Steeve_BrioisSteeve Briois

Article de Steeve Briois publié le 28 septembre 2010

En janvier prochain, une nouvelle page du Front va s’écrire. Le paysage politique du pays va dépendre de notre petit bulletin de vote interne, c’est dire s’il s’agit de bien choisir.

« Mariniste » de la première heure, ma préférence est faite depuis bien longtemps et il n’y a pas photo. Ce sont des choix de cœur, de raison et de fierté.

D’abord un choix de cœur. Je pense bien connaître Marine et la cerner, je la fréquente au quotidien. On a tout dit et son contraire sur la personnalité de Marine. C’est une femme avec du caractère, sensible, énergique, déterminée, réfléchie et, contrairement aux apparences, timide ! Une timidité qui n’annihile pas un évident charisme. Avec elle, pas d’hypocrisie, pas de coups tordus, pas de double jeu, pas de flagornerie, pas de courtisianisme , pas de robinet d’eau tiède, pas de longs discours pour ne rien dire…

Nous avons vécu, à Hénin-Beaumont, trois ans de campagne électorale permanente. Les législatives de 2007, où elle a été, on l’oublie trop souvent dans nos milieux, la seule candidate sur 577 à franchir le cap du second tour pour terminer à 42 % dans une terre historiquement socialiste. Et puis la campagne des municipales de 2008 à 2009, véritable Châteauvallon, de rebondissements en rebondissements où Marine a été admirable. Admirable de courage le jour où une racaille a tenté de lui tirer dessus, admirable de ténacité en mars 2008 lorsque, largement battus dans les urnes par un maire corrompu qui avait acheté la ville avec 900 familles d’employés municipaux, nous avons continué à combattre avec rage, au sein du conseil municipal, Gérard Dalongeville jusqu’à le faire tomber dans une cellule de la prison de Longuenesse… Il est d’ailleurs piquant de constater que ceux qui accusent Marine de flirter avec l’UMP oublient que le parti Sarkoziste a tout fait pour que la mairie nous échappe à 250 petites voix…

Un choix de raison, ensuite. Sa très grande notoriété, sa popularité dans la France profonde, l’intérêt qu’elle suscite dans le pays réel, l’inquiétude qui s’empare du système à son propos, la qualifient naturellement à son concurrent, fut-il un brillant professeur de japonais.

Un choix de fierté, enfin. Lorsqu’on l’écoute dans les médias, on ne redoute pas l’épreuve, on invite même les voisins à venir regarder la télé à coups de tambours et trompettes.   Hier soir, chez Demorand, j’ai pensé à « l’heure de vérité » de 1984 tant sa pugnacité, sa force de persuasion va au delà des clivages et des étiquettes partisanes.

Réveiller les Français, voilà ce que Marine est en train de réaliser petit à petit, de manière méthodique et appliquée. Avec elle, on sait où l’on va, on ne prend pas des sentiers détournés lorsque la route est droite. Et nous n’avons pas le droit de tourner le dos à notre peuple. Une porte est en train de s’ouvrir, à nous de ne pas la fermer brusquement en janvier prochain !