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Le Figaro

édition du 12 juin 2009

Attaque à la hache. Cinq personnes portent plainte contre le rappeur pour agression. Le 31 mai au petit matin près d'une boîte de nuit du quartier de la Bastille, Joey Starr a attaqué à coups de hache le véhicule à bord duquel se trouvaient  les plaignants. Le chanteur a ensuite pris la fuite. Les cinq victimes ont immédiatement déposé plainte mais Joey Starr est hospitalisé  et ne peut être entendu par les enquêteurs, qui le convoque. Au cours de sa garde à vue jeudi 11 juin, il a reconnu les faits qui lui sont reproché, indique l'Associated Press. Il est condamné le 12 juin, en comparution immédiate, à deux ans d'emprisonnement dont 6 mois ferme.

Violences conjugales. Actuellement à l'écran dans «Le bal des actrices», Joey Starr a été condamné vendredi 13 février 2008 à trois mois de prison ferme et 2.000 euros d'amende pour des coups portés à son ancienne compagne, en août dernier. Dans l'après-midi, le ministère public avait requis une peine de 4 à 6 mois, en partie assortie du sursis. Leïla, la mère de ses deux enfants Matisse (3 ans) et Kalil (1 an) avait été frappée au visage, a été mordue à un doigt et s'était fait cracher dessus.

B.O.S.S. versus Hugo Boss. La société de prêt-à-porter Hugo Boss obtient en mars 2007 devant le TGI de Paris l'interdiction de la marque de vêtements, B.O.S.S, lancée par l'interprète de «Gare au Jaguarr». «Boss of Scandalz Strategyz» avait été déposée en 2004 pour toute une série de produits, dont 55 types de vêtements, notamment des costumes. «La marque B.O.S.S. est associée à la personnalité de son titulaire, M. Joey Starr, qui publiquement se veut provocateur et agressif alors que les produits Boss/Hugo Boss sont connus pour leur recherche d'un certain luxe et d'un certain classicisme», notera le tribunal.

Crachat sur des gendarmes. Joey Starr comparaît en avril 2003 devant le tribunal correctionnel de Paris pour avoir frappé et craché sur des gendarmes mobiles qui tentaient de s'interposer dans une bagarre l'opposant à son ancien garde du corps. Le rappeur est condamné à quatre mois de prison, dont un ferme.

Violences contre un animal. En 2002, La fondation Brigitte Bardot porte plainte contre le rappeur pour acte de cruauté. Elle lui reproche d'avoir frappé son singe devant les caméras de M6. Suivi par l'équipe de «Paris, les dessous de la nuit», Joey Starr assène trois coups de poing au primate qui poussait des cris. Le rapport de police observera que «le petit singe se tait dès qu'il voit le prévenu, semblant savoir ce qui l'attend». A la barre, Joey Starr assure que «les séquences ont été montées», que «le singe avait mordu». Il est reconnu coupable de «mauvais traitements» et doit payer une contravention de 750 euros, plus une amende de 9 000 euros pour détention d'un animal protégé.

Trafic de drogue. Le rappeur est arrêté dans le cadre d'une affaire de trafic de cocaïne. La perquisition permet de découvrir à son domicile, le 7 février 2001, cinq grammes de cocaïne, du haschisch, une arme de poing de calibre 6.35 approvisionnée et d'un lot de cartouches 45 millimètres Or Joey Starr de NTM ne possédait pas de permis de détention d'arme-. Le chanteur est condamné en comparution immédiate à un mois de prison ferme et immédiatement incarcéré pour détention d'arme et doit verser une amende de 100 000 francs. En 2002, il est condamné à 2.000 euros d'amende en tant que consommateur de cocaïne.

Agression d'un passant. Le 4 juin 1998, en sortant d'une boîte de nuit du IXe, le Bus Palladium, l'artiste donne un coup de poing à un étudiant après l'avoir frôlé avec sa voiture. Ce dernier, qui avait eu le malheur d'interpeller le rappeur, avait eu la mâchoire abîmée et une dent cassée Joey Starr écope en mai 2000 d'une amende de 12.000 francs.

Pitbull non autorisé. En février 2000, l'interprète «d'Authentik» doit s'acquitter d'une amende de 6 559 francs (1 000 euros) pour la détention de Storm, un pitbull non stérilisé qui avait tenté de dévorer le chien d'une passante à Saint-Ouen.

Violences sur son ex-compagne. Début 1999, son ex-compagne, l'ancien mannequin Jennifer Galin, qui souffre d'une double fracture du nez et de nombreuses ecchymoses porte plainte. Le tribunal correctionnel de Bobigny le condamne à six mois ferme pour «coups et blessures volontaires», le 16 juin 1999. Une peine qu'il purge dans le cadre d'une mesure de semi-liberté.

Agression d'une hôtesse de l'air. En 1998, le rappeur se moque de trois hôtesses de l'air dans un hôtel de Montpellier : «Air France, ce n'est plus ce que c'était et en plus, ils n'emploient que des boudins !» aurait lancé Joey Starr. L'une des hôtesses réplique au chanteur qui la gifle, lui crache au visage puis lui donne un coup de poing avant de lui lancer un livre. Joey Starr écope de deux mois de prison ferme et d'une amende de 30.000 francs (4500 euros).

L'affaire NTM. Lors d'un concert à la Seyne-sur-Mer, dans le Var, en 1995, le groupe NTM (Nique Ta Mère) déclenche la polémique en comparant les policiers présents dans la salle à des «fachos habillés en bleu». «Ils roulent par trois dans des Renault 19. Ils attendent que ça parte en couille pour nous taper sur la gueule! On leur pisse dessus…». Didier Morville, alias Joey Starr et Bruno Lopes, de son nom de scène Kool Shen, sont condamnés pour «propos outrageants», à 6 mois de prison dont 3 mois ferme, et soumis à une interdiction de concert de six mois. La sentence est allégée en appel, les deux membres du groupe récoltent une peine de deux mois d'emprisonnement avec sursis et une amende de 50 000 francs (7.500 euros).