nous infligent
l’inversion raciste de l’obamaoisme, nous disons qu’il est odieux de
priver l’Afrique de leurs compétences. Il faudrait en effet savoir
rendre les Africains, ministres, préfets et médecins, à l’Afrique où
ils ont abandonné leurs peuples.
Le Parti de la France défend bien
sûr la fidélité à ses racines vitales, à ses principes de vie, mais
cela ne relève d’aucun passéisme. Faire monter la sève, ce n’est pas
aimer les branches mortes. Disons-le clairement, nous ne cherchons pas
à vider les querelles, les guerres fratricides du siècle précédent.
Le monde a fantastiquement changé en cinquante ans, regardons où sont les masses démographiques, les puissances et les menaces.
Considérons
aussi l’instinct de mort qui fait brandir à nouveau dans nos rues les
drapeaux rouges de l’immense abomination communiste, les drapeaux noirs
des terrorismes anarchistes, et, plus grave encore peut-être, les
drapeaux des organisations islamistes.
Alors bien sûr, nous ne nous
sauverons pas seuls et si nous ne voulons pas de cette Union Européenne
soviétoïde, nous ne prônons pas un retour, ce serait aussi absurde
qu’illusoire, sur les modèles passés d’un nationalisme qui ne fut pas
d’ailleurs sans graves défauts. Notre nationalisme moderne n’est que
l’expression d’un patriotisme français et civilisationnel en alerte
devant les menaces génocidaires.
Avec Carl Lang, nous avons depuis
longtemps vérifié notre accord sur l’essentiel : la survie de la
patrie, le respect de la vie innocente de la conception jusqu’à la mort
naturelle; la défense des droits de la famille ; celle des libertés de
l’enseignement ; de la séparation de l’école, comme d’ailleurs de la
justice, des carcans et des lobbies idéologiques ; le respect de la
dignité humaine et des personnes dans les médias ; les libertés du
travail, la rénovation des rapports sociaux, une autre loi sur la
représentativité syndicale ; l’abolition des lois de police de la
pensée aux effets si pervers, la lutte contre l’inversion raciste et
morale du néo-totalitarisme.
Le vingtième siècle a été celui des
grands totalitarismes et monstruosités exterminationnistes, du nazisme
heureusement mort et celles du communisme toujours subsistant avec la
mutation de ses virus criminogènes ; et n’oublions pas
l’exterminationnisme islamo-turc du génocide des Arméniens et autres
chrétiens.
Aujourd’hui nous devons faire face à la corrosion de
notre esprit public, à l’amnésie de notre mémoire, à la perte de notre
identité, à la dissolution de nos énergies et de nos intelligences et
sur nos décombres, à l’immense menace du totalitarisme de l’idéologie
islamique.
Plus que jamais il faut lutter : notre combat est celui
de la vie, de l’amour, de la vérité et de la liberté. Pour cela allons
partout par les chemins prendre le Parti de la France.
RESF 67: Le Réseau d’éducation sans frontières du Bas-Rhin soutien les immigrés clandestins
Article de Patrick Binder, président du groupe FN à la Région Alsace publié le 23 février 2009
A Strasbourg, le RESF a une fois de plus manifesté son soutien à des immigrés clandestins devant la Préfecture avec la présence de 3 élus de la Ville : l’adjoint Alain Jund et les conseillers Eric Schultz et Emmanuel Jacob. Ces élus soutiennent l’immigration clandestine donc illégale, ils doivent être déchus de leur mandat !!!
Je
rappelle qu'un étranger en situation irrégulière est un étranger
résidant sur le territoire national tout en étant dépourvu de titre de
séjour en règle. Les étrangers en situation irrégulière sont désignés
sous le nom de "sans-papiers" ou de "clandestins". Il s'agit donc
surtout, de relever le caractère illégal de leur présence sur le
territoire national!!!
Selon la Commission d'enquête sur les
régularisations d'étrangers en situation irrégulière du Sénat français:
« ... l'expression « sans-papiers » souvent employée pour désigner ces
étrangers n'est pas neutre. Elle peut en effet laisser penser que
ceux-ci sont des « victimes », privées d'un droit par l'administration
alors qu'il s'agit d'étrangers séjournant irrégulièrement en France. »
Le débat se pose donc en terme d'un soutien apporté à une situation
illégale, à un comportement en dehors du respect de la loi, et qui donc
à terme est générateur de désordre.
La situation économique et
sociale de notre pays ne nous permet plus d'accueillir toute la misère
du monde. Bien sûr, personne ne peut rester insensible à la situation
de cette famille d'origine bosniaque ou de bien d'autres. La seule
solution est d'assurer le développement économique, intellectuel et
financier de ces pays.
Face au Réseau Educations Sans frontières, je tiens à saluer la réplique du Collectif Expulsion sans Frontières! http://www.expulsionsansfrontieres.org/
De quoi s’agit-il exactement ?
Tout est dans le titre ! Notre sol est occupé actuellement par un nombre indéfini d’immigrés clandestins, mais que les estimations les plus basses fixent à 300 000. Selon les jours, ce sont des centaines ou des milliers de clandestins qui violent nos frontières.
Face à cela, les différents gouvernements ont jusqu’alors fait preuve du plus grand laxisme, puisqu’on expulse chaque année moins d’immigrés clandestins qu’il n’en est rentré durant le même laps de temps. Le Collectif, le CESF, se fixe donc un 1er objectif lequel est, dans le cadre de la loi, de soutenir toutes les actions, toutes les procédures, toutes les enquêtes, permettant d’expulser un immigré clandestin.
Pour combattre efficacement l’immigration clandestine, il faut agir sur 2 autres fronts :
1. Il s’agit des mafias qui moyennant finances font entrer chez nous ces clandestins. Il s’agit là d’un travail de police.
2.
Il s’agit des groupes de soutien à l’immigration clandestine. Au 1er
rang de ceux-ci, on trouve le Réseau Education Sans Frontières. Ce
groupuscule viole les lois de la République française et notamment
l’article L622-1 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du
droit d’asile qui stipule : “Toute personne qui aura, par aide directe
ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l’entrée, la circulation
ou le séjour irréguliers, d’un étranger en France sera punie d’un
emprisonnement de cinq ans et d’une amende de 30 000 euros.”
Il
faut donc mener une campagne d’information auprès du plus large public
et notamment des parlementaires, pour obtenir la dissolution de ce
groupe et, le cas échéant, la condamnation de ses membres ou de ses
sympathisants qui auraient contrevenu aux lois.
Il faut
aujourd’hui regarder honnêtement la réalité en face et se rendre compte
que la misère existe en France, ici à Strasbourg comme à Mulhouse, et
qu’elle touche souvent des Français, des Alsaciens de souche, et
qu’ajouter de la misère à la misère, relève d’une grave
irresponsabilité. Enfin, la plupart de ces gens qui se disent de gauche
ne veulent pas voir que les premiers satisfaits de l’arrivée de
clandestins sont les patrons voyous avides à la fois d’une main d’œuvre
exploitable au noir mais aussi d’une main d’œuvre régularisable capable
de faire pression à la baisse sur les salaires.




