FofanaCe matin c'est ouvert à Paris le procès devant les assises pour mineurs à huis clos de  Youssouf Fofana et d'une trentaine d'autres prévenus accusés de l'enlèvement, de la séquestration avec actes de torture puis de la mort d'Ilan Halimi, un jeune homme de 23 ans de confession juive et apparemment agressé parce que juif. C'était prévisible que Youssouf Fofana, qui a depuis opté pour le radicalisme religieux alllait faire tout ce qu'il fallait pour porter le scandale.

C'est ce qu'il a fait dès son entrée en jeu puisqu'il a  a levé un poing vers le ciel en criant " Allah ackbar ". Collier de barbe et crâne rasé, l'ivoirien a continué dans le style en répondant qu'il se nommait " africaine barbare armée révolte salafiste " et qu'il était né le  " 13 février 2006, à Sainte-Geneviève-des-Bois ", date et lieu où le corps d'Ilan Halimi a été découvert.

Outre le fait que la France soit le lieu " d'action " de personnages de ce genre se revendiquant eux-mêmes comme étant des " barbares ", la tenue d'un tel procès est la preuve s'il le fallait encore que la haine internationalement portées à l'encontre d'une communauté particulière s'importe fort bien dans notre pays. Et depuis les opérations militaires d'Israël , que l'on peut réprouver ! la tension entre les communautés juives et musulmanes sont palpables, et le degré d'agressivité est encore monté d'un cran. Ilan Halimi a, et c'est revendiqué par Fofana et ses 26 complices, été martyrisés tout simplement par son origine, non pas pour une question de " territoire " comme on l'entend ça et là de la bouche de ceux qui essaient de trouver des excuses aux assassins.

Lors du " dénouement " tragique de l'enlèvement d'Ilan Halimi, c'est joué aussi aux yeux de tous le procès de la double-nationalité. Youssouf Fofana se revendiquant soudainement ivoirien avait pris la poudre d'escampette pour Abidjan, alors qu'il n'y avait pas mis les pieds. Ses parents étant de nationalité ivoirienne, Fofana prétendais donc l'être aussi. Le stratagème n'aura pas franchement fonctionné cette fois-ci, la justice de ce pays extradant l'homme de 28 ans vers Paris  début mars 2006. Si Youssouf Fofana a été renvoyé en France afin de rendre compte de ses actes devant la justice, combien de clones du chef de la " bande des barbares " ont profité, et profitent toujours de cette drôle de chose qu'est la double-nationalité ?

En favorisant l'immigration massive en France de populations doublement étrangère, par l'origine géographique et  par la culture, qui refusent clairement toute assimiliation ou simplement adaptation,   les dirigeants successifs de notre pays auront certainement permis ce drame.

D'ailleurs c'est dans cet esprit de dénonciation d'une situation qui n'a en rien changé depuis l'arrivée à l'Elysée de Nicolas Sarkozy qu'une délégation du Front National avait participée le 26 février 2006 à une manifestation parisienne à la mémoire d'Ilan Halimi.

Laissons le mot de la fin à l'avocate de l'accusé, Isabelle Coutant-Peyre, qui a l'occasion se fourre le doigt dans l'oeil : " C'est un être humain qu'on va juger. M. Fofana est maltraité par une campagne de marketing politique et religieux, il doit pouvoir parler  "...

Yann Redekker