LefebvreFrédéric Lefebvre, le porte-parole et en même temps porte-flingue de l'UMP a déterré une nouvelle fois sa hache de guerre pour défendre son maître, et par deux fois dans la journée d'aujourd'hui. Invité ce matin de RTL, le député des Hauts-de-Seine s'est tout d'abord levé en bon bulldog de service face aux journalistes au sujet du récent déplacement du président de la République au Mexique. Mais le député Lefebvre s'est quelque peu emmêlé les pinceaux affirmant que Nicolas et Carla Sarkozy avaient bel est bien été invités par le président mexicain Felipe Calderon, que ce dernier n'avait pas pour autant puisé dans le porte-monnaie de son pays, et que donc il s'agissait bien d'une dépense réglée par Roberto Hernandez Ramirez, un milliardaire mexicain qui aurait trempé dans des affaires de drogue...

Bref, Frédéric Lefebvre a confirmé tout simplement ce que la presse raconte depuis la semaine passée. Puis au cours de ce lundi, comme l'affaire du bouclier fiscal est soudainement revenue au premier plan, grâce aux propos étonnant de certains membres de la majorité comme  Pierre Méhaignerie, président de la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale, qui a dit qu'il déposerait sous peu un amendement tendant à " faire participer les très hauts revenus à l'effort national " durant ces temps de crise, le porte-flingue de la Sarkozye est de nouveau sorti de ses gonds.

" Le bouclier fiscal, c'est un principe sur lequel nous n'entendons pas transiger " a dit le député des Hauts-de-Seine tout en affirmant que le bouclier fiscal avait permis à la France d'engranger de la " richesse collective " en incitant 9 % des expatriés fiscaux à rentrer au bercail.

La présidente du MEDEF n'aurait pas dit mieux... Au prochain remaniement ministériel, Frédéric Lefebvre sera assurément un ministre de premier-plan : un tel dévouement ne peut franchement demeurer sans récompenses.

Yann Redekker