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23/04/2009 – 15h00


Washington  (NOVOpress) – La Cour suprême américaine a été contrainte de se pencher mercredi sur un cas de discrimination raciale anti-blanche au travail provoquée par la terreur qu’ont éprouvée des employeurs à l’idée d’être accusé de racisme. Son issue pourrait modifier les politiques de discrimination positive (affirmative action) des employeurs, notamment publics, envers les minorités raciales.

En 2003, le département des pompiers de New Haven (Connecticut, nord-est) avait fait passer un test à ses 118 pompiers, dont 19 « Afro-Américains », pour sélectionner ceux qui pourrait bénéficier d’une des 15 promotions offertes. Mais aucun Noir ne faisait partie des lauréats. Craignant d’être poursuivis pour discrimination raciale, la ville et le département des pompiers ont alors décidé d’invalider les tests et de n’accorder aucune promotion sur la base de ceux-ci.

Quinze pompiers blancs - dont un Hispanique – qui attendaient une promotion après leur réussite aux tests ont décidé de réagir à la discrimination dont ils étaient ainsi victimes. Une première plainte déposée par un pompier blanc, Frank Ricci, a été rejetée en première instance puis en appel. Une cour fédérale avait estimé que le département des pompiers avait annulé ses tests « afin de se mettre en accord avec le Titre VII » de la loi de 1964 sur les droits civiques, qui interdit à un employeur d’embaucher, de licencier ou de promouvoir du personnel selon des critères raciaux.

« Il n’y avait aucun moyen de sortir de cette situation », a relevé le juge de la Cour Suprême David Souter parlant de « dilemme ».   Est-ce un cas de " discrimination raciale intentionnelle ou une action basée sur la conscience des obligations envers les minorités ? », s’est il interrogé le juge John Roberts, qui préside la Cour. Le juge Antonin Scalia a pour sa part reconnu que « des candidats qui étaient gagnants [aux tests] ont vu leur promotion mise de côté ». La décision de la Cour suprême est attendue dans quelques mois.

Et ce type d’imbroglios ne peut que se développer en France compte tenu de l’actuelle volonté gouvernementale de faire de la discrimination raciale anti-blanche – pudiquement dénommée « discrimination positive » - son cheval de bataille.