JMLP_3Front National

Discours de Jean-Marie Le Pen prononcé à Arras le 15 mars 2009

Mes chers amis,

Mes chers camarades,
 
C’est avec une joie toute particulière que je me retrouve aujourd’hui devant vous, militants sincères et chaleureux de la grande cause française, dans ce casino d’Arras, sous les auspices bienveillants du Beffroi et de la Cathédrale, témoins admirables du plus beau classicisme gothique et ferments éternels de notre civilisation.
 
Permettez-moi de remercier, comme il est d’usage, les différents services qui ont travaillé au bon déroulement de notre Convention, en la personne de leurs responsables :
- Eric Stalens, Directeur national du DPS,
- Yann Le Pen, Directrice des Grandes Manifestations,
- ainsi que les régionaux de l’étape, messieurs Bilde et Briois, conseillers régionaux du Front National, et tous ceux, qui à un titre ou un autre, ont contribué au succès de cette manifestation.
 
Mes remerciements s’adressent aussi à nos orateurs, dont vous avez pu apprécier la qualité et la détermination, à l’occasion de leurs interventions.
 
Enfin, ils s’adressent à vous tous, qui avez fait le déplacement et consenti aux efforts financiers nécessaires pour assister à nos travaux, vous sans qui notre action n’aurait pas ni relais, ni portée, ni flamme.
I- Oui, c’est une gageure, aujourd’hui, de se déplacer, à ses frais, en fin de semaine, pour assister à la manifestation d’une formation politique.
 
C’est une gageure, parce que pour la plupart de nos compatriotes, la crise est là et qui fait mal.
 
Chacun sait, chacun voit bien que le portefeuille se vide, que le chômage guette, que l’activité ralentit, bref que l’horizon s’assombrit.
 
Comme nous l’avions annoncé, en pure perte, une fois de plus, la France vit la pire crise économique qu’elle ait subie depuis un siècle.
 
Ce n’est pas un ralentissement, ce n’est pas une récession, c’est une véritable Dépression, dont la dimension dépasse probablement celle de 1929, pourtant restée dans toutes les mémoires.
 
Il n’est pas aisé d’en prendre conscience. D’abord, parce que le gouvernement ne cesse de vouloir la minimiser.
 
Contre tout bon sens, madame Lagarde, Ministre de l’Economie, a d’abord affirmé en octobre dernier que la croissance française se situerait entre 0 et 0,4% en 2009, alors qu’à ce moment-là, déjà, l’Union européenne parlait déjà de -1,8% et l’OCDE de - 1,9%.
 
En décembre, elle a évoqué un recul possible de -1%.
 
Désormais, le mensonge n’est plus tenable, et Madame le Ministre évoque un petit - 1,5%, inférieur aux prévisions de tous les organismes spécialisés.
 
Il en est de même pour le chômage : pour le quatrième trimestre 2008, on nous a d’abord annoncé la création de 50.000 emplois, avant de battre en retraite et d’évoquer 90.000 destructions d’emplois : un fameux écart de 140.000 postes, quand même….
 
 Venons-en au dernier mensonge sur l’emploi : celui qui prévoit seulement 300.000 chômeurs supplémentaires en 2009, alors que madame Lagarde sait bien qu’hélas, nous déplorerons au moins le double.
 
Concernant le déficit budgétaire, même politique des petits pas : d’abord, on nous a dit 3,8% du PIB, soit 56 milliards d’euros, puis monsieur Woerth, ministre du Budget, a parlé, fin février de 4,4% du PIB. Il y a une dizaine de jours, des indiscrétions laissaient entendre que le déficit serait supérieur à 5,5% du PIB, soit près de 100 milliards d’euros, c’est-à-dire 660 milliards de Francs !
 
On me dira qu’en période de crise, il faut que l’Etat dépense pour soutenir l’activité.
Mais le problème, c’est que les gouvernements français font toujours du déficit, que l’on soit en période de croissance ou de crise : la preuve, pas un budget n’a été en excédent, ni même à l’équilibre depuis 1980.
 
Et le déficit d’aujourd’hui, financé par l’endettement des collectivités publiques, c’est la dette de nos enfants demain.
 
A moins que les pouvoirs publics n’aient compris, comme nous au Front national, qu’une autre crise financière et monétaire, bien plus grave, se prépare, qui va survenir dans les mois qui viennent, ruinant toutes les banques, et peut-être tous les petits épargnants, et entrainant dans son sillage une explosion de l’inflation qui purgera les dettes des gouvernements laxistes.
 
Il serait injuste que grâce à l’inflation, la classe politique soit exonérée, demain, des responsabilités qui sont les siennes au titre de ses erreurs d’hier et d’aujourd’hui. D’autant plus injuste que la hausse des prix, en revanche, pénalisera une fois de plus les Français.
 
Formons le vœu que cela n’arrive pas, avec quelque chance d’être entendus par le Ciel, qui sait montrer de temps en temps que le pire n’est pas toujours certain.
 
