PernautJDD

édition du 13 mars 2009


Le ou les auteurs des menaces de mort destinées à Nicolas Sarkozy et à des élus UMP, ont encore frappé: Jean-Pierre Pernaut, présentateur du JT de 13 heures sur TF1, a reçu jeudi une missive accompagnée d'une balle de 9 mm. L'enquête s'est complexifiée cette semaine: une lettre, signée par la "cellule 34", demande la libération d'Yvan Colonna, de Julien Coupat et de Jean-Marc Rouillan.


Le ou les corbeaux, auteurs des lettres de menaces de mort envoyées ces derniers jours aux élus UMP, ont encore frappé. Après les hommes politiques, les sympathisants du parti majoritaire sont visés. Selon Europe 1, le présentateur Jean-Pierre Pernaut a reçu jeudi une missive accompagnée d'une balle de 9 mm. La police a confirmé dans la matinée l'information. Par ailleurs, RTL a indiqué que Nicolas Sarkozy a reçu une seconde lettre, mais cette fois sans munition.

Le courrier, nommément adressé à Jean-Pierre Pernaut, a été envoyé au siège de la première chaîne de télévision. Selon Europe 1, il s'agit de la même lettre que celles qui ont été envoyées depuis un mois au président de la République, Rachida Dati ou encore à Alain Juppé. La semaine dernière, les enquêteurs avaient soupçonné, puis interpellé, un homme dénoncé par sa femme. Après 34 heures d'une garde à vue, dont les conditions ont été dénoncées par son avocate, le suspect a été relâché.

La police a enfin un nom

Mais cette fausse piste présumée a permis, paradoxalement, de faire avancer l'enquête. Au début de la semaine, l'avocate de l'homme interpellé a reçu une missive du ou des corbeaux présumés. La lettre commence par "Désolé pour votre client", avant de revendiquer les menaces de mort. La lettre, qui ne comporte pas de balle, réclame, entre autres, la suppression de la loi "Création et Internet" ou la libération de l'ancien activiste d'Action directe Jean-Marc Rouillan, du militant d'extrême-gauche Julien Coupat et d'Yvan Colonna. Trois figures au centre de l'actualité judiciaire.

Pour brouiller un peu plus les pistes, le courrier destiné à Jean-Pierre Pernaut a été posté dans l'Hérault - ce qui n'est pas le cas des autres -, le département où habite le suspect interpellé la semaine dernière. Les hypothèses qui découlent de ces nouvelles données peuvent être nombreuses. Seule chose de sûr, le ou les corbeaux présumés se sont donnés un nom qui risque d'occuper la scène médiatique: "les 1000 combattants de la cellule 34".