Clandestins_natureIl y a un peu plus de huit jours, plus de 120 hommes, femmes et enfants venus de la lointaine Syrie étaient découverts sur une plage à proximité de Bonifacio en Corse. Ramenés assez rapidement sur le continent et placés dans divers CRA de l'hexagone, ces clandestins étaient tout aussi rapidement remis en liberté, les magistrats relevants des manquements aux règlements frisant l'amateurisme.

La semaine s'est déroulée sous les couleurs grises de la chevelure de l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin et de son combat personnel avec le Chef de l'État, de la terrible affaire Frêche du nom d'un rescapé languedocien du maoïsme, de la découverte des pédales tueuses de Toyota puis, il y a eu le retour du froid et de la neige...

Des 123 clandestins on en parle plus. Ils sont peut-être repartis vers leur pays ? Ou, plus probablement, des personnalités du spectacle, ceux là même qui sont à toutes les manifs en faveur des sans-quelque chose, ont ouverts les portes de leurs propriétés - en Corse ? - pour les accueillir ? On n'en sais rien...

Là, il était question des 123 passagers clandestins d'un probable cargo débarqués par des passeurs au large de la Corse, médiatiquement mis en Une des journaux, mais, ne l'oublions pas, c'est bien plus nombreux qu'ils arrivent en France, un Eldorado, du moins décrit comme telle, par les profiteurs de misère qui exploitent ces gens. Sur cette question, Éric Besson a tout à fait raison. Seulement, une grossière erreur collective comme celle qui aura permis à la justice de remettre à la rue les sans-papiers syriens me paraît trop immense pour ne pas cacher quelques petites magouilles.

L'énormité de la chose me paraît invraisemblable.

Multiplions par 100, 1000, 10000, etc une erreur de ce type et on peut allègrement fermer les CRA ! Peut être est-ce dans les boites ?

Yann Redekker