On dit que gouverner, c’est prévoir. Or à la vérité, nos gouvernants n’ont pas vu venir la crise, ils n’ont pas prévu, ni son approche, ni sa gravité.
Pourtant, l’endettement massif des Etats pouvait le laisser prévoir tôt ou tard.
 
Celui des Etats-Unis, vertigineux, qui ont financé leur train de vie militaire, diplomatique et social en empruntant au reste du monde et d’abord à la Chine, usant et abusant du fait que le dollar est la monnaie de compte mondiale.
 
Celui de la France également, dont la dette publique est passée de 1980 à 2007 de 90 à 1200 milliards d’euros. Et encore ce chiffre de 1200 milliards d’euros n’est que le chiffre officiel. Si l’on compte la dette des entreprises publiques, qui seraient également à la charge du contribuable si elles venaient à s’effondrer, la dette totale est supérieure à 2400 milliards d’euros.
 
Et que dire du service annuel de la dette, qui a atteint le chiffre faramineux de 45 milliards d’euros l’année dernière !

 
La crise est l’enfant naturel du mondialisme, idéologie idolâtrant la mondialisation au lieu de la contrôler là où c’était possible, dans certains domaines liés à l’évolution des techniques et des technologies.

 
 Les apprentis-sorciers qui ont eu le projet de détruire les Nations pour construire le rêve cauchemardesque du village global, l’utopie d’un monde égalitaire - mais où tout de même, il y auraient des gens plus ou moins égaux - sans différence de race - mais où il y en aurait qui aurait le droit de se maintenir dans leur intégrité tandis que les autres seraient vivement encouragés à se métisser - , sans différence de sexe, ni de religion, ni finalement d’opinion, tous étant contraints, y compris par la loi et sous menace de sanctions pénales de croire à la vulgate antiraciste et de se soumettre à la Pensée Unique.
 
Ces apprentis-sorciers ont conduit le monde à sa ruine, les peuples à la misère et peut-être demain à la guerre.
 
L’Union Européenne a été, en ce qui nous concerne, l’un des vecteurs de cette abomination, sacrifiant à l’illusion qu’en unissant des faiblesses et en collectivisant les peuples d’Europe, on arriverait à créer un état oligarchique sur le modèle américain, sans voir, ou, pour certains en espérant la déréliction de la Nation, la suppression des frontières, la perte de notre souveraineté politique, militaire et monétaire en brisant le ressort national et l’homogénéité du peuple français, en voie lui-même de submersion par une immigration issue d’un tiers monde famélique et conquérant.
 
 Il était pourtant évident, comme nous le répétons inlassablement depuis des années, qu’une humanité qui était passée de 1 à 7 milliards d’habitants en un siècle, allait être profondément déséquilibrée. Dès lors, l’Europe, continent où la dénatalité fait des ravages, est le terrain d’expansion d’une immigration de plus en plus massive au fur et à mesure que la surpopulation des autres continents y aggrave une misère déjà latente.
 
Le vertige de la décadence s’est emparé des esprits et d’abord de ceux qui les gouvernent, élites corrompues et dominées par le prêt à penser de la Pensée Unique.
 
 Dans le même temps où se décomposaient les grands services publics, sous la pression extérieure ou la subversion intérieure, l’armée, l’éducation nationale, la moralité publique et privée se dégradaient sous l’impact des moyens modernes de communication, Télévision et Internet.
 
L’illusionniste qui nous tient lieu de Président, avait cyniquement emprunté le temps d’une fin de campagne, le discours national que, jusqu’alors, tenait seul, contre vents et marées, opprobres et persécutions, le Front National, Tête haute et Mains propres.
 
« Je ne laisserai pas le monopole de la Nation à l’extrême droite qui la défend si mal (sic) » déclarait-il publiquement.
La moitié de nos électeurs ont été trompés et ont cru émettre un vote utile en lui faisant confiance pour battre la candidate socialiste, abandonnant aussi la proie pour l’ombre.
 
Comme cela était prévisible, le candidat bardé de tricolore, n’a eu, une fois élu, de cesse de se dépouiller de sa défroque de théâtre pour faire une politique anti-nationale répétant la stratégie cinquante huitarde du Général de Gaulle, rappelé au pouvoir pour faire l’Algérie française, et qui, en cinq ans, a mis en place l’Algérie fellagha.
 
En y regardant de plus près, ils auraient, pourtant, dès la campagne présidentielle, pu voir que Sarkozy était un jeune cheval de retour, dans la politique de la Vème République depuis 35 ans.
 
Ils auraient pu voir aussi que comme Ministre d’Etat dans les 5 ans qui avait précédé le scrutin, il était l’un des premiers responsables de la politique de décadence avec laquelle il avait le culot d’annoncer une rupture.
 
