GouillonNovopress

édition du 20 décembre 2010

Texte du discours prononcé samedi à Paris lors des Assises Internationales sur l’islamisation de nos pays du 18 décembre 2010, par Arnaud Gouillon, fondateur et ancien président de l’association humanitaire Solidarité Kosovo, candidat identitaire à l’élection présidentielle de 2012.

Mon engagement humanitaire au Kosovo, ainsi que mes différentes expériences professionnelles en Bosnie ou en Égypte m’ont convaincu d’une chose : partout où les Musulmans sont majoritaires, partout où l’Islam règne, les non musulmans sont opprimés et doivent courber l’échine.

Je n’ai pas appris à connaitre l’Islam en écoutant le discours rusé de certains intellectuels musulmans d’Europe ni en lisant leurs livres, non, c’est dans ma chair et dans mon ventre que j’ai découvert la nature totalitaire de l’Islam lorsque j’ai vécu parmi des populations oppressées. Je pense bien sûr aux populations serbes du Kosovo qui vivent dans des enclaves entourées de Musulmans. Une enclave c’est un joli nom pour désigner un véritable ghetto, une prison à ciel ouvert, entourée de barbelés, une prison d’où l’on ne peut sortir sans risquer l’accrochage, sans risquer l’agression, sans risquer la soumission. La vie de ces villageois devenus minoritaires sur leur propre terre est rythmée par l’appel du muezzin qui 5 fois par jour répand ses « Allah Akbar » dans les rues. Leurs paysages sont rayés par d’immenses minarets blancs flambants neufs, prolongement de mosquées wahhabites financées par l’Arabie Saoudite. En 10 ans, ce sont 400 nouvelles mosquées qui ont été construites au Kosovo, alors qu’au même moment 150 églises ont été détruites.

Et ce ne sont pas seulement des lieux de cultes qui ont été attaqués, c’est notre civilisation, notre patrimoine culturel européen. Certaines de ces églises avaient 1000 ans, elles étaient classées au patrimoine mondial de l’humanité, les joyaux qu’elles recelaient rivalisaient de beauté avec les plus belles œuvres de l’art byzantin. Tout cela a été réduit en poussière à la dynamite ou aux engins de démolition.

Je suis Identitaire, et en tant qu’identitaire je place une action au bout de chacune de mes idées. Nous ne pouvons nous contenter de dénoncer, le temps n’est plus aux mots, le temps est à l’engagement. Car seul l’engagement permet de confronter ses idées à la réalité, de leur donner plus de profondeur mais surtout plus d’efficacité. Nous ne changerons pas la société en exprimant nos convictions, nous la changerons en les mettant en application !

C’est pour cette raison que depuis 2004, plusieurs fois par an je me rends dans les enclaves serbes du Kosovo afin d’apporter un peu de soutien et de réconfort à des populations oubliées de tous.  Alors certes, offrir un jouet à un enfant pour Noël et recevoir un sourire en retour ce n’est pas faire la révolution, mais c’est envoyer un signal fort de solidarité à tous les résistants qui tiennent bons. Nous leur disons que Nous ne les oublions pas, que nous n’avons pas oublié leur sacrifice qui a permis à notre Europe d’être libre. Car depuis 600 ans, depuis le jour où un Ottoman a posé son pied au Kosovo en disant, « je vais conquérir les Balkans, ensuite j’attaquerai  Vienne, et après Vienne ce sera au tour de l’Europe toute entière d’être soumise à ma loi politico-religieuse », et bien depuis ce jour là, les Serbes ont été du côté de la résistance, du côté de l’Europe ! Et c’est cette résistance que nous honorons chaque année en nous rendant dans les enclaves serbes du Kosovo, afin de les aider dans leur lutte pour la vie.

Un ami serbe m’a dit un jour une phrase très juste que je vais vous répéter : «  Si nous tombons, alors l’Europe tombera » ! Et il a raison, car si les Serbes du Kosovo disparaissent cela voudra dire que l’Europe les aura abandonnés, et qu’elle sera alors  mûre pour tomber elle aussi. Nous sommes là pour dire qu’ils ne tomberont pas et que nous ne tomberons pas avec eux !

Il faut bien avoir conscience d’une chose, ce qui s’est passé au Kosovo pourrait se passer demain chez nous.

J’ai une anecdote à vous raconter à ce sujet là. J’ai passé la moitié de l’année qui vient de s’écouler en Bosnie. J’étais en Bosnie au mois d’août lorsque j’ai découvert à la Une d’un quotidien bosnien, que Grenoble, ma ville, était en flammes, en proie à des émeutes. C’est une situation assez inédite vous en conviendrez, d’habitude c’est plutôt la Bosnie en flammes que l’on a l’habitude de voir à la Une des quotidiens français. Comme si l’histoire s’inversait… J’ai découvert en lisant le journal que l’émeute avait débuté après qu’un Imam a prononcé une prière mortuaire pour un jeune braqueur. Qu’à la fin de cette prière musulmane, le groupe avait attaqué un tramway puis commencé à incendier des voitures.

Que cette minorité de casseurs était soutenue par une population entière.

