Commando_1Cela fait des années, en gros vingt, que l'ensemble des médias audiovisuels et même écrits se perdent en amalgame sémantique en ce qui concerne les délinquants, les casseurs, bref les voyous en les dénommant tout simplement " jeunes " : ce qui semble vouloir dire que la jeunesse de notre pays est composée en grande majorité d'énergumènes dont la seule occupation véritable et de casser et brûler des voitures, piller des magasins, pratiquer la conduite " rodéo " ou encore s'amuser avec des autres " jeunes " du sexe opposé !

Ce qui est quelque peut insultant pour tous nos adolescents et adultes jeunes - de vrais cette fois ci - qui s'engagent avec vigueur et hargne soit dans les études soit dans le milieu professionnel mais, faut le reconnaître, ce qui est une facilité extrême pour les journalistes qui ainsi n'ont pas à faire de différence de traitement. C'est sûrement en raison de l'égalité républicaine...

Mais il n'y a pas qu'au sujet de la jeunesse que les expressions journalistiques me gênent. Ce soir sur France 3 dans un sujet consacré au procès d'Yvan Colonna, les professionnels de la presse, mais également les avocats de la défense du berger de Cargèse, ont tranquillement parler d'un " commando " pour désigner les membres de l'équipe d'indépendantistes corses qui ont participé à l'exécution du préfet Erignac. Or, un " commando " pour moi reste un détachement d'hommes entrainés pour servir une cause digne et non pas pour assassiner un homme par  de trois balles de calibre 9 mm dans la nuque.

Lorsque je pense " commando" c'est l'image de soldats qui me vient à l'esprit et non pas celle d'une bande d'assassins qui, par un abbatage sauvage d'un homme, ont crus faire avancer leur cause.

L'assassin de Claude Erignac n'est en rien un commando et il ne le sera jamais qui qu'il soit.

Yann Redekker