Pour ceux-là comme pour d’autres, la vérité s’impose et l’on doit appeler un chat, un chat, déserteurs, ceux qui abandonnent le combat quand il devient plus difficile et moins rémunérateur, et traitres ceux qui n’hésitent pas à tenter d’affaiblir le mouvement national dans une période difficile de sa vie et de surcroit en période électorale.
 
Enfin, je qualifie de menteurs ceux qui, au pouvoir, n’hésitent pas à truquer les chiffres pour dissimuler l’ampleur de leurs erreurs.
 
Oui tout est faux, dans la communication gouvernementale :
 
- les chiffres des bilans bancaires, pour masquer l’ampleur du désastre,
- Les chiffres des prélèvements obligatoires, qui absorbent plus de la moitié de la richesse nationale.
- Les chiffre de la hausse des prix, évidemment supérieurs aux 2,8% de l’INSEE, que l’on constate en allant faire ses courses, en payant ses assurances ou allant faire le plein.
- Les chiffres de l’immigration, qui continue d’affluer au rythme effarant de 450.000 entrées réelles et définitives par an.
- Les chiffres de l’insécurité, deux fois plus importants que ce que l’on nous dit.
- Les chiffres de la population résidant en France, plus proche de 69 millions de personnes que des 63 de l’INSEE, à cause de l’immigration de masse.
- Les chiffres de la Richesse par habitant, bien moins élevée que ce qu’affirme l’INSEE, précisément parce que la population est beaucoup plus nombreuse qu’annoncée.
 
 Face à ce désastre, il ne suffit pas de dire, comme le font les ténors médiatiques du Gouvernement ou de l’UMP, que nous subissons la crise mondiale, que le gouvernement n’y est pour rien, que la France est prise dans une interdépendance dont l’origine est spontanée ou naturelle….
 
Ce discours-là, il ne remplit pas l’assiette des 5 millions de chômeurs réels du pays.
 
Il ne remplit pas le porte-monnaie des 7 millions de pauvres, des 5 millions d’attributaires de la CMU, du million de Rmistes, ni des 600.000 titulaires du minimum vieillesse.
 
Ce discours, il n’est plus accepté par la classe moyenne, vache à lait du prélèvement fiscal, qui n’arrive plus, depuis longtemps, à boucler les fins de mois.
 
Il n’est plus accepté par les artisans et commerçants, victimes des petits arrangements entre hommes politiques et distributeurs, et condamnés à la disparition par l’installation, demain, des super-marchés dans les centres villes.
 
Il n’est plus accepté par les paysans et les pêcheurs, professions en voie de disparition, par perte d’emplois ou par suicide, qui sont acculés à travailler à perte depuis 5 ans par les distributeurs qui les étranglent.
 
Il n’est plus accepté par les employés condamnés à l’interim et les ouvriers au chômage, qui voient bien qu’en 25 ans, la France est devenue un désert économique.
 
La liste est longue, mesdames et messieurs, des secteurs disparus :
-  Les mines de charbon, de fer, de bauxite
- La Sidérurgie
- La Métallurgie
- Les fonderies
- Les Constructions et réparations navales
- L’Armement
- Le Textile
- L’Industrie des Cycles et Motocycles
- L’Industrie des Produits Blancs :  machines à laver, réfrigérateurs…
- L’Industrie des Produits Bruns : appareils photos, Téléviseurs, matériel Hi-Fi
- L’Industrie du jouet
- L’Industrie de la chaussure
- L’Industrie des armes de chasse
- L’industrie horlogère
- Sans compter l’automobile, l’optique et la téléphonie qui entrent en agonie
- Et sans oublier, hélas, la pêche moribonde, et les 2/ 3 des secteurs agricoles, à l’agonie.
 
Examinons un peu ces deux derniers cas, particulièrement emblématique, de notre décadence.
 
Nous avions 5 millions de paysans en 1964. Après 45 ans de PAC, il n’en reste pas 600.000.
 
Et le pire est devant nous….
 
En effet,  en 2013, la France devra être en conformité avec les normes agricoles de l’Organisation Mondiale du Commerce...
 
Ces normes supposent le démantèlement de l’agriculture française et européenne, la baisse des aides directes et l’interdiction d'aider nos producteurs.
 
 On va ainsi détruire nos traditions locales, culturelles, culinaires, notre façon de vivre pour mieux nous préparer au grand métissage internationaliste afin d'être identiques en tous point du globe et nous satisfaire des standards de consommation fournis par le Nouvel Ordre Mondial.
 
Finis, les fromages au lait cru, réputés impropres à la consommation.
 
Fini le droit imprescriptible de chasse, car les bobos triomphent à Bruxelles !
 
C’est là une véritable opération de subversion révolutionnaire !
 
L’agriculture et le mode de vie rural sont au cœur de l’identité française. Nos paysages, nos terroirs, nos élevages et nos cultures sont le résultat de plus d'un millénaire de travail et d'attention. Ils sont le produit de la tradition renouvelée, celle qui prend le meilleur de la modernité. Cela s'appelle le génie, c'est quelque chose qui échappe aux écologistes de salon, plus rouges que verts.
 