Je prendrais comme témoin les propos prononcés par les habitants musulmans du quartier, telle cette femme voilée qui a déclaré :  « les flics sont des chiens »,  et  d’ajouter « de toutes les manières, vous êtes une sale race, on va vous tuer aussi », et encore « tout ce qui est Européen on va tirer dessus ». Ces propos n’expriment pas des « problèmes sociaux-économiques », schéma explicatif qu’ont repris les bien pensants du système pour excuser cette violence qu’ils sont incapables d’analyser selon les critères pertinents du 21ème siècle : la religion et l’ethnie. Car ces émeutes étaient des émeutes fondées sur une haine insupportable se basant sur la couleur de la peau et l’assimilation de la police républicaine aux Blancs en général. C’est grave, c’est triste, mais c’est comme ça, nous devons regarder la réalité en face !

Vous savez, lorsqu’on est Français dans une petite ville de Bosnie, on est connu comme le loup blanc, tout le monde est donc venu me questionner sur ces émeutes. Les réactions que j’ai eu de la part de toutes les communautés bosniennes, qu’elles soient serbes, croates ou musulmanes étaient unanimes : « ce qu’il se passe aujourd’hui à Grenoble, c’est ce que nous avons connu ici avant la guerre ». Ils m’ont mis en garde, et cette mis en garde je vous la répète, il faut toujours avoir à l’esprit que le pire est toujours possible. Énoncer le pire ce n’est pas le souhaiter, bien au contraire, c’est tout faire pour pouvoir l’éviter ! Ceux qui croient naïvement en une paix acquise devraient savoir que les affrontements sont toujours possibles. La méthode Coué en matière politique ça n’a jamais fonctionné.

Je ne voudrais pas vous effrayer par mes propos, et je vais maintenant donner une petite touche de couleurs au tableau noir que je viens de dresser. Car si nul ne sait de quoi l’avenir sera fait, une chose est certaine, l’Islamisation va s’arrêter ! En France, en Europe, elle s’arrêtera parce que nous sommes là ! Face à la conquête une résistance se lève, et une ligne de fracture se crée et avec elle une zone de liberté. Nous pouvons regarder ce qui se passe autour de nous, quel que soit le rapport de force, dès qu’une résistance est présente, une zone de liberté apparaît. Regardez l’exemple de la petite république chypriote qui a réussi à maintenir une zone de liberté au sud de l’île face à l’immense Turquie. Ou pour reprendre un exemple que je connais mieux, le nord du Kosovo, où 30 000 serbes parviennent à résister face à 2 millions de Musulmans. Dans ces montagnes escarpées du nord Kosovo une zone de liberté existe, un endroit où l’on peut parler sa langue sans crainte, où l’on peut aller à l’église si on le souhaite, où l’on peut ne pas aller à la mosquée et où on ne subit pas les appels du muezzin, une zone où l’on peut tout simplement vivre son identité en liberté.

Cette ligne de fracture va se créer en France. La seule question que nous pouvons nous poser c’est où va-t-elle se créer ? Allons-nous nous contenter d’une zone de liberté sur quelques montagnes, sur quelques départements ? Non. Nous n’arrêterons pas notre lutte tant qu’une seule de nos villes, tant qu’un seul de nos quartiers et qu’une seule de nos rues sera soumise à la loi islamique ! Nous n’arrêterons pas tant que cette ligne de fracture n’ira pas au delà du Bosphore et au sud de la Méditerranée !

Mais attention, je vais être très clair, j’aime ma civilisation, je crois en ses valeurs, mais en aucune façon je ne souhaite les imposer à d’autres peuples, je ne suis pas de ceux qui veulent que cette ligne de fracture aille jusqu’à Kaboul. Non je ne suis pas de ceux qui veulent aller occidentaliser l’Orient. Mais de tout mon cœur et de tout mon être je m’opposerai à ce que l’on vienne orientaliser l’Europe !

En ce début de 21ème siècle nous connaissons un tournant historique. Notre longue histoire, faites de mythes voit de nouveaux héros apparaître.

Qui aurait pu prédire il n’y a de cela que trois ans, qu’un Guillaume Tell suisse parviendrait à interdire les minarets sur sa terre et à stopper l’Islamisation de son pays !

Qui aurait pu imaginer qu’en Angleterre, là où vivent les Islamistes les plus radicaux d’Europe, un jeune anglais parviendrait avec ses militants à s’opposer aux manifestations pour la Charia et que partout où ils seraient, la Charia ne passerait pas !

Et chez nous, en France, en bon Gaulois que nous sommes, qui aurait pu envisager que nous parviendrions à mettre nos petites différences, nos petites spécificités de côté pour s’unir autour d’un combat commun ? De Riposte Laïque au Bloc Identitaire nous nous sommes unis pour contrer une foi totalitaire qui veut détruire notre socle civilisationnel,  ce socle qui a justement permis l’émergence des ces différences et de ces spécificités. Ce jour est historique !

Malgré l’agitation de quelques contre-manifestants dehors, malgré la levée de bouclier d’une certaine gauche qui souhaitait faire interdire ces assises contre l’Islamisation de l’Europe, je peux vous le dire mesdames et messieurs, nous ne sommes pas le dernier carré, nous ne sommes pas les seuls résistants, nous en sommes l’avant-garde ! Et c’est avec fierté que je suis à vos côtés aujourd’hui en tant que porte-parole de cette avant-garde identitaire déterminée à ne rien lâcher ! Nous serons présents partout où notre combat l’impose, dans nos meetings, dans les manifestations et dans nos rues, nous ne tolérerons pas que l’Islam impose sa loi sur notre sol !