Dictature_UEFront National

Communiqué de Marine Le Pen du 8 juin 2010

Les ministres des Finances européens ont accepté le principe de faire examiner à l’avenir les budgets nationaux par l’Union Européenne au printemps de chaque année, avant qu’ils ne soient discutés et adoptés par les Parlements.

Cette décision est un recul démocratique d’une extrême gravité. Nous avons déjà déposé dans les mains des technocrates bruxellois notre politique monétaire, outil indispensable à notre indépendance et notre prospérité nationales. Nous acceptons aujourd’hui de ne plus avoir la maîtrise du budget de la Nation, dernier instrument que nous pouvions manier pour contrecarrer les effets négatifs d’une union monétaire qui ruine le continent. La dette de la France doit être réduite énergiquement, mais cela ne saurait en rien justifier cette vassalisation.

Cette nouvelle funeste signe aussi la capitulation en rase campagne du gouvernement français et de Nicolas Sarkozy qui ont obéi sans broncher aux injonctions d’Angela Merkel. Déterminée à faire sanctionner par Bruxelles les pays qui ne respecteraient pas les contraintes européennes, l’Allemagne impose ses dogmes budgétaires, après ses dogmes monétaires. Rappelons que le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel lui-même, déclarait en mai « il y a des prérogatives extrêmement claires dans notre Constitution qui font que c’est le Parlement qui vote le budget de la Nation […] ce n’est pas la Commission européenne ». Le renoncement d’aujourd’hui à ces principes est le signe d’un échec diplomatique patent, ou d’une tromperie délibérée des Français.

Marine le Pen, Vice-Présidente du Front National, dénonce la fuite en avant d’un gouvernement aux abois qui obéit à tous les diktats et qui ne maîtrise plus rien sur la scène européenne. Elle demande à Nicolas Sarkozy de ne pas sacrifier la démocratie française sur l’autel de la folie européiste et de résister aux pressions allemandes. L’Allemagne sait défendre ses intérêts, il est temps de penser aux nôtres !

Elle rappelle enfin que la seule solution à la crise que traverse actuellement l’Union européenne réside dans une sortie groupée, maîtrisée et rapide de l’euro.