Dès lors, les choses sont claires. Nous n’accepterons jamais la fin de notre paysannerie, la destruction calculée de "l'âme" de nos pays et la mise en danger de nos populations dans un contexte de crise alimentaire mondiale.
 
Quant aux pauvres pêcheurs, le prix insupportable du gasoil a un impact direct sur leurs revenus. Contraints par l’Europe de sélectionner les quantités et les prises, nos professionnels doivent pêcher plus et plus loin et donc consommer davantage de carburant et de temps.
 
Un cercle vicieux qui conduit à la faillite. S'ajoute aussi le problème du prix de première vente du poisson – c’est-à-dire le prix de vente aux grossistes - au même niveau depuis 20 ans !
 
Là encore, si pour les consommateurs le prix est cher, c’est-à-cause non des pêcheurs mais des distributeurs !
 
En un mot, si je devais résumer la situation de l’agriculture et de la pêche, je dirais qu’hier la France exportait son lait et ses poissons : aujourd’hui, elle est importateur net dans ces deux domaines.
 
Alors, mesdames et messieurs, il nous faut une fois de plus dire la vérité à nos compatriotes : les temps qui viennent s’annoncent difficiles, des réductions déchirantes de niveau de vie sont inéluctables, si l’on continue la politique suivie depuis 25 ans par la gauche et la droite confondues, la politique de suppression pure et simple de nos frontières physiques, commerciales, migratoires, sanitaires et internationales.
 
II- Cette politique de suppression de nos frontières, cette politique d’intégration mondiale de la France, elle n’est pas tombée du ciel. C’est l’Europe qui l’a mise en œuvre.
 
C’est pour cela que nous l’appelons « euromondialiste ».
 
Cette politique qui a fait la preuve de sa nocivité, de sa dangerosité, les Français l’ont refusée, le 29 mai 2005, en disant massivement non au référendum sur la Constitution européenne alors que l’immense majorité appelait, contre nous, à voter Oui.
 
Depuis, Nicolas Sarkozy a été élu, et il n’a de cesse de remettre sur les rails cette Europe supranationale, pourtant sans force, sans moteur, sans âme.
 
Il perd son temps, et le peu de crédit qui lui reste.
 
Car les Français, mesdames et messieurs, n’acceptent plus cette Europe-là.
 
C’est en effet la négation de la véritable Europe, que l’on nous impose au terme d’une véritable subversion des valeurs.
 
En effet, d’abord imaginée et présentée comme un trait d'union entre les peuples après les grandes guerres mondiales, l'Europe géopolitique a rapidement fait place à une Europe économique et matérialiste.
 
Ce fut, au lendemain de la seconde guerre mondiale, le début de notre décadence politique, militaire et morale, qui fut été accélérée par la décolonisation et la diffusion du poison gauchiste au sein des populations dans les années 1960.
 
Puis la société de consommation et de loisir a explosé. La recherche de nouveaux marchés a poussé à la mondialisation des économies, qui s'est accélérée, sous l'impulsion des multinationales.
 
Il fallait donc démanteler les frontières économiques, pour augmenter la satisfaction des besoins, pour abêtir les peuples par la publicité et le nivellement par le bas, au service exclusif des spéculateurs internationaux.
La classe politique a défendu et promu cette Europe-monde, ouverte à tous les vents du dumping monétaire, fiscal et social des pays à bas coût du travail.
 
Après la création d'un marché commun sans frontières, le projet de l’Union européenne consiste désormais à instaurer une dictature bureaucratique via le Super Etat européen.
 
Je l’avais senti, dès 1957, au début du processus, lorsque j’ai voté contre le Traité de Rome.
 
Oui, d'emblée, j'avais perçu les risques de dérive que ce projet portait en lui, à la lecture de ses promoteurs, les Monnet, les Coudenhove-Kalergi qui rêvaient de construire les Etats-Unis d’Europe, à l’instar des Etats-Unis d’Amérique.
 
Comme si l’on aurait pu réduire l’Italie à la Floride, l’Allemagne à la Californie et Paris à New York !
 
J’avais senti que la France, l’Etat, nos libertés, nos traditions, seraient bientôt dépecés puis engloutis dans un terrible malstroëm.
 
J’avais compris que nous risquions de perdre la maîtrise du processus, et c’est ce qui s’est passé, d’abord avec l'élargissement continu de l'Europe, l'Europe à 6, à 15, à 27, plus l’entrée de la Turquie qui est déjà programmée, et ensuite à cause de l'euro-jacobinisme, qui effectivement nous gouverne aujourd’hui.
 
De fait, depuis vingt ans, cette dérive centralisatrice, elle est là et bien là, quand 33.000 fonctionnaires européens nous dépouillent méthodiquement de tous nos instruments de gouvernement, de tous nos pouvoirs de décision, de toute notre liberté de choix.
 
