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Article de Caroline Parmentier publié le 5 février 2010

On nous annonce « l’opposition » du ministre de l’Education nationale Luc Chatel à la diffusion en classes de CM1 et CM2 du court-métrage Le Baiser de la lune, destiné à familiariser les enfants du primaire avec l’homosexualité. En réalité, dans les faits, il n’est pas opposé du tout à l’utilisation de cet outil pédagogique dans les écoles, bien au contraire : « Je dis oui à la lutte contre l’homophobie, oui à la lutte contre les discriminations, oui à la sensibilisation de nos lycéens et de nos collégiens » (sic), mais il estime juste qu’en classe de primaire c’est un peu « prématuré ». Aucune opposition sur le fond ni sur le contenu scandaleux et incitatif du film, rien sur la protection des enfants. Une opposition qui sonne comme un encouragement. C’est bien le sens de la décision ministérielle.

Cela n’a pas empêché les associations militantes homos de juger que le ministre « s’alignait sur les mouvements de droite ultraconservateurs »… Le fanatisme délirant des activistes gay n’a plus de limite. Il leur en faut toujours plus. Du moment que l’on n’est pas partisan de la propagande anti-homophobe dès la maternelle, on est un suppôt de l’extrême droite. Et c’est le tranquillement gay-friendly Luc Chatel qui en fait les frais. C’est bien la peine de donner tous ces gages !   

Les associations SOS-Homophobie et inter-LGBT (Lesbienne,Gay, Bi et Trans) ainsi que le Collectif éducation composé des fédérations syndicales enseignantes FSU, SGEN-CFDT, UNSA-Education, FERC-CGT et des parents d’élèves de la FCPE, des lycéens de l’UNL, de la FIDL et des étudiants de l’UNEF « appellent solennellement le ministre à revenir sur ses déclarations ». 

Toutes ces jolies assoces qui gravitent autour des élèves déclarent d’une seule voix que la lutte contre l’homophobie doit commencer « dès l’école primaire » car comme le prêchent ces partisans de la rééducation des enfants, « tout montre que c’est très tôt, avant que les stéréotypes et les comportements discriminatoires soient intériorisés, qu’il faut agir ». Elles demandent à Luc Chatel qu’il « affirme la nécessité d’aborder les relations amoureuses dans leur diversité dès l’école primaire et soutiennent le projet Le Baiser de la lune ainsi que toute autre action privée ou publique qui aiderait à une meilleure acceptation de l’homosexualité à l’école ». 

Faute de quoi il portera la responsabilité du « fort taux de suicides et tentatives de suicides des adolescents homosexuels »… Difficile de tenir un discours plus ultra, violent et radical !

Christine Boutin de son côté avait demandé à Luc Chatel « l’interdiction de la diffusion du film » dans les écoles « au nom du respect de la neutralité de l’Education nationale ». Elle s’est réjouie de la décision du ministre car, précise-t-elle, « ce film n’est pas un film de lutte contre les discriminations mais un film idéologique ».

En effet, le court-métrage en question, à vocation éducative, est une incitation à l’homosexualité à destination des enfants de 8 à 10 ans, à travers les amours de deux poissons-garçons qui vont vivre une plus belle histoire que les autres. Et faire ainsi changer le regard borné de la grand-mère Agathe, une vieille chatte solitaire et mal-aimée, persuadée « que l’on ne peut s’aimer que comme les princes et les princesses »…

Lors de sa diffusion dans les classes, le film devait être accompagné d’un « livret pédagogique » destiné à « faire réfléchir les élèves sur les différentes relations amoureuses ». Une seconde partie devait développer des « exercices ludiques » avec les élèves, sur la norme, les stéréotypes, les relations amoureuses entre personnes du même sexe. Une troisième partie devait donner des informations simples sur les relations amoureuses entre personnes du même sexe de façon à répondre aux interrogations des élèves.

Voici très exactement à quoi le ministre de l’Education nationale n’est absolument pas opposé sur le fond. Mais au collège : dès l’âge de dix ans.