BrinksTremblay-en-France dans le département de Seine-Saint-Denis a, vendredi, été le théâtre de l'une des circonstances de la perte de repère inégalée qui désormais régit la vie en société. Le président nous assure que depuis qu'il est à l'Élysée l'insécurité est " sous contrôle ", qu'avec la surenchère législative destinée à mettre "au pas " l'ensemble des fauteurs de trouble sévissant en France, la sécurité des français, et des autres... est assurée. Or, l'attaque de Tremblay-en-France si elle est plutôt anecdotique démontre bien que le problème bien loin de se " régler " prend des formes nouvelles. 

Trois individus ont tenté de bon matin de dévaliser un fourgon la  Brink’s à proximité d'un du supermarché ED en aspergeant les convoyeurs de fonds de lacrymogène, obligeant ces derniers à faire usage de leurs armes. Blessés, deux des malfaiteurs s'enfuient et trouvent refuge dans un appartement d'un immeuble voisin. Les policiers, qui ont à cette occasion déployés d'importants effectifs, n'ont eu qu'a suivre les traces de sang laissés derrière eux par les trois personnes.

Or, les policiers furent , je pense, pas vraiment surpris de constater que les trois individus étaient âgés de 14, 15 et 16 ans ! Depuis quelques années on nous parle de la délinquence des mineurs, principalement lors des émeutes et agressions de groupe, petite nouveauté, ils s'attaquent à présent sans l'aide de " grands frères " à plus consistants.

Petite précision, les trois jeunes garçons sont tous issus de communautés immigrés. Mais, bien sûr, il ne faut pas trop l'ébruiter.

Yann Redekker