On nous a pris notre pouvoir fiscal de décider l'impôt, notre pouvoir budgétaire, de dépenser notre propre argent comme nous le voulons, notre droit de battre monnaie et jusqu'au pouvoir de faire nos lois.
 
Et ce que nous percevons de l’Europe ne vient pas du Ciel, mais de ce que nous versons, nous-mêmes, nous, citoyens Français corvéables à merci, nous contribuables pressurables à merci !
Ce que peu de gens savent, c’est que notre contribution annuelle  à l’Europe sert avant tout à notre propre destruction.
 
L'idéologie libre-échangiste et arbitraire de Bruxelles va en effet démanteler notre modèle économique et social, un modèle fragile qui s'était bâti sur de difficiles compromis et qui est le fruit historique d'une longue lutte politique, populaire, scientifique et morale.
 
Notre pays s'est en effet construit grâce à la sueur, aux larmes et au sang versés par nos ancêtres, ces millions de Français qui au travers d'un labeur millénaire avaient forgé une grande nation et nous avaient doté d’un inestimable patrimoine commun.
 
Cet acquis, cet héritage est aujourd'hui sacrifié.
 
Jugez-en par vous-mêmes :
 
- l’Europe a rétabli le travail de nuit des femmes, pourtant aboli au XIXème siècle
- l’Europe a rétabli l’interdiction du travail le dimanche
- l’Europe autorise les ouvriers polonais en France à travailler aux conditions du droit social polonais.
 
L’euro, tant vanté par la classe politique avant sa création, dessine peu à peu un véritable cauchemar social.
 
L’abandon du Franc au profit de la monnaie unique a d’abord entrainé une hausse des prix sans précédent depuis sa mise en œuvre en 2001 : de 30 à 250% d’augmentation sur la plupart des produits de base !
 
Ce n’est pas tout. La surrévaluation de la monnaie unique, c’est-à-dire son cours de change trop élevé vis-à-vis des grandes monnaies étrangères, sanctionne nos exportations. 7 ans après l’euro, c’est la sixième année consécutive que notre balance commerciale nationale est lourdement déficitaire, alors qu’avant l’euro, elle était excédentaire.
 
 Enfin, déjà victimes d'un fiscalisme national délirant, nos compatriotes subissent de plus en plus le fiscalisme européen, rebaptisé « fiscalisme citoyen » dans le politiquement-correct bruxellois.
 
Toute la taxation verte, c’est-à-dire écologique, est d’origine européenne. Et on nous annonce pour bientôt un impôt européen sur le revenu !
 
Alors les choses sont claires, nous vivons l'insécurité économique et sociale au seul profit des entreprises multinationales.
 
Dans les faits, Bruxelles s’est fait le relais pur et simple de l'Organisation Mondiale du Commerce livrant ainsi nos entreprises et nos travailleurs à une concurrence internationale déloyale.
 
C’est dans ce cadre que s’inscrit le recours à l'immigration de travail et de peuplement, pour nous liquider.
 
Alors on nous dit qu’il y aurait une pénurie de main d'œuvre et que l’immigration planétaire permettrait de trouver une issue à la crise économique et démographique.
 
Avec l'instauration de la "carte bleue européenne", à l'image de la carte verte américaine, l'immigration légale est présentée par les européistes comme le moyen ultime de palier le manque de main d'œuvre qualifiée et une chance pour l'Europe en termes de renouveau démographique.
 
Ainsi au lieu de décider des politiques natalistes et une meilleure formation et orientation de la jeunesse, on fait appel à l'immigration dite légale alors que l'intégration des populations étrangères extra européennes est un échec constaté partout en Europe.
 
Cette immigration constituerait néanmoins, dit-on, un apport positif du point de vue économique, social et culturel.
 
Mais qui peut raisonnablement le croire ?
- La société s’est appauvrie, en raison notamment du poids croissant des immigrés qui sont à sa charge.
 
- En effet, nous avons accueilli 10 millions d’immigrés en 35 ans,
- L’immigration nous coûte 70 Milliards d’euros par an
 
Nos valeurs et notre religion sont remises en cause par celles des immigrants, nos équipement collectifs – crèches, écoles, logements – sont saturés, la paix civile est menacée partout, l’insécurité explose….
 
Qui peut croire, qui veut encore croire que l’immigration est une chance pour la France ?
 
A part les politiciens européistes, personne !
 
Dès lors, comme ce discours n’est plus tenable, on nous en sert un autre.
 
On nous a fait renoncer à nos frontières nationales, en échange, disait-on, d'une protection plus forte sur les frontières européennes.
 
Hélas, comme je l'avais là encore pressenti, nos nations ont été trahies.
 
En effet, quand nos frontières nationales sont tombées, avec le traité de Schengen, les frontières européennes extérieures, inexistantes, ne nous ont pas protégés, ni en Bulgarie, ni aux Canaries, ni nulle part...
 
Avec Schengen, l’Acte unique, Amsterdam, Nice, Lisbonne,  c’est la libre circulation des clandestins !
 
C’est en vertu de la suppression des frontières nationales et de la libre circulation au sein de l’Europe que les 1.400.000 clandestins régularisés en Italie et en Espagne entre 2004 et 2006 ont le droit de circuler et de s’installer librement dans toute l'Europe.
 
Outre l’immigration, l'espace Schengen permet aussi la libre circulation du terrorisme, du crime organisé et de tous les trafics. Ce n’est pas le projet européen de contrôle "Frontex", un nom qui sonne comme une marque de vaisselle, qui pourra se substituer à l’efficacité prouvée des contrôles étatiques et des frontières nationales.
 
 
Malgré cette incapacité flagrante à gérer l'immigration illégale et le crime organisé, il est prévu de transférer toutes les compétences en matière d'immigration à l'Union européenne. C'est le renforcement des pouvoirs d'une bureaucratie incapable ou complice de l’invasion.
 
Toute la législation européenne est immigrationniste, qui multiplie les obligations imposées aux Etats en matière de droit d’asile, de logement, d’éducation et de santé, sans oublier la sempiternelle consécration du droit au regroupement familial.
 
 Vous le voyez bien, mesdames et messieurs, l’Europe a ainsi aggravé nos maux : le déferlement migratoire, l’insécurité permanente, le chômage généralisé et la remise en cause de nos protections sociales.
 
Ce n’est pas le fruit du hasard.
 
Bruxelles veut supprimer les nations pour aller au bout de la logique euromondialiste.
 
Pour cela, il faut une Europe affaiblie, ayant perdu son âme et ravalée au rang de région de consommation de masse au sein de l'Etat-monde dominé par les puissances financières.
 
 La fondation de cette Europe passe donc par l'adoption d'une constitution ou de sa refonte en un Traité de Lisbonne. Un projet qui, clairement, démantèle le peu qui reste aux nations pour livrer les peuples et leurs richesses au nouvel ordre mondial.
 
Oui, mesdames et messieurs, nous subissons la dictature internationale de la consommation, nous subissons la gouvernance globale de l’hyperclasse mondiale, cette nouvelle classe dirigeante transnationale.
 
Ce pouvoir mondialiste est impitoyable, qui diabolise ou punit par les armes les peuples réfractaires comme la Serbie et Irak hier, peut-être l’Iran demain.
 
III- Alors me direz-vous, que faire ?
 
D’abord, ne pas se tromper….
 
La fausse opposition des altermondialistes, des internationalistes favorables au marxisme et au métissage obligatoire, comme le facteur du NPA, les Verts ou Bové, cette fausse opposition disais-je ne doit pas faire illusion.
 
Ceux-là aussi sont mondialistes, et même les précieux auxiliaires de l’idéologie mondiale, puisque grâce à eux, celle-ci a un versant de gauche.
 
Les altermondialistes, c’est-à-dire les mondialistes de gauche, sont des Tartuffe, et nous avons, nous, le devoir d’expliquer à nos compatriotes que le mondialisme est intrinsèquement pervers.
 
Oui, nous sommes des patriotes qui veulent sécuriser leurs peuples d'abord, plutôt que se lancer dans des aventures folles dont la course ne peut mener qu'au chaos.
 
La Patrie ne peut être sauvée que si l’on rompt avec les compromissions et les trahisons du système en place.
 
Ce n’est pas le cas, vous le savez bien, de Philippe de Villiers, qui, fidèle à ses habitudes, accroche à nouveau son petit tender derrière une locomotive milliardaire, même si celle-ci est, comme Ganley, suspecte d’être une officine américaine, et de surcroît favorable à l’entrée de la Turquie dans l’Europe et à la suprématie militaire intégrale de l’OTAN.
 
Avec le lapin chasseur à la sauce irlandaise, gare à l’indigestion !
 
Non, mesdames et messieurs, pour sauver notre pays, il faut d’abord être libre et indépendant.
 
Il faut ensuite que l’Etat soit l’Etat, qu’il soit présent comme une force protectrice, comme une force d’arbitrage, qu’il incarne, seul, le pouvoir légitime.
 
Or tout à l’inverse, il multiplie aujourd’hui les signes de faiblesse.
 
La crise sociale et politique a déclenché, aux Antilles, un processus révolutionnaire.
 
En effet, contournant les assemblées d’élus et les syndicats, un organisme de circonstance, bâti selon la technique des soviets, a conduit les évènements et contraint les autorités à négocier avec lui.
 
Le LKP et son chef Domota ont imposé, aux frais du contribuable, la signature des autorités politiques à un accord de 131 points, véritable inventaire à la Prévert.
 
Les syndicats patronaux les plus importants ayant refusé de signer, ils y ont été contraints par l’Etat qui l’a étendu à tous, alors que cet accord salarial avait été signé seulement par quelques syndicats ultra-minoritaires.
 
Cette attitude indigne des pouvoirs publics  renforce évidemment le risque de troubles majeurs dans les DOM-COM.
 
Après avoir tenu sous la menace et les violences, la population de l’ile, le LKP prétend aujourd’hui chasser de ce département français les entreprises qui n’obéiraient pas à ses oukases.
 
Si le pouvoir se couche, et il se couchera, comme il l’a toujours fait, l’incendie gagnera bientôt, après la Martinique et la Réunion, la Métropole.
 
 Alors, mesdames et messieurs, derrière nous et à notre appel, il faut que le peuple reprenne la parole. Et qui mieux que vous, militants et sympathisants du Front National, peut exprimer le sentiment des Français. Qui, mieux que vous, peut dire ce que nos compatriotes veulent et surtout ce qu’ils ne veulent pas !
 
Nous ne voulons pas d'une Europe cheval de Troie des fonds d'investissements anglo-saxons.
 
Ensemble, barrons la route aux banksters et autres requins de la finance internationale !
 
 
Nous ne voulons pas non plus d’une Europe-passoire, qui nous livre pieds et points liés au déferlement migratoire et aux groupes terroristes internationaux !
 
Ensemble, dressons l’étendard de la résistance, le drapeau tricolore face à l’invasion !
 
Nous ne voulons pas d’une Europe vassalisée, soumise à la volonté de puissance mondiale des Etats-Unis d’Amérique.
 
Ensemble, crions notre volonté d’indépendance, au nom de nos pères, au nom de nos fils, au nom de tous les nôtres !
 
En effet, depuis la création de la politique étrangère et de sécurité commune, notre défense est progressivement transférée vers l'Union européenne, c’est-à-dire vers l'étranger.
 
Mais l'Union européenne n'ayant pour vocation que d’être un morceau de l’Empire Global, pourquoi diable aurait-elle besoin de son indépendance diplomatique et militaire ?
 
Plus d’un millénaire d’indépendance nationale est donc en train d’être liquidé, et les exemples de notre abaissement abondent :
 
- tout d’abord, la participation aux guerres américaines d’Irak et d’Afghanistan,
 
- Ensuite la réintégration de la France dans l’organisation militaire intégrée de l'OTAN, qui parachève notre alignement, notre inféodation, notre vassalisation au Etats-Unis.
 
- Ensuite, la disparition programmée du siège français au Conseil de sécurité de l'ONU au profit de l'Union européenne.
 
La politique étrangère de l’union européenne consistera à faire un outil militaire commun, flanc occidental de la grande armée mondiale que dirigera demain Washington, au service d’ailleurs de ses intérêts exclusifs.
 
La médiation de la France, sa capacité diplomatique de règlement des conflits est ainsi peu à peu anéantie au profit du super Etat européen, vassal des Etats-Unis d’Amérique.
 
Est-ce cette Europe-là que nous voulons ?
 
Est-ce que nous acceptons cette déchéance militaire et internationale ?
 
Et au-delà de la Défense, est-ce que nous acceptons la décadence morale que l’on nous impose ?
 
Il suffit de lire les titres des rapports déposés par la commission culture du Parlement européen pour mesurer leur grande pauvreté et ainsi se rendre compte du mépris abyssal que les eurocrates portent au génie de la culture européenne et sa richesse infinie.
 
Bruxelles se soucie plus d'endoctriner la population par l’antiracisme militant.
 
La moitié au moins de la politique sociale européenne est consacrée à la lutte contre les discriminations raciales ou sexuelles.
 
Je vous le disais, tout est fait pour favoriser les immigrés, pour lutter contre les discriminations que subiraient les homosexuels ou les femmes, sans oublier les programmes d'éducation sexuelle, dès le primaire si possible.
 
L’Europe d’aujourd’hui, c'est la dictature des minorités, la discrimination de la majorité, la promotion d'une société de consommation permissive dans tous ces excès, jusqu'à vouloir punir ceux qui manifesteraient leur opposition au mariage homosexuel.
 
D’ailleurs, dans le vocabulaire européiste, on ne parle plus de parents, mais, je cite, « d’adultes civilement responsables d’un enfant mineur », ce qui ouvre évidemment la voie à l'adoption d'enfants par des adultes du même sexe.
 
Dès lors, mes chers compatriotes, les choses sont claires : l'Europe de Bruxelles est sans âme, sans identité et sans valeurs autres que celles d'un mondialisme uniformisateur et dégénéré.
 
Elle refuse même de préciser dans sa propre constitution qu'à la base de son inspiration se trouvent les racines chrétiennes de la civilisation européenne...
 
C’est là une lâcheté supplémentaire faite au nom de la tolérance et pour ne pas choquer les athées et les laïcs, mais surtout les populations non chrétiennes présentes sur le sol européen et les turcs, candidats à l'adhésion.
 
Sur la Turquie, Sarkozy a bien trompé son monde une fois de plus.
 
Il a laissé et même encouragé la commission Balladur à supprimer le referendum obligatoire qui avait été inscrit dans la Constitution française pour toute nouvelle adhésion à l'Union européenne après la Croatie.
 
 
Il est vrai que MM. Kouchner et Jouyet, respectivement ministre des Affaires Etrangères et secrétaire d'Etat aux affaires européennes sont de chauds partisans de la Turquie.
 
Dans cette course infernale vers la destruction de notre civilisation et des valeurs qui firent jadis sa grandeur : honneur, courage, travail, respect, foi, il n'est jamais trop tard pour agir.
 
Le NON irlandais, à la suite du NON français et hollandais, est le signal de départ pour la reconquête de notre souveraineté et de notre grandeur et pour l'instauration d'une autre Europe !
 
Notre position est claire. Durant toute cette campagne, et plus particulièrement à l’occasion de la fête de Jeanne d’Arc, dans quelques semaines, le 1er mai, retrouvons-nous, le plus grand nombre possible, pour dire Non, et même dix fois Non.
 
NON à l'Europe supranationale et bureaucratique !
 
NON à l’Europe de l’appauvrissement !
 
NON au Traité de Lisbonne !
 
NON à la Turquie dans l’Europe !
 
NON à Sarkozy !
 
OUI à l'Europe des Nations et des peuples libres !
 
Oui, mesdames et messieurs, nous pensons à une autre Europe, une Europe de la coopération entre les nations, une Europe des protections face à la mondialisation, une Europe des patries, une Europe puissante, indépendante et respectée englobant les nations du continent boréal de Brest à Vladivostok.
 
Nous revendiquons le génie européen, la civilisation de la liberté, le continent des hommes debout et des peuples libres, c’est-à-dire souverains.
 
Cette Europe-là, Europe du cœur et de l’histoire, des valeurs et des traditions,
 
Cette Europe des coopérations, faite par des Etats-nations qui conservent leur souveraineté, c’est-à-dire leurs pouvoirs politiques essentiels, nous la défendons bien sûr.
 
Cette Europe-là, elle va, comme disait le Général de Gaulle, de l'Atlantique à l'Oural, et même jusqu’à Vladivostok, dessinant l’arc septentrional de nos solidarités culturelles et de nos intérêts communs.
 
L’Europe, civilisation de la personne, née dans les Thing, assemblées germaniques d’hommes libres, il ya trois mille ans,
 
Cette Europe enrichie des cultures grecques et latines, magnifiée par le christianisme, sublimée par la Renaissance,
Cette Europe transmise de génération et génération jusqu’à nous et nos enfants, elle englobe bien sûr l’immense Russie.
 
La France, l’Allemagne, l’Italie, nous avons tous besoin des gigantesques ressources en énergies fossiles de la Sibérie.
 
La Russie, quant à elle, qui est entrée depuis longtemps dans la nuit glaciale de l’hiver démographique, a besoin d’hommes, d’ingénieurs, d’ouvriers, de colons, pour aménager l’espace sibérien et contenir l’expansion démographique naturelle de la Chine.
 
La grande Europe continentale a, incontestablement, la taille critique pour contrebalancer la superpuissance américaine, et contribuer à l’équilibre des forces qui est le meilleur garant de la paix mondiale.

 
Cette Europe du génie européen, cette Europe des peuples libres, elle repose avant tout sur la nation, fait de nature, fait de culture, fait de spiritualité.
 
En France, nous avons été les premiers à le comprendre. Et nous avons indiqué la voie.
 
 La nation est et reste, comme ce temps de crise le rappelle fort opportunément, le cadre le plus performant de l’intervention économique, le cadre le plus performant de mise en jeu de la solidarité sociale, le cadre le plus performant de protection de notre identité et de notre sécurité, de notre culture et de notre âme.
 
La nation, bafouée, méprisée, vendue, est de retour !
 
Rappelons, ensemble, à ceux qui prétendent nous gouverner, notre droit fondamental à disposer de nous-mêmes !
 
Imposons leur notre droit à rester nous-mêmes !
 
Loin des flux dangereux et malsains de la finance internationale, bâtissons l’économie nationale de marché dont nous avons besoin, pour assurer l’avenir de nos enfants !
 
C'est pour cette grande ambition Française, européenne et mondiale que nous menons le combat politique,
 
C’est pour l’amour de notre peuple et de notre terre, que j’appelle notre armée, l’ensemble de nos légions de militants et sympathisants, par delà les querelles d’hommes, par delà la lassitude, par delà les devoirs et obligations de chacun, à avancer en rangs serrés pour les batailles électorales de 2009 et 2010.
 
Que la Garde montre l’exemple au reste de l’armée !
 
Qu’elle montre à l’ennemi la détermination du Peuple de France !
 
 Vive la Victoire !
 
Vive le Front National !
 
Vive la France !